‹ Histoire chronologique des voyages vers le pôle arctique [microforme]Chapitre 30 sur 43 · AVET · texte numérisé non relu

AVET

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( 255 ) des provisions pour quatre jours, et:nous nous remîmes en route, La rivière se dirigéait au nord. Après avoir fait environ quatre milles , nous vimes, à la rive süd, iine trace sur la neige indiquant qu’on y-avait traîné:

un canot, pour le remonter aû-delà d’une

chute d'eau. C'était le seui indice certain qui

nous eût montré, jusqu’à ce moment , :que les Indiens avaient passé de ce côté de la rivière, au-dessus du magasin. La rivière

‘était alors plus étroite, tortuéuse, et dimi-

nuait beaucoup en profondeur. Après avoir traversé plusieurs petits ruisseaux, nous passâmes près d’une île en face de laquelle on:

apercevait, sur la neige, à la rive sud, les traces d’un sentier conduisant de la rivière à ua endroit élevé, où l’on avait récemment coupé des arbres, ce qui prouvait que la lemeure des Indiens n’était pas éloignée. Ne pouvant passer la rivière à gué dans cet endroit, nous contipuâmes à marcher pendant un mille ; et, après avoir doublé une pointe, une vue très- étendue s’offrit tout : à coup à nos yeux, et nous vimes un lac immense qui 5e prolongeait du nord-est au

(256: ) sudsouest; il était couvéftd’une couche de glace.très-uinie, Nous apercüumes des traces, mais nous ne péuiés distinguer si c'étaient: des pus d'hotmes ou :e «yu:dropèdes. En’ approthant di: lac, nous apercümes, à sa rive nord-ouest, deux corps qui se mouvaient , sans pouvoir rec( ihaiire si c’étaient des: hommes on ‘des aniinaux: Je fis' sur-lechamp entrer ma trou e dans un bois, pour empêcher qu'on nela découvtit; et, ayant donné ordre de préparer un endroit pour y passer la nuit, j'allaï avec Cull faire une reconnaissance: Ayant côtoyé le bois pendant-environ deux milles, nous nous mîmies dans. une position d'où nous pouvions observer tous les mouveméns des deux corps que nous suivions des yeux ; et nous vimes que Fun d'eux gagnait considérablement de terrain sur l'autre. Nous ne pouvions pourtant encoretétré certains qué ce fussent deshommes; ce ne fut que quelques instans avant'que l'obscurité nous les eût fait perdre de vue , que noûs ffinés” assurés que le dernier était un homme tirant un traîneau.

Nous’ne pouvions rien fairé: de’ plus avant

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| ( 257 ) le lendemain, puisqu'il aurait étéimpossible de suivre leurs traces dans l'obscurité. En allant rejoindre nos gens, nous vimés une espèce de pelle près.d'un tas de neige ;nous soupçonnâmes qu’on y avait enterré de la venaison; et, y ayant fouillé, nous y trouvâmes un cœur et un foie qui firent notre souper. Il était nuit quand nous arrivâmes , elle füt très-froide, un tiers de notre troupe

- fut successivement sous les armes; mais per-

soune ne put dormir.

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