‹ Histoire complète de BordeauxChapitre 133 sur 172 · Livre VU. lais, des dépôchcs datées de Rocheforl, du G août, portant · texte numérisé non relu

Livre VU. lais, des dépôchcs datées de Rocheforl, du G août, portant

Cliap. A.

envoi :

im, |o De deux tal»alières ornées do chiffre de l'Empereur et Extraits destinées à M. de Brivazac, commandaiit de la garde à cheval, **** *lif*"*' ^ ^1- Montesquieu, qui coniiuandaiL la garde à pial, en rHAtcl-de-Viiie témoignage de SOU estime ef de la satisfaction que Sa Majesté avait éprouvée de leur service auprès d'elle. Cétail aux gardes que ces présents furent donnés , dans les personnes de leurs chefs ;

2« De deux magnifiques bagues pour les deux capitaines du

port;

3*" De trois nnlle francs pour les marins du canot de la ville et de celui de la marine;

De vingt-cinq mille francs pour les pauvres de Bordeaux .

Le 21 septembre suivant, l'Empereur envoya son buste à la ville.

Rien de remarquable ne se présente dans nos chroniques,

jusqu'au mois de novcm])re. La grande armée était déjà passée, et, le l^i^ novembre, TErupereur, accompagné du duc de Frioul et de plusieurs autres officiers de sa maison , arriva , à midi, incotfnito dans nos murs, et en partit à trois heures pour se rendre sur les frontières. Il s'agissait de proléger la royauté naissante de Joseph en Espagne et de Tacclimater sur un sol brûlant, qui consume ou rejette hors de son sein tout produit 1809. exotique. Dans la nuit du 20 au 21 janvier 1809, il r(^paN?«i encore incognito; il descendit au Palais à minuit et repartit à trois heures du matin pour Paris.

juMars. Dans ce temps, il y avait un hôpital militaire établi aa Château-Trompette; IKniin reur en ordonna la suppression, et voulut que le château de Vayres fût approprie à cet usagie.

Le 5 Jttio I80S, le cooseil manicipa) prit pussesik» dn temia du GMteMh Trompette, cédé li kTlUe par un décret impérial du 25 avril.

Le 38 novembre, on lança à Tean la rtrégale le A'I^en, fréiuite de 36 canons rl Tiin^ de» plus fortes qn*on eût eonstroites k Bordeaux.

Quelques jours pius tard ( le i4 ) , par son décrot du i4 mars, i ivre vu. Napoléon nomma maire de Bordeaux, M. Lynch , alors pré- ^^^^ sident du Conseil général du département; i! remplaçait M. de Montbadon , nommé sénateur depuis le G de ce mois, et fut iostalié ie 7 avril 4809. Par suite du décret du 25 avril 1809, le Corps municipal de Bordeaux, fut transféré, dans les premiers jours de septembre, dans I holcl occupe jusqu'alors par le commissariat général de police. Ce Corps était composé de M. Lynch, maire; de MM. Grammont, Porta), Letellîer atné, Fieilé, xMaliiieu, Uacalan, adjoints.

C'est dans le cours de cette année i809 , que Bonaparte , par son décret daté de Schœnbrun, le 47 mai, établit des L'colos iré(|uitation dans toutes les grandes villes de l'Empire. Bordeaux y fut désigné pour une école de seconde classe; le maximum qu'elle eut à entretenir était de vingt chevaux , et le minimum de (juinzo. C'était la Iraduclion de quelque projet militaire , ou peut-être une mesure qui avait pour but de renouveler et d'améliorer sa cavalerie. Il était puissamment et activement secondé à Bordeaux par M. Gary, qui avait rem- {dacc, depuis le ^4 avril, M. Fauchet, comme préfet de la Gironde.

Pendant tont ce temps, Napoléon marchait de victoire en victoire; la lorluue suivait ses troupes, tout allait au gré de ses désirs. Ayant su que l'Autriche rassemblait ses forces avec quelque velléité de lui faire la guerre, il partit de suite pour l'Allemagne, et son premier bulletin atmonça à la France six victoires importantes : le 10 mai 4809, il était maître de laoa. Vienne et occupait le château de l'empereur d'Autriche. La bu [aille de Wagram nucna 1 armistice entre les deux empereurs, et la lîile de François 11 allait devenir l'épouse de Napoléon 1"*'. Après le refus du Pape de sanctionner le divorce avec Joséphine, la dissolution du mariage fut prononcée par la complaisante ollicialite de Paris, et Marie-Louise, arrivée à Saint*Cloud le 30 mars 1810, eut 5son mariage béni par le laio.

9* part. B. U

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