‹ Histoire complète de Bordeaux (volume 2)Chapitre 45 sur 177 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

CHAPITRJE X.

PARTICULARITÉS HISTORI0UEsi|Dl]^VII« SIÈCLE.

Histoire des bourgeois de Bordeaux contionée. — Des impôts. — Les duels. — Les fontaines.— La milice urbaine.— Réparations et embellissements. — Lanternes. — Inspection de Bordeaux. — L'arsenal. — Le quai. — La place des Saliniëres ou de Bourgogne. — Les hospices. — Jeux de hasard défendus. — Présents. — Passage de La Bastide. — Les marais de Tarchevèché. — Les pauvres. — Les Tendanges. — Titres du privilège de la ville. — Procès des jurats évoqués par le roi. — Les allures des Bordelais.

Les Bordelais tenaient singulièrement à leurs privilèges ; Livre xii. noDS aurons occasion d'en parler plus loin , ainsi que de la ^

municipalité, des droits, fonctions, devoirs et prétentions des officiers municipaux. Quant au titre, tant ambitionné autrefois, de beurgeois de Bordeauœ, nous allons, pour ce qui T. i«, p. 446. regarde le XYII'' siècle , compléter leur histoire , en ajoutant t. ii, pag. 13a

et 380

de nouveaux détails à ceux que nous avons déjà donnés.

Au commencement et même durant le XYII* siècle , le titre Bourgeois de bourgeois de Bordeaux était encore très-recherché à cause des grands privilèges qu'on leur avait accordés. En 1630. en violation des privilèges de la ville , les fermiers du droit de coutume , à Bayonne , voulaient exiger des bourgeois de Bordeaux un certain impôt sur les marchandises importées dans cette ville. Les Bordelais se plaignirent et firent valoir leur droit à cette exemption , en alléguant que les Bayonnais étaient exonérés de cet impôt à Bordeaux. Sa Majesté fit droit à leurs réclamations.

Les privil^es étant si étendus et si avantageux, on recherchait les titres de bourgeois de Bordeaux avec empressement ; plusieurs en profitaient sans y avoir de droit ; d'autres , à la faveur de quelque jurât ami ou bienveillant , se faisaient

Livre XII. donner un titre de boura;eoîsie, au grand scandale des ayant -1 ' droit. Le roi en fut instruit et rendit , en conseil , un arrêt , le 30 mars 1654, qui annulait toutes les lettres de bougeoisie qui avaient été obtenues depuis le 1®' août 1652 jusqu'au 7 août 1653. Il y prescrivit en outre qu'à l'avenir nul ne serait bourgeois que, suivant les statuts de la ville, les jours de jurade et en présence au moins de trois jurats qui signeraient l'acte de réception. Cette mesure révéla bien des fraudes ; on

i5 Mai 1654. procéda à Texamen de tous les titres de bourgeois qu'on avait expédiés depuis quinze ans , dans le but de savoir s'ils avaient été régulièrement obtenus , et conformément aux statuts de la ville.

15 Décembre En 1660 , le juge et le premier consul de la Bourse communiquèrent aux jurats un arrêt du conseil , qui ordonnait à tous bourgeois reçus depuis vingt ans, de représenter, devant M. Hotman, intendant de la province, non seulement leurs lettres de bourgeoisie , mais aussi les contrats d'acquisition des maisons qu'ils avaient au moment de leur réception , ainsi que des certificats constatant qu'ils avaient habita Bordeaux deux ans avant l'obtention de leurs lettres, conformément aux statuts, et qu'ils avaient fait la déclaration exigée sur leur na> tionalité ou sur leur naturalisation. En 1662 , un nouvel arrêt du Conseil rappela et renouvela ces dispositions et ordonna qu'il serait fait trois tableaux , dans lesquels seraient inscrits les noms des vrais bourgeois; l'un de ces tableaux devait être envoyé au bureau des finances ; l'autre déposé au greffe de la maison de ville, et le troisième à la comptablie. Le 21 juillet 1668 , on enregistra un arrêt du conseil , qui ordonnait que^ pour être reçu bourgeois, il fallait avoir les qualités requises par les statuts municipaux, avoir 4 ,000 livres sur un vaisseau , et qoe, pour être reçu aux charges de jurât et de juge de la Bourse, il fallait avoir part dans un vaisseau jusqu'à la somme de 2,000 livres et les consuls 1,000. On ne pouvait envoyer des garnisaires chez un bourgeois , sans un

jugement préalable , à moins que ce ne fût par ordre dû roi. Livre xii.

Les bourgeois avaient priDcipalement le droit de porter ^!!l répéeei des armes à feu; leurs domestiques s arrogèrent ce droit plus tard. Pendant les guerres civiles et de religion il était défendu, à plusieurs époques, même aux bourgeois, de porter des armes. Cette défense fut renouvelée au commencement du XYIIP siècle ; les contrevenants encouraient la confiscation et 500 livres d amende. 1706.

Un édit de 1684 recommanda expressément aux bourgeois d'apporter de la décence dans leurs vêtements ; cet édit fut remis en vigueur en 4714 , sur le rapport de Montesquieu.

Les dépenses nécessitées par les guerres, la construction des palais, les encibellissements de la capitale et le luxe de la cour furent énormes. Le gouvernement fut obligé de créer de nouveaux impôts et d'augmenter ceux qui existaient déjà. On impôts, tisurpa sur le peuple le droit de nommer à plusieurs fonctions de la municipalité , de la police et de la magistrature ; OD les rendit vénales et on en délivrait les brevets au plus offrant. Toutes les corporations étaient organisées hiérarchiquement sous des chefs : 4es taxateurs de poissons, les médecins royaux, les jurés crieurs , les mesureurs, etc., furent érigés en titres d'offices. On augmenta les droits d'octroi sur le vin , le sel , le pastel , le miel , les prunes, etc. On réussit si bien, que Bordeaux paya près d-un million pour le rachat de ces offices.

On imposa des droits sur plusieurs sortes de denrées, pour le paiement des dettes contractées par la ville pendant lesguerres de religion et les troubles de la Fronde. Tout agent convaincu d'avoir détourné les fonds destinés à amortir ces dettes était poursuivi comme concussionnaire. On avait mis une taxe de cinq sous sur chaque boisseau de froment de première qualité; de quatre sous pour les qualités inférieures; de trois sous ^ur chaque boisseau de seigle ou de fèves , et de deux sous pour les antres grains. On préleva aussi un double droit sur

Livre xiL le pied-fourchu y le poisson salé , le charbon , les résines et le Chap^io. yJQ yendu au détail. Ces contributions extraordinaires pesèrent sur toute la population ; personne n*en fut exempt , ni le clergé, ni le parlement, ni les secrétaires du roi.

Ces charges appauvrirent la ville; ses finances étaient dans un état déplorable. On éludait ces charges vexatoires et la fraude s'exerçait surtout sur les objets frappés de Timpôt du pied-fourchu. On vendait impunément, sur treize points différents , de la viande d'agneau , de chevreau , de veau , de bœuf, etc. Des revendeurs prenaient des mesures pour qu oo en vendît partout, et surtout dans les sauvetés de Saint- André et de Saint-Seurin. Les jurats intervinrent souvent, mais la fraude continuait toujours.

Duels. Au XVn* siècle, on poursuivait avec acharnement les

duellistes. En 1604, le baron de Merville tua en duel le capitaine Jean Cognoscoli, parent du maréchal Domano; celui-ci et le parlement en écrivirent au roi, qui se hâta de profiter de cette circonstance pour réaliser un projet déjà conçu de faire démolir le château du Hâ, dont Merville était le commandant; il en écrivit aux jurats le 8 août 1604. Cette mesure convainquit les Bordelais que le roi avait les duels en horreur. Cependant, ayant appris que la provocation au duel était venue de Cognoscoli, le prince rétablit Merville dans sa charge et lui permit d'occuper les appartements qui n'avaient pas été démolis.

Ponuines. De tout temps on se plaignait à Bordeaux de ne pas y avoir une bonne qualité d'eau pour la consommation domestique ; la fontaine de Fondaudège était l'une des meilleures et avait fourni jusqu'alors de l'eau à l'intérieur de la ville, depuis le temps d'Ausone. Comme on avait creusé des puits sur plusieurs points de la ville et dans les environs de Fondaudège , on craignait qu'on n'en fit tarir la source en donnant d'autres écoulements à ses eaux. Prévoyant cette éventualité, le maréchal Dornano dépensa beaucoup d'argent, en 1607, pour

coodoire les eaux de Fondaudège devant le Gfaâteaa-TrompeUe, où il fit ériger une fontaine surmontée d'une élégante pyramide; ces eaux furent conduites, en 1808, au coin des raes do Panl-de-la-Monsqtie et des Piliers^de-Tutelle. On y pirâait l'eau avec des pompes; elle était belle comme celle delà fontaine rue Bouquière, qu'on regardait comme la meilleure. On établit même un fontainier pour avoir soin de ces deux fontaines; il était logé et' payé pour en fermer la palle à la marée montante et l'ouvrir en temps opportun pour Té- (salement des eaux ; mais on bâtit des maisons sur le canal; lecoars de l'eaa fut enfin obstrué par des immondices et l'eau détériorée en partie par ces raisons et surtout par la négligence du fontainier qui laissait pénétrer la vase de la marée dans les tubes de plomb, et priva ainsi le quartier du Chapeau- Roi^e de cette excellente eau que des habitants du voisinage de Fondaudège ont depuis fait affluer dans leurs puits.

La fontaine de Fondaudège étant perdue pour la ville , les JQiats chaînèrent, en 1624, un fontainier de Limoges, nommé Romain, de conduire, moyennant 20,000 livres, l'eau de la fontaine de Figuereau , jusqu'à la place Saint-Projet et au Chapeau-Rouge, vis-à-vis de l'ancienne fontaine Tropeyte, qoi s'alimentait des eaux de Fondaudège , mais qui n'existait pins. Il y avait dans la rue Poitevine une fontaine , dite iAusùne, parce que l'on croyait qu'elle avait été bâtie par les ordres de ce célèbre poète bordelais. Lesjurats, en 1628, la firent nettoyer et réparer et achetèrent une maison voisine pour faire une place autour de cette fontaine.

Eo juillet 1671, on fit de grandes réparations à la fontaine de Figuereau et aux conduits en plomb par lesquels elle versait ses eaux en ville. Le fontainier se permettait d'exiger Qne l^ère rétribution des personnes qui allaient laver au lavoir de la fontaine rue Bouquière ; les jurats défendirent cette exaction , sous peine de perdre le logement dont il jouissait à titre de fontainier. En 169S, il fut privé de son

Li?re XU.

Livre XII. logement gratuit ; on fit nettoyer les conduits et lés lavoirs, .1 ' et Ton prit d'utiles mesures pour la réparation , le nettoiement et la conservation des fontaines.

Milices. Pendant la guerre, commencée en 4688, la généralité de

Mémoires sur Bordeaus: fournit trois régiments de 48 compagnies de milice la généralité ^[q g^Q hommes cbacune. Les élections de Saintes et de Cocnac

de Borfieaux, ^ ^ ^

par faisaient alors partie de cette ancienne généralité ; on les en

ïntîndïnren' ^P^^^ ^"^^^^ ^" ^'^^•'^ •^ généraliléde La Rochelle, en 1694. 1098. Ces deux élections fournissaient 8 compagnies de 45 hommes chacune.

Ces trois régiments furent réduiLsàun,dansrhiverde4698- 99 ; en 1 694-95, il était composé de W^ compagnies de 60 hommes chacune, dont les élections de Saintes^t de Cognac en fournissaient quatre. Ce régiment fut congédié à la paix. Outre c-ette milice , la ville de Bordeaux fournissait une compagnie de grenadiers de cent hommes, qui fut congédiée à la paix.

Le roi avait encore fait mettre sur pied, en 1690, pendant les mois de juin, juillet , août et septembre, quatre nouveaux régiments de milice qui s'assemblaient dans plusieurs villes de la généralité et étaient en état de servir dans les lieux où on en aurait besoin. On ne les organisa point, parce que leur réunion nécessiterait de nouvelles dépenses pour lesparoissas; on levait de nouvelles taxes sur les nouveaux convertis pour leur subsistance.

On créa des lieutenants des maréchaux de France dans chaque sénéchaussée , chargés de prendre connaissance des querelles qui arrivaient entre les gentilshommes. Ces charges ne furent pas toutes mises en exercice. La maréchaussée de Guienne et de Gascogne était composée d'un prévôt général qui avait plusieurs lieutenants, demeurant; pour la plupart, dans la généralité de Montauban. Il y avait sept vioe-séuéchaussées dans la généralité : une à Bordeaux, pour le présidial de Bordeaux et celui de Bazas; une à Agen, pour celui d'Agen et de Condom ; une à Nérac, pour tout le duché d'Albrel; une

à Uax, poar l'éleotion des Landes et le pays de Laboard ; utie Mf^ xu. à Péiîgoeox, pour le présidial de ce lieu ; uœ à Sarlat, poùv ' ^!!l le Sarladais ; un prévôt à Libourne pour retendue de ce présidial.

A cause de la distance d'une rive à l'autre, le roi fit établir, en 1689, une batterie dans une tle vis-à-vis de BIdye, et qui en est à 700 toises. Oa y mit des cafuons pour tirer sur les navires ennemis, s'ils hasardaient d'entrer dans la rivière.

De cette Ile jusqu'à la côte de Médoc, vis-à-vis de Blaye, il y a près de 4,S00 toises. Le roi fit faire, sur la rive médocaJDe, eo 16S9, un fort de terre à quatre bastions, nommé le fort de Médoc , a6n de garantir la rive gauche et d'empêcher les bAtimen ta de monter ce côté là. On y établit un lieutenant et QD major, sous l'autorité du commandant de Blaye. Le duc de Saint-^SimoD était gouverneur de Blaye sur la fin du XVll^ siècle. Le gouverneur de Guienne et de Gascogne éteit alon; M. le duc de Chevreuse. On appelait ordinairement la généralité de Bordeaux, Guienne, et celle de Montauban, Gû9ô0ffne. )l. de Cbaulnes y exerçait les fonctions de gouverneur et en touchait les appointements. Le lieutenant général pour la Guienoe était l'an des fils de M. le maréchal de Noailles.

Vers l'an 4674, le roi nomma M. le comte de Sourdis, chevalier des ordres, lieutenant général des armées, à la place décommandant en Goienne, Gascogne et Saintonge; mais en <690, le roi créa des lieutenants de roi parti(niliers dans chaque élection : celle de Bordeaux fut remplie alors par le marquis de Vignoles , gentilhomme saintongeois, propriétaire de Médoc.

De tout temps l'administration municipale de Bordeaux Réparations a fait preuve de zèle pour l'embellissement de la ville; sa , J^ .. sollicitude s'étendait à tout, même auï constructions particu- de Bordeaux, lières et à l'assainissement de tous les quartiers. Le XVII* siècle eo oifre plosieurs preuves.

En 1604, on condamna Tancienne porto ()e Sainte^Eulalie

!'• Part. B.c U

— aïo —

jMm ]^a et on en htAil Qoe ^ow^lle «« bout de U grande rae« l'année

^ ' suivante (16 juia 160S), Gooforoiénieot aux dé$ir9 du loaré-

Porte Dauphi.Mc chftl Oornauo, OU fit poser la première pierre de la porte du

Dauphin, en Thonneur de la naissance de Louis XIII ; le maréchal fit incruster dai^ le mur de cette porte un oiarbre poilaDt oette inscription : « De tout tenuj. Monseigneur Dieu^ vous avez )) esUu ma guid($^ mm ro^ et ma royw favorable, et maintes fois 0 devant les yeuoD de lom vous m'avez sauvé. Cette porte à clai*revoie en fer, avec deu^ guichets lalirauxt subsista jusqa'en 4793 • à fextréoûté occidentale des fossés de J Intendance,

Sn 1606, les jurats obtinrent de rarcbeyéqiie et du chapitre la permission de hâtîr «ne galerie au-dessos de la grande porte , près des orgues , afin de pouvoir y entendre plus commodéroent le seriaon. Comme témoign«g0 de leur peeopiiaissance • ils aobetèreot à Paris un aigle en enivre, pour servir de popHre, et en firent présent an chapitre. Le sénéchal et ses offiioiers firent construire « en mâme temps , une autre galerie du même côlé et daus le môme dessein.

Dans le mois de février de la môise année « la porte do Chapeau*Bouge tomba et écrasa dans sa chute deuji hommes; elle fot reconstruite Ineutôt après.

En 1643 , les jurats firent rétabbr à neuf une forte muraille près du couvent des Augustins ; elle servait de fortificatioa du côté des remparts. Au mois de février 1647, uq violeot ouragan emporta la charpeotede l'hôpital et renversa la pointe de l'une des flèches de SaînirAndré, ainsi que lun des massife piliers de Tutelle. Cette môme année on commenQa à bâtir la grande brèche de Sainte-Eulalie ; le roi accorda comme se-* cours une somme de vingt ml\& livres» On acheta aussi l'espace d'environ deux cents pas du quai eo dehors du Chapeau^Rouge , et l'année suivante on fit le quai devant la porte des Salinières.

Lanternes. En 1697, il y avait plus de huit cents lanternes suspendues dans les rues de Bordeaux ; l'entretien en .coâlaît » à 30 sous

la piècô , la sMEUue de 4,240 livres par an. Le conseil d*Ëtat ordoona le rachat de reotretien de ces laoteraes, et on ea régla le mode en mai 1608. M. de Brivàzac, trésorier de la viiie, fut cbaiigé de recevoir les fonds destinés à ce rachat. JIM. Iss Trésoriers de France, de la géaéralité de Bordeaux , préteodaienl devoir être exempts de cette taie (avril 4699); les jurais réelomèi^ent contre cetie prÀenlion ; les Ir^riers foreet condamnés.

Eq 1674, au mois de mai, tons l9s bouiigeois, manants et baiMtants de Bordeaux furent obligés de fournir un homme , ivec tous les outils nécessaires, pour travailler msi fortifioalioDs, tant en dedans qu'en dehors de la ville , sous peine de eeoi livres d'amende et saisie de leurs meubles. Un mois plus tard, ayant appris que la flotte enoenoie allait faire une deiscente sur nos côtes, les jorats enjoignirent, sous peîfie de i^inq ceats livres d'amende, à tous les bourgeois, manants et habi** laais de la ville et banlieue, des faubourgs Saint-Seturin , Charirons, Gabets et Paludate, d'envoyer chacun un manodU* vre poor hâter et achever les dites réparations et fortifications.

Eo 1623, on établit un arsenal à Bordeaux, conformément 3 la volonté du roi , et une fonderie de canons dans la rue, de Uyleire.

Ed 1672, on fit vràter YEstey des Anguilles, dai^ le louable l«t de &ire le quai depuis la porte Cailhau jusqu'à la porte Aespaux. L'année suivante , au mois de mai , on délibéra et 00 fit exécuter, aux frais de la ville, le quai près de la porte Salioières et on réunit les sources de la Font-de-fOr, qui est vis^à-vis la tour de. Seguinet. L'eau de cette fontaine était alors très-légère et claire , quoique l'eau de la rivière la couvrit dans les fortes marées. Le nom de Salinières fut donné à cette partie du quai , parce que c'est là qu'abordaient les banques chargées de sel; mais son nom primitif était Pailletés, parce qu'on y vendait de la paille. A la naissance du duc de

Livf c XIL

Bordeaux

auXVII«Mècle.

Fortifications de Bordeanx.

Arsenal et fonderie de canons.

Le quai.

Pla''^ Salinières

ou de Bourgogne.

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