IV. 3i
«leus avaient lour à tour considérées comme €iant son caractère essentiel , la faculté niotive et la faculté cognitive.
Les Péripatéliciens , en distinguant les trois grandes divisions des facultés de l'âme , agitaient la question de savoir si elles sont substantiellement différentes , ou si elles ne sont que les divers modes d'une mênuie substance. Les deux docteurs approfondissent ce problème , et le résolvent en faveur de l'unité de l'âme (i). Albert apelle l'âme un tout potestatif. On demandait encore si les diverses facultés de l'âme dérivent d'une seule faculté principale dont elles ne seraient que les différentes ramifications, ou si elles se séparent à leur origine même. S. Augustin avait adopté la première opinion ; Avicena avait embrassé la seconde , et en cela il était demeuré plus fidèle à Aristote. Les deux docteurs se prononcent aussi eu faveur de cette dernière ; les motifs qu'ils en donnent sont d'ailleurs peu lumineux, soit dans l'expression, soit dans la pensée. «D'un principe simple, dit S. Thomas, peuvent dériver plusieurs effets,
(i) Albert, De Anima, lib. III, tract. V,cap. 4- — S. Thomas , Surnma Theol. , pars I , quacst. 77 , art. 5.
dans un certain ordre et à raison de la diversité des récipiens. Ce sujet est la cause propre, finale et en quelque sorte active de ses accidens; il en est même la cause matérielle, entant qu'il reçoit ces mêmes accidens ; l'émanation par lesquelles les accidens dérivent du sujet ne résulte point d'une certaine transmutation , mais d'une production naturelle. » S. Thomas ajoute que cependant ces facultés observent entre elles une certaine subordination ; que les puis parfaites sont le principe des autres, sous le rSpport de la fin et comme principe actifs que les plus imparfaites sont le principe des premières comme principe susceptif (i).
Dans l'énumération des facultés de l'âme , dans 1 indication des caractères propres à chacune , les deux docteurs suivent en général les traces d'Avicena et d'Algazel j à leur exemple, ils admettent, pour chacun des sens intérieurs, autant de cellules distinctes dans le cerveau (2).
(i) Albert, De Anima, lib. I, tract. Il, cap. i5, Hb. III, tract. Y, cap. 4- — SummaTheol. , pars II, tract. XII , quœst. 1 2, membr. 3 , quaest. 70 , membr. \ . — S. Thomas, Sumnia Theol.,\iaTS t, qiioest. j'j, art. 6 et 7. — Albert . De Anima , lib. Il , tract. lY, cap. 7.
(2) Summa theol. , pars I , quœst. 78 , art. 4.
(484 ) Seulement S. Thomas ne reconnaît que quatre sens iniérieurs : le sens commun , Vimagi~nation f les facultés estimative et commejnoî'ative.
« Les sens, dit Albert (i), sont une faculté passive ; l'appréhension qui leur appartient s'empare de la ybrmé» des objets, non selon l'existence qu'elle a en eux , mais à l'aide d'une certaine image (^intentio speciei) , sous laquelle réside quelque notion sensible on intelligible. Cette appréhension a quatre degré* : le premier , le degré inférieur , consiste à abstraire la forme de la matière , mais non de sa puissance et de ses conditions ; il appartient à une force extérieure qui est le sens. Le second coUvsisteà abstraire delà présence delà matière, mais toujours sans en séparer les conditions; il appartient à l'imagination .Le troisième consiste à apercevoir certains caraccères moraux et spéciaux {intentiones) , qui ne sont point imprimés dans les sens , mais qui cependant ne se révè-^ lent que par leurs s'ecours ; il est voisin de la connaissance ; il Suppose une certaine appréciation et une comparaison. Le quatrième, et le plus élevé, saisit les modes essentiels (les quicl-
(i) De Anima , lib. II , tract* III , cap. i , 2.
( ^lS5 )
dites) ^ dépouillés de toutes les condllions de la matière, sépares même des caractères spéciaux ; il conduit aux universalités j il est le propre de l'enlendement. »
Albert reconnaît comme organiques toutes les facultés de l'ame qui appartiennent à la sensation , c'est - à - dire , l'imagination ellemême (i). Il s'élève contre l'opinion de ceux qui identifient et confondent l'entendement avec la sensation (2). En admettant avec Aristote le sens commun , ou intérieur, il ne se borne pas à le considérer conmie le centre où sont jugées et comparées les perceptions diverses ; il y voit aussi le genre dans lequel se réunissent les espèces (5).
Cl L'entendement en tant qu'il compose et divise les intelligibles , remplit le même office que le sens commun à l'égard des objets sensibles. 11 est le terme, le point central auquel viennent converge les \nyd^es{phantasmata) et les rapports de convenance ou de disconvenance j là se dégagent, par l'abstraction, les notions mathématiques et même les notions des choses
(1) Ibid. , lib. III , tract. I, cap. 1 et 4-
(?.) Ibid. , ibid. , cap. 5.
(3) Ibid. , ibid, , lib. II , tract. iV.
( 48G ) divines. Ces abstractions détachées résident dans l'enlendemenl sous trois modes divers : l'un , celui de la science actuelle; le second , celui de la science habituelle, sans considération présente j le troisième, celui de la connaissance ébauchée. Le premier ressemble au trésor qui est étalé sous nos yeux ; le second au trésor déposé dans le sol ; le troisième au trésor enfoui et ignoré, quoiqu'on le possède (i). » S. Thomas suppose aussi que l'âme reçoit et conserve certaines images ( species et intentiones ) / mais , il ajoute qu'elles ne sont point reçues par le sens ex térieur. a L'âme , dit-il , connaît les corps , par une connaissance immatérielle , universelle et nécessaire 5 elle ne les connaît cependant pas d'après des types naturellement placés en elle ; les images intelligibles à l'aide desquelles elle conçoit ne dérivent point des formes séparées , ou des archétypes, et le système de Platon est à cet égard inadmissible ; l'âme ne connaît point les choses dans leur raison éternelle , d'une manière objectwe , mais seulement d'une manière causale. » S. Thomas examine la question de savoir si la connaissance in-
(ï) Jbid. , lib. m , tract. III , cap. 5, 4 et 5.
tellecluelle dérive des sens j il rappelle et compare les opinions des philosophes 4e l'antiquité , oppose Démocrile à Platon , et montre comment Aristole a choisi entre eux un terme moyen. 11 éprouve lui-même quelque embarras à se prononcer dans cette grande controverse ; cependant, se rapprochant d' A ristote, il croit résoudre le problème par une distinction: « la vérité, dit-il, ne peut être entièrement ohie" nue par les sens ; la connaissance inlcHectuelle dérive de la conaissance sensible , non comme de sa cause parfaite et totale , mais comme de la matière de sa cause. L'entendement, aussr fong-temps qu'il est uni au corps , ne peut concevoir qu^à Faide des images sensibles {phantasmatd) ; tout ce que nous conhaissons dans Tclat présent est connu de nous par sa comparaison aux choses sensibles ; Tésprit conçoit les choseâ matérielles et sensibles par l'abstraction tirée de ces images sensibles ; les images intelligibles ( species ) , reçues dans l'entendement, ressemblent aux objets, mais ne sont pointées objets eux-mcmes.Les notions universelles et générales résident d'abord dans la connaissance intellectuelle et sensible ; car , comme les sens s'attachent aux objets particuliers , Fenlendemenl aux généralités, il faut que la con—
( 488 ) naissance de ceux-là précède la connaissance de celles-ci. D'ailleurs l'entendement procède de la puissance à l'acte , et tout ce qui procède de la sorte passe d'abord par l'acte incomplet pour arriver à l'acte parfait. Ce- . pendant les sens , comme l'entendement, connaissent ce qui est plus général avant ce qui l'est moins; nous connaissons qu'un tel objet est un animal , avant de discerner qu'il est un homme , et nous voyons qu'il est un homme , avant de discerner qu'il est tel ou tel homme ; c'est pourquoi l'enfant donne le nom de père à tous les hommes qu'il aperçoit. C'est que nous connaissons d'une manière indistincte et confuse , avant de connaître d'une manière distincte et précise. Le principe de la connaissance n'est pas le principe de l'existence ; l'universel a le premier de ces caractères, et non le second ; quelquefois nous ne connaissons pas la cause des effets ignorés ; quelquefois nous procédons par la voie contraire. L'entendement ne connaît directement que les choses universelles et nécessaires ; il n'atteint aux objets particuliers elcontingens, que d'une manière indirecte et réfléchie ; il ne peut connaître l'infini ni d'une manière actuelle, ni d'une manière habituelle , mais seulement en
( 489 ) puissance. Les sens connaissent dire'ctenicni les choses contingentes (i) (D). »
La distinction de la puissance et de l'acte , le passage de la puissance à l'acte , cette notion fondamentale de la philosophie péripatéticienne, qui devint l'une des clefs de la doctrine de l'école , appliquée à l'enlendement,. avait donné lieu à ces théories sur l'entendement possible et l'entendement actifs qui avait tant exercé les Arabes. Elles exerceront encore nos deux docteurs. Albert discute et réfute tour à tour les opinions de Platon, d'Alexandre d'Aphrodisée, de Théophrasle, de Thémistius, de S. Grégoire de Nysse, d'Avernpace, d'Abubacher , d'Averrhoès , d'Avicebron ; il embrasse celle d'Avicena , il emprunte ses propres paroles , et déclare avec lui que l'entendement possible est pur et sans mélange, séparé et impassible. » L'entendement actif opère de deux manières : en séparant les formes intelligibles , c'est-à-dire, en les rendant simples et universelles , et en éclairant l'entendement possible , comme la lumière pénètre le corps diaphane (2). » Avicena et Algazel comparant
(1) Summa Tlieol. , pars I , quacst. 84 , 85 , 8G. (2j De Anima f lib. III, tract. II, cap. 18 et ig.
l'entendement possible tel qu'il est en nous y. à une table rase et plane , avaient suppose que rentendement actif lui livre les formes détachées , les formes de rentendement spéculatif, qui sont dans l'âme comme dans une sorte de trésor , et dont elle les tire quand elle veut ; ils avaient fait de l'entendement actif une sorte d'être à part , isolé , supérieur. Albert n'adopte point celte hypothèse ; il se rapproche du sentiment d'Averrhoës , emprunté à celui d'Alfarabi. « L'entendement actif est une partie et une puissance de l'âme ; il en est séparé par sa nature ; mais il s'y unit comme à une forme. Quelquefois cet ce union s'opère par la nature même , sans le secours d'un maître et sans investigation propre, quelquefois par la volonté et le travail. De cette conjonction résulte l'entendement acquis (i). » C'est dans cette alliance qu'Albert croit apercevoir le secret du mode d'acquisition des notions relatives aux choses divines .
Albert s'esi attaché d'ailleurs à réfuter la maxime favorite des philosophes de l'antiquité: h semblable ne peut être connu que par son^
(i) Jbid. , iOid. , tract. III , cap. 9 , 10 , 11.
(49^ ) semblable. 11 s'élève également contre la maxime de Platon admise par S. Augustin : la science n'est qu'une réminiscence (i).
S. Thomas adopte à peu près la même tliéorie, mais l'explique d'une manière plus claire, quoique beaucoup plus concise, a Comme rien de ce qui est en puissance ne peut être réduit en acte, si ce n'est par quelque être actuel , il faut admettre dans l'âme, outre cet entendement/7«5si/' ou possible , par lequel elle peut recevoir et devenir toutes choses , un entendement actif à l'aide duquel elle puisse faire toutes choses, et conduire à l'acte ce qui est intelligible en puissance. Platon n'avait pas besoin du secours de cet agent ; car , à l'aide de ses espèces ou idées , toutes les formes existaient sans matière , étaient intelligibles par ellesmêmes; la nature empruntait à ces types les formes des réalités; l'intelligence y puisait immé- . diatementla notion des genres. Mais, Aristote, en refusant aux formes une existence séparée delà matière, a rendu nécessaire l'intervention d'un agent, d'une force intellectuelle, pour donner l'actualité à ces abstractions : aussi les
(i) Ibid. , lib. I , tracl. II, cap. 12 et i-f.
(49^ sens n'ont pas besoin d'un semblable ai,'enl , parceque leurs objets sont au-dehors. » Mais, S. Thomas fait dériver plus explicitement celle force , cette vertu active de l'intelligence suprême. (( Platon a comparé l'entendement au soleil , qui est placé hors de la sphère , au-dessus de la sphère qu'il éclaire. Aristote compare l'entendement actif à la lumière qui pénètre l'air et le remplit. Pour nous , nous ne reconnaissons d'intelligence séparée, que l'intelligence divine ^ lumière véritable et universelle ; à cette lumière participe l'intelligence humaine ; elle en reçoit la propriété qui constitue en elle l'entendement actif. Au reste , cet entendement ne s'applique pas à l'entendement passif d'une manière immédiate et directe: il a besoin de l'inlerposilion des images , de la bonne disposition des organes, du secours de l'exercice et des méthodes (i)))S. Thomas a tâché d'explorer le grand problème de l'union de l'âme avec le corps , et de spéculer sur la condition , les facultés et les opérations de l'âme séparée du corps.
(i) Summa Theol. , pars I, quaest. 89. — Voyer aussi Çuœst. unica de Anima , tome XII de ses oeuvres,p. 414, 4i6, art. 4et5.
Les deux docteurs ont chacun composé aussi un traité spécial contre le système introduit par Averrhoës sur Tunilé et l'identité absolue de Tentendement possible chez tous les hommes (i). ((L'entendement actif, dit S. Thomas, quoique doué d'une force égale et semblable chez les divers individus humains , n'est point «ne substance unique et commune à tous ; mais il s'individualise dans les âmes particulières , les âmes douées d'une sorte d'égalité primitive ne se distinguent donc entre elles que par l'individualité propre à chacune (2). »
Le docteur Angélique se demande comment l'àme intelleciive se connaît elle-même et parvient à connaître ce qui est au-dessus d'elle. « L'entendement humain , dit-il , ne se connaît point par sa propre essence , mais seulement par l'acte en vertu duquel l'entendement actif abstrait les espèces intelligibles des images sensibles ; il connaît les habitudes par les actes ; la première chose que l'entendement
(i) Alberti Opéra , tomeV , p. 218. — Saint Thomas , Opéra , tome XX , p. 481. —Voyez aussi Quœsf. unica de Anima , art. 3. — Contra Gentiles , lib. II , •cap. 55 à 80.
(2) Summa Theol., pars I , quœst. 79, cap. 5.
conçoit est Pacte même de cette conception , et Tacle de la volition ; mais il n'obtient pas cette connaissance de la même manière dans toutes les perceptions qui lui sont offertes. Dans notre état présent, l'expérience nous apprend que nous ne pouvons concevoir sans le secours des images sensibles ; nous ne pouvons donc connaître d'une manière directe et par elles-mêmes, les substances immatérielles qui ne tombent ni sous l'imagination , ni sous les sens. Cependant comme les caractères {quidditates) que notre entendement détache des substances matérielles , sont d'une autre nature que les substances immatérielles , nous ne pouvons , à l'aide des premières, acquérir une connaissance parfaite des secondes: Dieu nous étant connu par ses créatures , il ne peut être pour nous , dans la vie présente , l'objet de la première connaissance. Notre ame est l'image de la Divinité , mais une image imparfaite. Sans doute c'est par la Divinité que nous connaissons toutes choses , mais non comme par la première notion; c'est seulement parce qu'elle est la cause première de la vertu cognitive. (i) »
(i) Siimma Throl. , qna;sl. 87 , 88.
(495) Les tleux. docteurs ont composé l'un et l'autre un traité sur la vérité; mais, comme il arrive le plus souvent aux reclierches de tous deux, l'ouvrage ne remplit point l'attente que fait naître un litre si beau. La source de la vérité, placée dans la notion des causes, la subordination des vérités entre elles, suivant le degré de leur généralité , l'impossibilité d'admetirc une série infinie de causes, les difficultés qui s'offrent dans la recherche de la vérité , les circonstances qui la facilitent, le mérite de ceux qui y réussissent, les obstacles qui naissent de l'habitude, de l'imagination et des sens, les moyens de combattre ces obstacles par l'étude , la méthode et l'emploi du syllogisme , telle est la substance de l'écrit d'Albert (i). » l/étre et la vérité sont deux choses distinctes pour l'homme , dit S. Thomas : V être y Vun, le vrai, le bon , ne sont identiques que dans Dieu seul ». La vérité est la propriété d'une chose conséquente^à son être ; l'adœquation de la chose avec C entendement, ce par quoi ce qui est, est montré, ce d l'aide de (juoionjuge les choses inférieures (2). Le vague
(i) Metaphysic. , lib. II , Tract, unie. (7.) De Vcritale. Quacst. unie. , art. i , lomcXll tle SCS œuvres, p. 555.
de ces rîéfinilions montre assez combien le docteur est peu maître de son sujet j le même vague règne dans tous ses développemens. « La vcrilé est plutôt dans l'entendement que dans les choses; elles sont vraies, dans leur rapport avec l'entendement divin,en tant quelles entrent dans ses desseins ; dans leur rapport avec l'entendement humain, en tant que d'elles mêmes elles sont disposées pour produire une vraie appréciation. L'entendement qui compose et divise possède la vérité avant celui qui définit. La vérité est une et simple dans l'entendement divin, multiple en dérivant de cette source dans l'entendement humain. La première seule est éternelle, immuable. La vérité est dans les sens en tant qu'ils jugent des choses, non en tant qu'ils les connaissent; ce dernier caractère n'appartient qu'à l'entendement. Les sens peuvent se tromper, en tant qu'ils sont représentatifs, en tant qu'ils se rapportent aux choses; l'entendement n'est point exposé à l'erreur lorsqu'il embrasse l£s premiers principes, et s'attache à son propre objet (i). » *
Quel que soit l'atlachement de S. Thomas
(i) Ibid. , art. 2 à 12.
( ^97 ) pour Arislote> il adopte en partie le syslèrae de Platon sur les idées, comme autant d'exemplaires variés, éternels, des choses, résidant dans l'intelligence divine (i).
Albert et Thomas sont Tun et l'autre Réalistes. Albert expose lesargumens des deux partis (Ej, et se règle tout simplement par l'accord unanime , dit-il , de toute la secte des Péripaiéticiens(2). 11 recourt toutefois à une suite de distinctions subtiles : a L'universel n'est dans les choses extérieures , que selon l'aptitude qui appartient à leur essence ; selon l'existence réelle relative à la multiplicité des objets, il n'existe que dans l'entendement. » S. Thomas encore ici est plus précis et plus clair. «L'universel existe en partie dans l'entendement, en partie dans les objets ; il n'est donc pas seulement dans les termes ; il existe dans les objets, non en actualité, mais en puissance, c'est-à-dire, en tant qu'il peut en être abstrait par les conceptions de l'esprit,* il existe dans l'entendement, non en réalité > mais dans la similitude (3). » En prenant le titre
(i) De Idœis , quaest. unica , tome XII de ses œuvres, p. SgS. — SSumma Theol. pars I, quaest. i5.
(2) De ïniellebtu et Intelligibili,Uh. I , Tract. II , cap. 2.
(3) Tract. De Universalibus .