‹ Histoire complète de BordeauxChapitre 113 sur 172 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Puissance du Cliih lUitiunal, — Son opposition moins patente, nmis constante. - La Commissiou des s<'pt. — Piocès des pillaids cl des tt'i roristt's. — On appelle les accusateurs et les témoins. — Tristes révélations! — Adresse a la Couvent idn. - Discours do nortlus au club. — Son arrêté en faveur des prisonniers. — Adresse du Club a la Convention nationale, à l'occasion de la brochure de Lacroix.— Dépr«:cialiuu de la valeur primitive des assignats , etc. , etc. , etc.

Ce discours fut écoulé «nvec une altcniiuu l)ien soutenue et Livre vi. applaudi avec ealhousiasme. Bordas était eulre dans la voie j^i, de la réaction et de la résistance : la pente était rapide et une opposition formidable à craindre. Les jacobins étaient encore très-nombreux à Bordeaux, et par suite du renouvellement des administrations « ils avaient réussi à se glisser dans plusieurs postes importants. Le clnb national, Tune des pins anciennes sociétés do Bordeaux, était en grande |>artie composé d'enx ou de leurs amis; c'était le grand centre oii aboutissaient toutes les affaires, où se traitaient les grandes questions politiques , oîi les orateurs s'abandonnaient aux plus fougueuses inspirations de leur sEèle. Les proconsuls euxmêmes s*y rendaient fréquemment, et la tribune bordelaise, pendant tout le règne de la Montagne , ne le cédait en rien à celle des jacobins de Paris. Les séances étaient publiques dans la salle du Lycée, fossés de Tlntendance, ses réunions presque quotidiennes; en un mot, c'était là que s'étaient réfu£:iés toute la vie politique, toute la sève sociale, tous les talents de Bordeaux.

L'approbation donnée dans nn pareil lieu au discours réactionnaire de Bordas déplut beaucoup aux jacobins ; ils se pi é-

parèrent à parer le coup et à opposer une vigoureuse résistance à ce qu'ils qualifiaient du nom d'oppression , mm qui n'était eu réalité qu'un acle de justice. Tout semblait présager de nouveaux malheurs à Bordeaux : l'hiver commençait d'une manière très-rude; le froid était très-vif et la Garonne glacée et non navigable un mois durant; les comestibles étaient rares et leur prix fixé par un tarif qu'on appelait le maximum. Dans ce temps, on cessa aussi de donner gratis la représentation qu'oïl avait élablic pour le peuple, tous les décadis; J'affiche portait, en gros caractère : De par et pour le Peuple; comme la Marseillaise sentait trop le jacobinisme et le sang, on lui substitua le chant dit : Le Réveil du Peuple. A B ideaux, on faisait mieux, on déclamait pendant quelques mois, à la place de ces poésies révolutionnaires, une pièce de vers anli-terrorislc , intitulée : le Cri de mon Cœtir, qu'un tievnii à la plume facile et gracieuse de Desgranges- Bonnet, avocat à Bordeaux.

Tout cela indiquait la tendance des esprits et une marche lente et progressive vers un ordre de choses meilleur. On hésitait cependant encore : depuis quinze jours, la question à Tordre du" jour était la recherche des voleurs et des dilapidateurs; on avait nommé une commission ad hoc, mais elle ne s'assemblait pas ; elle avait tous les éléments d'une procédure régulière et consciencieuse, et elle ne faisait rien ; on aurait vraiment dit qu'elle craignait de trouver des coupables !

Dans cet intervalle , Feilixe , secrétaire général du président du département, se démit provisoirement de ses fonctions, jusqu a ce qu'il eut obtenu justice contre ses caluaioia tenrs. Charles, l'un des principaux accusés, était alors à Paris; on essaya d'examiner les charges alléguées contre lui. Malgré les démarches de ses aims, qu il faisait agir, il paraissait certain qu'il avait fait porter à la mairie des caisses remplies d'argenterie, de vases sacrés, d'ornements d'église et de mille objets précieux, La fille du concierge de la maison commune,

Marie Croîset , avait vu entrer des portefaix, avec dés bayards

pleins (1 argCQterie , de calices, d'objets d'ei;lise, de vaisselle — plate « de meubles précieux. Elle déclara que Charles venait le soir en voitare, chez Bertrand^ maire, et s'en allait, sa voiture (bargéo de paquets. Un autre jour, elle aperçut un individu qui faisait fondre des objets d'argent, uu tapissier qui défaisait le riche dais de Saint-^Dominique et une femme qui dégalonnait des ornements sacerdotaux.

Le 9 nivôse an 3 (29 décembre 4794), Guillaume Lauou déclara avoir, par ordre de Bertrand, maire, fait porter à la maison commune, des meubles précieux, des caisses de vin, des pains de sucre ; il avait fait porter chez Charles deux caisses de vin, et le citoyen Figuère, commissaire, y fit prendre des pots de fleurs pour les transporter chez lui, à Saint- Seurin.

Le nommé Loustaleau déposa que , plusieurs jours après l'apposition des scellés chez Saigo, Bertrand et Charles vinrent avec des commissaires pour inventorier. Charles lit avancer une voiture de place qu'on remplit de caisses. Les quatre joars suivants, on fit aussi sortir de Thôtel Saige, des menbles, du vin, des tableaux : ou voyait, plus tard, sur la cheminée, chez Charles, une téte de marbre qu'il en avait retirée.

On fit paraître les quatre portefaix : ils déclarèrent avoir j)orté chez Bertrand, le maire, et chez Charles les objets déjà mentionnés par Lanon.

Chantin , homme d'aflaires de Saige , déposa que Bertrand et Charles avaient enlevé des flaiu beaux à girandoles et autres, qu'on mit dans uue voiture où Charles alla se placei*. « fy avais déjà porté moi-môme, par ordre, dit Chantin, nne caiase de iOO et quelques livres de bougie. Le maire et (Charles revinrent; ils s'enfermèrent seuls dans un cabinet ; en sortant, ils ont fait venir un fiacre qu'ils chargèrent d'effets. Une antre fois, le maire Bertrand lit enlever des caisses de vin , des liqueun» , une grande quantité de sucre. Charles emporta un

Livre vi. babît vert et an maDteau blea, en disant qu'ils étaient destinés

— a uii bon sans-culoUc ! J'ai envoyé chez le maire, des assiettes,

des cristaux, des vases en porcelaine, etc. , etc. il m'avait demandé les easseroUes; je lui ai dit qu elles étaient en mauvais état; alors, dit-il, je n'en veux pas, j'en prendrai ailleurs!! »

Kcdon déposa que (Charles et Ândroo se (ransportèreat un jour chez le citoyen Biderain , rue Porte-Dijeaux « maison de Veyssière, vitrier, et loi firent donner une bourse de U3oa 1 47 louis d or, et de l'argent monnayé dont il ignore la quantité. Charles ne voulut ni en dresser procès- verbal, ni en donner un reçu !

Eugène Uuss, chargé par le district d'aller lever les scellés chez Saîge, trouva les effets dans un grand désordre : il savait que le buste en marbre de Cicéron avait été porté chez Charles avant l'opération , et il eu parla dans son procès-verbal , en ajoutant que les bustes de Comélie et de Cicéron avaient é\à enlevés en sa présence par Blanchard, artiste du Grand- TlieAtre ; il ignorait ce qu'était devenu le buste de Cornélie.

Peaicaud , l'un des gardes-scellés, remit une note des effets qu'il avait vu enlever : c'étaient des meubles, des elfels précieux, des sacs de monnaie, des pièces d'étoires, telles que coutils, basin piqué, ras de castor et damas, de l'argenterie, du sucre, un grand nombre de caisses de vin et de liqueurs, des tableaux , des bustes et figures en marbre , etc.

Bouquet, qui avait intenté ces charges à Bertrand, s'étendît sur ce déplorable gaspillage de la fortune publique, et il ajouta qu'étant à Paris, Ysabeau lui avait dit que Bertrand, exmaire, ne pouvait être jugé, parce que j'avais emporte vingtsept pièces relatives à cette affaire. Ce n'était pas les pièces qui manquaient; mais voici, sans doute, ce qui aura retenu les juges : c'est une copie, collationnée par Garnier, deSainte^, d'un arrêté pris par les républicains Tallien et Ysabeau, le H frimaire an 2 (2 décembre 4793 ) , par lequel « le maire, les » autorités constituées et les autres dépositaires de l'aulorilo

» sont autorisés à remettre au]L direciears des théâtres « at- i>>vi c vi. » tendn lear partriotisme, en leur en faisant don, tous les » ornements d'église, etc., elc. »

Il termina en demandant qu'on nommât des commissaires pour faire une analyse des dépositions qu'on pût adresser à ta Convention nationale, afin ({u'ellc ordonnât des mesures pour satisfaire aux exigences de ia justice et de la vindicte nationale.

Cette proposition parut juste; elle fut applaudie et adoptée. Les commissaires furent nommés, et ce ne furent pas seule-* ment les vols commis à Thôtel Saige et cbezd*autres condamnés*

qu ou recherchait, et qui cr iaionl vengeance; on voulait savoir aussi ce qu'on avait fait des deux millions accordés à Bordeaux par le Gouvernement. Le comité des subsistances répondit qu'ils avai(Mit été absorbés par l'indemnité accordée aux boulangers qui avaient fourni le pain à trois sous la livre; ce dernier incident n*eut pas de suite.

L'horreur qu'inspiraient les (uiiiplices directs de Lacumbe était immense ; le dégoût qu'on avait conçu en même temps pour de mis<érab1es voleurs, déguisés sous le nom de républicaiiis ardents pour mieux fan e leurs adbircs, était tel qu'on ne pouvait plus comprimer son indignation ni dissimuler ses impressions. On proposa de rédiger une déclaration sur le même sujet; il y avdii t1(^s opposants, mais ils se turent et coosentiient à la réduction de celte énergique adresse , d'où nous extrayons les passages suivants :

« Bordeaux , longtemps calomnié par la haine , persécuté » par l'intrigue, assassiné par ia violence et la fureur; Bor- » deaux, libre enfin , après avoir béni la justice de la Gon- » vcntion nationale , devait un premier cri d'exécration po- » blique aux auteurs volontaires de tant de maux. Nos (gvs m étaient brisés, mais nous en porterons longtemps les em- » preinies douloureuses, et nos premiers regards ont dû se » tourner sur ceux qui semblaient avoir pris plaisir à les

MvK vu » forger. Alors cbacun a dft mêler sa voix à Texplosioii de

* » l'indignation générale; chacun a dû se hâter de dire : Voilà » un des oppresseurs des patriotes, voilà aa de ces despotes » sanguinaires, voilà un de ces pillards que réclame la ven- » geance des lois ! î !

» Le représentant dut provoquer lui-même cet essor de » Topinion publique, nous dirons mieux, delà Vertu publique, » qui fut trop longtemps comprimée ; ii a lui-même ouvert la » route oh le patriotisme et la probité devront poursuivre les t II y pocrites politiques et les dilapidateurs; mais s'il s*y troove » quelques écueils, il faut savoir les éviter

» Évitons de fournir même un prétexte à la calomnie , et » lorsque nous réunissons nos efforts contre les bommes cii- » niinels qui ont désolé notre cité , il ne faut pas qu'on puisse » dire qu'au lieu de songer au bien public, nous écoutons oos » passions particulières; qu'au lieu de présenter les vrais cou- » pabUs à la justice nationale, nous ne pensons qna vi nuir

» nos propres injures Vous ne pouvez pas seuls découvrir

» tous les anneaux de la cbatne des crimes commis dans cette » commune. Enrourai^cz les ciloycns vertueux, mais timides, » à dénoncer les vols et les atrocités dont ils furent les vicli- » mes ou les témoins; contractez l'engagement solennel de » défendre, par tous les moyens qu autorisent les loi?, ceux » que de Justes dépositions exposeraient à des haines puiân santés, et lorsque chacun de vous abjure tout ressentîmeDt » personnel, toute récriniinalion particulière, redoublez de » zèle et d'activité jusqu'à ce que I humaniLé outragée, la li- )» berté profanée, la révolution avilie, aient trouvé lenrs vie* » tinies parmi les vrais coupables, etc. , etc. , etc. »

Ou s'engagea dune au club natiuuai , eu même temps quoo y jurait guerre aux fripons, aux hommes de sang, auxhoniiDes immoraux , à adopter la ferme résolution d'abjurer tout ressentiment personnel et à ne poursuivre que les délits vi im les erreurs; à exécuter scrupuleusement les précédentes dé-

Chip. S.

libérations, qui chargeaient de l'examen des dénonciations LImVI, coDlre les membres du club les comités nommés à cet effet , pour qa'on envoyât aux autorités constituées celles qui les concernaient, et pour que celles qui appartenaient à la police et a ropioiûD publique, fussent cependant jugées avec i'imparlialilé convenable à des républicains.

On savait tout le danger des mesures extrêmes : on établit ainsi certaines restrictions, des entraves à l'esprit réactionnaire, commandées autant par les circonstances que par la prudence.

Les accusations continuaient, cependant: on allégua des charges accablantes contre Grignon, à cause de ses relations avec Desfieux; on accusa Margaron de plasieurs faits graves; c'est lui qui alla apposer les scellés chez Perrier, qui avait été guillotiné. En s'acquittant de sa mission , il chercha Fargenterie avec beaucoup de soin ; qu*est-elle devenue? On le pria de cacher la mort de Perrier à sa vieille mère, qui en mourrait de chagrin : t Bah I dit-il, si elle en meurt , on l'enterrera ! » Il fit enlever le lit et autres choses nécessaires à cette dame; il refusa d'attester le civisme du vertueux et excellent Barennes, etc. , etc.

Cette affaire fut renvoyée à la commission.

Ces scènes étaient affligeantes; le calme panussait impossible à Bordeaux : Bordas lui-même était affecté de ces divisions interminables, de ces récriminations toujours renaissantes. Le 3 janvier, il se rendit au club, et après s'être Univùse» excusé de n'être pas venu plus souvent à leurs réunions , à i*^.' cause de ses grandes occupations , il s'exprima ainsi â la tribune :

« Ce n'est pas un représentant, c'est un ami, c'est un frère « qui vous apporte le résultat succinct de quelques réflexions

» politiques. Rien, aujourd'hui, n'est moins douteux (jue la » révolution de France : tour a tour opprimée par le savoir » et par Tignorance, par I orgueil et la cruauté, elle déchire

— iOi —

» le bonnet ronge de la même main qui brisa le liône {\]; » elle ne veut ni roi ul tribun, ni casle priviiégiee, nidésor- » ganisatears assaisins. Empêcher que les uns et les aatres » renaissent à lenrs espérances, doit être notre seul bot. Si » nous venions a ie manquer, si l'une des deux factions abal- » tues relevait jamais son front audacieux , il ne resterait aa » plus beau pays de l'Univers d'autre perspective qu'ua af- » freux esclavage , et aux patriotes énergiques d'autre asile « que le tombeau. Cependant userons-nous de représailles » contre nos cruels oppresseurs? Profiterons-nous des leçoas » atroces qu'ils nous ont données? Yen uns nous parloul des » coupables? Multiplierons-nous les châtiments? La justice, » comme la terreur, aura-t-elle ses bastilles , ses bourreaux? » Non, citoyens , pardoununs sans rancune à ceux que de? » traîtres ont séduits, que les circonstances ont maîtrisés. Les » pervers eux-mêmes ne doivent pas tous subir les méoNS » châtiments, puisqu'il se trouve entre leurs forfaits une sorte » de hiérarchie ; puisque ceux-ci se sont distmgués par le vol, » ceux-là par le meurtre « ayons des flétrissures pour les uns » et des supplices pour les autres.

» Je l'ai déjà dit, non pour répondre à ceux qui confondeol » le sang-froid avec l'irrésolution et la prudence avec la foi- » blesse , mais pour mettre les habitants de Bordeaux âm » le secret de mon cœur. Jamais je ne reconnaîtrai pour pa- » triotes ceux qui s'enrichirent de rapines, ceux qui âreal » couler des flots de sang I Ils n'ont pas voulu le triompbedes » rois ligués, j'en conviens ; mais dans leurs eilés , dans leurs » hameaux, ils aspiraient d'être rois eux-mêmes, ils ont servi 1» la révolution, j*en conviens encore; mais ils Tont regardée » comme une porte ouverte au pillage, à l'assassinat. Lors-

(1) Loin de moi de parler ici du s^oe qui honore le vrai rèpubtioira, d« s) "'^'*' de la Liberté, que tout boninie libre honore ; ce que Je peins, c*esl le masque ^ sont affublés tons les eontre-rcTolulionnaires, en première ligne. ,

» qu'ils vantaient la liberté, ils ne songeaient qa*à vivre dans tim vi.

» rnnarchie, pareils à ces reptiles qui sortent joyeux du sein ^'^^^jl^''

1» de la terre dès qu'ils sont avertis du choc de la tempête et ^

» du trouble des éléments. QuMIs rentrent donc aujourd'hui

)) dans leur primitive nullité, tous ces comballauts luéprisa-

» bles, enrôlés par le crime sous les drapeaux de la vertu I

» Qu'ils cessent de nous importuner par leurs clameurs ! qu'ils

» ne fassent pas succéder Tarrogauce à l'usurpation ! qu'ils

» n'accablent pas le peuple de leurs outrages, après l'avoir

B fra ppé de leur poignard ! Qu'ils sachent surtout que le peuple

» est debout, prêt à les repousser d'un bras terrible, prêt à

» les plonger dans l'abime qu'ils avaient creusé sous ses pas !

» Citoyens, modérez votre légitime impatience; soyez sans

» incertitude pour l'avenir : la Convention nationale veille

» sur la République I Nuit et jour, je m'occupe de vos intérêts;

» le Gouvernement et ses délégués feront leur devoir; songez ,

» de votre côté, à remplir volic tâche. Défiez-vous surtout de

j» vos passions; empêchez que feavie, la mauvaise foi ou la

» haine ne président à vos débats et n'entratnent des hommes

» de bien dans la disgrâce des méchants. Quand un dénoncia-

» teur se présente a cette tribune, voyez d'abord si lui-même

» ne mérite pas d'être dénoncé. Tel attaque par intrigue les

» intrigants; tel ne déclame contre les dilapidalcurs subal-

» ternes, que pour couvrir 1 importance de ses larcins par

» l'audace de ses discours. Tel, enfin , s'attendrit aujourd'hui

» aux noms de justice et d'humanité, qui naguère comptait

» ses exploits par le nombre de ses victimes. Bannissez loin

» de vous ces individus que les circonstances ont rendus pro-

» bes ; bannissez les philanthropes d'un jour; ne reconnaissez

» pour vos amis que ceux qui se [)ressèrent avec vous autour

» du berceau de la liberté, qui la défendent contre les périls

» de toute espèce , (pii ne se mêlèrent jamais à la tourbe des

> factieux ; qui virent la chute de la royauté et celle du

» triumvirat avec une égaie allégresse; qui ne connaissent d'au-

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