‹ Histoire civile, physique et morale de Paris. Par J.- A. DulaureChapitre 21 sur 27 · SOV$ LOUIS XIII · texte numérisé non relu

SOV$ LOUIS XIII

méat ee service» GeUe veuve- 44l,if a d'Aî^L ea Proveôce deux religieuses ursiilinep, qui*, ép i6o8^ arrivèrent à Paris , el furei»|. logées à rhàtel de Saint-André » faubourg S«intJaoq.ue6.; elle» s'y occupèrent , suivant la règle ds leur institution.^ h instruire lej; jeunes filles, et prirait des pea^ionnaires. Ces ursulines étaient encore séculière^ ^ lorsque Madeleine LhuilUer leur assura deux mille livres de rentes, à condition qu'elles feraient des vœux et qu'elles gar^ devaient la clôture.

Ainsi , ces religieuses , séquestrées de la société, cessèrent de lui être utiles \ mais ^ Madeleine LhuiiUer aspirait à Tlionneur d'être fondatrice : c'était alors le degré le plus émineat auquel aspiraient les dames riches et avancées en âge ^ elles recueillaient Tavatitage d'être pendant le reste de leur vie honorées par la classe des dévots et com* blées après leur mort d'indulgences et de prières qui leur assuraient la gloire des bien* heureux.

Madeleine Lhuillier obtint une bulle du pape Paul V, datée du 1 3 juin 1611, qui

4£i6 HISÏOIRË DB PÀ^lS

confirme cette fon<latioii \ elle acheta Vhà^ tel de Saint*André^ le convertit en couyent, fit venir des religieuses de Reims pour former les nouvelles cloîtrées aux exercices monastiques , et recruta plusieurs jeunes filles pour peupler convenablement ^on couvent. Une simple chapelle suffit d'abord au besoin des religieuses ; mais , peu d'années après , on la remplaça par un édifice plus somptueux , dont Anne d'Autriche, le 22 juin i6ao, posa solennellement la première pierre : cette construction fut achevée en 1627.

Cette église , d'une moyenne grandeur, était soigneusement ornée ; et , parmi quel-^ ques tableaux pîêu remarquables , on distinguait sur le principal autel , orné de quAre colonnes de marbre de Dînant , une Annonciation peinte par J^itn^Mol^ élève de Rubens.

Ce couvent fut la souche qui produisit cette pépinière d'ursulines qui, peu de temps après , se dispersa dans presque tous les bourgs et villes de France. Il fut supprimé en 1790^ les bàtimens ont été dé-

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