CHAPITRE IL
Kottce biofnpbique sur Guadet. — Sa vta iNdiUfiie et fiUtiipe.
Livre IV. La première place, après celle de Vergniaud, dans la bril- ^ lantc pléiade girondine, appartient iiuontestableniont à (iuadet. Nos rcij;aids s'arrêteront sur œlte bulle figure, qui lutta
GvAPET. si longtemps contre les Jacobins de Paris, et conquit les applaudissements de ses collègues et l'admiration de la démtH cratie par ses grands talents, son caractère énergique et son admirable éloquence.
Marguerite-ÊUe Guadet naquit à Sainl-Êtnilion, en 4788, et se distingua de bonne heure par sa vaste intelligence et ses succès au barreau de Bordeaux. Habile, actif, courageux, inci^f, éloquent et profond, Guadet eût pu être un bon chef de parti; mais il s'('M.lij)sait à côté de Veramiaud. Sa plivsionouiie inobik' r('j)i()(luisiiit tous h'Sijrands iiioun ciiuMits i]>' ^rm cœur, toutes les passions de son dum liautaine et dédaii^iieu^sc ; sa jïarole était forte, bien cadencée et entraînante; ses discours solides, passionnés, mais moins fleuris, moins beaux quecen^de Veigniaud. 11 électrisa bien souvent l'Assemblée, et éleva sa réputation d'orateur au niveau de celle des plus Ulustres notabilités parlementaires des temps modernes. Il présida plusiears fois avec distinction l'Assemblée législative et la Convention, et lit pivuve, dans s;\ \ ie agité'e, d'une grande connaissance des homnu's cl iic> .ill'aires, d'une pri'voyance adniirahU" les pénil»lps et diverses ct)nj(>ncturcs de sa carrière ])<)lilique, et d'une intelligence faite jK)ur les missions Ic^ plus dcMicalcs et les charges les plus ardues. Austère, obsliué, un peu rude dans SCS formes, on le redoutait plus que Vergniaud , ou i'ad-