FOND ÉTERNEL ET IMMUABLE , DANS SES MANIFESTA
ET INFINIES. Sa devise est : vie, santé, bien-èt seneb) ; c'est là le résumé de tous ses désirs. Le ( tructible de la vie, en dépit de toutes les puissanc de la destruction, c'est tout le contenu de sa foi, 1 toutes ses espérances. Ce fut là le grand dogm exprimer les symboles innombrables de la religi( les rois, comme représentants des dieux, om symbole de la vie à la main. Les triades divines fils expriment la même idée. L'Égyptien déc éternelle, la stabilité, au milieu de la succession phénomènes, dans les phénomènes lumineux dans le cours du soleil, qui chaque jour mourait nouveau, dans le cours des saisons, que marqua crues périodiques du Nil, dans la fécondité ii terre, et il appliquait à la vie humaine cette vér C'est pour cela que sa principale divinité était te nément dieu du soleil, de la fécondité et du Nil en même temps type de l'humanité. C'est pot mythe propre, représenté par le mythe d'Osirii ment un mythe solaire, un mythe de la fertiliti Nil et un mythe de l'immortalité. C'est la cause -c prépondérante que l'idée de l'immortalité tient da C'est pour cela que le mot par lequel il expi
abstraite : Dieu, signifie littéralement, « celui qui rajeunit sans cesse », Téternel, Timmuable (1).
Cette idée fondamentale de la religion a marqué de son empreinte la vie publique de TÉgypte. Dans la constitution politique de ce pays, la plus grande variété et la plus grande diversité des formes trouvent leur harmonie dans la monarchie absolue et divine. Le roi est celui qui dispense la vie comme le soleil. Son règne est éternel : Tidéal de la grandeur royale est de régner des millions d'années sur le trône d'Horos. Au milieu de toutes les révolutions, dans la longue suite des siècles que compte rhistoire de l'empire égyptien, les formes de gouvernement ne varient pas. Chaque nouvelle période , quelquefois après de longs bouleversements, est comme un rajeunissement et un renouveau du passé. De même dans Fart. Les formes imposantes, saisissantes plus qu'attrayantes, de l'art égyptien font rêver de durée, d'éternité : l'art a ses phases de progrès, de perfection, de décadence : les types consacrés restent constamment les mêmes.
Plus étroit encore est le rapport de la religion et de la morale. On s'est étonné de la pureté de la morale égyptienne, laquelle, — qu'on ne l'oublie pas, — s'est arrêtée aux premiers éléments, et ne s'est pas élevée des préceptes et des maximes aux principes. De ces maximes, il en est de très belles, qui ont été reproduites dans les lois mosaïques et quelques-unes même dans l'Évangile. La piété, la bienfaisance, la miséricorde, la bonté, la modestie dans les paroles et dans la conduite, la pudeur, la protection des faibles, la bienveillance envers les petits, le respect des grands, celui du bien d'autrui, toutes les
(1) Brugsch, Hierog. deitt. W. B. in voce. De Rougé donne aussi la même explication. Il dérive nouter du verbe nouter^ signifiant « renouveler », et dit (Revue archéologique^ 1860, 1, p. 351) : « Je pense que l'idée qui a présidé au choix de ce mot pour désigner un dieu, est Téternelle jeunesse renouvelée périodiquement. » « Le seigneur des siècles » est un nom très fréquemment employé pour désigner le Dieu suprême. Depuis, M. Le Page Renouf, dans les Hibbert Lectures de 1879, Lond., Williams and Norgate, 1880, p. 93 ss., a voulu prouver que l'explication du mot nouter par M. de Rougé, quoique généralement acceptée par les Égyptologues, doit être rejetée, et que le mot signifie & Torigine : le fort, le puissant. Il serait donc tout a fait synonyme de El, Ilou, le fort, le puissant, qui est Tappellatif de Dieu chez les peuples sémitiques.
vertus sont mentionnées et recommandées. Si ] que devait rendre de lui le mort pour être j d'abord tout négatif : — « Je ne me suis re d'aucun tort envers le prochain, je n'ai pas opprim etc., etc., » — les vertus positives ont leur tour : du pain à ceux qui avaient faim, de l'eau à ceu soif, etc., etc. » Il ne suffisait pas, pour être juste suprême jugement, de s'abstenir du mal ; il f allai bien.
On a soutenu quelquefois qu'une vertu si pure n le fruit d'une religion grossière, dont les dieux on monstrueux, dont quelques pratiques étaient in fait est pourtant que rien n'était plus étranger au { que l'idée de la morale indépendante de la religic avait sa source et sa sanction dans la religion, religion sont non-seulement dans le plus étroit encore offrent entre elles la plus complète harmc pas ici nous arrêter aux symboles choquants po timent personnel, mais regarder à l'esprit d égyptienne, une des plus pures assurément de toi On a pu en juger par mainte page de cette histoin vu quel profond sentiment les Égyptiens avaient ( dance de Dieu, comment les rois attribuaient ; divine tout ce qu'ils faisaient de bon. Par contre glorifier Dieu dans toutes ses actions. Les calamit( les fureurs insensées de Cambyse étaient représe prêtre comme ce une grande épreuve dispensée a Dieu, est-il dit, vit de tout ce qui est bon et pur. déjà ridée entrevue de la sainteté de Dieu ?
L'influence morale que de telles idées devaient ( vie humaine, les forces morales qu'elles créaient, des, assurément. Le sentiment de la responsabili s'affirmait pas seulement, dans la conscience de H à-vis des hommes, mais vis-à-vis de Dieu même.
Les principaux dieux de l'Egypte avaient pre: caractère moral. Qu'on se rappelle, en particulier, de Ptah, seigneur de l'aune, c'est-à-dire de la ju protecteur suprême de la propriété et du droit, de T
la bonne foi, avocat des âmes devant le 'importance attachée, la vénération vouée le la vérité. L'idée fondamentale de toute nne, la lutte de la lumière et des ténèbres, , et la victoire finale restant toujours à la essentiellement et profondément morale, îentue de la manière la plus tranchée dans mythe d'Osiris, dans Torigine le dieu du •-dessus tout « rêtre bon » (Ounnefer), en lissance qui le persécute, ici le serpent t. Enfin ce caractère était exprimé d'une ainsi dire dégagé de tout symbole, dans la solennel qui tint une si grande place dans t dans les préoccupations journalières des uarante-deux acolytes, chacun chargé de isgression spéciale, présidés par Osiris, le tenant en main la balance infaillible et tiens inévitables. Ce dogme du jugement jardait la justice, non comme une obligaîs, mais envers la divinité même. Devenir mme lui être bon et bienfaisant, comme lis justifié, jugé mais acquitté, c'était là pieux, la garantie de son immortalité, le jon salut.