CHAPITRE II
U REUGION DES SOUMIRS ET DES .
Pour comprendre la religion des Babyloi riens, nous devons tâcher de nous rendre ( peuple auquel ils ont emprunté tant de chi particulier, ils durent une notable partie de 1 ses. Nous devons, dis-je, tâcher; il ne s'agit, plus ici que d'une première tentative. Dani science, il est encore très difficile de disceri dans ce domaine, ce qui provient des ancienî de ce qui faisait partie de la religion propre modifièrent au contact du peuple qu'ils ava étude méthodique et persévérante finira si tuer à chacun ce qui lui appartient ; pour le p: nous contenter de quelques sommaires indic
La religion des Soumirs et des Accads est
(1) Le célèbre F. Lenormant, qui s^est fait une des prem Tants Touës & cette branche d'études, a donné dans son ouv chez le* CfuUdéens et les origines accadiennes^ un travai naissance de la religion des Soumirs et des Accads. La trai dean Magic^ publiée sous la surveillance de rauteur,et préi importantes corrections, a surtout une incontestable valeui de points, je diffère d'opinion avec Fauteur, surtout en ce ( teuse mainte et mainte interprétation qu'il présente déjà co de la science, je ne saurais passer sous silence que dans ce aborder le sujet du présent essai.
esprits que des dieux, bien que plusieurs de ces esprits s'élèvent s des autres, qu'on peut déjà les considérer 5 dieux. Elle est, à proprement parler, sur la nisme et du polythéisme, et marque la transices systèmes au second. Il est fait mention )ries d'esprits. Le nom générique employé îst Outoug^ — nom qui se retrouve aussi dans iques. Ces esprits remplissaient l'espace, se Lt, hantaient également les hauteurs solitaiileuses, mais ils habitaient surtout le désert, •dinairement par groupes de sept, ce qui nous mt penser à la parabole dea sept mauvais esle. Un de ces groupes de sept esprits habitait ures du ciel; un autre, non moins sévère, les erre. Leur puissance la plus redoutable est la as le corps des hommes et d'en faire ainsi des les mauvaises actions leur sont attribuées, )utes les maladies proviennent d'eux. Parmi il faut citer l'esprit de la peste (Namtar) et de ibituellement appelé l'esprit de la fièvre, Idpa) ime serviteurs de la déesse de la mort, habile premier notamment joue même un rôle rthologiques. Les morts aussi pouvaient se is esprits, et revenaient sous la forme de spec- , de vampires, pour tourmenter les hommes, itégories d'esprits était désignée par un nom >n, et les Sémites de Mésopotamie, qui emidien ces noms; donnèrent aux esprits le nom harou, rappelant une des dénominations ap- ;ébreux aux fausses divinités. Il faut y joindre ; et les succubes, qui s'appelaient Lillal (fon- *) et auxquels le démon féminin bien connu, I son nom (1), et le cauchemar, qui abusait les ' sommeil. Avec cette légion de démons mallire que les Mésopotomiens ne coulaient pas
le mot sémitique Zaqouqou^qui certainement est en relation 2^, fondre. Ces esprits ont sans doute reçu ce nom parce qu*on mdre, dépérir la force vitale.
des jours plus tranquilles que les Égyptiens, qui eux aussi, persécutés par les mauvais esprits.
Naturellement on mettait tout en œuvre pour i puissances malfaisantes, pour les éloigner, ou d les désarmer et les rendre inoffensives. On empl but une foule de conjurations, de paroles magiqu dont plusieurs nous ont été conservés. C'est dans qu'on plaçait aux portes des villes et à l'entrée de temples des colosses dont les fouilles opérées en et les spécimens répandus dans les principau l'Europe ont vulgarisé la connaissance ; taureaux à tètes d'homme (Mas, Nirgallou, en sémitique ai comparer les heroubîm de l'Ancien Testament rent pas, du moins à l'origine, des esprits b protecteurs, comme on se l'imagine commui bien la représentation même des esprits méchî tés^ c'étaient même les plus puissants et les qu'on croyait,* en leur donnant un corps, enchaî où on dressait leurs images, pour les empêcher nuire, et pour effrayer les autres esprits qui aurj loir pénétrer dans les villes ou dans les édifices daient l'entrée. Plus tard les Assyriens et les B firent des dieux protecteurs. Les Soumirs et les A la plupart des peuples, ne virent pas de meilleu combattre la puissance des démons qu'une alli; plus puissants et les plus rusés d'entre eux ; ceu3 rent pas à être regardés comme des amis et des pi hommes. Dans ce nombre figuraient les deux nous avons déjà parlé, les esprits du ciel appe grands principaux » (Noungal), et les esprits de li des eaux (Anounna-hï), c'est-à-dire de l'abtme se on trouvait surtout un appui dans les esprits du élevé, les dingirene ou dimerene, un nom doi encore déterminé sûrement le sens (1), que nous
(1) Delitzsch pense que la forme dimer est Toriginal, et par puissant (m^r) juge {di). Je crains que ce ne soit 1& un sen dimmer pouvait être considéré comme une corruption de dinç dérivé de di ou dim~gir (comme, par exemple, hiençi de hiffi)
appeler dieux, bien que, originellement, eux aussi n'aient été que des esprits d'un rang supérieur, et que deux des principaux d'entre eux, Anou et Hea soient très souvent simplement appelés Tesprit du ciel (Zi-ana) et Tesprit de Tabîme (Zi-ftia, ou Tesprit de la terre). Pour les Sémites qui les adoptèrent, ils furent certainement des dieux, puissances indépendantes et manifestement anthropomorphisées, régnant sur un domaine particulier de la nature et présidant à un ordre de phénomènes naturels ; ce ne furent plus simplement les esprits attachés à ce domaine ou se manifestant dans ces phénomènes et habitant ces corps célestes. Occupaient-ils déjà le premier rang pour les Soumirs et les Accads ? On ne peut encore le décider avec certitude ; il est sûr que pour eux ils n'avaient pas encore complètement dépouillé leur caractère originel d'esprits ou de démons.
Sous ce rapport, cette religion présente de grandes analogies avec celle des Finnois et avec la vieille religion nationale des Chinois, dans lesquelles nous remarquons les mêmes particularités. Mais elle a déjà dépassé le point de développement auquel s'est arrêtée la première. Nous ne pouvons, il est vrai, dire encore si les dieux principaux qui, dans l'une comme dans l'autre, commandent à de nombreux esprits subordonnés, étaient simplement juxtaposés et complètement indépendants les uns des autres, ou s'ils formaient déjà une hiérarchie. Néanmoins une certaine classification a été faite par les lettrés. Chaque dieu a son nombre mystique, les principaux un nombre entier, les secondaires une fraction, et sans doute une relation déterminée avait déjà été établie entre la plupart d'entre eux et les phénomènes célestes, les planètes, les étoiles et les autres astres.
Je ne tenterai même pas de donner une liste complète des dieux des Soumirs et des Accads. Les noms de plusieurs d'entre eux ne se rencontrent que rarement et la signification d*un certain nombre était déjà obscure pour les Babyloniens et les Assyriens. Je ne saurais pourtant complètement passer les prin-
fler « les ouvriers de la yoûte céleste. »Ce n^est qu'à titre de conjecture que je risque cette interprétation. Ce nom est rendu en assyrien par //ou, dieu. Dingira n*a rien de commun ayec le mot turc signifiant Dieu, Tengri^ auquel Rawlinson, Finzi^ Lenormant, ont voulu le rattacher. D'après mon collègue, M. le D** Q. Schlegel, le sinologue, Tengri est une altération du chinois Tien, dont Tusage ne s'est répandu parmi les Touraniens qu'après la conquête de la Chine par les Tatars.
cipaux sous silence. Àna(celui qui habite les régi relevé), le ciel considéré comme un être divin, déjà le dieu du ciel, quelquefois réuni à Nana ( qui ailleurs se trouve l'épouse d'autres dieux, déesse, Tlstar supérieure), qui était peut-être nom, la même que Nana ; En-ge ou Elim (le Sei, qui sont ordinairement regardés comme le sei du monde souterrain, et qui furent probablemei dieux du ciel nocturne, et Ea ou Hea (la mais dieu de l'océan céleste, du cercle des vapeurs el son épouse Dav-Kina, la dame, la reine de la ter corps célestes visibles étaient peut-être placés rieur, mais leur culte fut vraisemblablement plui le dieu de la lune (Agou), celui qui éclaire la ter maître de la croissance ou de la sagesse (Enou-i du soleil (Oudou, la lumière), le premier uni à 1 Im ou Ni, qu'on lit encore Bîn, et qui était ce appelé Mermer, a jamais été un dieu du sol prétend, ce fut toutefois en tant que dieu du foudre, celui qui donne naissance au vent et pj et les pluies d'orage; à côté de lui était la déess avoir personnifié la terre féconde. Les deux di qui jouirent plus tard d'une si grande faveur ch Assyriens, Ninib ou Nindar (peut-être simplem ou le seigneur de la génération), le dieu du d'une manière plus exacte, du soleil mourant e prototype du héros solaire de l'épopée, le Bî l'Hercule mésopotamien ; et Nirgal (le grand pr nent déjà à cet antique panthéon. Nous verrons place importante que Maroudouk, ou d'une mi plète Amar-Oudouki, le fils célèbre d'Hea, y occi pour les Babyloniens et les Assyriens, Istar, dé( idéographique n'a pas encore été déchiffré, mai jours précédé du déterminatif de la déesse également pour les Soumirs et les Accads. Pi déjà cet idéogramme Istar (1).
(1) C*68t du moins le Mntiment de Delitzsch.
De très bonne heure on forma deux triades des principaux de ces dieux, mais je ne crois pas que cela ait eu lieu avant la domination sémitique. On ne trouve aucune triade mentionnée dans les inscriptions des rois les plus anciens, notamment dans celle des souverains d'Our et d'Ourouk, non plus que dans les formules de conjuration et les sentences magiques. On y retrouve bien, mais non réunis, les noms de tous les dieux qui formèrent ces triades. La triade supérieure, Ana, En et Hea apparaît pour la première fois dans une inscription d'un des rois élamites de Larsa ; mais déjà des rois sémites avaient précédé cette dynastie. Nous la retrouvons plus tard sous le roi de Babylone Chammouragas ; mais la troisième personne y porte le nom purement sémitique de Dagan. La conséquence qu'on a voulu tirer de Tordre dans lequel figurent les noms des dieux' supérieurs dans cette triade, à savoir qu'elle représentait les trois mondes dans lesquels les Soumirs et les Accads partageaient Tunivers, ne repose vraisemblablement sur aucun fondement.
Il est donc impossible de dire si déjà dans cette période les dieux étaient réunis dans un système régulier, d'autant plus qu'il ne paraît y avoir existé aucune unité politique. Le pays était partagé en petites principautés qui furent quelquefois, mais seulement d'une manière temporaire, réunies sous le sceptre d'un souverain entreprenant. Alors le dieu local de la résidence du prince devenait le principal dieu du pays. Sous l'ancienne dynastie d'Our, ce fut Agou, le dieu lunaire qui plus tard devint Sin; sous la domination de Babylone, Maroudouk, le dieu protecteur de cette ville. Divers dieux n'étaient que des dieux locaux, ou plutôt simplement les noms différents d'une seule et même divinité, sous lesquels elle était adorée dans différentes localités. Qu'on se garde Néanmoins de conclure de ces faits qu'un certain monothéisme panthéistique fût à la base de tous ces cultes. A l'appui de cette hypothèse, il serait impossible de fournir la moindre preuve. De quelque manière qu'on explique les cultes particuliers, quelques simplifications qu'on apporte au nombre des dieux, on se trouve constamment en face d'un polythéisme, et non seulement il restera toujours la trinité père, mère et fils, pour les dieux supérieurs, mais encore des dieux
inférieurs, ministres et messagers des grands di nombre, plusieurs divinités féminines. Tout ce q faire, c'est de distinguer un certain nombre di entre autres celui d'Ana, celui de Moulge et paraissent avoir eu à l'origine une certaine ind pendant, quant aux dieux inférieurs qui s'y cycles se confondent plus ou moins les uns av Déjà dans l'antiquité la plus reculée, il exis rapports entre les principaux dieux locaux. . venons de le dire, le principal dieu d'Our était le mais même à Our il était regardé comme le fils d appelés les dieux de Nipour. Lui-même avait Ningal (la grande dame), la Nana ou la déesse fille qui s'appelait Nin-Gharsak, la dame des hi soleil d'Orouk porte le nom de Sartourda (le petit interprètes, le puissant-roi), et l'on rencontre roi des dieux {Oungal ou Sar dinrigene). On ti ancienne formule de conjuration la classification les esprits du ciel et de la terre (ailleurs identifia mais qui reviennent dans toutes les formules ma les esprits En-ge ou Moul-ge (appelé ici sans Moul-gelal), le Seigneur des pays (ou de l'est ; — vait devenir le grand Bel), et de son épouse Ni celui de Ninib ou Nindar, nom encore inexpliq guerrier Nouskou (le zénith), son premier ministn dieu de la lune (En-Zouna), son fils aîné ; ensuite maîtresse de l'armée, d'Im, le roi de la voix violi du tonnerre, du dieu du soleil (Oud), le roi du ju des esprits des eaux célestes, des Anounnaki, qu les plus grands des dieux. Nous avons donc là, un texte qui remonte sans doute plus haut q sémitique, toute la cour du dieu suprême du c blement du ciel nocturne, auquel sont joints qu(
(1) Je remarque que M. Lenormant, qui a professe une opinio: ouyrage Les Dieux de Babylone et de V Assyrie^ extrait de la R et suiv., est maintenant arrivé à des conclusions qui se rappr< miennes, n admet pourtant encore un certain panthéisme, de lui.
se retrouvent également dans des conditions et des rapports un peu différents, dans d'autres systèmes de même provenance, ainsi Im, le fils d'Ana, et Oud, le fils d'Hea.
Nous devons ici dire quelques motsd'Hea et de son tîls Maroudouk. Ils sont tous deux, en un certain sens, des dieux solaires, et le dieu propre du soleil, Oud ou Oudouki est également désigné comme un fils d'Hea. Nous retrouvons donc ici le même phénomène qu'en Egypte, à savoir que diverses personnifications des propriétés et de Taction d'un même phénomène naturel sont reliées l'une à l'autre et présentées comme les générations successives d'une généalogie. Hea répond au Ra suprême, ou à Chnoum, le créateur, se dérobant ou se manifestant, habitant dans sa demeure aux extrémités de la terre, ou bien naviguant dans une arche, ou nageant sous la forme d'un poisson dans l'océan céleste. C'est pourquoi, bien que dieu du ciel, qui s'incarne dans le soleil, il est surtout le dieu de l'élément liquide, et partant, de la fertilité. C'est ce qu'indique déjà son nom Hea (la maison des eaux), ainsi que ses prénoms Moulkia et Zikia (seigneur et esprit de la place des eaux). Du moins je ne saurais voir dans le caractère qui termine ces noms une simple désinence. Lui-même est né des eaux célestes et comme tous les dieux de l'océan, dans la plupart des mythologies, il est le dieu de la plus profonde sagesse, et principalement le créateur et le bienfaiteur des hommes. Son épouse s'appelle Davkina ou Davki, nom qu'on rend le plus souvent par Dame de la terre, bien que Ki semble aussi signifier l'abîme. Son surnom Nin-ka-si (la dame à la tête ornée de cornes), la désigne aussi comme une déesse de la lune. Son fils, dont le nom complet Amar-Oudouki signifie éclat du soleil, répond à l'égyptien Shou et à l'aryen Mithra, personnification de la lumière, luttant avec le dragon de l'obscurité, et comme fils du dieu suprême du ciel et du soleil, médiateur entre lui et les hommes (1). Le dieu spécial du soleil, Oudouki ou Oudou est bien un dieu guerrier, mais il est surtout considéré comme le juge au regard duquel rien n'échappe. Tous trois sont trèspuis-
(1) Dans les textes accadiens son nom est toujours écrit avec les trois signes qu'on Mi Silik-moulou-chi, mais qui n^ont vraisemblablement jamais été prononcés de cette manière. Hs signifient celui qui dispense (silik) le bien (chi) aux hommes (moulou), par conséquent le médiateur bienfaisant.
sants contre les mauvais esprits et sont invoqué maléfices. Dans les maladies, qui étaient attribué cellement ou à une possession démoniaque, on s'ad à Amaroud, qui, soit qu'il s'agisse de la maladie d spéciale ou d'une épidémie, se rend immédiatei père Hea. Celui-ci possédait divers remèdes pour maladies. Ainsi pour la peste , il n'y avait qu'à fs de Namtar, le démon de la peste, et à la placer si patient; la maladie passait dans cette image. Ce conception animiste, analogue à celle qu'exprim galli, placés à la porte des palais. Si l'on offre au i une demeure meilleure que ne Test le malade, ur duction exacte du sien propre, il passe dans ce C( donnant celui du possédé. Mais le préservatif le est le rtorn^ le nom mystique de la divinité, connu dieu suprême et révélé par lui uniquement à caché aux hommes; ce nom sacré possède une tel que que même les plus puissants esprits ne saura ter. Cette idée, qui régnait également en Egypte occidentale, est aussi purement animiste. Pronc c'est appeler et conjurer l'être qui porte ce nom. 1 dait une personnalité, une indépendance aussi gr de l'esprit même. Nommer une chose, c'est li pourquoi la création est souvent présentée comn parole. Celui qui connaît le nom du dieu suprême le pouvoir le plus étendu, puisqu'il peut toujc l'aide de ce dieu tout puissant. Mais c'est aussi pc secret n'en pouvait être livré qu'à quelques homn et spécialement initiés aux choses religieuses , cai d'un être aussi puissant pouvait être aussi dangere que riche en bénédictions.
Hea remplit aussi le rôle de sauveur dans le mon C'est lui qui, lors du déluge causé par la colère de 1 les justes dans le navire, et fait baisser les eaux. I la déesse de la fécondité, s'est enfuie dans le monc et que toute vie menace de s'éteindre sur la terre Mardouk, mais cette fois le dieu du soleil, qui va ve sait indiquer ce qu'il y a à faire, et sauve la
lui-même, le plus grand des dieux, ne dédai- >n fils, le dieu de la lune, est menacé d'être e par les sept esprits servants d'Ana, d'aller iea, qui se concerte immédiatement avec jurer ce malheur (2). C'est ce que fait aussi, difficiles, le dieu du feu, d'ailleurs si puis-
uait naturellement un rôle très considérable L les Accads. Il était le dieu protecteur de la .mille, et, comme dans loutes les religions outé par les mauvais esprits que toute autre sur la terre. Il est même appelé le « grand e la terre, » et il était invoqué dans la flamme t qu'on retrouve ces expressions et ces idées âsins des Mésopotamiens. Le nom accadien 5 feu dans le roseau» (Bil gi), rappelle égale- ^rométhée, qui cache dans une tige de férule i à Zeus ou à Hephaestos (3). De nombreux nsacrés, et il semble avoir eu sa forme partie cycle divin ; du moins il appartient à celui e l'Océan, et de la déesse de la terre, coifi^ée 5 feu cosmique, à celui d'Ana. Il a des analoie l'épopée, une espèce d'Héraklès, mais ne fié avec lui.
lans une religion reposant sur de tels princiis et les arts magiques devaient tenir une nstituer la principale partie du culte. On protions sur le feu sacré. On y jetait toute espèce es des représentations des démons, en expri-
aire de ce récit (West, Asian Inscript, FV, 34, rev, 1. 1-3) et Istar est sa fille. Peut-être estr-ce un trait emprunté à Ou bien le copiste de la tablette aura-t- il écrit par est le nombre de Sin, au lieu de quarante (XXXX) qui est
leureusement brisée ; mais il n*y a pas de doute quHea ne ance le dieu de la lune.
Hésiode, Travaux et Jours 51)« N«p0T)XO7cXiÎp«i>TOv iwp^ç ée 109). ' - '.^ . ' T. ' ' k-, " ' 7.
mant ie vœu que, de même que se consumaien maléfice et les sorciers pussent être anéantis. I noms des grands dieux eux-mêmes avait lieu, 1 pour conjurer leur colère et s'en préserver, ou bi rer leur assistance et former alliance avec eux.
On rencontre cependant, à côté de ces pratiqi plus pures d'adoration, des prières dans lesquel au Dieu supérieur et à la déesse mère, qui savei le pardon pour sept fois sept péchés, des hymi grandeur et la bienfaisance des dieux, et d'aut d'un sentiment vraiment religieux. Il ne faut pa dre de vue que notre jugement dans ces matièrei ment partial et étroit. Les textes magiques de gion sont surtout ce qui en a été conservé ; les j ques s'en sont perpétuées; quant à ce qui const le culte et l'adoration de la religion ante-sémitiq sédons à cet égard que fort peu de renseignemei
Nous connaissons un peu mieux les idées qu au sujet de la vie et de la mort. Le monde soutei sous le sceptre d'une déesse puissante et redo Dame de la terre (Nin-ki-gal, ce qui ne signifie i la grande demeure), qu'il ne faut pas, à mon i avec Ningelal, l'épouse de Moulge. Ce monde appelé « le lieu d'où on ne revient pas (nouga), ni sensation ni bénédiction, où personne ne pei pressent les ombres » ; c'est, on le voit, tout à fa Sheôl des Hébreux et des Phéniciens. Pourtant, vie n'était pas impossible. Au plus profond des ! formait l'empire des morts, jaillit la source d qui s'y était abreuvé revenait sur la terre. Certaî autres Amaroud, avaient aussi le pouvoir de ressu Le monde des morts des Soumirs et des Accads comme le Hadès des Grecs; c'était un fleuve qu'o ser en arrivant à l'entrée des enfers, au sud-ou portier du sombre royaume, Négab, était le Chai contre dans ces croyances que de faibles traces morale. On a prétendu que de même qu'en Égyp tamie le dieu du soleil avait une lutte à soutenir
dstence de cette doctrine n'est jusqu'à prédémontrée.
j Accads possédaient, sans aucun doute, une Mais, comme nous n'avons pas dans leur s mythes et leurs légendes, qui ne nous sont intermédiaire des Babyloniens et des Assy- (S difficile de discerner dans nos sources ce s modiUcations de date postérieure, nous > n'en parler que plus loin, en les traitant ntégrantes de la religion de Babylone. Il est haut intérêt de distinguer aussi exactement dans ces légendes, est d'origine purement îtte distinction pourra éclairer bien des listoire religieuse de l'Asie occidentale, une sages qui ne sont pas d'origine sémitique, îs ont adoptés. Elle se distingue au premier iractère dualiste et magique que la religion a si profondément modifié les idées aryennes peuples aryens ont développé ce dualisme rofondément morale. Elle fut aussi la source outes ces pratiques magiques qui inondèrent premier siècle de notre ère, et qui se sont )e pendant toute la durée du moyen-âge.