‹ Histoire complète de Bordeaux (volume 2)Chapitre 13 sur 177 · tome V · texte numérisé non relu

tome V

30 Août.

7 Septembre.

Monglat , Mémolrei,i,U.

MB*Mottovllle, tome IV.

Ghap. 4.

Livre XT. et LeDCt, il sc détermioa à se mettre à la tête des troapes et à faire la guerre. Il se mit en route pour son gouvernement, et arriva le 22 septembre à Bordeaux , où il fut reçu avec enthousiasme par la population. Les conseillers Florimond de Raymond et Etienne d'Espagnet furent envoyés au devant de lui ; mais il refusa les honneurs d*une entrée solennelle. Une députation du parlement et de tous les corps alla le complimenter dans l'hôtel de la rue du Mirail, où il était logé. Le lendemain, il se rendit au palais et harangua le parlement en ces termes : a Messieurs , les obligations que j'ai à cette illustre » compagnie sont si grandes, que je n'ai point de parole pour » exprimer la reconnaissance que j'en ai ; mais j'espère que D ce que je ferai dans la province pour son soulagement et D pour maintenir l'autorité de cette compagnie, me donnera » le pouvoir d'en marquer ma reconnaissance beaucoup mieux » que mes paroles; et, comme elle a eu la bonté d'employer sa » vie et son bien pour procurer ma liberté , je lui proteste » aussi d'employer cette même liberté, mon crédit et ma vie » pour sa conservation , pour le soulagement et le repos de » cette province. »

Après une réponse convenable et flatteuse du président d'Affis, le prince rendit compte des motifs qui l'avaient fait quitter la cour. Les députés qui étaient de retour de Paris assurèrent que le roi était mécontent de ce qu'on voulait recevoir le prince , et les avait renvoyés sans permettre qu'ils prissent congé de lui. Sur quoi , on arrêta qu'ils s'identifieraient avec le prince ; que ses intérêts seraient unis à leurs intérêts pour le service du roi , le repos de l'État et le bien de la province ; que M. le duc d'Orléans et les autres parlements seraient invités à travailler à la réunion de la maison royale , si néces-

Registres du saire au service de Sa Majesté et à la paix publique. Le 26 septembre, le parlement réuni invita, par arrêt, toutes les communes à se joindre à lui pour défendre les intérêts du prince et conserver la paix du royaume. C'était un pas décisif : Bor-

Parlement.

Chap. 4.

(leaax , dès ce jour, prenait vis-à-vis du roi une attitude Livre xi. hostile et se lançait de nouveau dans la carrière de la guerre dvile. Quelques jours plus tard, on envoya à Sa Majesté une loogae lettre en faveur du prince de Condé et sur les circonstances oîi on se trouvait en Guienne. C'est un document trèscorienx : la remontrance la plus énergique , la plus respectoeuse et la mieux rédigée qui soit émanée du parlement de Bordeaux. Nous donnons dans une note ce qu'elle contient de plus remarquable. note ô.

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