partie ne reçurent leurs noms que dans le pays
lorsque Jacob-Israël fut devenu un des trois ancêtre
nels du peuple, furent alors représentées comme sei
a cependant rien d'impossible à ce que les Hébreux
pies alliés qui marchaient avec eux aient formé aup
confédération de douze tribus portant d'autres noms
possible que Jacob-Israël, en qui le peuple se pers
été primitivement un dieu, et le dieu solaire de Tan
par conséquent avoir douze fils.
Les noms des autres ancêtres du peuple paraisseni été à l'origine des noms de dieux, ou tout au moii mythiques, et tous appartiennent aux traditions rel la Palestine. Isac (Yiçhaq ou Yishaq — le danseur, une divinité locale de Béersherba, localité à laquell tent tant de souvenirs de l'histoire traditionnelle d'L anciennement Qiryat-Arbà, la ville des quatre régi est la résidence d'Abram, le père élevé, et de Saraï, 1 la reine, dans lesquels on trouve une réminiscence leste et de son épouse, la reine du ciel. Abram est ] l'antique dieu du ciel nocturne et son épouse, la lu] ciel, sont les parents du jeune dieu solaire, du d riant et lumineux, qui a pour compagne la terre f( becca (Ribqa, — engrais, graisse). Les deux mythei dent dans une môme histoire. Le récit du sacrifii voulant immoler Isac, dont les traditions phénici oflFrent le pendant, est aussi un emprunt à l'ancienn gie. Il représente l'ascendant que prit dans la tradil la personne d'Abram qui, peu à peu, rejeta dans Yi d'Isac. D'où qu'il soit venu, il est certain que le pei n'a pas toujours habité le pays de Canaan. Les M
Ammonites, les Amorrhéens, les Hétites, les Édomites, les Israélites, les Ismaélites, les Phéniciens, sans parler d'autres tribus moins importantes, firent la conquête de ce pays sur une population sinon autochtone, du moins qui y vivait dans des temps très reculés. Les Phéniciens s'emparèrent les premiers de la côte de la Méditerranée. Les Moabites et les Ammonites s'établirent à l'est du Jourdain, ensuite les Philistins s'emparèrent de la région maritime méridionale. Les derniers, les Judéens vinrent peupler les montagnes du sud, les Israélites une partie de la plaine trans et cis-jordanique et les montagnes du nord. Ils trouvèrent à Touest du Jourdain une population divisée en une multitude de tribus et de petits royaumes, mais de même race et ayant les mêmes mœurs, qu'ils nommèrent Cananéens, — les hommes du bas pays, nom qu'adoptèrent les Phéniciens eux-mêmes. Ces peuples étaient non-seulement de la même race, mais encore de la même famille que leurs conquérants ; mais ces derniers s'étaient déjà élevés à un degré supérieur de développement religieux. Les principaux dieux nationaux des Phéniciens, des Israélites, des Moabites et, vraisemblablement aussi, ceux des Philistins et des Édomites, voire même des Amorrhéens étaient tous de même nature, divinités sévères, puissantes et redou tées. Au contraire, les dieux des Cananéens étaient, comme le dieu riant de Béershéba, des divinités bienfaisantes, bienveillantes, donnant la fertilité et l'abondance ; leur culte était sensuel et voluptueux. La religion des conquérants entra, sur beaucoup de points, en lutte avec cette antique religion nationale, qui se rapprochait beaucoup de la religion primitive des Babyloniens. Chez les Philistins, il n'y eut pas lutte ou la lutte fut très courte, le dieu national des conquérants. Marna, s'effaça et n'occupa plus qu'un rang très secondaire à côté des divinités locales Dagon, Baal-Zébub, Tamar, Atergatis. Les Phéniciens adoptèrent d'abord aussi les dieux locaux, mais graduellement ceux d'origine phénicienne reprirent le premier rang. Les Moabites unirent l'adoration du dieu local, Baal-Pé'or à celle de leur dieu national Kamosh. Les Israélites aussi partagèrent leurs hommages entre Yahveh et les dieux des Cananéens, mais chez eux la lutte fut plus longue et, finalement, la victoire de Yahveh fut complète. Non-seulement la religion d'Israël finit
par se purifier de tous les emprunts qu'e voluptueux de Canaan, mais encore elle pement propre qui, d'un culte de la nati Torigine toutes les religions, fit sortir un et morale.
Nous aurons d'abord à démêler leséléi dans la religion des Phéniciens et à mi nanéenne-phénicienne qu'elle fut d'abon peu à peu phénicienne-cananéenne. C verrons la religion nationale commence; celle des Cananéens, puis entrer en lutti pher, et enfin devenir, dans une dernier un culte qui s'en rapprochait beaucoup f tes de Canaan, celui de Mélek ou Mole plus pure de l'antiquité. De nombreux ti existent déjà sur cette partie de l'hist chercherait inutilement ici ce qu'on p quoi bon redire ce qui a été dit et bien fait et bien fait ? Le principal but de ce miner le caractère propre de chaque rel et de les comparer entre elles.