SUR LES PORTES DE BORDEAUX
^^ La Parle des Sdlinières ou de Bourgogne, commencée en 4750, achevée en 1755. En 4807, on lui donna la forme d'un arc-de-trioinpbe , en démolissant les guichets latéraux. On lui donna alors le nom û'Arc^Napoléon,
^^ La Porte de Ui Grave fut bâtie dans la seconde moitié du XI V^' siècle ; elle s*ouvrait dans une grosse tour de forme ovale , d'environ dix mètres de hauteur. On la fit démohr en 1804.
3^ La Porte de la Monnaie subsiste encore au bout oriental de la rue de la Monnaie ; elle fut bâtie en 175^. L'Hôtel de la Monnaie (aujourd'hui le couvent des Ursulines] se trouvait au bout sud-ouest de la rue; de là vient le nom de la porte.
4® La Porte de Sainte-Croix subsistait depuis trois siècles , au bout oriental de la rue du Port ; elle fut démolie en 1803.
5® La Porte des Capucins , commencée en 1745 , fut achevée en 1746. Elle subsiste encore près du Grand-Séminaire, autrefois couvent des Capucins.
6<> La, Porte d'Aquitaine ^ commencée en 1753, inaugurée le 18 novembre 1754, remplaçait une vieille porte, appelée Porte Saint- Julien , du nom d'un hôpital qui se trouvait à côté.
7^ La Porte de Sainte-Eulalie , bâtie en 1544, à l'angle sud-ouest du cimetièce ; à l'endroit dit Bernadau, où l'on établit la Porte Berry , en 1754. Il y eut, au bout méridional de la rue de Sainte-Ëulalie, une porte bâtie en 1603 et portant le nom de Porte Sainte-Eulalie.
rs'OTF.s.
8® La Porte d'Albret, bâtie en 4673, sur le cours d'Albert, subsista
jusqu'en 1798.
9*^ et 10° Lorsqu'on construisit le palais archiépiscopal, en 1774, il y avait deux guièhets en bois, aux deux côtés du palais archiépiscopal, qu'on appelait pompeusement la Porte Bohan et Porte Ferdimnd. On les fit abattre en 1792.
11° La Porte Dijeaux, reconstruite en 1746, au bout oriental de la rue Dijeaux, à la place d'une autre bâtie au XV® siècle, était fortifiée, à l'intérieur, par un ouvrage avancé qu'on appelait la (/einilune^ à cause de sa forme semi-circulaire.
12° Lsl Porte Dauphine, construite en 1747 , remplaçait une autre porte très-vieille, bâtie en 1605; c'était une claire-voie en fer, avec deux guicbets latéraux; elle fut abattue, en 1794, par les anarcbistes qui en firent des piques à l'usage des sans-culottes. C'était un chefd'œuvre de serrurerie. Cette porte fut bâtie en l'honneur de la naissance du dauphin Louis XIII , et la première pierre en fut posée le 15 juin 1605 , par le maréchal d'Ornano, qui fit mettre cette inscription dans un marbre incrusté dans la pierre : De tout tempt mon Seigneur Dieu vous avez esleu ma guide , mon roy et ma roynes favorables, et maintes fois devant les yeux de tous vous m'avez sauvé.
13° La Porte Tourny^ construite en même temps que la précédente, lui ressemblait quant à la forme , et remplaçait une autre vieille porte dite Porte Saint-Germain , ainsi appelée d'une petite chapelle qui se trouvait tout près , mais qui n'existait plus du temps du cardinal de Sourdis. La reconnaissance des Bordelais lui donna le nom du célèbre intendant qui la fit faire , comme elle a fait aussi à l'égard des allées de Tourny. Les révolutionnaires de 1793 firent abattre la Porte Tourny. La municipalité de Bordeaux , sous Louis-Philippe, fit enlever les arbres des allées de Tourny.
14° La Porte Ben^^ inaugurée le 15 septembre 1754. Elle devait aboutir, ainsi que celle dite de Sainte-Eulalie , à une place publique projetée par Tourny , mais laissée sans exécution. Cette porte remplaçait une ancienne qui était à l'angle sud-ouest du cimetière de Sainte-Ëulalie , condamnée en 1603.
15° La Porte Saint- James , anciennement appelée Porte sen Elegi, porte Saint-Éloi.
16° La Porte Médoc , ouverte à l'extrémité septentrionale de la rue Sainte-Catherine ; elle fut démolie lorsqu'on fit la place de la Comédie.
ri^ La Porte Caheman^ bfttie vers Tan 1307, démolie en 4798, sub- notes. sistait à l'entrée de la rue Caheman { aujourd'hui Sainte-Catherine ) , "^
du côté des fossés de l'Hôtel-de- Ville.
\H^ La Parte Toscanam ou Tuscamn, d'après Vinet, bâtie en 4189, subsiste encore au bout oriental de la rue des Mothes.
f9o La Porte Basse, bâtie vers l'an 4490, démolie en 4802, s'élevait à côté de la Porte Toscanam. Pour d'autres détails, il faut voir le premier volume, pages 228, 444 , 557, et la note XIX, page 670.
îO^ La Porte Richelieu , en claire-voie de fer, établie en 4774 , au bout oriental de la rue Esprit-^es-Lois , lorsqu'on commença à exploiter le terrain qui faisait partie du glacis du Château-Trompette.
î\^ La Porte du Chapeau-Rouge , élevée en 4750 au bout oriental de la rue de ce nom , ressemblait , quajit à la forme et à l'élévation , à celle de Richelieu, dont elle n'était séparée que par une grille ou claire- voie en fer, à la place de l'ancien mur de ville. Les gros piliers qui supportaient ces deux portes étaient composés de pilastres et de colonnes accouplées et couronnées de sculptures allégoriques relatives au commerce.
2£<» La Porte Dèspaus se trouvait au bout oriental de la rue Saint- Remi ; elle fut démolie lorsqu'on fit la place Royale , et on établit ; entre les hôtels de la Bourse et de la Douane, deux portes en clairevoie en fer , qu'on appelait les Portes Royales.
23^ La Porte de Saint- Pierre , bâtie en 4736, se trouvait au bout oriental de la rue de la Cour des Aides,
U^ \^ Porte du Chai-des-Farines ^ construite en 4728, au bout de la rue de ce nom.
35^ La Porte Cailhau^ autrement Porte du Palais^ bâtie en 4594, fut restaurée en 4827. Elle était ainsi appelée de l'ancien hôtel de la famille Cailhau, qui se trouvait tout près, et non pas parce que cette partie du quai était , en 4594 , pavée de caillous, comme on l'a dit, sans preuves.
26*» La Porte Saint-Jean était une bien simple claire-voie en t)ois.
27» La Porte Portanets. On ignore à quelle époque elle fut construite.
Outre ces portes principales , il y en avait d'autres moins remarquables et qui furent supprimées à des époques reculées. Nous en donnons
ici les noms :
^ La Porte Saint -André, autrement dite de Saint-Symphorien , au
bout occidental de la rue des Trois-Conils. 2° La Porte du Hà, k la plate-forme de Saintc-Kulalic.
NOTES. 3*» La Porte de Corne ou Corner, à l'angle de la rue du Chapeau-
" Rouge , et communiquant à l'endroit où fut établi plus tard le glacis
du Ghâteau-Trompeile. Le mot corner, en anglais, signifie coin ou angle. Au lieu de corner, les Français ont écrit corne. Cette porte est appelée quelquefois, dans les anciens titres, Porte Audeioln , et sur la lin du XV« siècle, Porte Tropeyte.
4^ La Porte Angevin ou de Duras, rue des Grandes-Carmélites.
5<> La Porte du Mirait , bâtie à l'extrémité méridionale de la rue du Mirail, donnait issue sur l'ancien chemin de Bègles, comme il est dit dans un acte du temps : In mngnâ ruâ de Becglâ quœ à Portalede Miralho ducit versus Becglam,
6^ La Porte Bouquiére , au bout de la rue Bouquiëre.
1^ La Porte des Trois-Maries, autrement dite la Porte de la Cadènc , au Poisson-Salé. Le premier nom vient de trois statues de la Sainte Vierge, placées dans une niche sur la maison voisine; le second nom. Porte de Cadéne , vient du mot catena , chaîne , parce que l'entrée du Peugue était fermée par une grosse chaîne. Cette porte fut démolie en 4728.
S^ La Porte Rousselle, au bout de la rue de ce nom.
9® La Porte Begueyre , rue des Épiciers , au devant du Marché, entre
les rues Poitevine et des Peignadours.
40° La Porte Navigêre, à l'entrée du bassin ou anse de la Garonne, qui s'étendait jusqu'à bien près de la rue Sainte-Catherine. Le poète Paulin en parle dans son poème Eucharisticon. 44® Porte du Pape, Est-elle la même que la porte dite de Saint-Symphorien, parce qu'elle aboutissait au chemin qui conduisait à une chapelle de ce saint ? Voyez ce que nous en avons dit dans ce volume. Vinet en parle aussi. [Antiq, de Boirdeaus, n® 45.)
NOTE VIII, page 265.
SUR LE TEMPLE DE JCPITER , A RORDEACX, ET SUR LA PORTE DUEAl'X.
Lorsqu'on démolit l'ancien archevêché, on y trouva beaucoup de débris d'anciens édifices, des fûts et des tambours de colonnes , des bases, des chapiteaux, des corniches, des frises, etc., etc. On avait exhumé aussi, au mois de juillet 4594, aux environs du prieuré de Saint-Martin, faubourg Saint-Germain , plusieurs statues de formes élégantes, plusieurs inscriptions latines, un grand nombre de statuettes en terre culte, des médïiilles de quelques empereurs, de Claude, dcDomitien, d'Antoim*,
de Commode, de Gordian , de Victorin , de Constantin , de Liciuius , :<otes. de Messaline, de Faustin, ete. ; une médaille de bronze représentant ""
le cachet de Néron, avec un portrait figarant le combat d'Apollon et Marsias et la punition de celui-ci. Les archéologues ont adopté plusieurs opinions différentes sur ce sujet; les uns ont cru qu'il y avait, du temps des Romains, un palais dans ce quartier; d'autres ont dit que c'étaient les débris d'un ancien temple de Jupiter qui se trouvait tout près; d'autres, enfin, n'ont voulu y voir que des bains publics établis sur laDevèze, qui coule tout près. Cette dernière opinion nous paraîtra très-probable quand nous aurons vu, avec Delurbe, que cet ancien , édifice fut divisé en cellules avec des portiques semblables à ceux des Tîeilles masures des bains qu'on trouva en 4557, au bout de la dite terre , en relevant le boulevard de la porte Dijeaux. Les Romains décoraient les portiques de leurs thermes et les galeries de ces sortes d'édifices, des statues des grands hommes et même de leurs dieux. De nos jours on croit généralement qae les bains des Burdigaliens se trouvaient à Pont-Long, dans l'endroit où l'on bâtit plus tard l'église de Saint- Martin , là où l'on trouva ces statues et débris.
Ceux qui prétendent que c'étaient les débris d'un ancien temple de Jupiter, se fondent sur la découverte qu'on fit , dans les environs , de la statue de cette divinité païenne. Vhiet va plus loin et affirme que la porte Dijeaux « a, de toute antiquité , retenu le nom de Dijaux ou » Dijeaux, qui est autant latin que paria Javis^ parce que les Latins disent n aies joviê (jeudi); les Gascons et les Bordelais disent Dijaux ou » Dijos , de façon qu'entre toutes les portes de la ville aucune n'a retenu » le nom du paganisme que celle-là. » C'est-à-dire que du temps des Romains et depuis, cette porte a été toujours appelée la porte Dijos ou porta Jovis^ la porte de Jupiter. Mais il faudrait prouver que de tout temps cette porte a été appelée porte Dijeaux; ce qui nous semble assez difficile, même impossible, car dans les llèves du milieu du quatorzième siècle , comme l'observe Baurein , cette porte s'appelait porte de Gious , et la hauteur où elle était bâtie, Mons Judaîcus.
Pour nous rendre raison de l'antique dénomination, il faut se rappeler que, lorsque les juifs furent expulsés de France par Philippe le Bel, un grand nombre de ces malheureux vint rejoindre leurs coreligionnaires à Bordeaux, où l'administration anglaise leur permit d'habiter le quartier de Pont-Long ou faubourg Saint-Seurin , alors presque désert. Delurbe atteste ce fait dans sa chronique , à l'an 4373. De là vient la dénomination latine de ce lieu, Mons Judàicus^ Mont Judaïc. L'an-
1" Part. B.c 41
ivoTEs. cienm porte Dijeaux, que M. de Tourny remplaça, en 4747, par la "" porte actuelle , s'appelait aussi porta Judoka , porte Dir-Jius , de Giatu
et de Jeauj ; mais le mot jews , en anglais , et qu'on prononce gious, signifie juifs. Pendant la longue domination de ces insulaires , on donnait ce nom , porte de Jews , (porte des Juifs) , à cette issue par laquelle on se rendait dans le quartier des juifs; comme la rue Saint-Jâmes , la rue des Harlots, aujourd'hui rue de la Monnaie, la rue et la porte des Jews ( Di'jeaux) sont de rares vestiges de la domination anglaise à Bordeaux. D'après un ancien registre de l'église de Saint-André , le chapitre envoya, en 4406, deux députés à l'Hôtel-de-Ville , afin de savoir ce qu'on devait faire à l'égard de certains ermites qui s'étaient établis à la porte Judaïque , où ils avaient élevé une espèce d'autel pour recevoir les aumônes des fidèles. Voici les propres termes de ce registre , tels que nous les trouvons dans Baurein : Ilem similiter dixit ( Dominus de Bordili) qualiter ipse et Dominus Penetonus iverunt ad Sanclum Elegium [Saint-Éloi, c'est ainsi qu'on appelait alors l'Hôtel-de-Ville, Maison de Sainl-Éliége ) eis dicendo quod habebant agere de illis heremilis porta Judaîcœ , et de offerlorio et altari quod habuerunt die veneris sanctâ. Nous croyons que cette citation suffira pour dissiper tout doute à cet égard et prouvera que cette porte Judaïque était celle qu'on appelait alors, en patois anglo-gascon , porte Digius, D'après l'extrait suivant des anciens registres de l'Hôtel-de-Vilie , les jurats ordonnèrent, le mercredi 7 août 4420 , que le chantre qui demeurait à la porte Dt/i»^ serait autorisé à réparer l'ermitage qui était auprès de cette porte ; qu'à cet effet, il lui serait expédié des lettres munies du sceau de la ville, alin que dans le cas où l'on viendrait à l'en faire sortir , on le remboursât, au préalable , de toutes les dépenses qu'il y aurait faites. Voici les termes propres de ce registre : Et plus que lo chantre que demora à porta Dijius pusca reparar lo armitage de porta Dijius , et que lo sia autreyada Uttera sagerada deu sagit de la villa , que si hom lo gitaba du deyl armitage, que dabant todas causas lo sia paguat so que aura (omit à la reparacion du deyt hostau de rarmitage.
Ainsi le nom de la rue et de la porte Dijeaux ne dérive pas de la proximité d'un temple de Jupiter , mais bien de ce que c'était le quartier et la demeure des juifs à la fin du Xlll^ et au commencement du XIV^ siècle. L'analogie qui existe entre le mot gious^ ancien nom de cette porte , et le mot anglais jews , qui se prononce gious et qui signifie juifs, est tellement évidente, qu'il est impossible de nier l'origine anglaise de cette dénomination.
D*aiJleurs corameul prouver qu'il existait autrefois un temple de Ju- notes, piler dans les environs? M. Jouannet a publié ce qu'il appelle ses ~~
Cimjectttres sur ce sujet, et prétend que ce temple était dans la rue du Temple , près l'ancienne Intendance ; mais M. Jouannet savait bien que les templiers demeuraient dans ce lieu; que c'est là Torigine de la dénomiMaiioii donnée à la rue où était leur temple ou l'église et leur demeure ; qu*on leur avait cédé ce terrain quand ils vinrent s'établir à Bordeaux. Il fut donné plus tard aux chevaliers de Malte.
M. Jouannet s'appuie sur la découverte qu'on fit d'une statue de Jupiter, de quatre pieds de haut, ayant, ditDelurbe, à côté, l'aigle rompu, dont les pattes paraissent encore, et la foudre en la main ^uche avec ces mots : Deo invicl. 0. M» Cette statue fut trouvée dans la maison de M. de Nesmond, président au parlement , près de la porte Dijeaux. Mais on a trouvé des statues au Château-Trompette, des fragments précieux, à l'Intendance; la statue d'Adrien, dans la rue du Loup, et beaucoup de débris près de la cathédrale , qui caractérisent m temple païen. Cette statue de Jupiter faisait partie d'une précieuse collection de monuments romains, qui se trouvait chez Forimond de Remond , savant conseiller du parlement de Bordeaux , au XVP siècle; eFleavait été découverte dans la maison de M. de Nesmon, rue Dijeaux ; mm faut-il en conclure que le temple de Jupiter était là? M. Jouannet ne le prétend pas dans ses Conjectures ; il nous paraît donc beaucoup plus probable qu'elle y avait été portée. La question est donc de savoir d'où? des thermes? nos annales ne le disent pas; de l'Intendance? mais là on ne voyait que les débris d'un ancien palais. La statue d'un dieu du paganisme était faite pour un lieu consacré à des exercices religieux , et ce lieu ne peut être autre que celui où se trouve la cathédrale. Dans les fouilles qu'on y pratiqua à plusieurs époques , dans les trois derniers siècles, on exhuma des débris qui n'appartenaient qu'à un temple païen. Il est donc naturel de croire que le temple de Jupiter était là, où on établit plus tard le siège épiscopal , et que l'on y remplaça le souverain du ciel païen par l'apôtre du christianisme , patron du diocèse. Avec ces débris d'un temple de Jupiter, on s'explique la présence d'une statue de cette divinité mythologique; séparée d'eux., cette statue n'eût été placée convenablement nulle autre part que dans un temple. Conune dans l'ancienne maison de Puy-Paulin , on fit , en 1564, ^es fouilles dans l'hôtel de Duras , situé dans la rue anciennement appelée rue Rausan , et plus tard , rue des Carmélites. On n'y a trouvé que ()es inscriptions latines , des pierres sépulcrales ; mais à la cathédrale
HOTES. on découvrit les restes d'un temple païen , et voilà pourquoi de savants ^ archéologues prétendent que le temple de Jupiter se trouvait à Tangle
méridional du parallélogramme que formait autrefois la ville de Bordeaux, là où se trouve aujourd'hui la cathédrale de Saintr-André. Amélius, évoque de Bordeaux , en fit une église chrétienne , au V® siècle , sous l'invocation de Saint-Denis. Léonce II , l'un de ses successeurs , la fit agrandir, réparer et embellir. Cet édifice fut démoli par les Normands et réédifié par Gharlemagne , qui , y ayant fait déposer des reliques de Saint-André et de Saint-Jacques , la fit consacrer sous l'invocation de ces deux apôtres. On y fit des fouilles à plusieurs époques, et, autour de l'ancien archevêché , plus tard , ce qui amena la découverte de plusieurs débris de quelques édifices romains. Il est probable que c'est là que fut trouvée la statue de Jupiter. C'était une idée digne des premiers chrétiens, de consacrer au vrai Dieu , sous l'invocation d'un apôtre , le temple du souverain des cieux païens.
NOTE IX , page 266.