‹ Histoire complète de BordeauxChapitre 66 sur 172 · EX · texte numérisé non relu

EX

Section n* 1 , appelée des Sans-Culottea, B*assemhlalt rue Lombard, 36, aux Chartrons.

— de la Paix , plus tard du Bonnet-Rouge , h Saint-Louis , aux

Chartrons.

— des Nations-Libres, li Saint-Louis, aux Chartrons.

— de b Légalité, h Saint-Louis, aux Chartrons.

Stmonean, plus tard de Harat, dans une salle de la Bourse.

— des Amisde là Sagesse, plus tard Révolutionnaire , dans une

salle de la Bourse.

^ Brutus, au Palais, dans une salle.

Id.

— Michel-Montaigne, aux Feuillants (collège ou lycée).

id.

— de la Loi, au collège des Lois.

nftCEs Section n* lo, appelée <!« la C«iicoi-«le, plus tard de la BèvaloUon, à Salot-Chrisibl;. jrsTtFiCATives M. ««n, — Es|H>itHl«a^L«M, k'Saint-DomiDiqiiet d-dcvanllaciiliins.au

Toinpio de la Raison.

hl n*» 12. — Guilliiunii -Ti n nii Minibcnii, ntt\ Minime*!. Id. n" 13, — (lu Chainp-de-Mars, ii l'Ecole chrétienne, près h Fooii<iQ-

dègc» k Saint-SeuriD, M. D*14, ~ Pnaklia,auxci^vaiilCalberiiiettes,li Saint-Senia. - Id. n" 13, — des Arts, un Grand-Sérainaire, !i Sainl-Seurin.

id. n» 10, — Rèpiihlirninc, nu nnin.I-S. niiniiirf, îi Saint-Sourin. Id. n» 17, — Michel Lepellelier, a saint-Uaphael, près Sainte-Eublie. M. n«i8, — datO Août,aucolléee4eSaintpCAiiie,nteLaland«. M. n* 19, — do Bon-Accord, au colMge nattoBal. Id. n» iO, — de la Convention, k Sainl-Raphail, prës Saiftlc-EttUIC. 1(1. n» 'Jl, — de la Liberté, il Saint-NieoUs-de-Giave». iti. «<* ii, — BeaureiKiire, aux Incurables. Id. 11*23, — des Homiiie»'Liferef, aiixCaptt«iii8(Gniid-Sèiii{ittiK). id. n» 24, -> de la Fraternité, aax Bénédictins. Id. n» 2S, — de In Pnrfnito-t'nion. aux Capucins (rfr:ind-SélDlMlre)b Id. n" 26, — Jean-Jacques Hou&seau, aux Bénédictins. Id. n° 27, — des Auiis de Tous, ne flattant personne, dan» la Maison dite

Camboii, au Pool d« PJadta, ea Pahidate. Id. iio3B, — séaQleàhH«anliifitnr«,ditedéla]loniagBc.

NOTE .\1V (page â7o).

« KOTE raa TAatEAVX DK LA. CKBITAIIT PAIILLB KOTALK ET Autan,

• Suhant FéM d-i^rii, et f iri tê trtwent dant fa m^ttuhcommuw de ta Bmmt;

» laMe noie remise par le eitege» Gamushau, eanelerte; sarefr :

> Un t:.bleau représentant le ci-devant Louis XIV; trois représentant LouiiW; » deux repréMitlant Louis XVI; an rcprésenlant l'épouae de Louia XV; ua reprètea-

• tant répoiiae d« Louis XVI;deox nepréspRtantMoosIcur; deux reprtsealaBld'Ar-

» lois; un ri'pri^sentant Adeluïde de France; un représentant le roi de Suéde; » représentant Uaujon: un n-présenlanl Raille; deux bustes en marbre, avor km

• pieds, représentant Mouleur et le cooite d'Artuis; deux tableaux en tapisserie iks > Gobeiias, représeiiUiit des pa;aages et des amours; plusieurs tableaux Kftè- » senlaot des Juges et eeosuls de la cl-deTaut juridiction consulaire.

• Bofdcaux, le ISMtobfU ITMt.

> Sigaé: Gaxl'cuai; jeoa^. »

n est probable «ue ces ottjets précieux existeat encore b Bordeaux, clet de» ptlieuliers, ful en Ignorent roriglne ou ne auvent ea apprécier la valeur.

NOTE XV 'pa}.'e 343).

jrsnncATiTES.

> ADRTS'^r m- CO^SEIL-CI^.MÉRAL DE LA COMMVXE DE BOIlDEAtX,

»At9MU$ iéfiûrUmentê, éUtrktt et muiUe^lUé* de la répuilique ftanç^.

» Une villé distinguée depuis la révolution par son palriotisnie, qui plus d'une fois

> a pM'!! dans If >i in du Corps législatif des Ii'iiirHt;ri;i^;.'s himdtiiiili s do s:iti>f.(i tinn i pour ses vertus civique», est devenue luul k coup l'objet des plus graves iniulpa-

• ikm. Oa cbcreba k \k rendre suspecte , odieuse mêmê : on veut en on moment tai t iMr restime et rsmitiè de ses Mres.

> Qa'oa citojren soit en butte k la calomnie, on le conçoit. Ses actions ne sont pas a toujonn» 3ss*>7 pîiMiqne^poiir h niéclianrcté ne puisne s'exe rreravpr avantage,

> pour que les soupçons» ne ikuient pus quelquefois légitimes; mais qu'une cité de cent

> Tia{t mille iMbitants, qui pendant quatre années a pnelsmè avec tant d'énergie la t libeitèet réfslilé» soit calomniée; qoe rerrenr des impntatkms se impage; qno ' le plus absurde mensonge prenne enfin le caractère de h vérité ; c'est ce qu'il était » mp-^ssihif de prévoir; c'est ce qu'il <"^\. mOme difficile de croire. Bordeaux est ce-

> peudam accusé; il ne doit point garder le silence ; il faut qu'il se défende, ou qu'il

> rate chargé des plus cmeb reprodies. PounH^fl s'attendre d'être Jamais oUigé

• desejuitiSerr

> C't'st devant tous, Frrrps et Amis, qu'une ville entière va comparaltré : c'est ' Toire justice qu clli' ri( laiin-, < t <:cnlpment votre justice ; elle In veut 'sévère, mais

> rucle. EUc n'a rien a redouterde la rigidité républicaine; mais elle a luul k craindre

• 4b «oRcstions de la malveillance, et snrtont des haines que rorgaefl Jaloux peut

> inspirer. Défiez-vous, Citoyens, de eeS passions, qui dans tous les siècles ftin>nt

• <)k fnbmitt''^ ponr le prnn^ humain: nous panltruns, nvt^c le r.iline et la fernietô

• de la vertu, au tribunal de l'opinion publique, et vous nous rendre/ cette coofiancc,

> ^ d«t être un lien éternel entre tous les membres de la république. i » Dcyois le moment oit le Français devint eitojroi , et reconquit régslité, en dè-

• Uiiiaat cette caste allière, dont le mépris |Hiiir ],> prupl<' fut toujours le earacltre •' remarquable, von* avi>z (mis pté tôriinins dos t fforts qu'elle a f;tit«i pour ressaisir

> par i'ifltrigne ces privilèges conquis par la force. Il n'est presque pas une partie de

> Il Fnnee qvk n*ait vn se Ibrmer des eonjutitions pour ftvoriser ses attentats. La » vfflede Bordeani, toajours pore et Ibrte de son amour pour la liberté et l'égalité,

• DVt-elle pas été regnrdéo comme ineormptiMe, et le désespoir de toutes lears en-

» Lorsque le tyran tourtiait ses regards vers les lieux qui puuvaionl tuvoriser ses « Vnti>b; knque ses agents, par des correspoadanees secrètes, employaient toutes » Its auacratres ponr s'iusurer de divers points dans la France, et y concerter avec < les ennemis une invasion générale. Dans le Nord, sur les c«'»tes de l'Océan, vers les

> Alpes, on désigna les villes qui renfermaient les hommes infâmes qui participaient

• i complot exécrable. Combien il y en eut de dénoncées par la voix publique !

• EsicadUcs^OBs une Cris nommer la ville de fiordesn ? Parmi tant d'accusations

> taarèes de toutes parts, y en eut-il ane seule dirigée contre elle T Son patriotisme

Htcts ' i*^' iut-il P^ii t)'»'^ (l'ulU'iiito ? Oser iiit^iiio lu so(i(»çiiiiiier eut paru une viobtitMi il« tuRTiFicATivts. » loutc justice. Ne serait-ce qo'un basard heureux ? Non, uun ; au milieu d'une sttr- » veilliaec si aelive, le lusard ne peut rien. Recomiaisses dune, Cittyeiu, èias md » lèle ardent pour h cnuae riMiionalp, duns su liuine pour la tyranoie et daassMi ■ aiiiotir pour la loi, la cause du triumplic du civisnir tnin!< Iiiis. ^ » Lorsque Paris fut convaincu que le Château des i uilerics trauiail uue cudJu-

» ration avec f Avtriehc ; quand le peuple en masse pénëtis dana raaOe da iofo- • tisne, et aeaihla Toaloir (hire sortir de k conacienoe du tjran le aeetct mime de * V ses parjures, de combien de lI)an^^^es 1rs llunlrlais applaudirent à raideur cifiqae

' I) (iei Parisiens! Tous les attributs du rojalisuie furent détruits, tous ses «•niM^m.^

» dispai-urenl. Les places reteoiissaienl des expressions de l'iadigDaliun pul<ti<{u< :

> et dans ce moment, on doit le dire, lea Itordelais, par leurs vœux ènentiqucs, tiK » rent rînitiatïTe de la révolution du lOaoAt.

» A cette grande époque de la regénération française, dans quelle ville la premien- ' » statue roynle a-t-elle été renversée ? C'est k Bordeaux. Y attendit-on le ô>'rrc\ qu.

» ordonnait la destruction de ces njonumcnts de l'esclavage? Xon, le tyran fut rcD- » fermé le i4 août, et le 90 du même noi», l'image de son aieal, qui s*élevait dai» » l'une de nos places puUiiiues, était abattue. ReeonoaJstet-vous h ces traits le» » fautcui-s du rojulisnii' " i l)

« Lorsque le tyran tomba sous le glaive de la loi, la n ptiblique a-t-elle appris qu'il » >' ail eu dans Uoi-deaux des rasscuibleuionls séditieux!* L'aristocratie osa-t-di<: » lever une tète insolente, et comme dans plusieurs villes, parat-eHe méditer dos

> vengeances? si des hommes nés pour hi servitude ont murmuré, c*eat dsBsl'eai- >■ bre et dans !-■ s.'i n t qu'ils <m( exhale leurs vile»; dmtleurs.

» Au mois de mars dernier, une horde de brigands , égarés pr l'irréligion dr» ' . » prêtres, séduits par l'hypocrisie nobiliaire, porte la terreur dans les departeutênti

» derOuest.Où vient-on elierelierlesvengeunde hrépuMiquetUn Kprésciitaatda i> peuple (le eitejfe» Masade) arrive à Boi'deaux ; il annonce que les habitants de b » Vendée se sont armés pour Louis XVII et pour les ni i' li es réfraclaires: à sa voii,

> trois raille hommes, ffinmis par la ville de Bordeaux, sont équipés dans deux jom, » et malgré le temps k plus affreux, ila arrivent dans cinq joui-s k La Roclieile, lien » du raasemlilement. Ha étaient reipiis pour six seumînes, et pendant près de sa

> mois, ils ont constamment séjourné dans les départements en lusurrection. IN ont ♦ » livré neuf combats, et ont toujours été vninqueurs. La renommée a parlé drcr»

» braves républicains; ht Convention a donné des éloges à leur conduite. A leur re-

a (1) DuM la MdD é» la ConTeniIoo , Saint-Joit powak (kcileiMBi t'fDMntitc d'un fall, qai oal la fiai fufou

» piiiwWt Mil B—Wii, ai 1» Um tfa law npfaiiawla r«»olatl«>« ; âm^ im pilmt k éw amkm, *

• ^ottqoM i|i|4aailM«aMitoM iMHMlMidre. VIhAIimiIm ciprinfe par \m lwMck«)«M Ut cnla*t<rtw

• iMrM- du ir'iul.lf. PmrrlTtccr < 1 1!<- -«iri-- ^f t.irtn' ^ i iiinea» drnianiiml qiw l'hjmnf ir U Ubrrtf » >: i i

• crue drUMBiIr rpromt quelque o|i|imillon. Dcui jriuini gcn*. phulBcaaiUnrafiiedaagnvia, ta ,nBi<(cv*^ » U ■Bfiiiwi uti m m ifwtirti ÈH uêêêUM m ftttê^tiM. LHnitula . I» ehtctaf m mmti. n • «jiUMmimlmxM jt—mbé, n«t MipiiNMt. Uijtlieli ta Urmi pow plMitura jmn. U»4ea Jmm

• eawMUmfcfiitBimh aMt*an<lrMimcliM. UmUégni nr««ail paa M |«iim«c*( ihtibimi H»

• CDlrodiT I, cri de vivt Lr. But, r nuiu [ j dit It niipoTlNr, fil l||MI« qiM b dîUl fU M |ot, <• m too* «SinMaf fw la l«i a Me tnig^t, •

I MirdnsiMts murs, res v)ldats de ta liberté ont connu quel prik a«ttsatUch«a k piicn

. h frtt.'rnite.elsi IVpililc était consiaïunn-rif t'oliji'l il.- iioitv « iilic. Aux t('mni},'iinjrrs justificative».

• itulilK'sde reconnaissance, aux cris de vive la rifpubiique '. il» ont jugé sans doulti

> que U vivacité de aus sentiuelU civiqnea en ganuttissait la durée.

M Une eoadaile si smiteiittft b'm1-«D« pu ta plus javiocible rèfktattaii de ces eb- » tardes accusations entassées sans pivuvc, inconddèraniJttelIt propagées, qui doi- I tfnt :i jainnis rlispanifti i' au jaiir tti' l.i M^-rité.

* Le dcspoli&me sacenlut;^! a une liaison intime avec la tjninnic royale. A l'out wfwvdeta eiMpagne, les prêtres que leur ikgc attît iink Fabri d« ta départatuiD,

> i*tgllaient: ito dottnakiit de riaquittude k h Cknv«Btioii aationaJe. Déjk, dan» plu- «fJean départements, Osavaient p it K iir préférence excité les citoyens k des entre' ' prises contrc-rt^voltitionnaires. Le Pouvoir exécutif t îiet'iic dans la répiili!i<|ue un

• 1m« qui pui:>se devenir le dépôt général du ces boiuiucs dangereux. Sans doute k qQ'Ofen cli«faid*ineTaediNil]M«atliB«iitalulMkDtc«Hmi ; *k bieil e*eatk k Bwdm» qa*il les cMiAe. Les prttres anriveat «a grand nembire. Saas tuaitilta, I ans conviction, sans vitdence, ils sont renfermés dans les maisons destinées ii

• leur rlôture. Des vétérans en sunt Ils hononiWes pirdicns. Depuis quatre mois, ils I vivent au centre de Bortieaux, sans qu'il se soit turuië un seul jour ni parti ni

• fietioB, saas que le* cttoycat ta soient presque aperçus de ta«nr exisleace. Ita sont 1 «alttÉs, tant le dovUe joa^da deapotlsait royal et da Ihaattane laeerdolal est k k jaiaais iirisé dans la ville de Bordeaux.

» Si vous pfun ii'z reervoir de nons des preuves matérielles, noit»; vous ferions con-

> naître avec quelle ejuclitude les lois sur les émigrés ont été et sont encore esécu- >li«s.

* Oa leos aecitse de IMéialîtnie, et le 10 août le Gbam|Hie«lIars retentissait des

• rris de ritr la république, uue et indiritible! et nous avons accejité, avec des i transports unanimes, la Constitution républicaine, et nm pKices publiques ofTionl

> iimtai le spectacle de citoyens rassemblés, qui répètent ces cliauls militaires in-

> qrirts par le génie de ta liberté. Sur ni» tMItres , Gutltauate-TeD, Bratas, le vieil » >wace,n«ttiTissentlepeaple de cette flamoiede eoumgequi fit triomplierrileh'étie ' de 5«s tyrans, et rendit Rome la maîtresse du monde.

> Cette accusation de fédéralisme a été un des moyens que ta malveillance a enii ploycs pour surprendre et corrompre l'opinion publique.

> nikadnit aous prHer les vues tas fias ettnvagantes pourcroire k ua scaibtable k pm^ct. Le* pmtamatlons des autorités eopstitaécs, les délIbèiatioDS des sections,

• iesadresM'S présentées p;«r nos commissaires b la Convention nationale, sont ta

• plus triomphante réponse qiie nous poissions farrc à s n imii hi s aussi s;i;;ues.

• ToaUs ces pièces ont ete publiques: c'est là qu'où peut retrouver nos princi|H's,

• pe Mot consisnés nos vrais sentiments : e'est Ik que le dogme fbadamental de ' TuDité et de rindivisibilité, iMutement proetamée, ne tatase pos aiéme au soupçon

> If plus léger prétexte.

» Serait-ce la formation de la rommi^sinn pnptifnirf qui jniuriaii ranlin rspi '' Cet •établissement, créé par la volonté du peuple, eidelruit avant que la Convention

> BMioMle eût M aucune réetamatioa, et par ta seule voloaté des membres qui l'ont

> csomaié, ne peut que servir ta mauvaise foi daas son argumcniation. Si ce fut une

î* Part. ik. 51

fttcss * erreur que l'èlablUscucnl de celle cûuimission, ce fut l'erreur de tous les luiii- JOSTiPiCATim. 9 taols de li viUe de Boideaiui , et Tut rerivur de tau les habitanU du dt|«rlcMiit » doai elle est le ettcMieu. Maikk eetle époque d'iDûèté et d'alarme, conmeot dé-

» iiitMnr l;i M Titi" ;iti militMi de t;int de nnuges? Les riloyens t!ii iL'p.-irtfincnt Irciu- » Idèrent puur la liberté de la Cunvenlioa, et ils de6irèrcnl uu etabh^stiiicnt ^ut

> s'occupât de la uuiiatenir : ils rfijetèrent toute idée d'inturrection, d'isolenienl,tle

■ séparatHMi.

» Cette erreur a été aussitôt réparée que r^cMUnue; et si la justice oationalei H rni (h-vttir riiiiprnuvcr. î} est facile de s\i<!'<iirer. p;ir le m'uI mpinv» h. iiunt iLh » dates, que le décret qui en a proscrit touie-s les dispositions, n'a pu porter qucMir « un étro déjà détruit par lui-mèiue, puisque, dès le i août, la cooimi&sioo aua » qMHitanéural jwononoà sa diaMlaliMi, et que ce décfct «at pMtérieor de quatre » joui-s ii c< t acte s-dennel de la réanifliidesdtoyeiia de la Gironde k tonales rnen- » lu ( > de la république.

» Quel a cependant été parai nous le cruel ellet do cette erreur inslantaDcey >oii> » aommoii livres par la calomnie ii toutes le& angoisses de la détresse. U bidciu^

> ramlne assiège notre vOie; de» cooiniiaaalFea se aneeèdent aapH^a de nous ponr^aas » présenter l'alfteax taUmn de non coDCttojreni cmplajantleaf Jonrnèei destn> » vaux pénibles, et p:(ss;tn! les nuKs aux portes des bou!nn<^»f»rs, pour n'obtenir eo- » core qu'une faible partie de leur suksislanre; et vous restez insensible à notre » infortune Ou nous parle de rassemble menti», d'accaparements de subsislaoco,

• lorsque la moitié d'une ville de cent vm|t mille habitants ne vit qned'on pda

> giossler» et que Taiitre moitié passe des Jonrnéea entières sans avoir pu sf çro- » curer l'i- priMiiiiT iiliuu ni ; lorsque le conmierre. rc nfiiirTirirr rie l'i't.il. > <l lijns » une slai;iiuti(iu etlrayaute ]H)ur l'a^rieulture et pour l'industrie. i.)ii mnts pirk

• d'uccapuremcnts; et tout au contraire, personne n'ose, personne ne veut faire use

> opération qui l'expose aux rechercbcs de la loi, qui est ii ect éntard rigovrettseMot

■ observée. On nons parte d*accaporementa, lorsque tons les canaux de ceuiBiBuics-

» tion sont nbsîrtirs.rt qtiP, pjr défaut de rirrtilMlion, nous n'avons plus au< unmn><'f( » de diminuer le prix enorioe où se sont élevées toutes les denrées et tous le» iil»]' !» » nécessaires à l'cxislence. Ali ! Citoyens, si vous viviez quatre jours dans nustuun.

• témoins de nos pénibles sollidtudea, vous nous rendriez une éclatante jnsiier.

« Halheaieusement , dans cet état de choses, les esprits étaient aigris; une mit » de terreur sombre présageait de ra^'itiitinn. C'e^ dans ce inonieni si p»'n fav<>nbJt' » que les représentants du peuple arrivèrent a Bordeaux. Ils entrent inopinomi-iil

• dans nos murs : nulle autorité constituée n'en est instruite; c'est sur une proue- » nade pnbHque qu'ilssont reconnus. Des cUoTens pressentant rimpreasioo que pn- » vait dire leur présence dans la ville, s'ils v restaient sans être annoncés ii b diu- » nieipalité, les alKirdèrenl poiirifs i n:;.(i?era s'y rendre. C'i st :iin-i du moins iii'il'» » s'expliqui'ienl en les présentant au ilonseil-nénéral de la roiiituune, qui, iLi»»*'

■ moment, vaquait paisiblement à ses fonctions : une foule immense du peufle rini- » plil toutes les salles.

» Au mémo instant, le Conseil donna k ces citoyens te témoignage édatani de te» » rcspiTl pour la repri sentilion nationale. Places à la dmite et a la gauche du î"'''''- » les représentants du peuple furent invités à prendre séance; ils crurent itcviiir >''

> phiodreil*avoir été inteminpiM dus leur promenade. Od en appelle à leur Jnstiee : piic^&

• cet îDconTénient ne pwvait arriver 8*U» s'èlaient bit connaître. imiriCATivES.

> Le Coosei^iénénl ramena le silence» que Tarrivée de iilns de deux mille Émet

> dansia aalle avait d*abard troublé. Les reprtsentants du peuple rassurèrent les ci-

> toyens sur la cause de leur arrivée : ils leur dirent que leur mission principale était 1 d*]r pourvoir k la subsistance des habitants; qu'ils n*avaient d*autre but que de

• fiatemiser avec eux et d*y propager les bons principes.

1 Après les premiers édairelssements, les commissaires des sections de la eom- » mune vinrent offrir Tbommage de leur respect aux représentants du peuple : ils

> leur demandèrent une conférence; elle eut lieu aussitôt. Il en résulta des ouvert

> tares plus fatemeUes encore; et les représentants du peuple, après la demande » qu*on leur en fit, déclarèrent qu'ils étaient en effet dans Bordeaux pour y iàireexé- » cuter le décret du 6 aoAt.

» Après celte dèclaiation. ils convinrent que la commission populaire s*étant dis-

• soote le 3 août , et le décret étant du 6 du mémo mois , ils ne douuient pas que la

• Convention» sévère, mais équitable, ne rapportât le décret qui semblait porter à » ISiux (c'est leur expression).

> Les commissaires des sections les prièrent de vouloir tout suspendre pour at' 1 tendre le retour des députés qui avaient été envoyés k la Convention, pour solli-

> citer le nîpp"''t tlt* ce décret : ils le promirent; et alors, p;ir un mouvement unat nime, le poapie et les n pré sentants firent retentir la salle des cris de tive ta » république, une et Indivisible !

> La séance fut levée. Le Conseil invita les représentants à accepter le repus des

• membres de la permanence; ce qu'ils tirent : et après avoir porté un toaU a lu » république, qui fut répète par toute lu garde nationale, les représentants furent

> acrompagnés par deux nienibrcs de la commune, qui leur offrirent tout ce qui 1 pouvait être a leur disposition.

» Le lemlcninin . le Conseil, toujours pénétré du devoir de veiller, avec lu plus tendre snllicii udc , a l:t Mipc^ff*» a Tinviolabilité des rrprrsent.mts , s'urrripa de » tenir (ifs riitunii.Nsairo aupK'S d'fiiv ["iiir fX«''(M?t<'r les imites ([u'ils pourraient y ilnttiit'i . Ils m ciil . il est vmi. ailVt tes de te que les idiiiiiiissaii t's des sections

> leur ;iv;ii<'iil envoyé une (.miiIc (riiotmeiir, qtir, repeiKhml, ils uvuient acceptée le ï soir iiver reconnaissant r. Li s rnniiiH.ssaii t s du (amseii Umit oiïi li ent de la faire » riliii-r; iK s'y refusèrent, ;inn<)iirunt que les rirconst;fnrrs lo . iiijx'r-hafenf de

> tane un pluli k»ii^ séjour a Bordeaux, que leur intention était de partir dans la » nuit.

» Ils ret:urei(l im«' n i it li ^ l iniissaiicsdes set tinns : ils leur tinrent le même » langage. On leur fil li > [tlus us» s insianees p(mn fi:tnf.'er île résolution ; bien jdus, » les sections s'asseinlderent, et loiites, .\ l'envi, les sidlieilfpent de ne pas persister » dans leur prujel ; et;p« nduiii leur détermination fut absolue , et ils écrivirent à la » municipalité la lettre suivante :

» Le» reprétentanii du peapte, touu^és,

» Prient et requièrent, en tant que de besoin, les citoyens maire et ottciers mu- « nicipaux de Bordeaux, de leur fiiire founiir six chevaux de poste pour une heure

mets * prËrise apr^!> minuit, afin qu'ils pui.ss<;i)t s*^ ronilre tlans les deparlcmenls voisins juBTiFiciiivcs. > pow Mie |Mrv«nlr das «ntalstanccs au poupte de Boidniix, doot il a on kMoia si

* iuv«Dt ; Ie« invîtcBt k prendre toutM les himuks de sArelé que Umt sageeee lenr » impiim pour que leur départ ne a«it peint inquIMé.

< A Bwdeau, le août, Tan II* de h r^bliqtte Ihinçaise, une et indîTliible.

> : M.-A. Bao»ot et C-Atex. Ysiauv.

» En niènie temps, ils firent prévenir le Comité d'approvisionnement, avec l^ qu i » ils nvaient promis fl'nvnir îa voilli' un^ rnnfi^renre sur les moyens de faire panrnir

* ûch 8utwi»taoces a iioi-ileaux , que celte conférence ne pouvait pas avoir lieu, paru « qu'ils M troavalentincemnedès : cette dèclaratien détermina le Comité kae lias» » Bportcr etea eux, et la e«nl|reA«e eut lieu.

» Il résulte du procès-verbal des Commissaires, qu'en effet les représentants du « peuple assurèrent ce Comité qu'ils allaient «'occuper du pla$ prompt envoi ée mb-

> bistances â Uordcaux.

» Toua les efforts des citoyens et du Conaeil réunis n'ayant jn rien dmi^ àkar a détermination, il lenr fUt envoyé desebevaux de pwte.

• Plusieurs coniinis'^nirps rlu Conseil, des offlriprs ninniripttiT, tous l?s rrtmtnis- » saires des sériions, et divers détachements de la garde nationale, infanterie et rà-

* valcric, se transportèrent U leur domicile. Vers les deux heures, les reprèscoUuiti

* dn peuple sortirent avee ce cortège; Ils s'aeberoinèrent k pied, par ks dAwsét » la ville; leur toiture suivait h trois on quatre cent* pas. Cest dans le mumeal m » ils étaient entourés de re nombreux cortège, et qu'ils s'entretenaient avecwfli

^ » qui les accompagnaient, qu'un petit nombre de malveillants, profitant do ladis-

« tance et k la faveur de la nuit, s'clanccnt sur la voiture, frappent de coups de nlre k l'on des panneaux : ii ce braK , quelques bons citoyens aecenivnt : lenr appracke » met en Atite ces scélérats. La voiture réloint le cortège , le récit de cet cTenetneal »• fuit frissonner d'indignation tous ceux qui l'enlt-ndent. Cependant les rcprt-vn-

I » tants du peuple montent dans leur voiture, et nul autre contre-temps ne reianic

» leur déport.

> Ce bit, qne toute la pnidenee humaine ne pouvait prévoir, qne le» embm ^ b » nuit ont liivoNséi ce fait, arrivé dans une ville considérable, où la vigilance b phK

' « active ne pouvait recunnnllrc des mal intentionnés qui peuvent furilenicnt s»- A-

* ifiuiscr, on le denatuivni : on accusera, peut-être, des cito]fens intacts, des boniu^

* irréprocbaUes, et qui, nuit et jour, se dévouent b la cbose publique, laiabmair » fardent le silence sur nndignatimi qne les magistrats dn peuple exprimèfcni pa-

> Mtqiii'iiient; on ne dira pas combien tous les citoyens vraiment dignes, par lt>ll^ " vertus, d'un gouvernement libre, ont unanimement réclamé une vengeann- «tIj- » tante. Le» sections ont exprimé le utéme vœu ; l'accttsateur public e$t cturi:i- k

* poursuivre les coupaMes; la procédure n'éprouvera ni débil ni interruption. Uiuoi » on n*a pu prévenir une action, que rrste-t-il b faire ? C'est de ta punir.

0 Est-ce donc une vérité éternelle, que les hommes perdent en un moment o • » qu'ils ont acquis par do lortt's t-fforfs? l'n pinipli' qui, Hfpiiis plus i)r ijiintnfiinnri>.

s a concouru avec tant de succcsi a ki conqucli' de la liberté, qui rouiptr vinft-rii'!

> mille romhattanU aux frontières, qui a accueilli avec noe fraternité si affectueuse pi^crs

> tous les citoyens soldats qui ont séjourné dans sos murs, qui a surveillé tous les justificatives*

> enncDiis de la chose publique avec une activité infatigable , qui a résisté k toutes » les sèdtirtions fwur rester impcrtiirbablenient att.iehé aux vrais principes; car si » rhoiiijiie est iin flro soriable, il faut que sa uiorale soit cilic do riiuni.uiité. Un » pMipIe qui soppurtc dejniis ([iiatre mois les arijinisscs de la faim et ie prix excessif s dos denrées, un i>euple qui, aocdutiini^' aux douceurs d'une vie aisée, a passé sans » l iïiiii des plaisirs du luxe à toutes les piivaiions , ce in uple pourrait devenir un

> moment suspect! et ks calomniateurs et h méchants jouiraient de ce triomphe!

> Il ne durera pas, sans doute; la vérité , plui» puissante que le mensonge; la fran- » chise républicaine, jdus forte que la pcrUdie, renverseront cet œuvre de ténèbres, 1 et la Fr^iuce entière nous vengera.

« Frères et Amis, venez dans reitc cité que le monstre du h calomnie a vonln » rendre odii-use; mais qui conservera l'eslime et la confiance de la répiildique,

> parce qu'on peut dire, sans jactance, qu'elle a bien mérité de la patrie : ainsi l'ont » prononce nos législateurs», et ce jugement &crjL H'ju-te par la postérité. Venez

> parmi nous, et vous verrez dans les magistrats, dans les administrateurs, dans

> tons les citoyens, une grande famille, qui, dans tous les moments, s'occupe de

• parrcair au IMipii eit marqué par la déclaration des Droits, le bonheur cMmum. » Venex parmi noua : on ne fiarie ni de roi ni de prêtres. La douce égalité est la

• règle générale ; la loi y eat fidèlement, «évèiyment esécntée; mai» nous croirions

> la trahir que de vouloir être plus rigoureux qu'elle. Si une république est le ré-

> sultat de la raison humaine, c*est dans son sein que les droits sacrés de rbomme t doivent être Invtolablement garantis. Ils le sont H Bordeaux.

» Vous n'aves pas , sans doute , la folie de penser que les tempêtes civiques sont » les seules preuves de ramour de la patrie. Vous ne crojrez pas que les fUreurs do B la barbarie et les attentats homicides sont les titres irrécusables du civisme. La

> nature B*iaspire-t-cllc des sentiments de reeonnaissance et d'amour aux hommes » que lorsqu'elle déploie son courroux? La sérénité d*un ciel calme et purcause-t-elle » moins d*allégres«e et de bonheur que les convulsions qui dévastent le globe t Non, » non. Frères et Amis, le spectacle le plus touchant qu'un grand peuple puisse oifrir

> aa philosophe, c'est celui de l'harmonie /catte tous le membres du corps social, de

> hi paix et de la vertu.

i Arbitres en ce mimient entre des accusateurs égarés ou séduits, et des citoyens » idèles h leur devoir, c'est vous. Frères et Amis, qui deves nous venger de Pop-

• pression de la calomnie. Prononcez avec sévérité; dites si nous avons trahi la t cause nationale, ou si nous l'avons servie ; si vous nous comptes parmi des rèpu-

> blicains défenseurs inviolables de la loi, ou parmi ces êtres dégradés, nés pour la

> servitude monarchique.

s Fait h Bordeaux, en séance pennanente et publique du ConseiH;énéral de ia

> commune, te 94 aodt 1705» Tan II* de la république ftançaise.

> Saige, maire ; Oré, Marcband, l^aflte, Camescasse, Gautier, fiaour, Latus, I^as-

> sahathie, Laganie, itoulan, Uéeheau, Nairac, Montau, Uucuron,MartciU)e, Hoyor,

> Furtado, Sandré, Oambiellc, Lartigue, officiers municipaux; Vielle, procureur de

PIÈCES ' la niiiiniime: ^l:l^^all, siihslitut ; H^issi line, aecrtlaire-grcffier; Lapoyre, Gavi*- JtSTiFiCATiVEs. a Ma l'ti^^flac, l)m;inii';iii , Lt iis, Azt uiu , Brigna»; , Sabrier, Alphonze, Coudol, Eni- » riu'ilh, M;iK"l, Italgut tit* ptiv, iioiilugiiot, Bertranil, LamaKiiic, Cramon, Rraucr, > Naulé, Dcliiiciln', Lafarguc, Mail!*», Ih'las, O'i^uin, Lemfslr' , Dubus, Italimcrie » fils, Di'spujols, F«Trièrc C.oli k, Valii t, Liicadoii, Laplarr , IJiHjiny, Guorin, Vhc- V lipt, VigDi;^, (litlliti , Itrugevin, Château, Guibiiaud, Vuu Dhui-en, nutablcs.

» Pour copie :

» Bassetehre, secrélairc-arei^er, »

NOTE XVI ^pagc 3.j7;.

HKaOteS l»E LA MOSIGiPALITé PROVISOIKE» SOMIlâS A BORDEACX LE i8 SE»T£aBR£ 1793.

\** Section: les citoyens Clochar, maçun ; Tiistot , douanier, â* Section: Barde , n^ociAnt; Banac, commis. 3* Scetioii: David; Outasta, médecin* 4* Section: Ravaillc, Gatehoo. 5* Section : Rosseuw; Pëtennau, semirier.6* Section: Bory, Cassas. 7* Section: Jnde, courtier; Corbières, droguiste. 6* Section: Gibboin, peintre; Daubon, chapelier; 9* Section: Verdelet, notaire; Bolteau. 10* Section : Maurlo, notaire; Boissel, instituteur, il* Section: Mayer, Vitrae. IS* Section: Hublement, dégraisseur; Fagué, doreur. i9* Section :Uaaion, cbapelier; Mathabn. 14* Section: Gbaries, ouvrier imprimeur; Cogorus, sculpteur. IK" Section: Lefèvre; Medous, marin. IG* Section : Horet, doreur; Dumas. i7* Section : PoussanI, buissier; Cazaubon. 18* Section: Goret; Anianel, cordonnier. 19* Section: Cbanpon, tonnelier; Pinon, marin. 30* Section : Couteaux, tonnelier; Lataste, commissionnaire de roulage. 91* Sectioo : Cbaussade; Nicolas, chirurgien. ±i* Section: Beneiet, ouvrier delà Monnaie; Pasquier, arpenteur. SS* Section: Grenier, commis négociant; Monteassin, doutler. 34* Section : Uartial atné, boulanger; Desbats, marchand épicier. 23* Section: Vayssier, marchand de fer; Simon. 36* Section : Bertrand, horloger; Freville. 37* Section : Paré, DuthH. 88* Section : Lagonas, peintre: Gignoux, constructeur.

Bertrand fut nommé maire; Boissel, procureur de la commune; Cazaubon, substitut; Vitrac, seerétaire-greffler; Séjourné, trésorier.

XVll ^pa«e 371 }.

«r LES RCMliSEXrAm DU PEUPLE, P^lECU^S DANS LE DÉPARTEnEXT

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