OBJGINE DES PHÉNICIENS ET RAPPORT ETHNIQ ET LES ISRAÉLITES
Il est de la plus haute importance, pour une de l'histoire de la religion des Phéniciens, de tion fort complexe de leur parenté ou de le ethnique par rapport aux Israélites. Des ressem cordances nombreuses et graves plaident i hypothèse. En premier lieu, l'identité de la lar la plus haute valeur dans la détermination < auteurs les plus compétents s'accordent à re d'hui qu'entre les idiomes phénicien et hébraï( différence appréciable : ce sont deux dialectes gue. Le sentiment national était également pj chez les deux peuples, et l'histoire renferme i pages que celles qui racontent l'héroïsme el avec lesquels tous deux surent défendre le contre des ennemis bien supérieurs en force, tinguent par le sacrifice, l'abnégation pour le puissant attachement aux anciens usages re intérêt pour la religion et la théologie, le ren nel apporté dans le service de la divinité, la des colons et des émigrants à la mère-patrie, se poursuit jusque dans les aptitudes qui se re autres peuples de la même famille, et qui semi
raélites, ou n'existent chez eux qu'à un eur. Les Phéniciens remportèrent sur les bâtir, et les derniers, pour la construction durent faire appel aux architectes et aux Sidon ; mais ce sentiment élevé de l'art, égyptiens et même par les Assyriens, auent se montrer plus tard si ouverts, leur La ressemblance est surtout sensible entre uifs des âges postérieurs. L'ancien Israël ommerçant ; la nature de son pays le ren- ;ricole. Mais depuis que les Juifs ont été mces de se vouer pendant des siècles prèscommerce, ils y ont déployé une grande itré le même caractère que les anciens )uvent étonné de la persistance de la na- ;ion juives depuis la dispersion des Juifs es du monde. De même, les Phéniciens, out dans Fantiquité, formant surtout des à Memphis, à Sichem, à Jérusalem, resient leurs quartiers spéciaux, et, sans sln- Lssait autour d'eux, vaquaient à leurs proirs, que la Bible appelle « la manière des mues la manière des Juifs. Si ces traits de 3nt pas chez les Israélites formant un corps , cela a bien plus tenu aux circonstances ^cupations auxquelles elles appelaient les idonner, qu'à une différence de nature et xs verrons bientôt que les analogies ne ntre les religions des deux peuples.
>tance énergique opposée par les Israélites is Baal et Ashéra n'étaient point des divi- Qiciennes ; les Phéniciens et les Israélites e à la religion des Cananéens, anciens 5 ne fut, en outre, qu'à partir du règne de culte d'Astarté, déesse sidonienne, fut avec celui de Yahveh. Lorsque la lutte t pas seulement les dieux phéniciens, mais ites, des Ammonites et des autres peuples
cananéens qui furent proscrits. On ne songera pou contester, au nom de cet antagonisme, que ces peuf de la même race qu'Israël. Moins significatif encore que les Phéniciens et les Israélites n'avaient nulle de leur commune origine. Rien de plus fréquent qu'i chez des peuples dont la séparation remonte à des tec et antérieurs à la constitution de leur nationalité et tion de leurs traditions nationales.
La Genèse (Gh. X) fait descendre les Hébreux d'Hé Sem, et les Phéniciens de Canaan, fils de Cham. d nant un point acquis que les Phéniciens appartec qu'on est convenu d'appeler la race sémitique e Chamites.
Les Phéniciens, d'après Hérodote et Strabon , se p: eux-mêmes originaires des bords de la mer Erythré< Persique. Ce renseignement n'est pas inconciliable a^ tion rapportée dans Sanchoniathon, relative à Tin^ arts et à la naissance des dieux dans telle ou telle le Phénicie, même alors qu'on pourrait attacher une plus leur aux assertions de cet auteur douteux. C'est assez l'h peuples de placer le théâtre de leurs mythes dans le habitent, et ce caractère local des traditions se retn chez ceux qu'on sait de science certaine être ven contrées, voire d'autres parties du monde. Le nom de que se donnent les Phéniciens et qu'à une époque rieure on trouve encore en honneur à Carthage, ne non plus qu'ils ne soient pas venus en Palestine du l'Asie. Leur nom propre et original a dû sans doute et dans le grec Phœnix et dans le latin Pœnus ou outre, leur langue se rapproche beaucoup de celle di Mésopotamie. Quant à leur religion, elle répand peu la question. Les noms d'El et de Baal se rencontrent au sud et au nord du pays, leur déesse Tanit pourrait et babylonienne, mais fut aussi adorée en Egypte ; As autre que l'Istar des Assyriens. En somme, l'assertion n'est pas au fond aussi invraisemblable qu'elle le pa mier abord, mais elle n'est rien moins que démoi même que nous la devrions tenir pour certaine,
serait établi que les Phéniciens sont venus, du sud-est, tandis que les traditions des Israélites les font venir du nordest, les concordances que nous avons constatées dans la langue, les mœurs, le caractère national, nous forceraient encore à admettre une étroite parenté entre les deux peuples.
La question, d'ailleurs, est de savoir si la tradition des Israélites renferme bien ce qu'on en a communément tiré. Rien de moins certain que la situation d'Our-Kasdim, et si Kasdim désigne, en effet, les Chaldéens, n'oublions pas qu'au moment où la tradition a été fixée, les Chaldéens habitaient le sud de la Mésopotamie. La tradition primitive, recueillie par l'auteur yahviste, indique Harrân comme la patrie d'Abraham. C'est à une date postérieure qu'Our-Kasdim a été désigné comme son pays natal. De récentes découvertes ont démontré qu'Our-Kasdim était situé dans le sud, dans la Chaldée proprement dite, à l'endroit aujourd'hui appelé Mugheir. Et puis cette tradition renfermet-elle au fond autre chose que des mythes transformés en histoire, et qui rapportent en grande partie à des personnages légendaires les souvenirs de la sortie d'Egypte et de l'établissement du peuple dans le pays de Canaan ?
Jacob, qui reçut le nom d'Israël au-delà du Jourdain, lorsqu'il se préparait à entrer dans le pays de Canaan, est proprement le patriarche ou l'ancêtre de cette partie du peuple qui plus tard porta plus spécialement le nom d'Israël, et il n'a pu recevoir le nom de Jacob-Israël qu'après la réunion de toute la nation, y compris Juda et Siméon (et peut-être Lévi), sous un seul gouvernement. Que signifient rétablissement de Jacob à Beershéba, sa tentative de dépouiller son frère Esaii ou Edom de son droit d'aînesse, sa fuite à Harrân chez son oncle Laban, son retour après un séjour prolongé, en passant par Mahanaïm, Pnuël, Sukkoth, et son passage du Jourdain pour s'établir à Sichem et à Béthel ? Cet itinéraire est à peu près celui que, d'après les Nombres, suivirent les Israélites sous la conduite de Moïse, après que le passage leur eut été refusé par les Èdomites. Ce refus ne serait-il pas le fond historique de l'histoire traditionnelle du droit d'aînesse, et les Èdomites ne craignirent-ils pas que la demande des ambassadeurs de Moïse ne cachât une ruse pour leur ravir leur droit d'aînesse, c'est-à-dire le pays qu'ils occu-
paient en vertu d'une longue occupation antérieure ? Jacob est
fils d'un père hébreu, Isac et d'une mère araméenn'^ vt^ht^nnu
Cela indique que le peuple d'Israël se composait d']
après avoir vainement essayé de s'établir dans le ]
naan, avaient dû émigrer au-delà du Jourdain, et
qui s'étaient joints à eux. Le nom honorifique d'Isra
bat) ne fut pris par le peuple que lorsqu'il eut fran(
dain en combattant victorieusement. Les douze tribi