‹ Histoire complète de BordeauxChapitre 30 sur 172 · Livre II. avec toute la pompe que Ton mettait à ces sortes de solen · texte numérisé non relu

Livre II. avec toute la pompe que Ton mettait à ces sortes de solen

nités ; elle eut lieu dans (liflerents endroits de la ville : d abord, 1702 place d'Aquitaine, qui , dès lors, prit le nom déplace

de la Convention , devant la Maison-Commune, à la place dn Marché-Neuf, a la [»lace Royale, qu'on noiimia alors place de la Liberté, aux Chartrons, au Champ-de->lar$ et sur la place Dauphine, alors Nationale, Le % octobre, les vingt-huit seclions (le la \ ille se réunirent, ( hacune dans un local particulier, pour exprimer leur adhésion franche et loyale au gou> vcrnement républicain. On croyait avoir enfin touché à la fin de toutes les misères de la patrie, llélas ! elles ne firent alors que naître. La section n^ 1 i se distingua par son ardent civisme et son enthousiasme révolutionnaire: ses commissaires, Badin et Boissicr, rédii;èrent la [)rofession de loi qui abolismit à jamais la maudite royauté en France,

Quelques semaines plus tard, on organisa de nouveaux Directoires du département et du district; c'était le 7 décembre. On renouvela en mémo temps le tribunal civil; les noms de tous ces fonctionnaires se trouvent dans la note 1 1^ Le 12 du même mois, la municipalité installa avec solennité le tribunal de coninierce à la i)lace de l'ancienne jnndiction consulaire de la Bourse, dont l'origine datait de l'an 4563. (Voir la note H*).

Le reste de l'année 1792 ne fut marqué, à Bordeaux, |>ar aucun événement mémorable. Les nouvelles de la guerre occupaient tous les esprits; de nouveaux bataillons se formaient mu U* pa])iei , juais les recrues n'allaient pas toutes grossir les rangs de l'armée. On n'y voyait guère non plus les anarchistes, les clubistes, les dénonciateurs, gens casaniers par sïoAt et par nitérét, qui, d,ui> tontes les révolutions, ont l'art de se montrer partout , excepté sur le champ de l'honneur; qui, pour l'ordinaire, parlent le plus haut et agissent avec lAcheté, intriguent en secret, calomnient sans honte, vantent effrontément la vertu quils détestent, flétrissent eu

publie les vices qu'ils adorent en secret; et qui, après avoir Livre ii.

séduit, trompé, abruti la tourbe ignorante et crédule dont

ils se disent les amis, trouvent plus souvent que les honn(^les j-^

^DS une issue pour échapper aux désastres qu'ils ont attirés

sur lear patrie. Nous allons maintenant assister aux grands

et lamentables événements de 1793.

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