‹ Histoire civile, physique et morale de Paris. Par J.- A. DulaureChapitre 5 sur 27 · SACRUM · texte numérisé non relu

SACRUM

Qukm Henricus^ christianissimus Franconan et Nai^arrorum rex^ hono reipublicœ natus , inter cœtera vicloriarum exent" pkiy qidbiùs tam de tjrannide hispanicâ quàm de ejus façtione priscam regni hujus fnajesiatem justis ultus est armis, etiam liane urbem et reUquas regni hujus penè omnes recepissety et, denîquè ^felicitate ejus intes^ tinorum Franciœ nominis tiostium furorem prwocantey Jolianes Pétri Jilius Castellus^ oh iUis submissus, sacrum régis caput cultro petere ausus esset prœsentiore temeritate quàm feliciore sceleris successu^ ob eam rem y ex amplissimo ordinis consulta, vindicatâ perduellione , dirutd Pétri Caslelli domi^y in quâ Johanes ejus Jilius inexpia-^ bile, nefasdcsignaium patri comniuni^averaf^^

iy/\. HISTOIRE DE PARIS '

in areâ cequatà hoc pererme monumehtwn erectum est, in memoriam ejus diei, in quo seculi félicitas inter vota et melus urbis, UberaXor'em regni^ fundaloremqiie pubUcœ quietis à temeratoris infando incuepto , regni autem hujus opes attritas ab ex extremo interitu vindicawit; puîSQ ^ prœtereà^ totâ GalUd hominum génère novœ ac maleficœ superstitionis j qui rempuhUcam turbabanl^ quorum instinctupiacularis adolescens dirum Jacinus instituerai,

EXTINCTORI PÉSTIFERJE F^CTIOTffS HIBBÀ- NIC^ 5 INCOLXJMITÀTE EJOS ET-VIIÏDlCTA. PARRI- CIDII LJETI, MAJESTATI EJCS DEVOTISS*

Duplex potestas istajktorumfitît > GaUis saluti quod foret Gallis dare , Sen^are Gallis quod dédissent optimum,

TRADUCTION

» Lorsque Henri très-chrétien , roi des » Français et des Navarrois, ne pour le

sous HEI9RI lY. 1^5

» bonheur de la France , vainqueur de la )> tyrannie espagnole et de sa Ligue, s'était ')) rendu maître de cette ville et de presque » toutes "celles du royaume, ses victoires » provoquèrent la fureur des habitans de » la France , ennemis du nom français.

» Jpan , fils de Pierre Cbastel , un de leurs » agens , osa , avec plus d'audace que de » succès , attenter à la personne sacrée du )) roi , en la frappant d'un coup de couteau. » Cesl pour venger ce crime de lèzë-ma- » jesté que la cour du parlement ordonna » la démolition de la maison de Pierre Chas- » tel , où son fils Jean avait communiqué » à son père l'attentat inefiaçable qu'il pro* » jetait •, et que sur le sol de cette maison » rasée, serait érigé ce monument durable, » en mémoire de ce jour, où la prospérité » publique fut compromise, où les habî- » tans de celte ville furent partagés entre » la crainte et l'espérance par l'horrible » attentat que ce scélérat eut la témérité ^> d'entreprendre contre le libérateur du » royaume et le fondateur de la paix géné- » raie -, en mémoire de ce jour où fut préservé

fjS HISTOIRE DE PJUlIS

D ce que la France possédait de plus cher, » où cette cour pmrgea le royaunxe.de cette )> race d'homme» nouyeaux, connus par » leurs superstitions et leurs perveraîtés , et y> qui avaient inspiré à ce jeune honuue^uii » crime aussi horrible, yy

a Le sénat et le peuple pauisieit ,

)) Trez'déuoués à sa majesté^ à Texter- » minateur de la. faction pestiférée de FEs- » pagne , à ïheureuse consen^ation des » jours du roi y à la punition du parricide, y>

(( Le destin signale envers nous sa douBIe » puissance : il donne d'abord , puis il cou-- » serve à la France ce qui peut assurer sa » prospérité. »

Sur la face septentrionale, du côté du Pont-au-Change, on lisait :

Pro sahitoHenrici If^y clementiss* acfortissi. régis y cfuemnefandus parricida ^ perni' ciosi&sim$3^fCK]îiQnishœi^sipesùfierâipnbui^ >

s(MJ5 Hwam iT. 177

.giUBp nuper abondnandis sçel^ribus pietaùs jiomen obtendens, unctos Dornini vwasque majestatis ipsius imagines occidere populoràerdocuit^ dàm confodere tentât, cœlesti numine scelestam manum inhibente, cuUro in labrun superiùs delato, et deniium oc-cursut féliciter retuso , viôlare ausus est. Ordo ampliss. ut ^el conatûs tam, nefarii pœnœ teri^r simul et prcesentissùni in opi. principem ac regmrni, cujus salus in ejus sainte posita est, divdni favoris apud posteras memoria extaret , monstro illo admissis eqids w^mbratïm diseerpto, etflammù ultncibus cmoimpto, œdes etiam undè prodierat, hic **tes, funditiis everti, ' et in earwn locum '^^^^s omnium. ac gloriœ signum ^rigi de^ cvmu

IIIL Non. J^m. Arm. sal. MDXCF* TRADUCTION.

« A Dieu très-bon , très-grand.

^ En reconnaissance de la conservation » des jours de Henri IV , roi tpès-clément , ^i tïès^puissant, sur lequel UQ exécrable par*

t^8 HtsTOiRE DE pinis

» ricide , îmbo des principes irès-perni-

» cieux de cette secte dont l'hérésie conu-

» gieu^e couvre ses crimes abominables du

» voile de la religion , et qui enseigne pu-

» bliquement à tuer les oints du Seigneur,

» les images vivantes de sa majesté divine,

» osa porter une main sacrilège •, mais le

» coupde couteau , dont il tentait de percer

» la personne sacrée du roi , fut heureuse-

» ment arrêté par la rencontre de ses dents,

» et. ne le blessa qu'à la lèvre supérieure.

» La cour du parlement, voulant donner

» un exemple nécessaire par un supplice

m terrible , et transmettre à la postérité m

» preuve de la protection divine pour un

» prince dont le salut fait le salut àe w

» France , a ordonné que ce monstre serait

» tiré à quatre chevaux -, que ses membres,

» détachés , seraient consumés par des flani-

» mes vengeresse! ; et que sur la maison ou

» il avait pris naissance, maison démobe

» jusqu'à ses fondemens , s'élèverait ce mo-

» nument du salut de tous et de la gloire

» nationale.

» Le 4 janvier, Tan du salut iSgS. *

sous HENRI IV. lyg

Au-de9sous de la croix , sur le dé de l'obélisque ^ était cette autre inscription ;

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