‹ Histoire comparée des systèmes de philosophie considérés relativement aux principes des connaissances humaines (volume 2)Chapitre 17 sur 37 · IV. l · texte numérisé non relu

IV. l

» fl'élémenl au raisonnement, sont prises, soit » à l'aide des sens et de l'imagination , soit au- » trçment. Lés sens aident à former l'idée du )) tout , du plus grand, de la partie; mais la >) conviction de la vérité des rapports Ost pri- » milive(i). »

La lutte de l'imagination et de la raison, Ites écarts auxquels entraîne la première , la riature dbs raisonnemens fondés sur l'induction , l'artifice des raisonnemens conditionnels et des raisonnemerls rcduplicadfs, sont un complémeht ajouté par Avicena à la logique d'Arislote ; il a obtetiu la réduction, vainement tentée par Aristote, du raisonnement fondé sur l'absurdité de la conséquence, à l'argnment catégorique (2). Il a distingué avec plus de précision en quoi une proposition absolue dififèré d'une proposition infaillible; il a rectifié aussi, en quelques points, les règles posées par le Stagyrite qu'il désigne constamment par la dénomination du Philosophe; exemple qu'ont suivi nos scolastiques.

« L'iiolurae doit sîe considérer comme étant

{i)Ibid, p. 198,

(2) Jbid, p. 129, 164. Voyez aussi siil- fcè sujet les deux remarques de Vatlier à la suite de la logique.

( ^ll ) )) créé parfait , mais comme ayant un voilé » devant les yeux , suspendu dans l'air, n'étant » en contact avec aucun objet sensible. Dans un >) semblable état, il affirriieraît sa propre exis- » tence; mais il ne pourrait connaître aucune y> cliose extérieure, il ne connaîtrait pas méiiiè » ses propres organes externes ou internes (i^.))

Comment parviendra-t-il à la connaissance ? Voici la théorie d'Avicena :

Avicena , en distinguant avec Aristote l'âme végétative, l'âme sensible , Fume raisonnable , a cependant le soin de remarquer que cette disiinctîon indique plutôt trois modes d'action que trois substances différentes. « L'âme végétative a tvois facultés : nutritive, augmcritàlive et génératrice. L'âine sensitive a deux facultés : îâ facilité motrice et la faculté d'appréhension : là faculté motrice commande au mouvement, ou le produit; la première consiste dans les appétits; la seconde leur prête son secours j et met en jeu les muscles par une force ré|)aBdué dans les nerfs. La faculté d'appréhension est double ; elle s'exerce au dehors et au dedans. On compte ordinairement cinq sens extérieurs , mais on peut en compter huit; car le.tac^ se

(i) De Anima , § i", cap. i , p. i.

soudivise en quatre autres , dont le premier «Jiscerçe le froid et le chaud j le second , le sec et l'humide; le troisième, le dur et le mouj le quatrième, les aspérités et le poli des surfaces (i). » Aviccna expose et décrit avec détail les opérations qui appartiennent aux divers ordres de sensations ; il y joint de nombreuses observations physiologiques ; des vues sur les sons, sur la lumière, sur les couleurs, accompagne ces recherches de réflexions judicieuses, et s'attache surtout aux phénomènes de la vision. 11 distingue l'accident de la coloration dans les corps , et la perception de la couleur dans le sens de la vue (2). a Percevoir, c*est détacher les formes des objets : cette opération a divers degrés , suivant qu'elle est plus ou moins complète, qu'elle sépare des objets leurs qualités essentielles, et les divers accessoires qui viennent s'y joindre (3). »

» La faculté d'appréhension intérieure se divise à son tour en deux autres : l'une perçoit les formes des objets sensibles, l'autre leurs

(i) Ibidj cap. 5.

(2) Ibidy pars II , cap. 3 , et suiv. , cap. 4*

(3) Ibid , pars II , cap. 3.

piopriélés. Elle se soudivise encore en ce que quelquefois elle perçoit et agit tout ensemble , et quelquefois elle perçoit sans agir. Elle se soudivise enfin en ce qu'elle perçoit d'une màîniéir'fe principale ou secondaire. La faculté de percevoir les formes des objets sensibles se distingué de celle de percevoir leurs propriétés , en ce que la première perçoit à l'aide des sens extérieurs et des sens intérieurs iôut ensemble',' ceux-là transmettant à çéiix'-ci l'impression qu'ils ont reçue, tandis que la seconde ne s'exerce qu'à l'aide du sens intérieur : c'est ainsi que la brebis reconnaît le loup, et reconnaît ensuite le danger que sa présence peut lui faire couriis La faculté d'appréhension est inactive quaiid elle se borne à recevoir la description de l'objet existant; elle devient active , quand elle coiïibine bu sépare les formes et les qualités. Elle perçoit d'une manière principale, quand elfe acquiert les notions directement d'après la chose elle-même , et d'une manière secondaire, quand elle l'acquiert par induction à l'aide d'une autre chose. »

» L'appréhension intérieure se compose de cinq sens intérieurs : la première est une sorte de vision ( Jantasui ) , ou le sens commun , qui réunit et concentre les percep-

lions reçues des sens extérieurs : la seconde est ii^p sorte cV imagination , qui conserve ces ^perceptions ainsi reçues et rétinies ; la .^jç9Jsi,èi;iiç est i^pe faculté qui reçoit le nom àHfnaginative ^ par rapport à l'anie vitale ^ .çi, ,ç[a Gogitative , par rapport à l'âme hu- ;iï^ai|ie ; son caract,ère propre est de composer ^ avec les élémens reçus du dehors , diverses combijîai^Qn^ artificielles , au gré de l'esprit j la quatrième est \ft faculté estimative , qui perçoit , non pas les qualités immédiatement senties dans les objets, mais leurs propriétés réelles qui échappent aux sens : la cinquième est la mémoire, qui conserve Ites notions obtenues par la précé- ^W^SfX^)^ïf Ayiçena assigne à chacun de ces cin,q sens intérieurs une loge, une cellule spéci^jies, dans les cavités du cerveau , et semble ainsi préluder aux vues exposées depuis peu par <||5.çqlèj3!rçs apalomistes de notre temps (B).

a ]Ues facultés de lame raisonnable se divisent en fsiculté de connaissance et en faculté d'action. La seconde préside la faculté active de l'âme sensitive, en règle et en gouverne les raouveraens; elle est guidée;, elle est mue par \^ faculté contemplative ; elle a en quelque sorte

(i) Ibid, % i", cap. 5.

( ^i5 ) deux faces, l'une, tournée vers le corps , qui np reçoit cependant point de perception d'une natiire corporeJljB ; r^uj;re , tournée vers ces principes élevés , qui lui servent do, flambeau. La faculté de connaissance se dirige aux intelligibles du premier ordre et du second (i). Or, voici comment l'entendement se forme et se développe. La première chose que l'eniondement humain aperçoit dans les formes est ce qui leur est essentiel et accidentel, en quoi elles diffèrent ou se ressemblent. Mais , les qualités par lesquelles elles se ressemblent ne composent dans l'entendement qu'une seule et même idée; au contraire , la perception des qualités par lesquelles elles diflèrent créernj^ dans l'eniendçment autant d'idées diverses. L'entendement â donc le pouvoir de rendre multiple ce qui est un, et 4g raraeiicr à l'unité ce qui est rpuliiple. La réduction du multiple à l'unité s'opère 4? 4eu:f manières ; ; ° lorsquç des idées qui diffèrerit par les dimensions et par les images , sont rappelées à l'unité parce qu'elles ne diffèrent pas parles définitions, c'est- à-4irelQrsqu'en les analysant on retrouve en elles le même genre et la , i^î oh .' lî oH^jJiiy'l iii'> :■

(i) Ibid , ibid.

même difTéicncc, en séparant l'essence de raccident ; 2" lorsque des idées distinctes par leurs genres et leurs différences, il s'en forme une seule par la définition, c'est-à-dire lorsque, par une plus haute généralisation, on les réunit sous une classe supérieure. La transformation de l'unité en multiple s'opère par une opération contraire. Or, ces opérations appartiennent à l'entendement. Car, nos autres facultés prennent les objets tels qu'ils sont , prennent pour multiple ce qui est multiple en effet, pour un ce qui est un; elles ne peuvent séparer l'accident de l'essence. Mais, lorsque les sens représentent une forme à l'imagination, que l'imagination la transmet à l'entendement , que l'entendement en reçoit une idée ; si ensuite une forme de la même espèce est reproduite à l'imagination, de telle sorte qu'elle ne diffère de la première que numériquement, l'intelligence ne peut acquérir par cette perception une idée nouvelle, à moins que cette seconde forme n'ait un accident qui lui soit propre , et que l'entendement perçoive alors comme accident. Si l'entendement ne peut pas s'élever jusqu'au dernier terme de l'intelligibilité , qui est l'entière abstraction de la matière , l'obstacle n'est point dans l'essence de l'objet abstrait, ou dans la nature même de

renlcndcmenl; c'est que l'amc est embarrassée dans les liens de ce corps dont elle a presque toujours besoin, et qui l'éloigné de sa plus grande perfection. Si l'œil ne peut pas contempler le soleil, la cause n'en est pas dans la nature du soleil ou dans son absence , mais dans la faiblesse de l'organe. L'entendement de l'âme deviendra plus parfait et plus pur lorsqu'elle sera dégagée de ces liens et de ces obstacles. Le mode suivant lequel se forme l'entendement diffère suivant la nature des objets; car il ne peut saisir ceux qui lui échappent par leur subtilité ; il ne peut saisir les privations, d'une manière directe et absolue , mais seulement par comparaison avec les puissances ; il ne saisit le mal que par sa comparaison avec le bien (i). n » L'âme connaît parce qu'elle perçoit en elle-même la forme des objets connus, dépouillée de la matière. Mais, si cette forme est ainsi dépouillée , c'est que l'entendement la détache , ou qu'elle est en elle-même détachée de la matière : or, cette séparation n'est pas l'ouvrage de la nature. Mais l'âme se connaît elle-même, et d'après cette connaissance elle connaît qu'elle

(i) Ibid, § 5, cap. 5.

est à la fois I<î sujel intelligent, el la chose connue , et l'idée qui s'en forme. Il n'en est pas ainsi pour les autres formes ; car elles résident toujours dans les corps. Je ne partage point, ajoute Ayiçena , l'opinion de ceux qui pensent que l'âme , dans l'acte de la connaissance , s'identifie à l'objet connu ; car je ne comprends pas comment une chose peut en devenir une autrq.Mais je conçois que les formes des choses spot reçuejs dans l'ame , la décorent et l'enrichissent par le secours de V entendement matériel. Lorsque l'entendement perçoit les notions iptelligibles, cette opération a quelque analogie ayec celle qui détache la forme de la matière ; mais il y u cette différence que , dans la dernière opération, l'âme reçoit des impressions, que dans la seconde , elle est un principe actif et créateur. Or, il y a pour l'âme doux degrés ^\j ,^Ç}^x, modes suivant lesquels elle peut par- ^m\r h s'unir à cet entendement actif et pur; l'un par l'instruction, l'autre sans aucun seco^rs et par l'inspiration du génie j le dernier est le plus relevé; c'est une faculté à laquelle on p^e.ut donner le nom de sainte (i). »

» On ne peut parvenir à la connaissance des

(i) Ibid, cap. 6.

( 3ï9 ) choses soumises à do principes que par la connaissance des principes eux-mêmes. Les phénomènes de la nature étant soumis à des principes ou à des causes, la science naturelle ne peut donc acquérir de certitude qu'autant qu'on découvre ces principes et ces causes. Or, nous devons connaître les principes comrnuns avant les principes particuliers , et les principes les plus généraux avant ceux qui le sont moins (i). »

» Les notions les plus générales sont aussi les mieux connues , mais seulement dans leur rappprt avec notre raison , non dans leur rapport ayec la nature ; car la nature ne se produit que sous les formes particulières, sauf les objets individuels. Les hommes s'accordent à peu prq^ relativement aux notions générales ; ils diffèrent 4ap^ leur applicatiou aux spécialités. »

M JL^ gi'emière image qui est tracée dans l'espri^ d'un enfant est la fprrpe spéciale d'ui;i homme ou d'une femme ; mais il ne distingue point encore entre l'homme qui est son père et ceUii qui ne l'est pas; entre sa mère et une étr^9fr gère. Cependant il arrive bientôt à saisir celte différence et à discerner successivement les

( I ) De Suffîcentia , lib . I , tract. I , c^, î\nA\ ( i •

objets parûculiers. Dans le premier inomenl il n'a encore qu'une notion individuelle, vague et non déterminée.

» Il y a deux sortes de causes , les unes qui font partie de l'effet, et sont aperçues, conjointement avec lui j c'est ainsi que le bois, par exemple , qui sert à former un lit , est considéré comme la cause de ce lit; les autres, éloignées et déduites; tel est l'ouvrier quia travaillé ce bois. Ces dernières se divisent encore en deux classes : les effets sensibles ont des causes sensibles et des causes supérieures aux sens ; dans le premier cas , la cause n'a aucune priorité sur son effet ; dans le second , la cause pourra être connue avant l'effet ; car la raison procède de la cause à l'effet. Quelquefois , cependant , on remonte de la connaissance de l'effet à celle de la cause, et on redescend ensuite de celle-ci à la connaissance d'un autre effet ; alors on considère la cause suivant l'ordre de la nature. Les sehs saisissent ce qui est composé , avant de discerner ses parties ; l'entendement , les élémens simples avant d'embrasser l'ensemble. » w Le mérite et l'utilité de la métaphysique

(i)Jbidf ibid.

consiste donc, suivant Avicena , en ce que celte science fonde les principes sur lesquels reposent toutes les autres. Elle traite d'abord du possible, du nécessaire et du contingent; ensuite de la réalité, de la substance , de l'accident , du genre et de l'espèce ; ensuite de la cause , de l'action, de la modification passive, de l'unité, de l'uniformité , de la contradiction ; enfin des principes de tout ce qui existe , et du premier principe (i). l/étre est l'objet propre de celte science , car Vêtre est l'élément primitif et universel de toutes les notions philosophiques; de cette notion générale la métaphysique descend à ses diverses branches, jusqu'à ce qu'elle ait rencontré ces propriétés déterminées, qui sont l'objet des sciences naturelles, c'est-à-dire à celle de l'être soumis au changement et au repos; ou encore celles desquelles résulte l'objet des sciences mathématiques, c'est-à-dire la mesure des quantités; en un mot, jusqu'à ce qu'il ait fixé les principes de toutes les sciences spéciales et par conséquent limitées , comme dérivant nécessairement des principes universels j elle recherche aussi les dernières causes de ces

(I) Ibidj cap. 5 et 5.

transformations et celles de l'être lui-même ( i ).» Aristote avait indiqué vaguement qu'il est des notions dont on ne saurait donner la définition. Avicenà reconnaît expressément ce caractère dans lès notions simples ; comme celles de Vêtre , du nécessaire , du possible , de Yimpossible , parce que la définition supposant déjà la connaissance de la chose définie , ne serait qu'une pure aulologie (2). »

» L'être nécessaire n'a point de cause ; car , puisqu'il est nécessaire, il tire son existence de sa propre essence. Ce qui n'est que possible a nécessairement une cause qui le détermine à être ou à n'être pas (3). L'être nécessaire est par là même éternel (4). »

» Le sujet est ce à quoi vient se joindre une autre chose, mais non comme la partie à son tout (5). »

Avicena détermine la notion des corps ; comme l'oiit fait plus tard les Cartésiens , pê/r

(1) Ibid^ ibid^ cap. 2.

(2) Ibid^ lib. II, tract. I , cap, I.

(3) Ibid^ cap. 2.

(4) Ibid , cap. 3.

(5) Ibid , tract. II, cap. 1 .

la seule étendue à trois dimensions, sans y joindre la solidité. « Mais celte notion ne constitue encore qu'un corps possible , et le sujet de cette possibilité, adapté à recevoir cette forme {substantia adaptata) est la matière. On ne peut concevoir les corps cfue revêtus de cette forme (i). »

)i Les nombres existent à la fois dans l'ordre de l'entendement et dans celui de la réalité : ils ne sont qu'un être idéal, en tant qu'ils ne sont point rapportés à un objet ; ils deviennent réels, dès qu'ils s'appliquent à des êtres multiples. Il en est de même de toutes les relations ; elles soiit en partie le produit de l'entendement, en partie fondées dans les réalités (2) ».

On doit remarquer que la philosophie d'Avicena est encore exempte du Mysticisme qui s'introduisit dans les systèmes des Arabes , et qu'elle n'ettiprunfe point en général au nouveàîi Platonisme les développemens qu'elle donne à la doctrine péripatéticienne. Nous allons voir bientôt ce mélange s'opérer , et les nouveaux élémeris acquérir la prééminence; mais la phi-

(i) Ibid, cap. 2 et 3.

(2) Ibid, 3 , 5. Tract. TU , cap. 10.

losoplùe d'Avicena continue à servir de type el de patron à la logique et à la métaphysique des Arabes , autant qu'elles se dirigent d'après les règles et les principes de la raison.

Voici maintenant un philosophe arabe qui s'élève contre les systèmes nés de l'alliance du Pérjpatéticisme el du nouveau Platonisme, contre Aristoie lui-même, et qui s'annonce comme le destructeur des doctrines accréditées ,• c'est Algazel ou Algazali, qui enseignait avec éclat , dans le onzième siècle , à Bagdad et à Alexandrie. Il se livra spécialement à la théologie , et porta dans cette élude un esprit d'indépendance et de critique, qui attirèrent une condamnation sur ses écrits ; il cultiva , dit-on aussi, la poésie avec quelque succès. Son traité des Sciences Religieuses a joui d'une grande célébrité en Orient. 11 avait beaucoup lu , et ce qui est plus rare , surtout dans ce siècle et chez cette nation , il avait lu avec quelque discernement , et même avec une disposition de critique.

Dans son ouvrage sur les Opinions des Philosophes , il discuta ces opinions particulièrement en ce qui concerne les principes des sciences naturelles. Nous ne connaissons l'ouvrage qu'il composa dans le même but , et

SOUS le litre de Destruction des Philosophes , que par la rëfulalion qu'en a faite Averrhoës (i); celle réfutation, intitulée à son tour: Destruction des Destructions de la Philosophie d'Algazel , renferme , il est vrai , ou le texte des objections de celui-ci, ou leur résumé; mais les objections, comme la réfutation , sont à peu près inintelligibles , soit à raison de l'extrême subtilité de l'argumentation, soit parce que le Juif Calo Calonymos, qui a prétendu les traduire en latin, les a en effet revêtues du jargon le plus barbare. Ce singulier ouvrage, dirigé à la fois contre Aristote, Avicena elles nouveaux Platoniciens, se rapporte essentiellement à la théologie naturelle. Algazel emprunte en partie à Jean Philopon les raisonneraens qu'il oppose à l'hypothèse de 1 éternité du monde , et combat les systèmes des nouveaux Platoniciens sur l'émanation universelle, sur l'identité absolue , sur l'unité parfaite , sur la non-réalité de la matière, sur les migrations des âmes. Il attaque la notion fondamentale de celle école qui , pour conserver au premier principe

(i ) Averrhois opéra , Venise , i ^60 , tome IX , folio 8.

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