Livre XV. On complail , sur la fin du XVIII* siècle , douze loges à
Chap. 5. *. .
— Bordeaux :
1^ La loge Anglaise, fondée en 1732.
2® La loge Française^ dite des Écossais^ fat réunie, en 1764, à celle de rimt/t^.
3"" La loge de Y Amitié , fondée en 1764. 4® La loge Française (P Aquitaine, fondée en 1781. 5® La loge de la Sincérité, fondée en 1784. 6^ La loge de la Candeur , fondée en 1785. 7° La loge de Y Essence de la Paix, fondée en 1787. 8'' La loge du Triangle, fondée en 1804. 9^ La loge des Amis réunis, fondée en 1804.
10° La loge de Y Etoile de la Gironde, fondée en 1815.
11** La loge des Francs-Chevaliers de Saint-André dtcosse, fondée en 1825.
12"* La loge de revenir, fondée en 1836.
Nous ne savons pas s'il en existe d'autres (aujourd'hui 1860) à Bordeaux.
Dans toutes les révolutions qui sont survenues en France, depuis 1789 jusqu'à nos jours, il paraît que les nouveaux pouvoirs n'ont rien fait pour inquiéter ces sociétés. La plupart prirent naissance sous l'ancien régime ; quelques-unes furent fondées sous Napoléon l^^ d'autres sous la Restauration et sous Louis-Philippe , et aujourd'hui elles se réunissent et tiennent leurs pacifiques et mystérieuses assemblées sans que les ministres de Napoléon en conçoivent le moindre ombrage. Cela témoigne de leur bon esprit et de leur circonspection. On en a dit tant de mal , que nous , qui ne les connaissons pas , nous ne pouvons ni les fronder ni les louer ; mais il parait certain que l'Église ne les approuve pas.
Combats de Vers le milieu du XYIII® siècle , on établit , derrière le Jartaureaux. din-Public , un cirque pour les combats de taureaux ; c'était un spectacle nouveau et étrange qu'on empruntait à l'Espagne, mais qui n'allait pas à la douceur des mœurs bordelaises. In
certain Raymond , avocat , obtint un privilège pour cette sorte !-'*« xv. damasemeot, le l®*" mars 1755. On a essayé, même de nos -1 *
jours, au milieu du XIX* siècle , d'introduire cet usage barbare à Bordeaux ; la population resta silencieuse, indifférente, pleine de dégoût et de mépris pour ce spectacle hideux. Le ridicule et le bon goût populaire se sont accordés pour repousser ces étranges nouveautés transpyrénéennes.
Le 8 juin 1712, la Garonne déborda d'une manière ef- Débordements frayante ; depuis Toulouse jusqu'à Bordeaux , la vallée que parcourt la rivière n'était qu'un vaste et long lac ; on l'appelait, dans le langage du pays, YAyguat de sen Barnabe. La destruction de la récolte fut suivie , dans le pays , d'une disette générale , surtout dans l'Âgenais. Mais les eaux n'atteignirent pas la hauteur où elles s'élevèrent dans le grand et désolant débordement du 7 avril 1770, et qu'on appelait la grande suberne. Les eaux montèrent à dix mètres au-dessus de leur étiage ordinaire ; elles couvraient toute la chaussée du port de Bordeaux et pénétraient dans les maisons, presque sur toute la façade ; pour aller au parlement (place du Palais}, il fallait prendre un bateau.
Les grands débordements dont parlent les mémoires privés, sont ceux des 7 avril 1770, 30 janvier 1791 , 11 février 1807, 18 février 181 1 , 7 janvier 1826 , 24 mai 1827, 6 février 1833, 2 juin 1835, 30avril 1837, et mois de juin 1855. •
En 1774, on établit un bureau d'assurances à Bordeaux; Bureau
„ , ^ ^ , . , 1 * I» d'assurances.
M. Jean Duforest obtmt un brevet de courtier d assurances jusqu'à la paix. C'est aussi à lui que Bordeaux devait son premier bureau pour envoyer des lettres dans les colonies ou recevoir celles qui en venaient. Il institua aussi le louable usage d'inscrire tous les jours les nouvelles de mer, dans QD registre qu'on appelait le pamphlet maritime. C'était un registre hebdomadaire , in-4^ ; il contenait les départs et les arrivages des bâtiments de commerce, leurs noms, leurs cargaisons, leurs destinations, etc., etc.; il a été le précurseur