L-était
lui recommandant en même temps de se conduire avec prudence, et surtout d'observer la plis grande réserve envers les femmes. Nous marchâmes alors à grands pas et gardant un profond silence. Nous étant formés en trois divisions, la porte de chaque cabane se trouva investie en même temps. Nous en appelâmes les habitans; n’en recevant aucune réponse, nous levâämes les peaux qui en couvraient l'entrée, et nous vimes des groupes d'hommes , de femmes et d’enfans, dans la plus grande consternation. Ils restèrent quelques instans comme frappés de slupeur, sans pouvoir parler ni remuer. Mon premier soin fut de les rassurer etde leur inspirer de la confiance; nous
y réussimes, er leur prenant la man ci en
leur montrant des dispositions amicales, Les femmes m'embrassaient de j joie, en voyant les caresses que je faisais à leurs enfans.
Leurs alarmes firent bientôt place à la curiosité, et ils examinèrent nos habits avec autant d'attention que de surprise. Ils allumérent du feu, étnous ni des tranches
de venaison mêlée avec de la graisse, dont
ils font une espèce de gâteau solide; et qu’ils mangent avec le maigre de la viande. Tout annonçait une parfaite cordialité, Nous leur donnâmes des couteaux, des mouchoirs et d’autres petits objets, et ils nous offrirent des peaux en échange. ‘Je regrettais de ne p2> comprendre ‘leur langage, et d’avoir laissé, à douze milles de distance aù moins, les présens que je leur destinais. Cette dérnière circonstance surtout me causa-un grand embarras. Jem ’efforçai de leur faire entendre que je désirais vivement que quelques-uns d’entre eux nous accompagnassent jusqu’à lendroit où nous avions laissé nos bagages, et nous aidassent À leur apporter des choses pareilles à celles que nous avicns. À la fin, ils parurent nous comprendre par ritement.
- Nous avions passé trois heures et démie à tâcher d'établir la bonne intelligence ; tout . annonçait que nous y avions réussi,
Considérant qu’un plus long PIS avec ces gens était inutile, puisque nous n'avions pas le moyen de leur donner des preuves ultérieures de notre amitié, nous leur ftmes connaître notre intention de partir, et de
qu'ils Tout sleur
hoirs .
rirent de ne avoir oins , dérzrand endre s-Uns squ’à ages, hoses à fin , ment.
mie à à tout
avec ions euves fimes
de
( 26: ) revenir promptement. Quatre d’entre eux consentirent à nous accompagner. Jacques Butler caporal , et Thomas Bouthland sol-.
dat de marine demandèrent à rester pour
“pouvoir raccommoder Jeur souliers à neige.
Telle était la confiance que mes gens avaient en ces Indiens, que la plupart désiroient d’être laissés ayec eux. Je consentis à la demande des deux premiers pour donner preuve de confiance aux Indiens, et je recommandai à tous deux la plus grande prudence. | PE Ayant de nouveau pris la main de chacun des Indiens, je leur fis entendre , le mieux qu'ikme fut possible , l’intention où j'étais de revenir le lendemain matin, Quand nous partimes , ils montrèrent des signes de satis . faction en voyant que deux de nous restaient avec eux. Ne trouvant rien à l'endroit où nous avions. passé la nuit précédente , deux des Indiens se retirèrent, et l’un d'eux ,; que je’ regardais comme leur chef, dit aux deux .autres de continuer à nous suivre. Ils eurent l'air d'y consentir volon-
( 262 ) tiers, quoiqu'ils montrassent de temps en temps de la méfiance. La rivière faisait de fréquens détours, ses rives étaient étroites ; je me trouvais quelquelois à une distance assez considérable des deux Indiens ; l’un d'eux, ayant traîné sur les derrières, profita d’une pointe que nous venions de doubler pour s'enfuir à toutes jambes, en appelant son camarade à grands cris. Cet incident me contraria d'autant plos, que nous touchions presque en ce moment à l'endroit où nous avions laissé nos bagages. Je pensai que peut-être ayant vu Ja fumée du feu allumé par le reste de mes gens, il avait pris l'alarme. Certainement personne de ma troupe n’avait donné lieu à cette conduite, mais cet Indien avait toujours montré des soupçons; il était venu plusieurs fois me regarder en face, comme s’il eût voulu lire mes intentions dans mes yeux. J'avais évité scrupuleusement toute action , tout geste qui éût pu donner la moindre méfiance. Pour m'assurer des dispositions du dernier Jndien qui restait avec nous, je lui fis com-
ps en it de
oies ;
tance
s l'un prodoun aps, Cet e nous odroit pensai lu’ feu it pris
( 263 ) prendre qu'il était le maître de s'en aller s’il le voulait, mais il parut n’en pas avoir le moindre désir.
À trois heures du soir, nous s réjoignimes
Je reste de nos gens. L'Indien parut éprou-
ver de la crainte en voyant tant de monde ; mais ce mouvement passa bien vite, et il fut bientôt enchanté de tout ce qu'il voyait. Je lui fis quelques présens, et je lui montrai ceux qui étaient destinés à ses concitoyens, et qui consistaient en couvertures, chemises , hachées , couteaux , aiguilles, hameçons, etc. ; il en parut très-satisfait. Il se régala de thé et de venaison rôlie, car nous avions rapporté deux quartiers d’orignal.
On lui donna une chemise et des pantalons; il s'en revêtit sur-le-champ avec un air de plaisir , évitant avec soin toute indécence en faisant sa nouvelle toilette. N’étant soumis à aucune contrainte, il allait et venait; il témoigna un grand désir d’avoir un morceau du canevas peint qui couvrait nos traîneaux; enfin il se coucha près de moi pendant là nuit.
Je n'étais pourtant pas sans inquiétudes; ES
je craignais que l’Indien qui nous avait quittés pour retourner parmi sés compagnons, ne les eût déterminés, par peur ou par de faux rapports, à quitter leurs cabanes et à venir épier nos mouvemens. J'avais aussi quelques alarmes pour la sûreté des deux hommes que j'avais laissés avec eux; mais je cherchai à les dissiper, en songeant qu'ils ne voudraient probablement leur faire aucun mal avant de voir si nous reviendrions avec le quatrième Indien ; d’ailleurs j'étais certain que:la conduite du;caporal et du soldat de marine ne donnerait aux Indiens aucun sujet de plainte. :
25.— Vent violent du nord-nord-est, et grésil. Nous ne laissämes, en partant, que huit hommes à la garde destraîneaux. Lorsque nous arrivâmes près du lac Gelé, nous y vimes, par les traces de trois hommes, qu'ils l'avaient traversé pour passer de l’autre côté de la rivière. La violence du vent, la neige et le grésil qu'il chassait , rendaient notre marche très-pénible;le brouillard était quelque- . fois si épais, que nous ne pouvions nous distinguer les uns les autres à très-peu de distance. |
quitnONS > ar de s et à aussi deux nais je 'ils ne aucun ; avec s.cer-
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vit un de mes gens sortir un tison enflammé
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Lorsque nous fûmes arrivés à un demimille des cabanes , l’Indien qui marchait tantôt en avant, tantôt à mes côtés, me fit
voir-une flèche dont la pointe était enfoncée
dans la glace. Nous vimes aussi les traces récentes d'un traineau, À deux heures après midi , nous arrivâmes aux cabanes, et mes craintes ne se vérifièrent mallieureusement que trop. Nous les trouvâmesdésertes ; il n'y restait que des peaux d’orignal : une grande quantité de venaison avait été emportée à quelque distance , et enterrée dans la neige. Des traces conduisaient dans le bois, mais n’allaient pas bien loin.
N’apercevant aucunes marques de violence, j'espérai que mes premières conjectures se réaliseraient, et que nous n’aurions à déplorer aucun malheur. Cependant toutes les-actions de notre Indien indiquaient la plüs grande inquiétude. En sortant d’une
Cabane pour entrer dans une autre que
je jugeai plus commode, j’avais ordonné
:-d’emporter le feu de la première pour en
allumer dans la seconde : dès que l’Indien
. à la main, sa terreur ne connut plus de bornes , et il fit tous ses efforts pour l’empêcher de l'emporter, s’imaginant sans doute que nous allions incendier les cabanes:et six canots qui se trouvaient là, ou enfin le brüler lui-même. De temps en temps il regardait à travers les fentes de la cabane pour voir ce qui se passait au-dehors , car il n’élait plus’alors en liberté, et nous le gardions à vue comme prisonnier.
Ne sachant que faire et la nuitapprochant, mon inquiétude pour mes deux hommes me détermina à faire entendre à l’Indien qu'il pouvait s’en aller, espérant que ses camarades le revoyant et apprenant de lui la manière dont il avait été traité, non seulement nous renverraient nos deux soldats, mais reviendraient eux-mêmes nous trouver avec de bonnes intentions. Je lui fis donc de nouveaux présens, et je m'efforçai de lui faire comprendre que je désirais que ses compagnons revinssent , et que j'espérais que nos camarades ne seraient pas maltraités. Il sourit et resta avec nous. Il mit en ordre la cabane, où tout était en confüsion , et regarda
lus de l'emdoute nes:et nfin le
s il Te cabane , car il le gar-
ochant, mes me en qu'il
camai la ma-
plusieurs fois à l’ouest du lac , en nous désignant ce côté. Il nous montra un bâton, et nous dit qu'il appartenait à l’Indien qui por-+ tait un grand bonnet; c'était celui que je regardais comme leur chef. Ce bâton avait près de six pieds de longueur, et était peint en rouge.
Il faisait nuit, le vent soufflait avec violence ; il était accompagné de pluie, de grésil et de grêle. Je reconnus la nécessité de nous tenir prêts à repousser une attaque. La cabane étant dé forme circulaire, je postai une division de chaque côté de la porte, de manière que ceux qui étaient de garde pouvaient voir de tous côtés. La porte fut bouchée avec une peau, etje défendis à tout le monde de sortir. Le bruit du vent parmi les arbres, et la. neige qui tombait à gros flocons, pouvaient donner à un enuemi la facilité de s’avancer très-près de nous sans être entendu. J'avais donné à l’Indien quelque chose en échange de son arc et de ses flèches. À onze heures je me couchaï. Je n'avais pas dormi dix minutes , quand je fus éveillé par un cri terrible de Mathieu Hughster, qui en
même temps se leva en sursaut et courut à la porte. L’Indien poussa un hurlement affreux , et, au même instant, j'entendis un coup de fusil. Je ne pus m'empêcher d’admirer la promptitude de la division de garde, qui, en une seconde, se trouva sous les armes. Cet incident, qui avait manqué de devenir fatal, avait été occasionné par un de noôs gens, un étranger, nommé Jean Guyenne. Il était sorti de la cabane, en avertissant la sentinelle; mais, quand il rentra, le bruit qu'il fit en remuant la peau qui seryait de porte, éveilla Thomas Taylor, qui fit feu directement du côté de la porte ; et si Hughster n’eût heureusement détourné le coup en heurtant Taylor sans le vouloir, Guyenne eût infailliblement été tué. On passa la nuit à tailler des peaux d’orignal pour en envelopper les chiens des fusils.
26.— Vent del’est-nord-est, très-violent, accompagné de grésil; gelée. Dès qu'il fit jour , nous songeâmes à partir; et, ayant placé dans chaque cabane un nombre égal de couvertures, de chemises et de pots d’étain, je fis comprendre à l'Indien que ces
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ar un Jean le, en il renau qui ‘aylor , porte $ tourne ouloir, é On orignal sils.
iolent, qu'il fit - ayant re égal ts d’é-
[ue ces
( 269 ) | objets étaient destinés à ceux qni y demeuraient. Je lui fis encore quelques présens, et.jen attachai d’autres au bâton rouge.
Il parut entendre fort bien tout cela. Nous partimes à sept heures du matin, dans l’intention de revenir le lundi suivant. Voyant que l’Indier nous accompagnait, je lui fis signe de se retirer; maïs il persista à nous suivre , marchant quelquefois en zigzag, en avant de nous, et ayant toujours les yeux :
fixés sur la glace qui couvrait le lac , comme
s’il y eût vu une trace qui devait le guider;
il nous montra une fois le côté de l’ouest, en se mettant à rire. |
À peine eûmes-nous fait lés deux tiers d’un mille depuis le départ des cabanes, que l’Indien s'arrêta tout-à-coup; il parut hésiter un instant , puis s’enfuitensuite à toutes jambes. Nous le vimes s'arrêter un moment à quelque distance pour examiner quelque chose qui était sur la glace. Il continua alors à courir avec la même vitesse, et le brouillard nous le fit bientôt perdre de vue. Peu après nous reconnûmes avec horreur les corps de nos malheureux compagnons
(270) étendas à environ cinquante toises l’un de Fautre , le ventre sur la glace, et les pieds tournés vers la rivière. Le caporal était percé d’une flèche dans le dos ; le soldat, detrois en diverses parties du corps. On leur avait coupé la tête, et on les avait dépouillés de tous leurs vêtemens. Quelques flèches brisées étaient autour d'eux, ainsi que du pain qu’on avait tiré de leurs havresacs, Il y avait peu de sang en cet endroit. Ce malheureux événement péuétradedouleurtoutelatroupe, et fit bientôt place au désir de la vengeance. Je voyais parfaitement qu'il était possible de suivre les traces des Indiens ; mais la prudence me dictait une autre conduite. Je ne pouvais douter que tous nos mouvemens n’eussent été épiés, €t je concevais les plus vives inquiétudes pour les huit hommes qui étaient restés à la garde des traîneaux. Je regardai donc comme très-important de ne pas perdre un instant pour les aller rejoindre, Je fis prendre quelques rafraîchissemens à ma troupe, et je la formai en ligne de marche, plaçant en avant et en arrière ceux qui avaient des armes à feu ; au centre, ceux
desc.
ter bor raît ava tait vâm evic en c revi vant avale inqu pens
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sible de la prue. Je ne ivemens les plus mes qui .Jeree ne pas joindre.
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(271) qui portaient des coutelas, et leur recom= mandant à tous de marcher en rangs aussi serrés que le terrain le permettrait.
Après avoir tourné la première pointe de terre, donnant sur la rivière, un de mes hommes s’écria qu'il venait de voir paraître, derrière la seconde, un Indien qui avait jeté les yeux sur nous et qui s’était retiré aussitôt. Lorsque nous y arrivâmes, nous vimes des traces qui proufaient evidemment que deux hommes avaient été en cet endroit et s’enétaient retirés. Nous les revimes ensuite à une grande distance devant nous, et les traces indiquaient qu’ils avaient des souliers, ce qui redoubla nos inquiétudes. Les guides et toute la troupe pensèrent que les Indiens avaient été aux traineaux, et que ceux que nous avions vus
descendaient le long de la rivière pour nous
attirer dans quelque embuscade, car il était possible qu'un corps se plaçât dans une posion avantageuse pour nous attaquer dans.
un passage difficile. Ces conjectures étaient probables. On me pressa de prendrela route des bois comme la plus sûre, ce qui était
vrai;ymais elle était plus longue. Nous aurions perdu beaucoup de temps en marchant sur une neige épaisse et non battue, et nous n’aurions pu espérer d'arriver en moins de deux jours. Mon premier devoir, et l’objet le plus important pour moi, étant donc de:
rejoindre promptement le reste de matroupe, je résolus de continuer à suivre la rivière.
D'ailleurs nous pouvions nous tromper dans nos conjectures, et les marques de soui-rs que nous avions vues pouvaient avoir té produiles par nos compagnons eux-mêmes ; à qui la curiosité de voir le pays pouvait avoir fait oublier mon injonction expresse de ne pas quitter les traîneaux.
. Nous arrivâmes à midi au ‘lieu du rendezvous; et, après avoir passé quatre heures dans les plus vives inquiétudes, nous fûmes bien soulagés en retrouvant tous nos gens en bonné santé. Le front de deux d’entre eux, encore tout couvert de sueur, nous apprit que c'étaient eux que nous avions aperçus, et dont nôus avions vu les traces ; maisils montrèrent tant de repentir, quand ils apprirent les alarmes qu’ils nous avaient
r 204 faut que la g Par en quat nous ‘Or beau de T:
devie peupl con:
deme vienn caban vimés mière:
suppo que ce l'Amé:
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IS de objet ic de:
Jupes vièree dans ui-rs ir uté êmes ; ouvait
presse
endezheures
- seasionnées, que je leur pardonnai leur fante. Nous n'avions d’autre parti à prendre que de redescendre la rivière sur laquelle la glace commençait d’ailleurs à se fondre par suite d’un dégel. Nous nous mîmes donc en marche , et, 1près un pénible voyage de quatre jours , dans l’eau et dans la neige, nous rejoignimes l’Ædonis le 30 janvier.
On ne peut pas espérer que je donne beaucoup de renseignemens sur les Indiens de Terre-Neuve; mais les moindres notions deviennent intéressantes quand il s'agit d’un peuple si peu connu, ou plutôt qu'on ne connaît pas encore. Il paraît qu’ils ont leur demeure fixe dans cette île, et - qu’ils n’y viennent pañ pour un certain temps. Leurs cabanes sont de différentes formes : nous en vîimés de rond:s et d'octogones. Les premières ne consisi:nt qu’en quelques perches supportées par es pieux fourchus, de même que celles de la plupart des peuplades de l'Amérique; elles ne servent que pendant l'été , lorsqu'ifs pèchent dans les lacs et les rivières pour faire leurs provisions d’hiver, Celles dans lesquelles je les trouvai étaient
ni. 18
(274) de forme :°togone , et leur construction avait dû zxiger beaucoup de peine et de travail. Le diamètre , au niveau de la terre, en était de près de vingt-deux pieds; un mur perpendiculaire en bois et en terre s'élevait à quatre pieds de hauteur, et soutenait de grosses perches inclinées en cône vers le centre, où elles laissaient une ouverture ronde pour le jour et la fumée : c'était, avec la porte, les seules ouvertures.
Des séparations formées par des espèces de claies partaient en ligne droite à égale distance de chaque angle, et aboutissaient au centre : elles étaient remplies de peaux d’orignals bien préparées. Le feu s'allume au centre; ils se conchent tout autour pour dormir , ayant les pieds tournés vers le centre, et la tête un peu élevée du côté de la claie. Les cabanes étaient couvertes en écorce de bouleau , et enduites de terre en dehors; avec peu de feu, ces habitations sont suffisamment chaudes, même pendant la saison la plus rigoureuse. Toute cette construction était faite avec plus d’art qu’on n’aurait pu s’y attendre.
uction et de terre, js; un y, terre soute- \ cône ne oue: c'értures.
eces de le disent au
( 295 ) Leurs: canots étaient bien construits en
” bois de bouleau, et couverts intérieurement
d’écorces bien jointes ensemble et enduites de résine de sapin.
Leurs ustensiles de ménage étaieht tous d’écorce de u ou de sapin; maisil ne me parut | ervissent à la cuisine.
Je ne crois p ; fassent, bouillir leurs alimens;ils les font griller ou rôtir. Lsavaient deux marmites en fer, probablement pillées chez quelque colon du voisinage. Je ne sais quel usage ils en faisaient, mais il paraît qu’ils y attachaient une grande valeur ; car, en abandonnant leurs cabanes, ils les avaient emportées avec eux. Ilsétaient bien fournis de haches , ils avaient bien soin d’en entretenir le fer brillant et tranchant, de même que les pointes de leurs flèches, dont nous vimes dans an coin une centaine, qui étaient encore toutes neuves.
Les colons de Terre-Neuve ont toujours gratifié les Indiens de cette île, d’une taille gigantesque, ce qui n'est pas exact, au moins quant à ceux que nous avons vus; cette idée est venue peut-être de.la manière dont ils
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