‹ Histoire civile, physique et morale de Paris. Par J.- A. DulaureChapitre 9 sur 27 · ÉTAT PHYSIQUE · texte numérisé non relu

ÉTAT PHYSIQUE

Uabbé de Saint -Magloire ayak son échelle placée vis-à-vis Téglise de Saint- Nicolas'des-Champs. Elle subsistait encore en 1 548(1).

L^évèque de Paris avait aussi son échelle , dans la rue qui de celle Saint-Honoré con-' duit à la rue de Rivoli. Cette rue , nommée c/# VÈchelle , doit vraisemblablement son nom à Texistence d'un pareil instrument de supplice.

Enfin , le grand-prieur du Temple avait fait établir, à Fextrémité de la rue de» Yieilles^Audriettes , une échelle qui a existé jusqu'à nos jours, et qui n'a été détruite que vers l'an 1780. Elle avait environ cinquante pieds de hauteur.

Croix. Divers carrefours , ou emplaoc-.

mens devant les églises , étaient ornés d'une croix. On en voyait aux Halles, près du pi-

» de Dieu fussent mis et liez, en despit de cet péchié. » ( Fie de saint Louis , par le confesseur de la reine Marguerite ; Histoire de saint Louis , pag. 3o6.)

(1) Histoire de la ville et du diocèse de Paris , par f^ebeof, tom. I, pag. ^^,'-' Antiquités de Paris, par Sauyal , tom. III , pag. 43a.

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lori , au milieu de la place de Grève , au carrefour formé par les rues Coquîllière , du Jour et d'Orléans. Dans la rue Saînt-Honoré, au bout de la rue de T Arbre-Sec, il en était une célèbre sous le nom de Croix du Tiroir ou du Trahoir; à Textrémîté septentrionale de la rue des Petits-Champs , était la Croix des Petits- Champs , qui a donné son nom à cette rue ; à la place Baudoyer , où commence îa rue Saint-Antoine , on en voyait une autre.

Plusieurs rues et places doivent leur nonx à la présence d'une croix : telles sont la rue de la Croix-Boissière , celles de Croix- Cadet , de la Croîx-dn-Roule , de la Croix- Neuve , de la Croîx-Rouge , etc. Il existait des croix dans tous les cimetières -, et chaque église , chaque communauté religieuse avait la sienne.

Lorsque Henri IV entra dans Paris , cette ville et ses environs étaient dans un état déplorable. Voici le tableau qu en fait un contemporain : a II y a voit peu de maisons » entières et sans ruines ^ elles étoient , la » plupart , inhabitée» , le pavé des rues

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