‹ Histoire comparée des systèmes de philosophieChapitre 13 sur 38 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

Laëroe ^ oe Stilpon ^ si ardent dans la dispate , éudt un homme simple ^ sans feinte,* ei^sem^ blable, dit-il, à un idiot (i). '

L'école de Mégare acquit une telle renonunëe par son goût et son talent pour k' dispute y qu'dle en reçut le nom d'Eiîsiique. ElleTut encouragée sans doute par la faTCur que resprit subtil des Grecs^ leur penchant pour la contro*verse^ devait accorder dés lors à ce genre d'exer*' cîce, disposition qui est encore aujourd'hui un des caractères distinctiCs de cette nation (C).

On est frappé de voir quels obstacles la logique a rencontrés pour faire reconnattrè ses Trais principes y et pour jouir des droits qui lui appartiennent sur les opérations de l'esprit humain. La philosophie a commencé par des propontjons isolées , par de simples affirmations ; et pendant long-temps on s'est contenté de ces tériiés sous forme- d'aphorismes. Ensuite on a lié les propositions ; mais , en se bornant à éublir entre elles l'harmonie nécessaire pour satisfiiire rima^nation. Plus tard, on a essayé un genre de coordination plus solide^ celui qui consiste à justifier les affirmations par des preuves. De là on cet arrivé à rechercher à quelle source les

(i) LîT.n,53ix*

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preuves peuveût ém pviséeêp tpnd jage m le droit de prononœr aar leur l^iUniié* Enfin , on a érige en art les moyens d'attaquer les propositions^ de les détruire; on a imaf^ une sort» de lactique pour ces corabals^ pour co pugilat de l'écrit. Telle était la logique de Zér non 9 celle de l'école de M^are; elle présidait seulement à la controverse. Mais cette logique» qui trace les règles d'après lesquelles les véiîtés doivent être déduit^ les unes des autres, d'après lesquelles l'édifice des preuves doit être coo*struit, nul n'avait encore tenté de les créer. 11 en était de même de cette autre logique qui ensdgne non plus seulement les r^ks matérielles et mécaniques du raisonnement, mais les règles plus diffidles qui président 1 l'édu* cation et à la direction des iacuités iotellectnelles, qui est pour la raison ce que la diététique est & la santé. Socrate, il est vrai, avait donné de l'une et de l'autre d'exMUens ezem^ pies ; mais ces eiemples n'avaient point encore été réduits en préceptes. On avait essayé, employé au hasard diverses espèces de méthodes , sans penser à les définir; l'art des méthodes, en tant qu'il se constitue par des règles «presses, était encore à nature (D).

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NOTES

DU DIXIÈME CHAPITRK.

(A) • Evihmkrt, «ndea aateor de Mminê, a itmmé une histoire de Jupiter et des autres héros ^o« m depuis érigjs eb diTiaités , ttniqaement tir<e dsB titres et inscriptioiis sacr^ qui étaient ooor icrvéesdans les temples les plos antiens , et partiodimnant dansceloi de Jupiter TrypUlmeii ; m y «danit tmim antres d^ees une colonne d'or , ok ce diea Im-méoBe » comme le titre Tindiquait, avait gmd Ica acaons les phu éclatantes de son rkgae« »

• n ae proposait de Hure voir qna les £enx aniquels en avait élevé des antsis ne diffihnient pas des autres aurtda. Le monde était alors tans son enfance. Hsta d'état de ^ire un usage étendu de leur raison, lo pelitet dioses parurent aux hommes merveil-» baesat swaatnrsUes. Grands capitaines ; bien&ita; éécouverte utiles; sage gouvememeiift. Tds furent •» titres à l'Apothéose. »

ticmn , de la Nature des Dieux y liv. I , cbap, 4 1«

B) Le êonie seul mérite quelque attention* UJpien

• fort hiea défini , lorsqu'il le dit consister dans Tart

^ condoife iaseosiblement de ce qui est évidemment

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vrai k ce qui est évidemment feux , par oae taite d*al* lérations presque imperceptibles ; Cicëroneo donne un eiemple : « Si vous avec commencé par établir » que la réalité de l'image qui s*oiIre dans le sont- » meil a quelque probabilité , comment ne passerez* » vous pas à dire qu'elle est vraisemblable? pais, vous » ajouteres, qu'elle ne peut être que difficilement » distinguée de la vérilé ; puis, qu'elle n'en peat être » distinguée, puis , qu'elle est la Térité mime. •

(Q Ce goAt de la dispute allait fusqu^à nne sorte de fureur. Stilpon , dans quelques vers que nous rapporte Diogène Laêrce, appelle Euclide, Sueliée le ^uerelteur ^ui a inspiré aux Mégariens ta rage de la dispute* Dans le même historien , uapokte comiqve dit d'Eubulide : « Eubulide l'insolent , armé de Tar- » gument cornu ,; pressant les rhéteurs par de vains 1» et captieux discours « égalait la rapidité de Démos- » thënes. » Diodore surnommé Gronus , pressé par Stilpon de répondre k une suite de questions, en présence de Ptolémée Soter, n'ajant pu improviser cette réponse , avait été en batte k quelques railiaries : en se retirant, il écrivit on discours sur ces mêmes questions , et expira du chagrin d'avoir éprouvé on semblable revers. (Dîogèoe Laërce, liv. II, $ 177 , aco et ao6. ) •

On peut consulter I sur l'école de Cyrëne x Mentz , jtristippus , philos, soeraticus , etc. , Halle , 1719 • în-4*- Kunhardtf Dissert, de Aristippo phUas. mor, , Helmstadt, 1796, in-4*'* Rambach^ Progr. dfi Bc^

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gesta «iiri0«t^i77iy tll-4^ S illoge j Disseri. ad remliiàtr. peH. , Hamboarg » 1790, in-8*. — L'abbé Batten, Mémoire* de rAcadëmie des loscriptions,

tomeXXYI.

£1 f or l'école de Mégare : Ganther , Dissert* de modo disputa Megarica , Jena» 1707 9 in-4*. — Wakh , Comment, de philos, veterum. Eristices , JcDâ^ 1755, in-4^ — Spaldingi F'indiciœ philos, UeganeorMm » dans soa commentaire sur le livre de Xënoi^on, Zenon et Gorgias. Schwab f Remarquée sarSiilpom (en allemand)', dans le magasin d'Ebe* rkvd, s^>¥ol., i** cahier. «—Gfa£Ee,jD/f^erf. qudjudi» donsmanafyiieorumnaiutamaHtiquis seriptoribus uonjidsse perfecUan prohàtur^ etc. Gottinguey i794i iaS'y etc.

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