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pirent leurs mœurs et les plongèrent dans une extrême dissolution. Dans les nouveaux Mémoires de Dangeau on en trouve la preuve déplorable. Voici ce qu'on lit sous la diate du 7 janvier 1^07 : « On veut établir » une grande réforme dans les Petits- Pères }) i Paris ; et on en a chassé plusieurs qui )» menaient une vie un peu scandaleuse. Ces » petits-pères avoient des portes par où ils » entroient et sortoient sans être vus , et y » faisoient entrer des femmes. Us avoient » des chambres et des lits où rien ne » manquoit , jusqu^aux toilettes , et on y » faisoit bonne chère : à la fin le roi y mît » la inain (i)* »
Supprimés en i jqo , leurs bàtimens furent conservés 5 l'église servit de local à la Bourse de Paris. En 1802 elle fut choisie pour être la première succursale; de la pft«roisse de Saint-Eustache , sou» le titre de Notre-D amendes- Victoires.
Les bàtimens du couvent sont occupés par la mairie du troisième arrondissement.
(1) Nouveaux Mémoires de Dangeau, publiés par M. Lémontey, pag. 180.
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Barnàbites , couvent situé dans la Gté , place du Palaîs-de-Justice. Des religieux de ce nom , favorisés par Louis^ XIII , s tétaient, dès le mois de mars 1622, établis en France. Henri de Gondy, évèque de Paris , voulut en fonder un couvent en cette ville \ mais il éprouva divers obstacles qui retardèrent, jusqu'en 1629, l'exécution de cet utile projet. Alors on vît des Bamabites arriver à Paris et se loger d'abord rue d'Enfer , puis au Marais ^ enfin , en i63i , l'archevêque de Paris, malgré les vives oppositions que firent au mois de juin de cette année le' curé de Saint-Eustache et tous les curés des paroisses de la Cité , les mit en possession du prieuré de Sidnt^ Éloi , dont j'ai parlé (i).
Ce prieuré ne consistait qu'en une église qui menaçait tuine , et en vieux bâtiment depuis long-temps abandonnés. Les Bamabites eurent de grandes réparations à y faire \ ils furent obligés d'exhausser considérablement le sol de l'église y. dans laquelle
(1) Voyez iom, II, pag. 49-
sous LOUIS Xllt. ^ 449
on ne pénétrait qu'en deiscendant dix-huit marches*, preuve à joindre à plusieurs autres de l'exhaussement considéral]|le du sol de la Cité.
L'église que ces moines firent recons-^ truire resta imparfaite. La façade , élevée sur les dessins de Cartaud , fut terminée en 1704* L'intérieur ne contenait rien de remarquable.
Les Barnabites furent supprimés en 1 790 : les bàtimens de leur église et du couvent servent, depuis 18149 de dépôt à la comptabilité générale du royaume.
SÉMiNAïaE -DE Saiiït-Nicolàs-du-Char- DONHET , situé près de l'église de ce nom , rue Saint-xYictor. La nécessité d'établir des séminaires se faisait alors sentir. La plupart des prêtres de campagne étaient plongés dans la plus profonde ignorance. Adrien Bôurgoin , dans le dessein de tenir 4es conférences pour l'instruction d^s jeunes gens qui se destinaient à la prêtrise , réunit dix prêtres et les établit alors au collège du Mans , puis successivement aux collèges du cardinal Le Moine et de Montaigu , et enfin ^
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en l6do , dans une maison voisme de Téglise de Saint-Nicolas-du-Ghardonnet. S'y troo-vant trop resserrés , ces prètreè la quittèrent, en i6a4 î pour aller habiter le collège des Bons-^Enfans , i*ue Saint-Victor, où ils restèrent jusqu'en i632. Alors, Mtirés par le curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnét , ils revinrent lo>ger dans- le bâtiment qu'ils avaient déjà occupé près de son église , et en accrurent l'étendue , en faisant l'acquisition de quelques propriétés voisines. En 1644 9 Tarchevèque de Paris donna de la consistance à cet établissement en l'érigeant en séminaire ; alors les batimens furent augmentas. En iy3o on y construisit un grand corps de logis , où étaient reçus, comme pensionnaires , des étudians qui embrassaient l'état ecclésiastique:
Ce séminaire fut supprimé en 179^ et ses batimens devinrent propriété particulière.
Séminaire des Trehte-Trois , situé rue Montagne Sainte-Geneviève, n*" Sa. Il lut fondé, en i633, par Claude Bernard, dit le pauyre prêtre^ qui y rassembla d'abord cinq écoliers, en l'honneur des cin^ plaies
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de IÎ0tffe-Seigiieur , guis douze e& ThonneuFidlBS douze apôtres , enfin trente-trois ^ «o, riaosineux da ce nomlire. d'années que Yiécttt Jésus-Oiriat : la reine Anne d'An^ trichb assura à. cesiéeoUei^s trentertroisliTres 4e pain par jour.
Ce séminaire ,• construil; en i654 9 ^nt remplacement de Fanciien hôtel d'Âlbiac, supprimé en }JQ^ 9 est devenu, propriété particulière.
Fj^uiLLAirs DE pLi. EUS d^Erfse^ secoud couvant de eet ordre établi à Paris , situé rue d'Enfer, n**.4^. Les FeuiUans de la itnc Slânt-Ho^oré , voyant combien il étaîtl&eilJB $0119 ce règne de multiplier les ciablissèmèns religienx, profitèrent de la circonstaneepour ibndear en cette ville un second .couvent de leur ordre. Autorisés par rarckevèque df Pad?is 9 ils achetèrent , en i63o , un empla-r ceeienl situé rue d'Enfer, et y firent cc^nsr Uruire un monastère dont la première pierre fut posée le ^i juin 1 633 ; cette maison fut d'abord instituée pour servir de noviciat aux.JPeuillans ^ mais elle cessa bientèt d'a-f voir celte destination, t ;
45^ HlStOlAË De pKtitS
Le i8 juillet 1659, on posa la première pierre de Téglise, et sa construction fut terminée au mois d'octobre de la même imnée ; ce qui prouve que les finances ne manquaient pas à ces moines. - On lui donna le titre des Saints anges gardiens : elle nWfrait rien de remarquable.
En 1790 ce couvent £at supprimé^ et les bâtimens devinrent propriété particu-^ lière.
Lés Pèkes oe Nazaketh , couvent situé rue du Temple , n** 17. Le premier établissement de ces pères eut lieu, en 161 3, dans le voisinage des Filles de Sainte^ÉUr sabethj dont ils avaient la direction ; mais ils n'eurent une existence légale que le a février 1642. Le chancelier Séguier , ce complice de la tyrannie de Richelieu, reçut alors le titre de fondateur. Ces pères prirent possession, en i63o , de la maison que les Filles de Sainte-Elisabeth venaient de quitter pour en occuper une nouvelle ^ ils y firent bâtir une église dont la construction fut achevée , en lôSa , par la gêné* rosité d'une personne inconnue, qui ink
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dans le tronc de leur église une somme de 5)000 livres.
Dans une chapelle de cette église était un caveau destiné aux morts de la famille Séguier : le cœur du chancelier de ce nom y fut déposé \ aucune épitapbe ne signalait ce dépôt. Cette chapelle était ornée de deux tableaux, Tun représentant une Annonmation par Lebrun , et Tautre Marthe et Marie par Jouvenet.
Ce couvent 9 en 1790, a subi le sort commun \ il est devenu propriété parti-' Cttlière.-^
Nouveaux convertis , communauté si-^ tuée rue de Seine- Saint-Victor. Le père Hyacinthe de Paris , capucin très-zélé pour la conversion des protestans , forma , en 1682 , une société qui partageait son zèle. L'ardbevéque de Paris, en mai i634 9 autorisa cette association à laquelle il donuïi le titre de Congrégation de la propagation de la Foi ^ et le voeable de V Exaltation de la Croix. Le roi , par lettres-patentes 9e i63S, et le pape , par une bulle de i636^ autorisèrent cet établi^ement : les pr<H
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testais disposés à se convertir furent d'abord réunis dans une maison -située; daaç IHle deJa Citéi pili s transférés da^s Une autre maison , rue de Seiiie.
Cet établiâiement. rèligietix exijstaîi encote en 1775; on ignore ie motif et l'époque de sa sruppr^ssioa.
Vingt çouvens d'homisie^ ou t:ommu-^ nautës ' de prêtres souotis à tiue règlç furent établis à Paris sous le règn« de Louis XIII : le nombre de3 eommunautés de filles ou femmes fut , pe^da^t le même temps , plus considérable encore : eu voici la notice.
.$ m. Gommunaiitéfi religieuses de femmes.
U&$iJLiiiss, couvent de filles, jsitiié rue Saiutr Jacques , u**' a43, 245, fondé par Mar deleine LhuiUier » veuve du sîeur de Saijitei- Beuve 9 et fille de Jeaft Lhuillier , prési^ dent de la chambre des comptes , quioon* tribua beaucoup à Tentrée de Henri. lY à Paris , et qui se. fit payer }in peu chère:?