‹ Histoire complète de Bordeaux (volume 2)Chapitre 116 sur 177 · Livre xv. La secoode secousse eut lieu à six heures du soir; od · texte numérisé non relu

Livre xv. La secoode secousse eut lieu à six heures du soir; od

sentit uue commotion volcanique à Bordeaux , mais bien légère ; elle ne causa d'autre mal que celui de la peur.

Dans la nuit du 25 au 26 janvier 1852, un violent tremblement de terre se fit sentir à Bordeaux , à deux heures seize minutes, et dura de sept à huit secondes; il fut précédé d'une sorte de détonnation , et les deux oscillations, qui n étaient séparées que d'un intervalle d'environ trois secondes, paraissaient aller du midi au nord. En plusieurs maisons, les tableaux appendus aux murailles, les balanciers des pendules furent fortement secoués, des meubles légers renversés, des verres, des objets de faïence ou de poterie brisés, les vitraux de Saint-Pierre et de Saint-André bien endommagés, les bâtiments dansèrent sur leurs amarres, le plafond de rétablissement des Sourds-Muets renversé , et plusieurs maisons de la rue des Noyers et sur le port horriblement maltraitées dans les murs et cloisons. Dans le poste de la garde manicipale, les fusils s'agitèrent tellement dans le râtelier, que les municipaux se levèrent, croyant qu'on appelait le corps-degarde ; la diligence de Bordeaux à Toulouse fut si violemment ébranlée, que les chevaux effrayés s'emportèrent et la voiture fut renversée ; des pins, dans les Landes, furent déracines.

Le 20 juillet 1854 , un affreux tremblement de terre se fit sentir par deux commotions ou oscillations , du nord au sud, à trois heures moins un quart du matin , et dura de sept à huit secondes ; les effets ressemblaient à ceux produits par le tremblement de terre du 25 janvier 1852. Cette commotion se fit sentir à Angoulôme , à Narbonne , à Montpellier, à Toulouse et dans tout le Midi ; elle était excessivement violente à Cauterets, à Argelès, et était suivie , dans toutes les Pyrénées, de plusieurs autres secousses, à sept heures du soir.

Le 5 décembre 1855, un léger tremblement de terre se fil sentir à Bordeaux , vers sept heures moins un quart à peu près du soir; le mouvementpai-aissait a voir lieu de l'ouest à Tes!.

Le suicide a toujours été regardé comme un grand crime aux yeux de la loi ; c*est un acte anti-social et déshonorant pour la nation , par sa nature et ses conséquences ; c*est un attentat à Tordre public et à la société , Tétouifement des cris de la nature , Tathéisme en pratique , un exemple d'une malice infernale , contre lequel le clergé fulminait ses anathèmes et le magistrat provoquait les peines les plus sévères. £d 1711, les jurats condamnèrent le corps d'un suicidé à être traîné sur la claie , par le bourreau , la face en terre , et à rester pendu , pendant une demi-heure , à la demi-lune de la porte de Saint- Julien , et ensuite à être jeté à la voirie. Le parlement confirma cette sentence le 30 avril suivant. Le vulgaire s'occupe de l'apparente ou réelle barbarie de l'acte; l'homme d'état , du but moral , religieux et politique qu'il faut en attendre.

Nous avons déjà eu occasion de faire remarquer un usage propre aux Bordelais et dont il serait difficile de découvrir lorigine, c'est de faire des présents à tous les princes et grands personnages qui passaient par leur ville; c'était tantôt du bon vin de Bordeaux , que les Anglais appellent encore claret; tantôt des confitures si prisées autrefois par les gastronomes; quelquefois des fruits magnifiques; souvent c'était de la bougie ou quelque autre produit du sol bordelais. Ainsi , lorsque le duc de Saint-Simon passa à Bordeaux pour aller demander au roi d'Espagne la main de l'Infante pour Louis XV, les Bordelais lui firent un présent de vingt-quatre flambeaux de cire blanche et d'autant de cire jaune , de vingt-quatre boites de confitures de plusieurs sortes, de vingt-quatre bouteilles de vin de Canarie et de vingt livres de bougie de table.

Nous avons déjà vu qu'en 1697 il y avait déjà à Bordeaux un grand nombre de lanternes suspendues au milieu des rues et éclairées par un bout de chandelle ; c'était une faveur que d'en établir devant la porte d'une maison ; le propriétaire était chargé de les allumer aux heures indiquées par la police.

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