‹ Histoire complète de BordeauxChapitre 26 sur 172 · Livre n · texte numérisé non relu

Livre n

Cliftp. 9.

j>atriotes qui avaient passé sous le drapeau de la patrie. Un Livreii.

citoyen témoignait un jour, dans une réunion, la meilleure

volonté, même an désir de s'engager; mais il se disait retenu

par sa femme, qu'il fallait nourrir. « Ta femme, dit son voi-

N sia, aura ma maison pour asile; elle partagera ma table et

» je lui donnerai 12 liv. par mois. » Le mari prend la plume

et souscrit avec bonheur l'engagement désiré. M. Nairac sous^

crivit ix)ui 200 liv . et M. Boué pour 3,000 liv. , |X)ur encourager

les enrôlements. Leur exemple trouva beaucoup d'imitateurs;

c'était chez tout le monde une fièvre de sacrifices patrioti^

ques !

M. Labadie venait de composer une compagnie de cent cinquante chasseurs. On la présenta à la Société des Anm de

la Comlilution ; mais ils étaient presque tous sans armes, sans aigent, sans habits, sans chaussures, et n apportaient à la patrie que leurs bras et leur bonne volonté. M. Grangeneuve» qui présidait ce jom-Ià, leur oirril un liahit, une veste et un OMirier Fra»pantalon 1 Son exemple trouva des imitateurs, et tous, heu- so août, reux de noarcher sur ses traces, leur offrirent, les uns des souliers, les autres du linge, des habits ou de l'argent ; [partout on faisait les vœux les plus chauils pour le triomphe de leur cause. Bordeaux était devenu un véritable champ de manœuvres militaires et un arsenal de guerre. îci. Ton s'exerçait aux évolutions stratégiques; là, on fal)riquait des piques, on dérouillait des sabres et des fusils. Dans un quartier, les femmes, les filles, les vieillanls, préféraient de la charpie ; dans un auti*e, on faisait de la poudre, et partout on voyait l'activité d'un camp, on entendait le bruit du tambour, le cliquetis des armes et Téternel mouvement des citoyens couraiii avec un enthousiasme patriotique aux exercices militaires. Dans tous les coins de la ville, on voyait des bureaux de souscription pour venir en aide à l'équipement des bataillons bordelais.

Cette ardeur, cet euthousiasiuc, avaient leur source dans les

Livre II. nouvelles que les clubistos de Paris Iransmeltaicnt n^ulicre- Chap. 9. ii^Qj^i ^ Bordeaux. La capitale avait déclaré la patrie eu dan- 1703 c'était un appel aux passions populaires. Les piY>viiices

y répondirent, en jurant de maintenir la Constitution, de vivre libre ou de mourir en la dérendant. Bientôt ajirès, on sut que Louis XVI s'était réfugié dans le sein de TAssemblée ; ce n^était qu*un pas de plus vers Téchafaud ! Cétait se constituer le prisonnier de ses ennemis ! Il elait faible; on crut ijuc la royauté était une superfétatioa politique, une grande et dispendieuse inutilité t On commença à penser qu'il fallait la supprimer. Jiisque-là, on avait besoin d'un roi; maison lui fitscnlir qu'il avait besoin du peuple, et le peuple apprit à se passer de roi! Il était un obstacle au succès de la démocratie; il gênait la iiiarche lente mais si\rede la répiihlnjun, (jui s'avançait avec son cortège de mille maux ; et la législature , ne sachant que faire d'elle-même ou de la victime à demi-déoouronnée, laissa prendre le CliAleau des Tuileries, suspendit le roi, et après avoir assisté , témoin oculaire ou en partie auxiliaire, sur la scène des désordres de l'époque, expira dans la boue détrempée du sang de plus de trois cents prêtres et évêqucs massacrés en septembre.

Tandis que Paris se préparait à inaugurer un peu plus tard la république, la municipalité de Bordeaux attendait impatiemment les voloulaires de Nantes, qui étaient en rout^, \ïour célébrer, par un banquet civique, la complète organisation du bataillon bordelais. Sur ces entrefaites, un courrier arrive de la capitale, avec un décret de l'Assemblée nationale, qui suspendait le Pouvoir exécutif, à la suite de Tafireuse journée du 10 août, et convoquait une Convention nationale. Cette nouvelle exalta les têtes et enflamma l'imagination de nos républicains. L'idée d'un roi était devenue le cauchemar du peuple ; on ne pouvait, ni en parler en termes honnêtes, ni en entendre parler, ni môme en \()ir en effîgic ou en peinture. Le 1 5 août, à la suite d'un banquet civique préparé au Champ-

de-Mars par le bataillon de liiirdeaux et les deux compagnies des volontaires nantais arrivés dès l*avantr-vciUe, le bruit se répandit loul à coup que le peuple allait se porter en foule sur la place Royale, pour renverser et bristT la slalue équestre de Louis XV. Les membres da conseil-général de la commune et tous les corps Constitués se réunirent aussitôt, et, ilun commua accord, résolurent de faire descendre la statue le lendemain.

La panique était générale: on sattentlaa .» *l( iirands désordres. On s efforça de calmer les têtes; on prévint les convives assis à table quMls pouvaient rester tranquilles a leur place, et que le leiuleiuain, à telle heure, il am ail plus de statue de roi dans Bordeaux. Des boumies de l'art furent appelés : MM. Bonfin, Burguet, Latus et Oré, présentèrent divers plans sur les moyens d'enlever la slalue s<ins la dégrader. Le district en approuva un qui paraissait le plus convenable et le phis expéditif ; il désirait conserver cette magnifique statue dans rintérèl des arts. Cette question fut soumise au département, qui, la regardant comme une affaire purement municipale, s'en remit à la sagesse des officiers municipaux, qui prirent, en conséquence, un arrêté, dont voici la concluson:

« Considérant les dépenses et les lenteurs qui seraient

» indispensables pour la conservation de ce monument; attendu I qu'il a été fondu d>un seul jet, et qull est urgent de mettre » à exécution la <lélibération que les corps administratifs pri- > reQt le 45 du courant au Cbamp-de-Mars ,

» A arrêté : OilK et requérant le procureur de la commune, » que le monument sera détruit, saii.^ (ju'il soit besoin de la i consenation de la statue et du cheval , et que les artistes » seront consultés sur le meilleur usage qu'on pourra faire du

bronze. »

Pitoyable, misérable vendalisme ! Un mois après, on comptait au citoyen Lanier 1,^00 liv. pour avoir brisé celte iucom-

— ut —

Livre II. parable statue, et le bronze fut employé à faire des canons de campagne I

Le corps manicipal, composé alors de MM. Saige , maire , Jaubert, Lagarde, Pélissier, Camescasse, Gautier, Marchand, Latus, Laûtte, Auperic, Yallet, Oré, Lassabathie, Vielle, ne manqua pas d'écrire à nos Bordelais, à Paris, les détails de cette misérable mutilation. Voici comment se termine sa lettre du 22 août 1792 :

Archives « La statuo équestre de Louis XY fut renversée avant-hier.

h Mairie.

Le peuple a donné le temps de dégarnir le piédestal et de

» sauver toutes les pièces de marbre dont il était revêtu. Les » Bordelais ont voulu prouver, comme les Parisiens, quiis » savaient punir Torgueil des rois et leur apprendre à re&- » pecter le peuple, par lequel ils étaient devenus souve- » rains. »

Sur le piédestal de cette statue , on lisait ces mots :

« J. B. Le Moyne faciebat Parisiis, 1741. » En entendant lire le mot Le Moyne, le peuple, trompé pr un nom propre, mais qui semblait, par un fortuit jeu de mots, signifier une chose qui lui était antipathique , s'écrie dans le paroxisme de sa colère lévolutionnaire : A bas le moine! et le bronze, brisé en haine du moine et du roi, fut renvoyé à une fonderie de canons! Les magnifiques bas-reliefs du piédestal existent encore au musée de cette ville.

Avant de terminer ce chapitre, jetons un coup-d'ceil rétrospectif sur rétat de Vesprit public à Bordeaux, pendant Tannée 1792. Les Bordelais étaient alors presque aussi avancés dans le mouvement que les Parisiens eux-mêmes; l'esprit révolutionnaire avait envahi toutes les classes de la bourgeoisie et môme une partie de la noblesse. Le Parlement avait toujours maintenu son indépendance de lautorité royale; son opposition systématique , malgré son respect pour le prince, recelait un e(Tme résolut ionnaire : la résist*ince était devenue héréditaire dans ce puissant corps, el le despotisme minisié-

nel y rencontrait des adversaires implacables. Le coumierce J >>^ ><' n. mettait les Bordelais en rapport avec les peuples libres de ^'^''^ l'Amérique et de la Hollande , et les institutions républicaifios, i^^^ qui paraissaient si tn\ orables uu dc\ eloppemeut des relatiuus coiiiinerciales et de la prospérité publique, y trouvèrent des amis qui en proclamaient ta nécessité. Bordeaux était d'ailleurs la patrie de MouUiigne et de Moulcbquieu , tous deux libres IKDseufs, héritiers plus ou moins avoués de l'esprit de la réforme protestante et soutiens des doctrines dont Ronssean et Voltaire setaienl faits les apoloi^istes. Le président Dupaty vint rallumer le flambeau presque éteint : Vergniaud en reçut le germe, et Boyer^Fonfrède en rapporta un semblable des provinces unies des Bas-Pays, oii il avait passé une partie de sa jeunesse.

Ces principes sont contagieux ; il se communiquèrent à fout

le barreau: Guadet, Geusonne, Ducos et plusK urs autres, en forent plus ou moins atteinU , et presque tout le Parlement , qaoi qu'on dise de certains actes d*intolérance de sa part, ne demandait pas mieux que delaiilu l.i lilnite religieuse, ou, en d'autres termes, de réaliser la consécration absurde de tous les cnltes, comme étant tous également vrais, également inspirés avec la liluTte civile et polili(|uf' la plus étendue , et dont les développements successifs ont Uni par l'anarchie la plus complète. Il faut observer, en outre , que le Bordelais était «ne terre à moitié romaine ; le droit romain et le droit iouiuuiier y marchaient de front et étaient invoqués tour à toor par les juges et les plaideurs. La jeunesse s*y passionnait pmir la liberté du foruw , et on conservait las souvenirs et les uadiiions comme un précieux patrimoine; on y prenait pour nwièles les grands orateurs et les poètes de Rome et d'Athènes, et nn certain souffle de l'antiquité enflait la poitrine des Ikinlelais , enflammait leurs àiiu s et vivifiait leuis paroles. Bordeanx , dit Lamartine , était républicain par éloquence tes Gironduu. encore plus que \m opinion ; il y avait un peu de Temphase

Livre II. latine jusque lians son patriolisme. La république devait naiire chaii. ». ^^^^ berceau de Montaigne et de Montesquieu ; il en fui

17^2 • I'^^ ioïKiaieurs de la libei lé en France étaient des euiaub

de Bordeaux.

En effet, dès le premier moment de la révolution, les Bordelais ne cessèrent de prouver leur aident patriotisme par des sacrifices immenses en hommes et en argent. Ayant sa, en avril , que la guerre était déclarée, le peuple se porta en masse sur les fossés, sur lus quais et les places publiques : le SB Avril 1793. ciub des Amis de la Cmslitutian s'ouvrit aux acclamatioDS d'une multitude iinnicnse de tous les âges et de toutes les conditions; on ouvrit un registie pour les offrandes volontan res, et, en quelques heures, on reçut 60,000 fr. Les pauvres demandaient à marcher contre Cohlentz et les ennemis de la patrie; les riches, outre les offrandes de leur patriotisme, se chargeaient de nourrir leurs femmes et leurs enfants, et, dans tous les rangs et sur toutes les physionomies , on voyait éclater le patriotisme le plus pur et un enthousiasme incroyable.

On envoya une dé[)utalion à Paris; elle se préseula à la barre de l'Assemblée le 4 mai, et exposa le but de son voya^, l'amour des Bordelais pour la liberté et la Constitution , el leurs immenses sacnUc es. « N'en doutez point , dit l'orateui » de la députation, les fiordelais seront toujours prêts à

» à la patrie le sacrifice de leur fortune et de leur vie

» Nous sommes charges de déposer sur l'autel de la patrie » 42,000 liv., offrande particulière des officiers municipaus » de Bordeaux , qu'ils consacrent avec joie aux frais de la » guerre. Le produit d'une contribution des citoyens, amis de n la Constitution, vous sera incessamment offert* Âu momeot » où l'on nous écrit, il s'élevait à 100,000 liv. »

Outre cette somme , on envoya à Vergniaud 630 liv., qu*il déposa sur le bureau. Âumois de juin, la compagnie pali iulique du régiment de S^-Michel de Bordeaux envoya

ti 1 Assemblée 256 livres 1 5 sous 9 «ioiiiers jxjur la guerre. tivre II.

Outre ces sacrilices et [plusieurs aulres» dont nous aurons oGcasbn de parler, les fiordeiais formèrent des bataillons tout 1793 prêts à partir pour les frontières; mais au moment de s'y rendre, ils envoyèrent des députés à rAsseuibioe. iiegu:>ic juin, lenr chef s'exprima ainsi : « Législateurs, le premier et le s&- » oond bataillon du département de la Gironde, appelés à la » Iroutiere pour la défense de la patrie , viennent , par un mou- » vement unanime, vous apporter l'hommage de leur respect » et de leur fidélité. Nous attendions depuis longtemps, avec » impatience , le moment de nous mesurer avec les ennemis » de la nation souveraine, que nous sommes destinés à défen- » dre. Nous touchons enfin à cet instant désiré : on verra si » nous en s< munies di,mRs ; on verra si notre poste sera dél'endu » avec courage : la vie nest pas pour des hommes libres le 1 pins grand des sacrifices. Législateurs, nos serments nous » sont plus chers que la \ ie ; ils sont fondés sur les plus nobles » sentuuents qui puissent enllauuner le cœur humain, i amour

> de la patrie , de la liberté et des lois. Ce que nous n*ou- » blierons jamais , c'est que ces lois doivent être toujours » présentes à notre mémoire et chères à nos cœurs; c'est que

> la force année est essentiellement obéissante; c'est que, ■ quel que soit notre grade, aucun de nous n*a le droit d'exa- » miner 1 ordre qu il reçoit avant d'y avoir obéi ; c'est que, » dans un pays libre, tout citoyen, depuis le soldat jusqu'au » fténéral, doit marcher droit à l'ennemi, sans tourner la tôte » eu arrière. (Àjnlinuez donc, législateurs, à assurer la telicité » des peuples par des lois sages , fermes ; et faites qu'en » défendant votre ouvrage, nous travaillions au bonheur des » Français. »

L'Assemblée fut enchantée de ce discours; elle en ordonna l'impression et l'envoi aux quatre-vingt-trois départements.

Peiui.iiit celte année, il se forma à Bordeaux plusieurs sociétés publiques; mais aucune ne lit preuve de tant d'aiïleur

Livio II. qu^ celle dite des Amis de la Constitution : activité, dévoûmeiit, ciiap.tf. j^{|(.pif,cc , ospril de prosélytisme, voilà quelques-uns de ses 1792 caractères distinclifs. Elle chargea vingt-quatre commissaires de parcourir le département , avec mission de réchaufer les esprits, ranimer Ténergic du pen|)le , rinstruire de ses nouveaux devoirs et recruter dea .soidati5. Liiaque nouveau soldat devait recevoir 50 fr. de gratification aux dépens de la société. Rien n'égalait l'austère sollicitude et le bruyant patriotisme des coustitutionn(»ls hord(^lais : les nouvelles d(^ Paris entretenaient ces sentiments exaltés; les succès des députés enflammaient les jeunes imaginations et réveillaient des ambilions assou[)i(*s. L'arrestation du roi, en juin, les événemeuL** de juillet et d'août, la déchéance de Louis XYl formulée en projet de décret par Vergniaud , furent autant de stimulants qui donnèrent une nouvelle iiii|»uIsion au mouvement vers la i-épublique. On etfaça Técu royal, et un membre alla même jusqu'à proposer d'cflacer de la monnaie Teifigie du roi. «Cette » efligie scandaleuse, dit alors Ducos, se trouve encore sur » les murs de cette assemblée; je demande que les commis- » saires de la salle la couvrent de la déclaration des Droits » de r Homme. » Cela fiit fait à Tinstant; et, quelques jours plus tard, on ctlaça partout, à Bordeaux, les fleurs de lys et les armes de la maison des Bourbons. L'étrange position de la royauté enhardit les réformateurs : la démocratie triomphait eiàlin, et la république avançait à grands pas. La coiiNocation d'une Convention , à la demande de Vergniaud , bouleversa Tordre politique, et on n'avait rien de plus à faire qtt*à inaugurer la république. Les conseils du déparleiuent, du district et de la ville de Bordeaux, se réunirent, et déclarèrent « qu'ils » avaient senti le besoin de témoigner à TAssemblée leur à\y » solue confiance et leur entier dévoùnient. Guidés par vons, » marchant sur vos traces, nous vous aiderons à sauver la ii- » berté et Tégalité, ou nous périrons avec elles. Nos citoyens » sont calmes ; ils partagent la conliance que nous inspirent les

» représcnlants de la nation; et plus les circonstances seront Livra ii.

» giaves et difficiles, plus leur patriotisme et le nôtre aura

• d'ardeui* et d'énergie. » i-g^

Cette adresse , rédigée dans un moment si critique , plut tellement à l'Assemblée , qu'elle en ordonna l'impression aux fnu:>(iu trésor, et l'envoi aux (îuatre-vingt-troisdéparlemenls.

Tout annonçait la prochaine naissance de la république ; mais les massacres de septembre vinrent en souiller le berceau! Vergniâud, Guadct, tous les Giroudius, flétrirent avec énergie ces monstres avides du sang des riches, des prêtres et des nobles. Marat contint sa pensée de vengeance , et. le Î2 septembre, dénonça les députés de la Gironde connue ayant formé un complot pour égorger les patriotes; mais Yergniaud etGoadet repoussèrent avec indignation la dénonciation et les dénonciateurs, Marat et ses associés, leségorgeursdes prisonniers. La guerre était donc ce jour-là déclarée entre Marat et les anarchistes, d'un côté; les Girondins et les amis de Tordre, de la \Taie liberté et des lois, de l'autre; cV'lait une guerre à mort : mais les amies étaient différentes. Les Jacobins eurent plus d'audace; les Girondins, la haute influence qu'inspiraient leor attachement à Tordre et leur désir d'asseoir solidement la république. Les Jacobins ne reculaient [)as devant les moyens les plus infâmes, s'ils servaient à leur faire atteindre leur but. Les Girondins avaient moins de ruse que de franchise; ils se croyaient tout-puissants, parce qu'ils tenaient un moment dans leuis mains Tinutile sceptre de Louis XVI; et, ne voulant pas déshonorer la république naissante, ils demandèrent la punition des Septembriseurs, qui avaient ensanglanté son berceau.

On les accusa de modérantisme; c'était un nouveau crime qui devait un jour les pousser sur Téchafaud, comme nous le iferrons plus loin.

Page 1