partie de ce qui subsistait encore de la
masse. Il pense que le soleil contribue trèspeu à la dissolution de ces masses énormes, mais que le vent ou plutôt les vagues sou-
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(139) levées par le vent les détruisent en les froissant l’une contre l’autre, eten balayant les parties qui sont exposées à la houle. Davis avait eu la même idée près de deux cents ans auparavant,
Le 29, les vaisseaux eurent connaissance du continent de l’Asie ; les terres, comme à la côte de l'Amérique, étaient basses au bord de la mer et s'élevaient en amphithéâtre. Elles étaient dépourvues de bois; on n’y voyait pas de neige. Caok donna le nom de cape North (cap septentrional ) à une pointe escarpée et rocailleuse , située par 68 56’ de lstitude , et 180° 51’ de longitude. Ne découvrant pas de terre au nord de ce cap, ilen conclut que la côte, dans cet endroit, commençait à courir à l’ouest.
La saison était alors si avancée ,.et le temps où commencent ordiuairement les gelées si proché, que Cook ne crut pas qu’il fût prudent de faire cette année aucune autre tentative pour trouver un passage dans l’Atlantique avec aussi peu d'espoir de suçcès. En conséquence , le 30 août, il retourna au sud, côtoyant l'Asie depuis le cap Serdze
Kamen de Muller , ainsi appété, paree qu’il est surmonté d’un rocher en forme de cœur, doubla le cap oriental , passa devant l'entrée de la baie de Saint-Laurent et le Tschoukotskoi-Noss ou cap Tschoutski, d’où il gagna la baie de Norton, sur la côte de l'Amérique, et enfin les iles Sandwich , où ce célèbre navigateur perdit la vie,
-Le capitaine Clerke devint alors le commandant de l'expédition ,.et le lieutenant Gore prit le commandement de la Découverte. Le 15 mars 1779, ils quittèrent les tles Sandwich, et se dirigèrent au nord par le Kamtschatka, pour poursuivre la découverte d’un passage dans l'Océan atlantique.
Le 5 juillet, ils eurent connaissance du Tschoukotskoi-Noss; et, le 5, ils virent le cap Oriental couvert de neige et entouré de glace. Le même soir, à dix heures , ils virent en même temps le rocher remarquable qui s'élève en pointe près. du cap du Prince de Galles, sur la côtede l'Amérique , et le cap Oriental, sur celle de l'Asie, ainsi que les deux îles de Saint-Diomède au milieu. Le lendemain, ils rencontrèrent une masse
cessiv neige.
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(14) énorme de glace, qui paraît leur avoir fait présager une issue malheureuse pour leur ‘voyage : elle présentait une surface solide et compacte, et paraissait tenir à la côte d'Amérique.
Le 8 juillet, les bâtimens étant par 69° 21”. de longitude , .et 192° 42’ de longitude ouest, tout près des glaces, le temps fut excessivement froid : il tomba beaucoup de neige. Le thermomètre de Fahrenheit était , dans la nuit, à 280 (-1°,78R.); et, à midi, à 30’ (-0,89). Ayant côtoyé la glace pendant quarante lieues, dans la direction de l'ouest, sans voir aucune ouverture , et sans qu'au-delà, au nord, la mer parût libre, Clerke résolut de retourner au sud , et d'examiner la baie de Saint-Laurent, jusqu’à ce quela saison fût plus avancée. Il trouva cependant tant de glaces au sud, tandis que la mer semblait libre du côté du nord, qu'il fit aussitôt route dans cette direction. Mais , le 15,ilse trouva arrêté par use plaine deglace solide, dont on ne pouvait voir la fin du haut du grand mât. La latitude était 69e 57’. Les vaisseaux se trouvaient alors à
peu près à mi-canal entre les deuxcontinens; la glace s’étendait de l’est-nord-est à l’ouestsud-ouest . ARR
* Les bâtimens se dirigèrent vers la. côte de l'Amérique, le long de la plaine de glace; ét, le18; élaient par 70° 26/ de latitude, et 194° 54’ de longitude. Le lendemain, ils se trouvèrent si complétement cernés par d'énormes glaçons, qu'il ne restait qu’une . seule ouverture au sud, par laquelle ils sortirent. Ce fut le point le plus éloigné auquel ils parvinrent , étani alors par 70° 33/ de latitude, c’est-à-dire cinq lieues au-dessous du point où le capitaine Cook était arrivé l’année précédente. Le 21 , ils virent la côte de l'Amérique à la distance de huit ou dix lieues, et firent route de ce côté; mais ils furent de nouveau arrêtés par la glace, et obligés d’aller à l’ouest. « Ainsi, remarque le capitaine King, auteur de la relation de ce voyage, une plaine de glace solide et compacte rendant inutiles tous les efforts que nous pouvions faire pour nous approcher de la terre à laquelle elle paraissait attachée , il fallut dire un dernier adieu à
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(143 ) | l'espoir de trouver un passage au nord-est pour rétournér en Angleterre. »
Les vaisseaux firent ensuite route à lest;.
le 27, ils virent le continent de l'Asie, et, au-delà, de grandes plaines de glace. La Découverte avait essuyé de telles avaries, qu'il fallait au moins trois semaines pour la radouber, ce qui forcait d'aller relâcher dans quelqué port. On ne pouvait avancer vers le nord ; des masses de glaces qui entouraient les deux continens les rendaient inabordables. Les deux capitaines jugèrent en conséquence qu’il était inutile de faire de nouvelles tentatives pour trouver un passage ; ils résolurent de ne pas perdre plus de temps à une recherche qui, dans l'opinion de Clerke, n’aboutirait à rien, et de faire route pour la baie d’Awatska, afin d’ L réparer leurs avaries.
« Je ne chercherai pas, dit King, à cacher la joié qui brilla sur toutes les Basses: dès que la résolution du capitaine Clerke fut annoncée à l’équipage. Nous étions tous fatigués d’une navigation remplie de dangers, et dans laquelle la plus grande persévérance
C4) n’avait pas été récompensée par la moindre probabilité de succès. Nous tournâmes donc les yeux vers notre patrie, après une absence de trois aus, avec un-plaisir et une satisfaction qui, malgré le voyage ennuyeux que
nous avions encore à faire, et la distance
immense qui nous restait à parcourir, étaient aussi vifs et aussi complets que si nous eussions déjà été en vue de Landsend. -
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