‹ Histoire comparée des systèmes de philosophie considérés relativement aux principes des connaissances humaines (volume 2)Chapitre 16 sur 37 · IV. t · texte numérisé non relu

IV. t

( 19^* ) aujourd'hui dans la blbliollièque de },'Escurial , du nombre prodigieux d'ouvrages qu'il renferme sur toutes les branches des connaissances humaines; on y compte, sur la philosophie seule, près de deux cents écrits, qui ont exclusivement pour objet la métaphysique et la logique, et spécialement celte dernière (i). Mais, la puissance des princes , leurs cncouragemens , leurs faveurs , donnaient seuls la vie à ces grands établissemens; les études n'étaient qu'un bienfait du pouvoir despotique. L'exemple des Piolé-' niées, des Antonins, était imité par les kalifes ; l'action des mêmes causes ne put avoir que des résultats semblables.

De même que les Arabes s'approprièreant les travaux des Grecs, ce fut à des Chrétiens qu'appartint l'honneur d'être les premiers însiituteurs des Arabes ; ils entreposèrent ainsi , si l'on nous permet cette expression , chez les Mu-sulmans, les connaissances que ceux-ci devaient restituer plus tard aux nations chrétiennes. Déjà nous avons vu l'estime qu'accordèrent les con-

(i) Bihlioth. Aral. Eispanica ^ Madrid, j 740 , tome 1"% pages 178 ^208. Voir les numéros 607 h rioS.

qucrans à un Jean Philopon, à un S. Jean dér , Damas. Des médecins chrétiens appelés auprès des kalifes pour leur porter les secours de leur art , accréditèrent la science auprès d'un peuple qui l'avait jusqu'alors dédaignée, en la justifiant par ses applications. Jean Mesueh et son fils Gonain , jouèrent le rôle principal dans le début de cette grande et difficile éducation; le premier servit d'instrument au kaHfe Almamon pour la création de ses établissemens ; le second donna des traductions faites immédiatement, sur le Grec.

11 est à remarquer que déjà , dans le 6' siècle, un Syrien, Uranus, encouragé par l'amour que Cosroës témoignait pour la philosophie, avait traduit en persan quelques-uns des écrits d'Aristote ; Sergius , vers le même temps, en avait donne aussi quelques traductions en syriaque. Dans le 7^ siècle, Jacob d'Edesse traduisit également en Syriaque la dialectique du Stagyrite, en l'accompagnant de remarques j ces travaux s'étaient multipliés ; les premières traductions arabes des écrits d'Aristole furent exécutés sur ces textes syriaques ou persans, et le sens des originaux dut nécessairement en être altéré.

Les Arabes ont cultivé l'histoire, du moins orile de leur nation, non-seulement avec soin,

( ^9^ ) mais avec un zcio qui était l'effet de leur etithousiasme pour leurs institutions, et de la fierië que leur inspiraient de glorieux souvenirs; ils ont même écrit l'iiistoire de leur propre philosophie (A) »

On regrette que la Bibliothèque des Philosophes arabes, qui existe en manuscrit à l'Escurial, etdontCasiri a cité quelques passages, n'ait point été traduite el publiée. Cependant, quels» que soient les éloges pompeux que prodiguent à leurs philosophes les écrivains de celte nation , nous pouvons , à quelques égards , apprécier ceux qui ne nous sont pas connus par ceux dont les ouvrages sont encore sous nos yeux ; car, c'est un caractère propre aux philosophes arabes qu'ils appartiennent à peu près à la même école , et qu'ils se répètent en général et se commentent les uns les autres. Essayons du moins de donner quelque idée de ces écrits dont les textes, jusqu'à ce jour, n'ont point encore été produits dans notre langue , en leur conservant, autant qu'il est possible,^ leur physionomie propre, el empruntant quelquefois même leur langage. L'influence quils ont exercée sur la philosophie scolastique exige qu'on leur accorde quelque attention. On n'a pubUé, depuis la découverte de l'imprimerie,

( '97 ) qu'un très-petil nombre de ceux qui faisaient le sujet des lectures ordinaires dans le moyen âge; encore, mis au jour dans le i5* siècle et au commencement du i6% ils sont promptement tombés dans l'oubli (B).

A la icte de cette succession de philosophes d'un ordre nouveau , paraît Alkendi , appelé aussi Alchindius, Alcindi et Alkindi, qui vécut probablement à la cour d'Almamon , et que Cardan n'a pas craint de placer parmi les douze premiers j^énies qui ont éclairé la terre. II donna aux Arabes l'exemple d'un culte aveugle pour Aristote, et commenta ses livres organiques ; il écrivit aussi une Exhortation à Vétude de la Philosophie / un Traité de la Philosophie intérieure ; des Questions logiques et métaphysiques, et quelques ouvrages de physique; il professait une" haute estime pour les sciences mathématiques qu'il cultivait lui-même avec ardeur , et il composa un écrit sur la nécessité de cet ordre de connaissances pour l'intelligence de la philosophie, écrit qui a reçu beaucoup d'éloges. Il était aussi livré à la médecine , tt son livre Sur la composition des médicaniens a obtenu plusieurs éditions. Des notions hétérogènes , empruntées à des ordres de connaissances étrangers les uns aux autres, sont réunies

( i98 > ei confondues dans ces ouvrages, confusion naïurelle à ceux dont les études se composent d'emprunts faits au hasard. Le même Syncrétisme présida sans doute à ce Traité des arts magiques qui sortit encore de la plume féconde d'Alkendi, et qui l'a fait accuser de magie : c'était probablement un recueil des procédés empiriques qui , dans cette enfance des sciences physiques , enseignaient seuls à opérer sur la nature. Disciple de Jean Mesueh, et lecteur assidu d'Aristote, Alfarabi fut la gloire de l'école de Bagdad ; il embrassa à la fois les mathématiques, l'astronomie, la médecine et la philosophie ; né dans un rang élevé et en possession d'un riche patrimoine, il mena unevie austère et se dévoua tout entier aux travaux de l'étude et aux exercices de la méditation, ce 11 pénétra , dit Albufarage, dans les secrets les plus profonds de la logique; mais en s'efforçant de les révéler il les rendit difficiles à saisir ; il y répandit des vues ingénieuses , mais subtiles ; il compléta les recherches d'Alkendi sur l'art analytique et les méthodes (l). A l'exemple de celuici, il commenta les ouvrages d'Aristote sur

(i) Dynast. IX, p. 208.

l'art de penser, el fit aussi connaître sa rhétorique aux Arabes.

Nous avons d'Alfarabi deux petits traités; le premier 5wr /es Sciences, le second sur f entendement : le premier est une sorte de classification méthodique des connaissances humaines, exposée avec assez de lucidité, dans laquelle les conditions fondamentales de chaque science, ses définitions , ses principes, les rapports qu'elle entretient avec les autres, sont déterminés dans l'esprit de la philosophie d'Aristote. Au sommet de la science naturelle il place la science divine ; il lui assigne trois divisions, dont la dernière comprend les substances immatérielles, a Cette science, dit-ii, » établit que ces substances , dans leur multin tude , s'élèvent graduellement jusqu'au som- » met de la perfection; l'échelle ascendante » se termine au premier principe antérieur à » toutes choses ; c'est l'unité primordiale qui » confère à tout ce qui existe , et l'existence et » l'unité : la vérité réside en lui comme dans » sa source (1). » Dans son traité sur V Entendement, Alfarabi s'attache à distinguer Tac-

(1) Alfarabi^ da scieniiis , Paris i638, p. 35.

ception que reçoit cette faculté dans le langage ordinaire , et dans la bouche du vulgaire , du sens scientifique qu'il reçoit dans la philosophie d'Aristote ; il s'applique spécialement à développer celui que le Stagyrite lui a donné dans le traité sur rame. Celte paraphrase d'un texte obscur n'y ajoute guère de clarté ; elle renferme le germe de la théorie développée plus tard par Averrhoës , et porte comme elle l'empreinte sensible du nouveau Platonisme (i). Tentons de [)énétrer ces épais nuages , et de démêler les, germes qui se sont développés dans les écoles des Arabes.

Aristote, dans son 5* livre de son traité de VAme^ avait distingué X Entendement en puissance f V Entendement en acte, et V Entendement actif qui , après la conversion du premier dans le second, semblable, disait- il, à la lumière, qu'il fait ressortir, rend visibles et réelles les couleurs qui jusque-là n'existaient dans les objets que d'une manière virtuelle (2).

(i) De intellectuet intellecto , à la suite du précédent. — Voyez aussi dans les OEuvres d' Averrhoës , édition de Venise, i56o, tome II, p. 38o.

(a) De anima f lib. III , cap, 3.

Voici maintenant la tliéorie qn'Alfarabi lire de ces notions comljinées avec la métaphysique du Stagyrite : « L'entendement, tel que le conçoit » Aristote, dit-il, est cette faculté de l'âme )) par laquelle l'homme acquiert la certitude » des propositions universelles, vraies, néces- >) saires, non par le raisonnement, non par la n méditation , mais par une propriété même de » sa nature et dès son enfance , de sorte qu'il » ne remarque point d où , ni de quelle raa- » nière il l'acquiert... L'entendement ^/zpzzzs- » sance est la faculté de détacher les formes J) des matières dans lesquelles elles résident, » pour le transporter en lui-même : ces formes » se distinguent des formes corporelles , en ce » que celles-ci ne s'impriment que sur la sur- » face, et que les autres pénètrent toute la » substance et la profondeur des choses. L'en- » lendement, en recevant les formes, devient w l'entendement en acte, et ces formes sont » perçues en effet ( intellecta in effectii); elles » deviennent les formes de cet entendement j» lui-même; elles ne sont qu'un avec lui. Dans >) ce nouvel état, et ainsi perçues, ces formes » ne sont plus entièrement telles qu'elles étaient » lorsqu'elles résidaientdans leurs matières ; là, » elles étaient liées à certaines conditions qui

5) disparaissent niainienant ; ici, elles sont coii- » sidérées sous de nouveaux rapports; reçues » dans l'entendement en acte, elles entrent )) dans l'universalité des choses qui existent et » qui sont du domaine de l'intelligence. Lors- » que donc l'âme embrasse, par une vue de » l'entendement en acte , toutes les choses in- D telligibles, elle se perçoit elle-même, elle » perçoit sa propre action , elle perçoit sa )) propre essence : en cela elle n'acquiert rien » du dehors, elle se réfléchit sur elle-même. .)) Alors l'âme devient à son tour un objet de y> 1 entendement en acte i mais cet objet diffère » de celui que lui offraient les formes emprun- » tées au «dehors. Ici commence l'exercice de M V Entendement acquis; il perçoit des formes » qui ne résidaient point dans unç matière, qui « n'en ont point été détachées , mais qui sub- » sistent telles qu'elles ont toujours été.

» Ces formes nouvelles , qui n'ont point de » matière extérieure , ne peuvent être perçues » d'une manière parfaite que lorsque la totalité )> des objets perçus en acte, ou du moins le » plus grand nombre, auront été offerts à l'es- M prit ; elles deviennent les formes de VEnten- )) dément acquis qui. en est comme le sujet ,

( 2o5 ) » coninie X EntendemeM en acte est lui-même » le sujet de \ Entendement acquis,

» De là les formes commencent à des- » cendre aux formes corporelles idéales ; !>) .de là aussi elles commencent à s'élever » en se séparant graduellement des matières. » L'échelle descendante arrive jusqu'aux for- » mes des élémens qui sont les plus viles. » L'échelle ' ascendante s'élève jusqu'au pre- )) mier ordre de ce qui est séparé de toute ■» forme. Dans cet ordre, le premier rang ap- )) partient à l'entendement actif dont la faculté » essentielle consiste à s'assimiler à l'enten- » d«nent acquis, dont l'action s'exerce comme » celle des rayons du soleil dans le phénomèAc )) de la vision.

» Or, les formes qui sont au-dessus de l'en- » tendement acquis, ces formes séparées de » toute matière, sont en lui depuis le commen- » cernent ; elles y résident incessamment et sans n fin ; elles y résident d'une manière beaucoup )) plus élevée ; nous les percevons en nous » exerçant à nous détacher des choses moms » parfaites pour atteindre à celles qui le sont » davantage, c'est-à-dire en tendant du connu » à l'inconnu; car, ce qui est le plus parfait

» esl aussi le plus éloigné de noire connais- » sance.

» L'entendement actif perçoit ce qu'd y a

» de plus parfait; il possède en lui, d'une ma-

» nière abstraite, les formes qui sont aussi

» dans les matières, non qu'elles résidassent

)> d'abord dans les matières, et qu'elles en

»' aient été détachées j mais, en pénétrant la

y) matière et toutes les natures, l'entendement

» actif \env imprime lui-même ces formes telles

» qu'elles étaient en lui par l'efifet de leur ab-

» straction des matières ; ces formes sont indivi-

» sibles. L'entendement actif se suhstantialise

» dans Vliomme ; son essence, son action, son

» effet sont identiques ; il n'a point besoin d'une

» matière comme le èorps ; il n'a besoin du se-

» cours d'aucun organe corporel; il n'a be-

w soin ni des sens , ni de l'imagination ; son

)) action, du reste, embrasse les corps, et les

» forcqs qui se manifestent dans les corps,

» qui lui prêtent les sujets sur lesquels il

y> agit et s'exerce. Or, toute force suppose un

» moteur qui appartient nécessairement à l'or-

)) dre des intelligences ; remontant donc de

» sphère en sphère , nous arrivons jusqu'au

)) premier moteur à la cause première ; ce

* moteur , ne résidant point dans la matière ,

( 2o5 ) » réside nécessairement dans sa propre na- » lure.»

' » L'intelligence perçoit donc sa propre es- » sence, et l'essence de la cause qui est son )) propre principe à elle-même (i). »

On excusera peut-être ces citations littérales, si l'on considère qu'elles nous font connaître le point de vue dans lequel les Arabes et les scolasliques après eux se sont placés pour envisager la philosophie d'Aristoie.

Le célèbre Avicena (Ebn Sina), l'Hippocrate, l'Aristote des Arabes , et l'homme le plus extraordinaire certainement que cette nation ait produit , au milieu d'une vie troublée par une longue suite de malheurs et d'orages, absorbée plus d'une fois par de grandes fonctions politiques , et trop souvent distraite par les plaisirs , réussit cependant à exécuter des travaux qui furent long-temps révérés comme une sorte de code scientifique. Ses écrits sur la médecine en particulier, quoique ne renfermant guère qu'une compilation d'Hippocrate et de Galien, remplacèrent l'un et l'autre, même dans les universités d'Europe , et furent étudiés comme

(i) Alfarabi opéra , Paris, i638 , p. 43 et suiv.

des modèles à Paris et à Monipellier jusqu'à la fin du l'j" siècle,* époque à laquelle ils sont lombes dans un oubli presque complet. Vatiier, médecin et professeur d'arabe, à Paris, avait eu la patience de traduire en entier les œuvres de ce médecin philosoplie 5 mais la logique seule a été livrée à l'impression (i), et le reste du manuscrit de celte traduction s'est perdu.

Quoique la pbilosopbie d'Aviceria soit essentiellement aristotélique , on y trouve une foule d'aperçus neufs qui avaient jusqu'alors échappés aux Péripatéticiens , et qui mériteraient peut-être d'être signalés avec quelque détail par les historiens de la science, (c On trouve, dit le judicieux Tledemann (2), dans les vues d'Avicena une clarté et une précision remarquables ; dans ses raisonneraens beaucoup de pénétration ; dans ses pensées un étroit enchaînement. y> Ce philosophe était fort religieux ; il se préparait à k méditation par la prière , et nous avons encore les hymnes qu'il a composés.

(1) A Paris, i658, in-8'.

(2) Esprit de la philosophie spéculative , tome IV, sect. 4, P' ï ï '•

En lisant ses écrits, on ne peut s'empêcher de reconnaître, clans ce fécond et infatigable écrivain, un esprit étendu et méthodique. II se plaît à rapprocher entre elles les diverses branches des connaissances humaines , à marquer leurs affinités, à poser les limites qui les séparent, à les classer, à les coordonner. La logique est à ses yeux leur commun préliminaire ; il traite cet ort d'après les principes et les règles d'Anstote : cependant, quoiqu'il l'ait abrégé et simplifié, il l'a perfectionné sur quelques points j il en a déterminé d'autres avec plus de précision et de netteté. « Toute connaissance con- » siste en représentation et en conviction ; on » se représente fort bien les choses, sans se les » persuader : la représentation s'acquiert par » la définition ou quelque chose de semblable ; » la conviction par le raisonnement (i). » C'est le point de départ d'Aristote; mais Avicena établit d'une manière plus expresse et plus poâiivc qu'Aristoie qu'il est certaines représenialions primitives dont on ne peut donner de définition, a Toute représentation et toute

(i) Logique d'Avicène, trad. par Yatlief, pages i ,

y> conviction s'obtient par quelque recherche, » ou s'offre spontanément... Il est des choses » qu'on se représente immédiatement et sans » le secours d'aucun milieu (i). La notion de » Vêtre , par exemple , est une notion simple )) qui n'est pas susceptible de définition.'» Il en est de même, suivant Avicena , de celles du nécessaire^ dupossible, de Y impossible (2). Cette remarque sur la notion de l'être est neuve ; celles sur les autres notions est inexacte ; mais Avicena relève avec fondement l'inexactitude des définitions qu'on avait jusqu'alors essayé d'en donner. Il distingue aussi plus nettement qu'Arislote les jugemens de fait, des jugemens abstraits, quoiqu'il ne porte pas dans cette distinction toute la lumière désirable. «Un homme » connaît quelquefois la chose par une notion » qui n'est pas particulière à celte chose, mais » commune, pendant qu'il l'ignore en ce qui » lui est propre et particulier. Pour savoir que )) tout ce qui est deux est pair, il ne sait pas )) tout ce qui est deux. Il peut même se faire w qu'on sache la chose ou puissance , et qu'on

(1) Ibid,ip. 184.

(2). Métaphys. trait. H, cap. 1

» l'ignore en effet (i). Les choses sensibles » sont celles que les sens persuadent con- » Joinieraent avec la raison; voici comment » cette persuasion a lieu : lorsque les sens » apercevant plusieurs fois l'efTet d'une chose » en une autre, comme les mouveraens des corps » célestes, cet effet se présente plusieurs fois » à notre mémoire , il résulte de là une expé- » rience par le moyen d'un raisonnement dont w la mémoire est le lien, et qui se fonde sur » ce que si cet eflet était fortuit et accidentel, » et non de l'exigeance de la nature de la chose, » il n'arriverait pas ainsi constamment sans » manquer (2). La fausseté ne se trouve que » dans les choses qui ne sont pas sensibles » elles-mêmes, mais plutôt principes des choses » sensibles. La pensée imaginative, dans les » choses sensibles et dans les propriétés qu'elles » ont en tant que sensibles , persuade , et la » raison la suit , ou plutôt elle sert elle- )) même d'instrument à la raison dans les choses » sensibles ; mais , dans celles qui ne le sont )) pas , il faut la diriger vers quelque effet sen- » sible (3)... Les notions simples qui servent

{i)JbidfTp. 170.

(2) Ibid, p. i85.

(3) Ibid , p. 190.

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