‹ Histoire comparée des systèmes de philosophieChapitre 11 sur 38 · VI, S · texte numérisé non relu

VI, S

(1) Pyrrhon. hrpMtjl,%:ii5. — DiogcneLacrcc, '^^- 1> 9 S >74 ^t 175.— Cicéron , Acad. quœâi. Fff S7, 14 et 46.

' On ne peut établir atee certitncle si le premier Aiistippe^ fondateur de Fécôle de Cyrène^ est le- vérïtable auteur de' ce système. Diogène Laeroe expose longuement 9 mais d'une manière Miezeonfuse, la théorie de ces philosophes sur la morale* Ils reconnaissaieiit des jotnssances propres à i'â'me> comme des jouissances (jui proviennent du corps ; mais , ils remarquaient que les. premières ont moins d'énergie que les se^ condes« Le bonheur^ but de la TÎe, consistait ^ autant eia^ dans l'onion et la coordination des jouissances (r)*

Mais/ combien quelques Gyrénaïques ne si'éloigpèrent^ils pas dé TenseigoenientdeSocrate^ s'ils avançaient y comme Diogène Laërde le 'dit de Méléagre et de Clit<miaque y a qu'il n^y a % rien d'injuste ou d'honnête en Àoi ^ et d'après 1» les lois de la nature ; que celte distinction D ne provient que des loi^ humaines et de » l'usage 1 » Diogène leur associe aussi Théo* dore; tuais suivant -Phavorin, dans Suidas^ Théodore aurait enseigné que Thonnête est le seul vrai bien ; le deshonnéte ^ le seul vrai mal y et que tout le reste est indifférent au sage»

(i)IMog^iieLaërte,«*^Nf.-^Cicérôn, AcatL Quœstj IV, S 43.

TU affeclaient le même dédain que le^ Cynt* quct pour lea sdenoes physiques , et lettr sys* tème nt le critérium de la yérité y contribuait sanadooie^aionqueV^ttesteDiogèneLaërce (i)« c Gepeiidam> ils divîsnieQt l'éibiquey dit$e^<- B tpi» en dnq parties : la prepûére , qui traita B du cbcHx il fiiire entre le^dio^es; la seooode» > des affections; la troisième ». des actions; la A quatrienie^descaiises; la cinquième I des rai*r » sonoemiens. (a), i» La quatrième correspond & la physique, la dernière a la logique* On remarque ici un pas fiiit vers la division des iGÎeDoes. « Os étudiaient la dialectique^ dit Diogene Laêrce^ k cause, de l'usage qu'ils étaient cooiraints d*en fâirCf Us cop#idéraient Perreor» dit le même historien^ comme digne dlndMgeoMi parce qu'il n'est personne qui se trompe de plmii gré et de propos déli^ béré (3). p Noua retroavonn aussi une femme dansTé»

oolede Cyrène; c'est Arétée^ fill^ d'Aristîppe» qui fiit eUe-méme l'institutrice de son fils le lecond Aristippe» auquel on a donné le starnom

(i) Iiv« II, S rjS* M ^^- Logk:. VI (3) lUd. S 179.

I II II m I I II ^»— i— ^'

de Metrodidacioa ; elle eut encore d'autres disâples^ entre autres Théodore , et obtint une grande célébrité. Suivant Diogène Laërce, Fé^ cole Cyrénaïque se partagea en deux branches, 80U8 H^éshs et Anoiceris; cette distinctioa avait essenûellement pOuàr objet b part qui doit être accordée aux affections dans la m<oralc. Le système d'Hégésias tendait à Tapolo^e de l'égoîsme; Anniceris rendait aux sentimens généreux le rang qui leur appartient dans le domaine de la vertu.

" Trois des derniers Gyrénaï^es ont été rangés par les anciens au rang des athées; ce sont Théodore, Bion Surnommé le JBbrysténiste et Evehemère. Mais, nous ne pouvons assek répéter que , par cette dénomination ^ lea anciens dési* gnaient seulement les philosophes qui rèjeuient les fables de la mythologie païenne, ceux qui rejetaient 1^ Dieux i «'est*à-dir« tes génies intermédiaires auxqtfels le langage reçu doboait ce titre, et qu'où sopposaiE être les agënl intermédiaires de lu dtvinité/Plutarqqc, il'est vrai^ nous dit de Théodore, a qu'il rejetait la no- » tion de la divinité, parcei qu'il concevait » celte notion comUlè .celle d'un être élcrDel, n immuable, être dont Texisteûcë hiipafaissau

^ impossible (i). » Toqtefbis, Sexlus l^mpi* -ipse, qui sous tous les rapports mérite plus de croyance ^ nous déclare que ce Théodore ainsi ^' qu'Evehemère, s'était borné à avancer que • ceux qui ont été mis au rang des Dieux par . les traditions vulgaires avaient été des > hommes (2). » Quant à Evehemère^ nouspou^^ ^•>ns heureusement prononcer par nous-mêmes •i'après les fragmens qui nous restent de ses <nts, €t cet exeoiple est fort précieux; car> ' il répand une lumière certaine sur la. nature de celte accusation ci légèrement prodiguée, ou si mal interprétée^ Evehemère avait écrit une his-^ jlre sacrée I cçmposée, disait-il, d'après les in- ^rîpDons qu'il avait lui-même recueillies dans les *omples pendant le cours de ses voyages. Dans ^ette histoire , il entreprenait de montrer comment la reconnaissance des hommes, à l'origine i'-s société, avait consacré la mémoirç, de leurs i ieo&iieurs en leur décernant un culte (3),(A). Poljbe^ dans Strabon , Athénée y Cicéronj [^dore de Sicile , qui avaient lu cette histoire , 'accordent dans ce témoignage. La plupart des

'0 Ad^ersus Stoicos ^ tome II, § 1075.

'1) Jdvers. muih^ IX, § 5i.

•3} Cicêroti, De naturd Deor , (ib. T, cap. 4t-

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