‹ Histoire chronologique des voyages vers le pôle arctique [microforme]Chapitre 31 sur 43 · Vent du nord-est, froid très piquant · texte numérisé non relu

Vent du nord-est, froid très piquant

Après avoir déjeûné et bu chacun un petit verre de rhum, nous nous mîmes en marche, à quatre heures du matin, le long de la rive est du lac, dans le plus grand si-, lence. Arrivés au-delà de l'endroit où j'avais perdu de vue les deux Indiens , nous trouvâmes une grande quantité d'os d'orignals, et même des quartiers tout entiers de ces animaux, Tout auprès était un sentier con* duisant dans le bois. Présumant que les habitations des Indiens ne devaient pas être bien loin , nous entrâmes dans le bois , et nous y trouvâmes les débris d’une cabane.

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| ( 258 ) | Nous souffrions beaucoup du froid, et nous nous mettions de temps en temps à l'abri

sous des masses de rochers. Il devint dlors nécessaire de traverser le lac pour trouver

la trace du traîneau que j'avais vu la veille, ce qui nous exposa plus que jamais à toute la rigueur du froid. Les premiers rayons du jour nous firent apercevoir la trace que nous cherchions. Nos la suivimes le long durivage occidental du lac, et elle nous conduisit, au nord-est, à üne pointe où se trou- -vâit une vieille cabane, et tournait ensuite vers lu rive que nous venions de quitter.

Gomme il faisait alors grand jour, il-était indispensable de marcher avecrapidité pour éviter d’être vu parles Indiens ‘et pour tâcher de les surprendre péndant leur sommeil, Bientôt nous vimes des canots, et,

quelques instans après, nous apercümes deux

cabanes voisines l’une de l'autre, puis une troisième à environ trois cents pieds de distance. .

. Ayant éxaminé nos armes, je sbemtiendi à ma troupe d'exécuter avec promptitude tous les ordres que je pourrais lui donnér,

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