DU VINGT-TROISIÈME CHAPITUE
(A) Vojrez Montesquieu , Gibbon , Robertson , Voltaire , Hallam ; voyez aussi Louis Vives : De Causis corrupt. artiuni; l'abbé Andrès , Storia d'ogni letteratura ; Ginguené , histoire littéraire d'Italie , tome I ; Herder , Idées pour servir à l'histoire de V humanité, Meiners , Exposition historique des mœurs du moyen dge. Gurlitt assigne les causes suivantes à cette décadence générale : l'invasion des barbares ; l'ignorance des empereurs qui occupèrent le trône pendant cet intervalle; la destruction des chefs-d'œuvre des arts; les Iconoclastes; l'influence du climat, celle du gouvernement despotique ; celle de la hiérarchie ; la superstition ; les fausses idées qu'on se forma de la piété. {Abrégé de l'histoire de la Philosophie , en allemand ; Leipsick , 1 786.)
(B) Voyez sur Jean Philopon, Fabricius {Bibl. Grœca nouvelle édition, parHarles, liv. 5,ch. 87 , 38; Brucker, tom. III, p. 529). Parmi les ouvrages de ce laborieux écrivain qui ont été livrés à l'impression , nous indi-
( 174) querons les suivans ; In analytica priera , Venise , texte grec , 1 536 , et posteriora , Venise , texte grec , i534, in poster.); version latine, Venise, i56o ; Commentarii in meteora Aristotelis , lib. I , Venise , texte grec, i55i ; version latine, Venise, 1567; Contra Proclum, de mundi ceternitate , Venise, texte grec, i535; version latine, Venise, i55i ; Commeni. in prim. libr. physic. Aristot. , Venise, i535 ; version latine , par Dorothée, Venise, i546; Comment, in libr. Aristotelis de Anima , Venise, i535; Comment, in 14 Ub. meta— physic. Arist. ; trad. par Patricius , Ferrare , i583; Idem, comment, in libr. de générât, et corrupt. Aristot. , traduct. par Bagollini, Venise, i543.
On a encore de Jean Philopon un commentaire fort curieux sur le premier chapitre de la Genèse, Vienne, i63o; texte grec et traduction latine, publiés par le jésuite Balthazar Cordier, professeur à l'université de Vienne. Quelques-uns lui attribuent un opuscule sur les différentes significations des mots grecs d'après les accens , publié par Schmidt , Vittemberg, i6i5 , que d'autres donnent à Cyrille. Ou lui attribue encore un autre opuscule sur les dialectes de la langue grecque , qui a été imprimé à la suite de plusieurs dictionnaires.
On trouve dans plusieurs bibliothèques un commentaire inédit de Jean Philopon sur l'introduction de Nicomaque à l'arithmétique.
(C) Saint Jean de Damas énumère six définitions différentes de la philosophie : « La philosophie est la
» connaissance des choses qui existent , eu tant qu'elles » existent ; c'est-à-dire , la connaissance de leur » nature. La philosophie est encore la connaissance » des choses divines et humaines, c'est-à-dire, des » choses qui s'offrent à nos regards , ou qui y échap— » pent. La philosophie est la méditation de la » mort, soit naturelle, soit volontaire. Car, il y a M deux vies : l'une, naturelle, en vertu de laquelle » nous respirons ; l'autre , de notre choix , par lait quelle nous adhérons de notre propre afifection k » la première ; il y a donc deux morts : l'une qui » sépare l'âme du corps , l'autre par laquelle notre » âme se détache elle-même de la vie présente , par » le mépris qu'elle eu conçoit, et en aspirant à un " meilleur avenir. La philosophie est l'imitation » de Dieu ; or , nous imitons Dieu par la sagesse , » c'est-à-dire , par la vraie connaissance de ce qui est » bien; par la justice, qui ne fait aucune acception » de personnes ; par la sainteté , par la bonté , qui est »» supérieure encore à la justice, et qui triomphe » par ses bienfaits de ceux dont nous avons reçu » quelque injure. La philosophie est l'art des arts , » et la science des sciences ; car c'est à elle que sont M dues toutes les découvertes dans les unes comme » dans les autres. Enfin , la philosophie est l'amour I) de la sagesse ; or , la vraie sagesse est Dieu même ; »» la vraie philosophie est donc l'amour de Dieu. » (Dialectica , cap. IIL )
On voit par la fin du chapitre, que de ces six définitions saint Jean adopte la première. Dans son traité des hérésies, saint Jean de Damas rap-
porte aux Egyptiens , aux Perses , aux Phéniciens , l'origine des mylhologies de la Grèce ; il est digne de remarque qu'il fait dériver de la même souche la secte des Samaritains parmi les Juifs, et c'est pourquoi il la classe au nombre des sectes Helléniques , quoiqu'il la regarde comme antérieure à Pythagore. Il en fixe l'origine à la captivité de Babylone. Il considère aussi les Esséniens comme une branche des Samaritains, (de hœresib, S . Joannis Damasceni opéra, tom«I, p. 74 à 77.)
(D) Voyez sur la philosophie des Grecs du Bas- Empire , Léon Allalius , de Psellis et de Georgiis\ dans la bibliothèque grecque de Fabricius ; Patricius, Discuss. Peripatetic. , tome III, kib. 10 ; Humphredi Gody , lib. 2 , de Grœcis illustribus , etc. , Londres, 174^, in-8" ; Morhoff, Poly-histor., tome II , lib. i , cap. 9 ; Harles , Jntrod. in hist. linguœ grœcœ. Voyez aussi les auteurs de l'histoire Byzantine , Hanekins , l'histoire du Bas-Empire par Lebeau ; Gibbon , Histoire de la décadence , etc. ; appendice N° 1 , de l'Histoire littéraire du moyen dge , par le révérend Jlion Berington , Loiid. , 181 4 > page 619.