‹ Histoire complète de BordeauxChapitre 28 sur 172 · Livre II. » soDS c&ox qui lui avaieoi échappé les jours préc(klcnts · texte numérisé non relu

Livre II. » soDS c&ox qui lui avaieoi échappé les jours préc(klcnts

cbap. 10. ^ ^ commissaires envoyés par l'Assemblée nationale an- 179S * P"*^ sections, pour les inviter à propager parmi le peu- » pie le respect dû aux lois, à la vie et aux propriétés des » citoyens, ont rapporté liior au soir, à rAssenibléc, (ju'iLs » avaient ivi^u j)a! tmii, le tcnioiû^agc d'une entière confiance » en elle, et le sermeul uuuiiime d'assm*cr l'exéculion de ses » décrets par tous les moyens que pourra suggérer l'ardeat » amour de la liberté et de l'égalité. » Or, vouleis-vous savob* ce que fit quatre jours après ce bon peuple , qui avail tant de respect pour les lois, la vie et les propriétés de? citoyens? Il égorgea les prisonniers d'Orléans, qu'on fait venir exprès Ue Paris ! Dans sa missive du H , le même Bordelais termine par ces mots d'une froideur glaciale, au sujet de ces abominables meurtres : « Puissent les évén»- » ments des 91, 3, 4 et ft septembre, tant de massacres, celui » des prisonniers d'Orléans, égorgés avant-hier à Versailles, » ne point choquer et nous aliéner les dispositions du peuple D an£?lais 1 »

On se sent froissé au fond de Tâme en lisant ces lignes! Quoi) pas un regret, pas une larme, sur la tombe de ces infortunées victimes 1 La seule préoccupation de Tesprit de notre républicain bordelais , c'était la conservation de l'amitié des Anglais, ces étemels ennemis de la France!

Quelques jours plus lard , on reçut à Bordeaux la l(»ttre suivante, de la commune de Paris, en date du 5 seplciiibrt'; c'était une invitation à toutes les municipalités à imiter les ^rgeurs de septembre, à Paris. En voici le texte :

» FaiRBS ET Amis ,

» La commiuH' se li;Uc d'infornicr les frères de tous les » départements, qu'une partie de ces conspirateurs féroces, ]» détenus dans les prisons, a été mise à mort par le peuple, » acte de justice qui lui a paru indispensable pour réduire,

» p«r la terreur, les légions de traîtres cachés dans ses uru s, » au moiiient où il allait marcher à 1 ennemi ; et , sans doute, » la nation entière, après la longue suite de trahisons qui l'ont » conduite à l'abîme, s'empressera d'adopter ce moyen si néces' » saire au salut du peuple, t Les administrateurs du salut public,

» Panis, Seugëm, Mâhat, l'ami du peuple,

» P. S. Nos frères sont invités à mettre cette circulaire sous » presse, et à la faire passer à toutes les mumcipaiiles de leur » arrondissement.

• La veille, Billaut de Varennes avait dit aux égorgeurs de » l'abbaye : Respectables citoyens, vous avez bien mérité de 1 la patrie. La municipalité s'occupe de vous récompenser ; > TOUS allez , en attendant , recevoir 24 fr. chacun. Braves I gens I continuez votre ouvrage, La France vous doit une i reconnaissance éternelle. »

Cette abominable, cette sanguinaire adresse éiectrisa les frères et amis de Bordeaux ! Cétait une invitation formelle à

massacrer les suspect-s, les opposants, vrais ou supposés, du système républicain. Nous les verrons tout à l'heure à l'œuvre î

L'Assemblée électorale, réunie à Liboume le 13 septembre, avait iioiiuué les nouveaux députés à la (Convention : note 11. MM. Vergniaud, Guadet, Gensonné, Graugeneuve, Ducos, Jay, Fabbé Sieyès, Condorcet; mais on remplaça ces deux derniers par Lacaze et Garreau, auxquels furent ajoutés Duplanlier, Deleyre, Boyer-Fonfrède et Bergouing, quelque temps après (7 décembre).

Ce fut le 21 septembre qu*eut lieu rinstallatton de la Convention; elle fermait l'arène sanglante des mois d août et de septembre; mais elle la rouvrit plus vaste et plus sanglante encore. On avait vu couler le sang des nobles, des prêtres, des citoyens de taules les conditions; que restait-il à faire pour répandre celui des princes et du roi? N'availr^n pas

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