IX
. (2) Diogëne Laërce , ibid, , § C8 à 8:^. -— Alexaadçç^ ^phrodisgeus , Comm, in analyL prioi?^ (3) Vt Finib.yl.Z,,/^.
(»3) que lui-même reconoait , en le déplorant, co ton^e son écctle (i); il appartientj'au reste, moins à Zenon liû-même qn'i ses successeurs- Toute la philosophie desSroïciens étant esgenùelleraentdirigée contre le scepticisme, en même temps qu'ils s'efforçaient de prêter à la raison humaine des imtrumens capables de le préveair , ils l'attaquaient ouvertement lui-même par des argutnens généraux. « Le doute universel , disaient-ils , est impossible j l'homaie n'est point le mattre de refuser son assentiment d'une manière constante etabsotue ; il est des perceptions sensibles qui >portent avec elles one clarté irrésistible; cette clarté est lelie que Dieu n'eût pu nous donner une lilixiière plus abondante. Nous devons doue nous y confier, à no& sens sont dans un éxat sain , et né sont troublés ni obstrués |tar aucun obstacle. Les êtres animés ne sauraient agir, s'ils n'étaient gmdés par de légitimes et véritables connaisr •ances ; qnel état pourrait être exercé, si oeruines vérités n'étaient admises pour leur servir de base ? Toute vertu di^arattrait avec la pSrte de toute conviction ; car, nous i
(0 Episi., 48.
(àé)
accomplir un devoir q^eQ recoanaissaDt la vérité de certaines maximes : Quel honune deviendrait le martyr de ce qui est bien^ s'il ne reconnaissait avec certitude la vériié de ce bien poqr lequel il s'immole ? Une ooDviction légitin>e distingue et sépare seule le sage de l'insensé ^ le prudent de l'aveugle « Enfin 5 la raison elle-même serait anéantie par ce doute universel ; tcfute question y toute recherche suppose la possibilité de la découverte* l'existence du but ; quel est celui qui tend à obtenir le faux > à reconq[aitre l'incertain ? II faudrait donc ^ en avouant un tel sjstèqie/ abdiquer toute philosophie (i) ? »
Essentiellement occupés à fonder la réalité des connaissances , à leur conserver la valeur la plus positive qu'il fîit possible y prévenus contre tous les genres d'hypothèses ^ prévenus surtout contre les spéculations platoniciennes y les Stoïciens ne trouvaient dans la notion pure de l'intelligence , dans tout ce qui porte un caractère de spiritualisme , rien qui pût les satisfaire; ils craignaient de voir s'éva*nottir^ comme une ombre légère^ les objets dé«
(i) Cicéron , Acad. quœsi. , IV , eh. 6 , 7 , 8 , j, n , 12.
gages de toute condîtioa matérielle et sensible; ils sedéfiaientdes phénomènes quiappartiennent exclusivement à l'ordre de la réflexion intérieure^ comme d'autant d'abstractions de l'esprit. Ils voulaient donc rendre en quelque sorte un corps uniforme y palpable et solide ^ à tout ce qui est du domaine de la science. De là, suivant nous ^ l'espèce de matérialisme qu'ils embrassèrent y et qui nous parait avoir été généralement mal compris. Ils ne faisaient pas consister précisément l'intelligence dans* la seule organisation physique; ils lui assignaient au contraire un centre d'unité qu'ils appeloient Hégémonique s mais , à cause de la disette et de l'imperfection du langage^ ils em« ployaient , pour désigner la réalité de ce principe , la même expression que celle qui sert en général à désigner les corps, comme objets solides : faute d'avoir porté assez avant les opérations de l'analyse ^ ils ne pouvaient déta* cher de la notion de ce principe toute condition matérielle , ou du moins ils craignaient de lui enlever par là l'existence substantielle qu'ils mettaient tant de prix à conserver. Us revinrent donc à cette définition des anciens qui faisait consister l'âme dans une sorte de souffle, d'air^ de chaleur, dans un principe igné ; ou plutôt , ils
(aS)
expliquèrent par cette image l'action de la faculté principale et centrale de Vhégémo^ nique {i). Us conçurent cette espèce de matière comme extrêmement subtile , comme ne se prê-> tant point à la division mécanique.
« L'âme humaine n'est point composée d'un corps lourd et terrestre ; elle émane de l'esprit céleste ; elle est une étincelle dé ce feu divin ^ éternel ^ qui est répandu dans Téther, qui est la source de la lumière (-2). » Les Stoïciens reproduisaient ainsi les idées d'Heraclite et de Platon^ quoiqu'en dépouillant celles du dernier, du spiritualisme qui les caractérise ; ils reproduisaient l'antique système des émanations. Ils secomplaisaielitdans une hypothèse qui relevait à leurs yeux la dijgnité de l'homme , qui main* tenait l'empire des doctines religieuses contre les attaques du doute > et qui prêtait en quelque sorte à la raison humaine le flambeau de la suprême sagesse, a L'homme est une image du monde ; un monde abrégé réside en lui. »
La théologie naturelle était ainsi , pour les
(i) Piutarque , ibid. , ibid. , 3. — Cicéroa , DcnaL Deor, , III, 14. — Tuscul. 1, 9.
(a) Cicéron , Somn. Scip, ; Pline, liv. II , ch. a6. -- Antonin , IV , § 4^ — IX , § 8.
Stoïciens.^ étroitement liée à la psychologie; celie-là , comme celle-ci^ était empreinte d'une sorte de matérialisme conçu pour échapper au yague et à l'incertitude des spéculations mystiques^ pour conserver aux iotelligences une sorte de réalité positive que les sens , seuls juges de la vérité suivant ces philosophes , pussent avouer et reconnaître. Les .doctrines* mystiques avaient conduit . à l'idéalisme 5 > et par là au scepticisme qui lui touche de si près ^ en mettant l'intelligence humaine. en rapport, avec rintelligeuce divine dans une région supérieure aux sens. Les Stoïciens ^ voulant maintenir cette alliance dans l'intérêt des idées religieuses^ prétendirent lui donner un lien plus solide en la transportant dans le domaine de la nature senâble. Aux corps seuls , suivant eux^ pouvait appartenir le caractère de cause^ parce que seuls ils peuvent ag^, produire. «La cause ^ disaient-ils ^ est ce qui opère quelque chose y ou ce qui sert de moyen pour l'opérer; ou plu-* lôt^ toute force est un feu; rien ne vit que par la chaleur ; d'ailleurs y Faction elle-même n'est point on corps , elle n'est qu'un simple attribot^ une détermination (1); » d'où l'on voit
(1) Gcéroa , Dt mai, Deor. , I, 9. — Jcad. quétâi..
qu^ils n'admettaient aucun intermédiaire entre ce qu'ils appelaient t:oips^ et les simples abstractions d^ l'esprit» « L'univers entiei* n'est lui'^-aiéme qu'un vaste corps organisa , dont la divinité est Tâme. Cette âme est aussi d'une nature ignée; ce n'est point le feu ordinaire et grossier qoi s'offre à nos regards ; c'est un feu céleste, étbéré^ répandu de toutes parts ^ qui pénétre et anime tous les êtres, source de vie , principe raisonnable , éternel ; c'est la nature elle*même ^ non Is^ nature passive , modifiée, mais la nature active ^ féconde, puissante , législatrice ; c'est l'ouvrier suprême , la Providence universelle et bienlaisante (i). »
Cette vue qui identifie la divinité avec la nature est fondamentale dans la doctrine Stoï* cienne. Toutefois il faut bien l'entendre comme ils l'ont ctmçue. « Il y a deux principes coéternels; la matière passive, et la eause productrice ;
J, II. — Sénëqœy Epist. 65, io6. — Stobée, EcL phys, , I , § 3i. — Sextus r£mpirique y Adt/* Math. ,
IX y 211.
(i) Cicéron, ibid^^ ibid. — De nat. Deor. 1, i4; II, 9, 22. — Plutarque, De Ptacii. phiL ,1, 7. — Diogène Laërce , VII, i47 > i56. — Stobée, Ed.
C>9) la seconde s'empare de la première , la rëgît , la vivifie (i). » Le paMb^sme des Sc«ïàena coDsiste dans l'universalité de celte action. Le terme nature a donc, dans le langage dès Stoïciens , une valeur toute difiereoto de celle qu'il reçoit dans le langage ordinaire, dans celui des autres philosophes, où. il exprime l'ensemble des j^oomèues, des effets qui se d^oient à nos regarde, Cbez les Stoïciens , c'est la force , la force primitive , la force universelle,' le principe actif; et voilà pourquoi eUe est intelligente ; v(»là pourquoi elle a sa source dans la raison ; voilà pourquoi c'est la divinité elle - même (3). a Elle agit sur certains êtres comme moyen de combïnaisoD, d'organisatioa, letir donne leur forme; elle agit sur les antres comme moyen de lumière. Elle est, sons le premier rapport , la cause des êtres ioaniméa ; sous le second , celui des êtres raisonnables. »
L'imivers est pour Zcoon non-seulement nn tout animé, mais un être raisonnable, un corps
(i) Sènhqae ,Epùt., 65 , 89. — Diogène Laërce, VII, 34- — Lactance, Dii-in. inst. VII, 3.
(a) Cîcéron, De nai. Deor. , II', 3a., — Diogi Uêrce, Vn,l48.
organisé^ dont toutes les parties sont liées entra elles ^ et réagissent les unes par les autres (i).
« Cette puissance universelle et primitive agit d'après des lois constantes .et régulières / lois qui n'ont rien de commun avec les idées plato^ niciennes^ avec les types ou exemplaires' des choses^ mais qui^ suivant la manière de voir propre aux Stoïciens^ ont une sorte de con* sistance ou de forme matérielle ; ils se les repré* sentent comme une sorte de linéaméns, de germes ^résidant dans le principe même des choses, déterminant à l'avance leurs révolutioîis futures ; ils empruntent la notion de. ces lois à la génération des êtres organisés , sans reodarquer que ^cette génération n'est elle - même qu'une des lois les plus mystérieuses de ruhi*vers ; c'est pourquoi ils Içs appellent ratio^ nés \ êeminaies ip) y expression qui devint si célèbre dans leur échoie. . .
De cette notion dérive, dans la doctrine, du Portique ;. la tj^priç^ des causes, ce .l^es anciens avalent idit ; Rien, ^e se fait ^e rien^ ZénoQ dit : Bien ne se.Jait sans cause. » Il est un euchaî-
(i) Cicéron, De natur. Deor, y 11 ^ 8, J2, i3. Seitu» l'Empirique ) Adv, Math. . IX, 79.
(2) Diogëne Laérce, VII, 189, 148, 149.
Tiement infini de causes et d'effets qui embrasse tous les êtres existans^ comme tout le domaine du temps et de l'éternité. Ainsi , le présent ren* ferme le germe de l'avenir. Ainsi , l'état présent n'est lui-même que la conséquence des prédis^ positions antérieures (i). Cet ordre éternel, universel, en vertu duquel tout ce qui arrive a dû arriver, est ce qui constitue. proprement le destin (jatura ) des Stoïciens , . cette grande loi de la nécessité qui préside à tous les phéno-^ mènes, loi qui n'est point précisément mécani*que, puisqu'elle dérive d'une cause intelligente, de la puissance et de la sagesse divine. Voici encore une barrière opposée non^seulement au scepticisme, mais à tous ces systèmes qui s'en rapprochent plus ou moins ,- quoique sans eh faire l'aveu, et qui livrent le cours des événemens aui jeux aveugles de la fortune et du hasard. Voici encore une des bases disposées par l'école stoïcienne pour asseoir ;la science comme un édificç inébranlable^
Comment concilier cet empire de la nécessité
(i) Ciccrou, De nai* Deor,^ 111,6. — Sénèque, De Provid, , S.-^De Benef. , \?I, a3. — Plotarque , De JPlacil. phîL y I, 28. — Antonin, IV, 26; X, 5. — Aulugelle , VI , 2. — Stobée , Ecl, pl^s, , p. 12*
(30 I9IT6C te libre arbitre que les Stoïciens mettaient tant de prix k conserver dans la r^ion des idées morales? Attaqués sur ce terrain , les Stoïcnens essayaient de se soustraire à la difficulté^ et introduisaient des réserves en faveur de la liberté des déterminations humaines. .
Le même point de vue nous explique cn-^ core pourquoi les Stoïciens considéraient l'u-nivers comme le meilleur des mondes possibles; la nature est pour eux la perfection réalisée. Leur optimisme se distingue de celui dePlaton, en ce que Platon déduisait la perfection de l'ouvrage de celle de son aiuteur^ tandis que Zenon identifiait l'une et l'autre : a Rien dans le monde n'est inutile y pas même le plus petit vermisseau. La nature sui*passe en excellence tous les chefs-d'œuvre des arts (x). )) Les Stoïciens rassemblaient avec un zèle iu&tigabietout ce qui pouvait &voriser cette pensée, objet de leur prédilection. Elle se liait étroitemeut au théisme 9 à la notion de la Providence, but essentiel de leur philosophie. Elle en fermait le commentaire, elle en était la preuve. Aucune
(i) Cicéron, De nat. Deor, , II, 34» — Séûëque, NaU quœst.y V, 18. — Antonio, LY, 27.— Plutarque, Z>e rtp. Hist, y 1044 9 io5o.
(S5) étxAe de rantitftiité n'a fait plus d'efforts pour mettre cette croyance augaste à l'abri de toute atteinte. Dans leur empressement à la protéger, à la jusûfier, ils ont admis sans doute avec trop pea de choix et de discernement tous les motifs qui leur paraissaient favorables à cette noble cause. Du moins ont-ils eu le mc'rite d'<^îr à leurs successeurs une varicté de déinoastraiions qui se préuit aux diverses dispositi<His des esprits, llsiti^siaient particulièrement, sur celle qui résulte du consentement unanime des peuples. Les premiers ils introduisirent dans cette grande question les démonstration^ morales; ils entrevirent que la notion de la jastice, que le principe de l'obligation, supposent un législateur suprême, et par conséquent im rapport entre l'homme et la divinité. Cetteautre preuve qu'ils essayaient de faire ressortir du de* Twr que la morale impose à l'homme d'un coite euversles dieux, et qui, sous un ra[^rt, renièrme une pétition de priudpe, n'a-t-elle pas, comme le raisonnement d'Epicure, uns sorte d'analogie avec la démonstration de K Ant . appuyée sur la croyance pratique ([)? liai
(i) Cicéron, De nat. Zïeor. , il,», 4- — fi. — Sexto* rËmpiriqoe , Adv. Mt^. , X , 7I in.
lesn^émes soins à établir l'unité àe Dieu (i). Ils coffiprirem qiie Ja doctiipQ 4;Epiçur^, en isolant la Dlii^nitiéji en U l^p^i^Qt d^,l^niYjec3 « enbrisaii^t toiisIe^^-appQr^. quQlajrecQimsi^^dance et l'espoir forment cmtreDieucît ISionuDe, prive l^kuaxnnit^ de sçn plus bel héritage) etéquiviautpresque p^r le fajit.i V0X ath^éiame .¥éritakle» Ils s'attap]^^^en,t dppc à fortifia ces ruppcrts sufaUmes p^r l^s Jien3 les plus. pui93ans. Ils^déduisirent la notion de la Providence, de la nature même d^.la Diviniiéide la d<^endance universelle- qui sQumcit .tQU3.1e$.être3.à une cause raisonaa^le ^ d]@. la heaulé. et de.Fordre qui régnent' dans Uuniverç^; ik firent rayonner l'image ide Ja^ Brovidence au travers des pbénpmèaesdela nature et des even.en91e.na de la, vie bcunaine. Cestainsi qu'ils ramenèrent à l'unité le système entier 'des choses {diysiques et .morales (Ç).
Ils firent plus encpre; ik entreprirent de justifier la rebgioa. populaire ^ et d'expliquer par des CQu^dérat^ons philosophiques les traditions de la mythologie. On les suit avec intérêt dans leurs recherches sur l'origine du polytheismç.
(1) Athevyagor. Leg0f.pro C^riff.-^ Plut^rque, De dif. Orme, , p, 4a5, — Anto^în 1 Yî , 9,
(55) La philosophie corpusculaire, celle qui expliquait toutes les réfolutions de la nature pai' la seule composiûoo et dëcompositîon , depuis' qu'elle avait été introduite par Leudppe et uémocrite, avait paru bannir du théâtre de là nature tonte intervention de l'ordonnateur suprême; s^ auteurs n'avaient admis qu'un système de lois mécaniques. Il suffisait qu'une sem- Meble hypothèstj fiit contraire aux îatëréts'dea idées rdlgiéûses^ pour que les Stoïdens eil rejé' tassent le prindipé, coihme ils en redoutaient les ccHttéqueacâs; il» t-evinrent donc à Phypoth^ de la transformation , et oppcàèrent' aux atomes la divistbîfité de la matière à Ilnfîni. Us n'adoptèrent pcnnt là distincûon introdoîte par Aristote entre la métaphysique et la phyHqtie ; ils s'aitacbèrent'an contraire à aasoàer ëtroît<>umit ces deux sci^ces. Im seconde fat loin de trouver qodqne avantage dans cette alliance. Ils se proposaient deoz bats principaux daosl'étnde de la physique : Fmie/)*y puiser les cooMdÀ'aboas propres à justifier Unrs vues sar b Prondeoce, l'antre, de p r é p ar er à Pétade de la morale} car, ib intro dui a ii e nl entre la pbysiqne et la ime c o r rflad oo nooveUe, qin leur foi ■ nMM propre, etqm ^exf^oe par Hdi s étaôcnt Cbnntfe de b oatme. Ccat ûa
espëratent , tout ensemble , ennoblir la science par les intentions delà vertu , et fortifier la vertu ^ai' Faulorité de la science.
Faire disparaître du nombre des biens et dés maux tous les plaisirs et toutes les douleurs des sens; réserver le caractère de biens et de maux aux affections qui appartiennent en propre à l'âme^ qui sont en sa puissance, et qui dérivent de l'usage de la liberté; ne considérer comme bpn que ce qui est bon partout et toujours , indépendamment des circonstances, et par con* séquent que la vertu seule ; comme mal / qne le vice ; affranchir ainsi l'homme moral de toute servitude et de toute dépendance extéridurie ; l'élever même a une sorte d'insensibilité par le ntiépris de toutes les impressions passives ; l'af* franchir eh même* temps de l'esclavage non moins terrible des passions; ériger la raison eii arbitre suprême de toutes les déterminations ; Va vouer comme dignes, du sage que les actions qu'elle a prescrites j opposer Fhonnête à iVlilé , ou plutôt faire triompher l'honnête de l'utile ; diriger incessamment les regards de l'homme sur le modèle de la perfection comme sur le but de tous lès biens (finis bonorum) ; révéler à sa pensée le code d'une législation sublime p éternelle \ , universelle ^ émanée de
(57 ) Tauteur de toutes choses, gravée dans toussea ouvrages ; fonder ainsi la vertu sur le devoir, sur le principe de l'obligation , indépendamment de tont intérêt personnel ; nnir étroitemeot tontes les vertus entre elles > par un lien indissoluble ; ennoblir la vertu par rimmolation ^ l'i^ermir par la constance , telle est cette jnoralité énergique que Zenon impose à l'humanité ; et il a assez estimé l'humanité pour l'en croire capable, a Zenon , dit Gcéron , » ne s'adresse qa^ notre âme , comme si j) nous étions dépouillés des enveloppes du » corps (i). »
Gcéron, dans le troisième livre de son traité mr les vrais biens et les vrais maux , et dans ton traité dès offices ^ s'est complu à développer ce code admirable dans sa rigidité; ce code s'élève comme un monument plein de hardiesse et de grandeur , an nûhen de tons les systèmes de morale produits par l'auticpiité ; te torrent des vices et de la ctHTUpûon semble s'écouler autonr de lui sans l'ébranler ni même l'atteindre' On diroit que' Zéuoa , en dérobant à Platon son type de Tidéai , a voulu le r"'-"-- *"- '■* *""* '
(l) Ue F.«*.,lV,cll. 1
le sage du Portique rappelle les demi-dieux d'Homère ; il appartient à une nature toute héroïque (D). La céIQ|bre,ûpa/^i^desStoacp^n8 cooaistMit dans
l'indiffëreoce aux imfNressioQ^vMues du dehors^ dans l'impossibilité où est ]^ sage d'étremodifia par elles^anjB le tiioQ^phe qu'il remporte siur tous ses penchans» Leur célèbre mnîtaeyOgiseonfipr^ moment à la rfflfure y exprimait , d'après Fid^e qu'ils sefprmaientd^ la nature^ etqneuous ayons exposée il y a un instant , l'empire de ces lois immuables qui président à l'enseBoUe 4e l'univers. Ce qu'on appelait leurspafnd4Ç>a?^« prove* nait de la violence qu'ils Ëôsaîent aux penehans de la sensualité et de la singularité d'une doctrine qui eboquait le langage ordikiaire et les habitudes de leur siècle.
On voit qu'Epicure et Zénou avaient été paiement frpppés de l'esprit el des moeurs de leur tçmps , et que cette considéradoa fbrmoit leur pensée dominante ; mais ; Epicure avait en vue de se plier y de s'accomoioder aux eireon* stanCf9S qui en résultaient ; Zenon, de s'y opposer, de les vaincre. L'un descendait au niveau de la foule contemporaine pour en obteôir la &veur; l'autre appelait à lui du sein de la foule toutes les âmes fiéres et courageuses pour les élever à
(39) une TÏe nouTeHe. L'un et Fautre avaient profondêsoeoi ÀudiéU □htur'e de l'homiûé ; biais , Fnn ponr lai coùdescetadre et Ibi Complaire , Tautre pour k nég&^rer. L'un et l'aotre se déclarèrent ë^Iemetat là adversaires du scepti- 6iame ; mais > l'un fiotir soUlagfer l'eàptit des inquiétodes du doute , V&nite pour fbrôfîer la raison de tonte l'énergie de la conTicuoti. L'un et Tautre invoquaient l'autorité de l'expérience; mais f le preïnier loi demandait les lutnières propres à èstretenir les donceurs du repos ; faatre lai demandait une sancbon pour les Icôs ncrées d'une austère sagesse. L'un recber chait la vérité poor qu'elle servît de guide à l'intérêt bien enteada , Tautre pour qu'elle {>rescrivh la règle du devoir désintéressé. L'nn et l'aatiSe reconnsùssaient la Divinité , lui adres> Paient leur cnlte; mais, lé premier séparait la EHvibité de l'univers , "de peiir que la supersùdon ne vint agiter et troubler l'âme du mortel , et son culte dégénérait en une contemplation oiseuse et stérile; le second identifiait presque h Kvinité avec l'univers , comme pour envelopper l'homme de l'influence religieuse , et son culte était une vie ifirigée toiit entière au meilleur. L'un et l'autre rejetaient les spéculations et les hypolhèses j mais , le f
écartait comme une recherche inudle au bonheur y le second comme un danger pour la solidité des principes de la morale. La pliilo— Sophie du premier était à beaucoup d'égards négative ; .elle tendait à faire disparaître les obstacles , à laisser leur cours aux penchans , comme sa direction naturelle à l'esprit : la philosoplûe du second était essentiellement positive ; -elle tendait à développer toutes les forces , à faire mépriser tous les obstacles ; c'était un pugilat continuel ^ une gymnastique de l'âme et de la raison. L'un accordait beaucoup aux affections ^ à la bienveillance ; l'autre ne connais* sait que l'accomplissement des obligations. L'un soignait exclusivement la félicité de l'homme , l'autre sa dignité. Celui qpi fréquente les jardins d'Epicure se croit transporté dans les contrées délicieuses de l'Asie j celui qui fréquente le Portique croit vivre sous les institutions de Lycurgue.
Les institutions du Portique, rigides comme cellesi de Sparte , devaient être comme elles fixes et immuables ; et tel fut en effet le caractère de leur' influence morale et pratique; cependant, le Portique recevait des disciples capables d'embrasser ses lois ,. plutôt qu'il
(4i ) n'appelait indifiëreoiment des auditeurs pour les former à sa doctrioe. Car, Zéaon eùgealt dis la nature humaÏDe des efforts ,peu ordiuaires ; il fallait donc des âmes préparées à l'entendre , assez géaéreoses pour le suivre. La philosopliie du Portique eut moins de fixité daos sa partie spé. culaiî?e ; quelque s<JIdité que son auteur e&t e9sayédelui donaer^elleélait encore sajetteàdis- CDssion ; noo-sealemeut cette doctrine ëtait à plnsienrs é^ràs incohéreote et incomplète ; irais , ZéooD s'avait pas pris le soin de l'envelopper, comme Aristotc, de ces formules» da cette leniiin<^ogie, quieqlacent les esprits et les privent de la liberté de leurs mouvemens.
Qéauthe , successeor de Zenon, n'ajouta rien à sa doctrine ; il eut même le tort de matérialiser encore davantage les notions que son maître n'avait pas su isolerassez des conditions maléridies , et de sacrifier aux superstitions vulgaires que celm-cî avait espéré justifier en les épurant (i). Il eut cependant le mérite de présemer à la philoâophie cette belle indaciioo ^conduit àla notion de l'être sonverûnemeiil ftrtàt f par la eonâd^tîoa de Fédidle pro-
(0 Diograc Laine, TH. $ i ddr. Stoie.ff. i»-5, etc.
greasive que forment les dWers degrés de perfection dans le système des êtres (i). Avec Zénon^
' )1 définit la Divinité comme la ïxn générale de lat nature y loi qui préside tout ensemble aux phénomènes physiques et aux phénomènes moraux; il fdace dans cette puissance suprême le prindipe de l'harmonie 6t de là coordi— ^ nation qui rappelle à Funité l'infinie variété des choses (a) ; oig peut voir dims la belle hymne de Cléantbe , qui nous a été conservée par Stobée , comment il allkit ainsi Pttfiité de Dieu au panthéisme de son école (3). Il eut aussi le mérite d'entourer d'un nouveau jour les notions de cette vertu, a qui consiste dans 1) l'harmonie d'une vie affi^nchie des passions , D constamment en accord avec eHè-même , et
. » qui n'est digne de ce nom que si elle a sa
i>^ source dans Tîntention de l'homme , si elle
D est vraiment intérieure (4). y^ U confirma sa
doctrine pai* l'autorité de ses elémples.
Cependant , la moyenne Académie avait pris
(i) Seztus rEmpirîque, Adv. MaA, y IX, §88.
(a) Stobee, EcL phiL, § i3i.
(3) Idem. , ibid, , § 3a.
(4) Sënëque , De Benef, , "VU , a i . — Diogene Laërcc, VII , S ^9*
■é'wm wi I m SuSànat m'witkm |<>Im» «mW^vm^^ à Inner cmtre le seBtt-«e«|>Ak«mi« «jl«t «www Sophàies, centre le doute msfwtmf kl» l^m'WH; an mànramn ptas' redoutuble 9» Hwwtiishit t c'était 4e doqu ^siju d*AfeènlM , t/tfoi iX\\m dûleetiqua aeâve st exarot^. tl fitllttît )Wti~ t^er, dans oe utouveau péril > la doctrine tin Fortîqae coure laquelle les eRbrU doH AMct^-* mkneot étaient essentiellement dii'tgi^ii. Ghryàppe se dnrgea de oe rMe , et ne nit^U|{«ti pour le nm^ aucune des ressourças du tuloiiti dekpaiérénaieeetdn conrage, 11 reprildoiui i-ae«Tre Tourrage entier de 7Àttim , à eo ptrfecùoaaer imii h tour Uê ililIT'^nmafmém, tttanottt k ïc* torûfmr puftUt amwams. mofti»ét défisiMe, f >t» «fiû^m* avaUri/f
1 ks âicBK . igiBMft âb , atrûmt !>«»'><« «i^ » T-emaSaî. fiât l^^ane ^ <f?'ïiV. -fr-f -li: *«ij* 4* ï CansTw ^*ufe 3ii*r.ïuînr. ine wsi^. ''f^- *
( 44 ) avait rectifie la définition de la vision compréhensivej altérée par Qéanthe; nous voyons dans Sexius l'Empirique qu'une réflexion jndicieuse le conduisit à rejeter cette comparaison de Cléantbe qui assimilait les perceptions à Vetsk^ preinte laissée par un sceau sur la cire, ce L'in* l> telligence , disait - il , ne pourrait réunir D alors les perceptions diverses . et simultanées D dans l'unité de l'acte qui les combine et les 9» compare (i). La perceptibn y disait-il encore 3) suivant Plutarque (2) ^ est une modification J> de l'âme qui révèle aussi l'objet par lequdl D elle est produite ; » distinguant l'objet perçu^ de Pobjet fantastique qui n'est qu'un produit de l'imagination , il s'effoiiçait de marquer les signes auxquels on peut reconnaître leur différence. Il s'attachait donc a déterminer toutes les circonstances qui accompagnent les. phénomènes des songes 9 du délire ^ de l'ivresse , de la maladie ^ et celles qui sont propres aux phénomènes de la veille et de la santé ph^fsique et morale. Le caractère essentiel auquel il ramenait ces différences ^ consistait dans l'évidence ^ dans la clarté , dans cette lumière sans nuage ,
(I) Ad^^, Math., yil, a3a.
(9) Plutarque y De Placit. phil.y I, la.
dans cette persnadon pleine , et dans cette impression énergique , qai résultent toujours de l'impression produite par un objet réel* C'était, en un mot , une sorte de sentiment direct et immédiat de la réalité , une vue de l'objet lui-même, a Ces perceptions et ces idées , ea provenant dès objets réels , parviennent à Tâoie pures et sans mélange d'élémens hétérogènes i dans leur simplicité native^ et elles sont fidèles parce que l'âme n'y a rien ajouté de son propre' fonds (i). 1^
. ChrysippjB distinguait ! encore avec Zenon les perceptions, sensibles et les notions, a Les 3» secondes , disait*il , ne proviennent point im^ n mé£atement des sens ; elles appartiennent » à la pensée > elles représentent' les objets » non sensibles ou ceux qui sont connus » par la raisoin ; elles naissent de la compa* )!> raison des premières , de l'opération par la- » quelle l'esprit saisit les qualités communes » et générales ; les unes par l'exercice natu- 3) rel , les autres par un exercice réfléchi des i> facultés de l'entendement (a). »
(i) Cic éron, Jcad. quœst.^ Il, x4f 169 17 » ^^^ -^ De Dw'm^ , II ^ 61 . •
(2) Diogëna Laërce, YH, 5a<— Plntarqoe, De PlacU.phil.^ IY> II.
San» amployer les 6gure» du syllogisme ^ ec en cfaerohant à réduire la nomendatum des rèj^^ qui gotnrernent Fargumeiitation y Gbry-^ sipper earicfactiexiœre les dàssetrde sylI^stneaT inâtitclées.paaT Arbtotejt fl fit remarquer àii^^ t|iie pla§iêufa>eBpècBS de raî&xmnemen»' nef sotlf paa<rédiMÎUe9 àla^formecyUbgtsliqiië.' IlVticcupa d^étdblîr une tlïéorie des sîjgnieigJ «' Eie »gkie > k notion: et J^bjet sigmâé, sôHt ttois' eliosefrdîfierehtès:,^ mais^usiesipati des'rtqpport^ mutuels. U y a deux sortes de signet : lès^ tCH» Qomf^momiijky qui rappelleilt l'ilttsge' ou le soutenir dé ri» choBer à laquelle îk oM iélé' a^d^* cLéfr; lèa^i autres £2dim0MAi(?fi^qtddè^^ Ift oowiaissaoeè de cette; eboser Lei rehiicAis^ de: là> eakisalÊté oonstituem- la* propriété ded' seeonds (i)i^ d
Arifltoftè tfvah'déjàétabll qu'il doit y a^ir des ¥érîtës>feiidainemàles'qui|i'adm«tteM^k)t^ de.dénioostràtionB', puisqu'elle» sek*vefit de prineipesipourrdémAn^rer le» aoires; Ghrysippdenirepiit de dresser ufie> nomeivdlatiire de^^^ vérités indémontrables; L'art du ridsonmieiMnt^
(i) Sextus l'Empirique y u^^ft', Matb.j,yJSl^ laye* ^ Diog^ae Uèrcc , YU ^ 68; — GalUto, Mbi. pML,
(*7 ) couUuiu à naoBer MMbin^MB celle»^ , il ÎBfvrle mmmi tmm . ôiibien déiemBB- ; <n- , c'ak rsÂiaiH:
peot Ifs fiure iiMi M a » , CK W-«i d'une àané ^* ac p^HHi p^ ana Sextos ITiwi'njM Ibb m^F àisk-câ qu'on peot lédâK à âe^ : « 3»
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IcBC leon trwfea et I^e» ii^uSn^K» ; û ae récioÎKBt aa ftnd >■ li^HÎpe as TiàoBiaÊ im
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Chrysippe fit Ëdre encore quelques pas à la théorie des causes. Le principe de la causalité avait ëté proclamé par son école ; Chrysippe essaya de le démontrer : (c- Toute proposition , 3> disait-il , est nécessairement vraie ou fausse ; )i> or , si un événement avait lieu, sans cause ^ y> si le mouvement y par exemple , n'était pas » produit par une impulsion , la proposition qui ^ l'énonce ne serait ni vraie ni fausse (i). i> II voulait dire sans doute qu'on ne pourrait prédire avec certitude l'événement avant qu'il arrive. Ce raisonnement se réduit à déclarer qu'il n'y aurait pas de motif raisonnable pour attendre un événement futur , s'il n'existe pas déjà une cause qui doive le produire: 11 distin'* guait deux sortes de causes : les unes qu'on paurrait appeler purement mécaniques, celles qui rassemblent les élémens des agrégats et qui les font adhérer ensemble ; les autres^ organi^ gués , qui président aux phénomènes de la végétation de la vie animale ^ de la sensation et de la pensée (2).
(0 Gicëron, Defato , X. — Plutarque , De Stoîît.f p. 1045.
(a) PluUrque, î^iW.y p. io53 » adi'. Sioic. j p. 1089.
Dans la lutte penéfcranu des Stotùms sOQlre les Acadéniidens , Antipiter dtvîm l'adversaire de Caméade. Il laissa à sa mort un traité contre le sceptiôane : « Les sceptiques t » disait-il , sont en coutradicùon avec eux- B mêmes ; car , lorsqu'ils avancent qn'on ne » peut rien-coonattre , ils déclarent du moins » connattre la Terité de cette maxime (i). » Il fDt donc le premier auteur d'un raisonnement souvent employé par la soiie ; mais les Stoïciens éuieut peu saùs&its des argumeus qu'il avait employés pour le service de lear cause, a 11 n'y » a point lieu , disaieQi-iU > à dÏMuter avec les » Académiciens ; quelle preuve pourraîl-on » opposer & ceux qui n'en admettent aoeaiie?
» comment pourrait-on dé6uair la connaissanct, » la perc«pû<Hi y la vision de l'esprit, puisqu'il » n'y a rïen de plus clair et de plus évident que s la Imniere qoî raccog i paffie (s) ? n
Panaelios de Rhodes , l'aiiii de Polybe, qui fut le précepteur de Scipioa rAfricaîa etrac;^!»pagna dans ses voyagea , Patuetias , qu« CΣér<yfi ûte si souvent et avec utud'éLugo, cl qu'il avarie
pris polir guide dans son admirable traité de# QfficeSjvintenseîgpaer ensuite à Athènes; ei porta k Roniela philosophie du Portique. aFuyaat^ dit B- Gcéron y la rudesse et les habitudes sombres B de son école, il rejeta les sentences trop dtire^, D les ai^iunentations trop subtiles ; il <ntait n sans cesse Platon , Aristote j Xénocrate ^ :^ Théophraste Dicœarque , mais Platon sur-^ n tout qu'il appelait, dans tous ses écrits^ le di- D vin Platon 9 le plus sage et le plus saint des » hommes , l'Homère de la philosophie (i). iD Panaetius s'attaoha surtout à la partie morale du Stoïcisme 9 et aspira moins à en perfectionner la doctrine par de nouvelles recherches , qu'à l'accréditer par son savoir et son éloquence. Panaetius avait écrit une histoire de la philosophie dont on ne peut trop déplorer la pprte (a). 11 avait laissé aussi de nombreux ouvrages j dont aucun ne nous est parvenu;* nous apprenons de Océron qu'il avait rejeté les idées des Stoïciens sur la divination.
Mnésarque et Posidonius paraissent s'être
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(i) Z>c/ni6. , IV , 28.
(n) Voyez , sur Panaetias , la dissertation de l'abbë Sevin dans les mémoires de rAcadémie des lasortpa tioiis I tome X. t
K Ji • partkuIiBrBmBnt a^pliqaé^à cooitlonner la philoâcçâie Ju Porticpie ^ à en tnettre tous les élèmen» en. harmonie. Lfi^premifir eut le mÀîle de recûâer^ au Jcl mieux dëtfirmiaer les trois noûoff» de la Divinité ^ du d«stio eide la nature^ notioQS qne les Stoiôens paraissaient identifier et coaSjQiire; il les distingua, les distribua comine les troU degré» d'ace échelle : a Le destin est b législation élabne par Dieu ; la Ha* turc , celte l^islation mibeen action et %f^}^ qnée à FaaiYcrs.)» (£) Posidonius , &m]^ d« PaenaÛQS, appartaaait aussi à Fécole de Bii^^Mk^ qni acquit un certain éclat à cette époq^e^ Océron a?ait récueilli ses leçons ^ eC \om dç M)ra aminé. Auteur fécbnd> il avait émi oix^^ llvifj^ sur la nature des Dieux; il avait tmié à^ k divination , du destin ; il coltit ait ibi i^VLjii^i\jt î^ ^ la géographie ; il édairat la ^j^ouuàe 0^ i>» sciences par la preanèi e; A j)s>w> ssl&^x ut^ ^%>iH^ pie remarquable de la siouv^Ue ^Làufj^ H^} depuis Aristote^ s^éSjibUssait entre \i: Çf ti phie et les sdenoes poaiiives.
NOtÉS