III
Si, à celte absence de signes propres h faîrcs constater la légitimité des perceptions^ on réopit cette libre spontanéité de l'assentiment^ telle ique les Stpiciens.laconçpivent^ on est amené à craindre qu'^ définitive, la vérité ne devienne pour les Stoïciens iine chosç presque arbitraire. Cependant , ^(ô^on^admet certaines perceptions qui entraînant mi assentiment inévitable; il cherc^ç à déiprrainer celles . auxquelles appartient ce car^qtère, lacpndijtion qui leur donne ce privilège ;. il trx^qvje cette cçaadition dans Té videpce. L'évidepce. est donc pour lui le critérium jspprême , la pierre de .touche décisive; et en cela il semble pressentir la célèbre maxime de Oescarte^. a Car, qu'y a-^t-ril de^ plus, clair que , y> l'évidence ? (Et, une chose a.us($i. frappante » a^t-e^lal?ç5$0|^jçi, d'élire prouvée > d'être défi- » , nip.(.i) ?,p Zénqn idwùfie Tévideiace avec ce quejiqmappçlQmlei^ensmtime.
il reccMurt aiiasià «ne sorte de guide qu'il appelle \ejugement droit^ ou la saîne^raison% (( Cette droite raison se fonde en partie^sar une connaissance exacte des choses, en partie sur Télat
(i) Ibid,, ibid., IV, 6,. 12. — Aiilugeile , XIX, ch. 1.
çtla condîlibn <le l'âme exempte tic tonte cor« Tuprlon. La nature nous fournit une sorte de modèle et d'espressioa d'elle-inéme, dans laquelle l'espril recueille les notions des choses j ces notions oQVeQt les principes de la science.: parleur secours s'ouvre une lai^e voie pour l'iavestigation de la vérité; et, comme la; nature est la même pour tous les hommes ; ces notions primitives composeat une sorte de.sen« commun qui appartient à rbumanité tout entière (i). »
Il oppose au scepticisme l'autorité des nftions eonimunes , recoanusB , dit- il > paru» assentiment imanime. « La dissension qui s'établit entre les esprits , le partage des opinions ne commencent qu'avec l'emploi, qui est fait de cesélëmens , ne tombe que sur les notions déduites qui sont l'odvrage de cbacuo (2). "
Zenon distingue dans t'âme huit facultés :
les ciuq sens, la génération, le langage et la pensée (5). S'il, comprend dans leur nombre la génération qulappnrtient essentiellement à l'or-
(0 Ibid. , ibid. — Diogënc Laërce, VII , 54. Plu- Urqae, De Plttcit. pliiL, IV , 11, ai (a) Epicléte, DUs- ,111, ^^■■ (3) Plutarque, ibitl. , ibid. , ai.
gaQÎsation physique , c'est sans doute en tant qu'elle dépend d'une action Yolontaire; c'est'aussi par l'effet de la confusion que commet assez ordinairement ce philosophe^ entre les phénomènes purement organiques et les phënomènes intellecinels. Ces huit facultés principales se rapportent cependapt à la dernière^comme pr édoaiinanie^ principale^ et^ pour employer son langage^ comme directrice, a On peut dire , sous ce rap* port^ qu'il n'y a dans l'âme qu'une seule faculté de laquelle dérivent toutes les autres. Elle est passive^ en tant qu'elle re^it les impressions du dehors; active^ en tant qu'elle les réunit, qu'elle en formé des notions et des jugemens (t). Ainsi ^ la nature et les opérations de l'àme forment un ensemble auquel préside l'unité , comme au système de l'univers. »
Ce sont les Stoïciens , et non Arîstote auq uel on l'attribue ordinairement , ce sont les Stoïciens qui ont introduit expressément dans la,. philoso|4ne la célèbre maxime : // n'y a rien
dans V entendement guin^ait été dans la aen^
(i)Plutarque, ihid, , ibid. y 23. — Stobfe, EcL phys. tom. P^, p. 38;t. — Sextus TEmpinque , itf «Ii^. Math. , liv. VU , § a33 , 334.
êoiion (i)« En cela , il est yrai , Us n'ont fiât que rédoire en formule la doctrine d'Ans* Xote. Ils n'admettent donc p<ûnt dldées innées; mais ils distinguent des idées natn*rdles et des notions ardfiddles; aux pre-mièresy obtenues sans aucun travail de Pesprit , ils donnent le nom ^anticipations; les secondes , élaborées par l'esprit , reçoivent d''eux le titre de notions ; les premières correspondent aux choses réelles, les secondes à ce qin est seulement conçu ^ comme l'idée du genre. Us réduisent à quatre les catégories ou les genres principaux , savoir : les substances, les qualités 9 l'absolu et le relatif. Ils réduisent paiement k quatre les attributs ou catëgo* rémes (2).
a Les idées artificielles se forment suivant des modes divers : les unes , à l'aide de Tanalo- ^c ; c'est ainsi que nous nous représentons d'avance un objet inconnu par son assimilation à un objet qui nous est présent : d'autres y par la composition ; c'est ainsi qu'on réunit
(1) Origène , contra Ccls. , liv. VIL
(a) Plutarqne , ibid. , ibid. , II. — Arrien , Ht. I ,
diss. 22. — Dîogëne Laêrce, liv. YH , $ 63, 64i 65.
«— Simplicius , Comm, in Çatheg.
plusieurs idées partielles pour en former un tout nouveau, combe Fidëe d'un centaure ^ par exemple : d'autres , par la proportion , soit que nous concevions le même objet sous des dimensions plus étendues , ou sous 'des dimeo- ,sions plus restreintes ; d'autres^ par l'opposition^ comme on lire l'idée >de la mott de'celle de la vie; d'auti^s ^ par la transposition des parties ; d'autres, parlât répétition; d'autres, enfin, par la privation (i). »
c(.L& raisonnement se compose du lemme , ott «majeure, du proslemme , bu mineure > ^ideVépiphoreyOH conclusion (3).» Les Stoïciens, emprunteront à Aristote le syllogisme , en le réduisant à deux modes , le simple et le corn-* posé, llsaccrurent encore le nombre des sojAismes, triste héritage de l'école de Mégare. Quoique la logique des Sloïci<ens fut moins compli* cfuée dans ses formules queceUe du Lycée, Cicé' ron leur reprocbe l'abus, des subtilités (3) ; Séné-
liil |i î M il l ' ii l iii T é n i II I. I 1, I II ■ 1.4.
(t) Cicêron, Dé PHntîf,, lu, 10.— DiogëneLaërce,^ VII-, Sa Sextus rEinpirique, Ads^. Maih.^ lll ^