‹ Histoire chronologique des voyages vers le pôle arctique [microforme]Chapitre 33 sur 43 · TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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C276) sont. vêtus. Ils sont hien faits et paraissent robustes et vigoureux. La taillé commuüné .

* des hommes est d'environ cinq pieds huit pouces (1). Sauf une seule exception ; leurs cheveux étaient noirs ; leurs traits sont plus saillans que ceux d'aucun Indien que j'aie jamais vu; et, autant qu’on en peut. juger à travers la couche d’huile et d’ocre dont ils s'enduisent ; ils ont le teint plus blanc que la plupartdesIndiens. L'exception dontje viens ” de parler relativement à la couleur des che+ veux était frappante; c'était une femme d’un blond cendré, ayant tous les caractères de … physionomie des Européens, et dont lestraits . ressemblaient singulièrement . à ceux des Fraficais. Elle paraissait avoir environ vingtdeux ans, et avait an enfant suspendu à son dos. $es manières ne ressemblaient nulle.

” ment à celles des autres Indiens. Au lieu de passer comme eux de la terreur et de la surprise à la familiarité, elle ne prononça pas un mot, et na se remit pas de la frayeur où l'await jetée natre visite soudaine et inattendue,

oi Mesure d'Angleterre.

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L'hübillement de ces Indiens consistaiten une sorte de casaque lâche, sans manche, :

ais attiéhée autour du cou pour là retenir sur les épaules; elle est si ample que, quand en l'assujétit sur les hanches par une espècé de ‘courroie, elle est triple, et garäntit'bien le devant du corps, Ce ht ‘est entouré d’une bordure en peau :d'ori-

‘gnal, de ième: que les bottines , les énr ‘sons et les gants. Le poil'est tourné en. dedâns, et l'extérieur est endtiit d'huile et de

terre, ce qui contribue béaucoup à‘amortir

‘la rigueur du froid. La seule différénce qui se trouve dans le costume dés deux sexes, ‘consiste dans un capuchon sur le dos’ des

femines , pour ÿ porter les enfans. Lorsque

‘les hommes veulent se servir de léurs arcs,

ils dégagent l'épaule droite , et appuient le genou droit par terre, en tenañt leur’urc

perpéndiculairement ; l'extrémité inférieure

appuyée contre leur pied gauche. Leurs fleches annoncent an certain génie; la pointe en fer est tellement proportionnée au bois’, que, lorsqu'ils manquent leur éoup'en tirant sur l’eau, ils ne les perdent pas. Elles sur-

R (278) ; nagent, et les plumes dontelles sont garnies; servant de bouée, ils peuvent les retrouver quand bon leur semble. La pointe.en est acérée, mais non barbelée. Leurs souliers à neige, ou raquettes ,;comme quelques per- -sonnes les appellent , différent de tous ceux que j'avais vus. La partie circulaire, traversée' par des courroies, avait quinze pouces de largeur sur prèsde trois pieds.et demi de longueur avec june queue- d’un pied, pour contre-balancer le poids de. la partie antérieure.,en avant de la première traverse; ils ressemblent assez à ceux dont nous nous servons ; si, ce n’est qu’ils.sont plus. longs ; ée qui doit les rendre fort génans dans les bois; mais , si mes conjectures sont justes, ils y vont peu quand la terre.est couverte de neige, Quand on pose à terre cette rhaussure atlachée au pied , elle formeuns rbe relevée aux deux extrémités. Ilest clair qu'ils lui donnent cette forme, pour empêcher la neige de s’amasser en.avant du pied, dont le mouvement est, par cela même, singulièrement facilité. |

J'aurais craint d’exciter leurs soupçons en

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(279 ) cherchantà connaître positivementleurnom:

bre;ilme parut qu' ‘ils étaient au moinstrentecinq personnes adultes, dont deux tiers de femmes, une partie des hommes étant probablement absente. Il y avait une trentaine d'enfans, et jamais je n'en ai vu de plus beaux. Au-reste, quel que puisse être leur

nombre dans l’intérieur de Terre - Neuve,

ils ne paraissent pas manquer de provisions.

Ceux que nous vimes avaieht une quantité considérable de venaison en réserve, indépendamment de plusieurs orignals tout entiers, dont les corps gelés-étaient étendus près du lac, et qui avaient sans doute été tués avant le commencement des gelées.

Pour conserver la chair de res animanx , ils la séparent des os, et en font des paquets qu'ils entourent d'écorces, Chacun de ces paquets avait près de trois. pieds. de longueur sur

quinze pouces de largeur et de hauteur, et

pouvait contenir de cent cinquante à deux ceuts livres de viande. Les lacs et les étangs sont remplis de truites; de nombreuses troupes d’oies sauvages arrivent tous les ans dans l'île aux mois de mai et d'octobre. L'air

robute-de ces: Indiens: prouve que: l'exerà cice qu'ils sont obligés de faire pourse procurer des vivres, ne fait que home leur bonne santé.

“L opinion qu’ils sont en ‘petit nombre , parce qu'on en voit bien moins qu'autrefois venir: près des côtes, me. paraît donc! mäl fondée: Il est facile de conjecturer la causé qui les empèche de s’y montrer. Les colons pensaient qu’ils ne pouvaient fairé un-acté plus méritoire que-de tuer un Indien toutes les fois qu'ils en rencontroient, Ils les for. cèrent par là de quitter leurs uneiennes de:

meures: ét de s’enfoncer dans Pintérieur , qu'ils ne.connaissaient probablement qu’imparfaitement, leur principale nourriture, consistant en poissons et en oiseaux dé mer. Pro- . bablement aussi, ils étaient alors dépourvus des moyens de chasser l’orignal, aumoins en quantité suffisante pour fouruir à leur suhsistance. À mesure que nôs établissemensse multiplièrent, et que la population s'accrût au: nord du cap de Freels ;: les Indiens s'éloignèrent ‘des côtes ; mais la iiême Cause qui les forçait à la retraite, leur pro-

adieris iriême pro

(EE) cura aussi de nouveaux moyens d'existence pour continuer à mener une vie indépen-

dante; car plus les colons devinrent nom-

breux, plus les pêcheries augmentérent, et plus le pillage et les naufrages fournirent aux Indiens: des ‘octasions ” se pe Se HOARLELLEL

‘IlL'existe diverses opinicihs sur l'origine des Indiens de Terre-Neuve; les uns pen:

sent qu'ils y sont venus du continent de l'Amérique ; les autres : prétendent qu'ils descendent d'anciens navigateurs norvégiens qu'on suppose avoir découvert cette île, il y a près de mille ans. J'avais avec moi des gens qui parlaient presque toutes les langues de l’Europe, et notamment celle de Norvège; ais aucun d'eux ne put comprendre un seul .de leurs mots. Ils parlaient avec force et volubilité, mais leur langage me parut entièremeut différent de celui de toutes les castes indiennes qué j'avais enténdu jusqu’alors, et dont les sons, en pere soutdoux

et mélodieux.

L’intériéur du pays est montagneux; lés vallées sont coupées de rivières , d’étangs

et. de marais, Les bois sont principalement composés de sapins rouges et blanes ; de bouleaux et, de frênes, lai plapart rabougris; les arbres qui sont parvenus à une di- mension considérable. ont souvent le:trone creux et pourri. En, avançant dans l'intérieur, les bouleaux deviennent plus petits et moins nombreux, et l’on finit par ne plus en.rencontrer. Dans bien des endroits, de vastes étendues dek is ont été brülées ;. ‘un nouvean taillis leur succède , et:la diffé- . rence;de leur crue prouve évidemment que tous n'ont pas été brûlés à la même époque; - ‘ mais aucun de ces incendies n’a eù lieu à trente milles au - dessous du lac. ‘Cette re= marque générale est fondée sur des:observations faites:sur les bords de la rivière. Il me semble que le lac près duquel nous trouvâmes les Indiens, n’a été aperçu par aucun voyageur parti de la côte septentrionale de l’île; tout porte à croire qu'il a été découvert par ceux qui seront venus de la ” baie des Iles.par la rivière Humber, ou de la baie Saint-George, par quelque autre

communication ; car; dans la carte de Cook

rent et de Lane, publiée par Laurie et Wittie, de en mai 1794, On trouve un lac qui, d'après jou - les distances et toutes les indications, me di- paraît être celui sur lequel nos deux’ malone heureux compagnons perdirent la vie.

pté- di DC UR | Fin

etits AR PA A ap vs

è ]N-° Il.

Relation de la découverte du détroit d’Anian, faite par moi, capitaine Laurent Ferrer Maldonado , l'an 1588, dans laquelle on lit le détail du voyage, la situation du détroit , la manière dont il doit étre fortifé, et enfin les avantages de ce passage , etles périls qui en résulteront si l’on n’en profite point.

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