‹ Histoire complète de BordeauxChapitre 68 sur 172 · CHAPITRE Vm · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vm

U CuQiini&sion militaire de Bordeaux, presidce Lacombc. — 'Le» noms des juges. — te imicèwerlHl de leur inattlbliM.^ Ltele, par «rdre «IpInMtiqiie, des in* dividvt Jnf és par c« trflwDal, tfepiii le Joor de son iasUllitioo, 3 branmire sp II (S3 «elobre 1793), jusqa'aa 13 Iberroidor an il ^1 jnHlet 1704) inelnsIvencDl.

Avant de parler de la Féte de la Raison , à Bordeaux , ou

'le douucr les délails de ces .saturnales impies ci sacrilèges, qui nelaienl que le délire de l'orgueil humain et l'obscurï'issemenl des intelligences, reporlon.s nos pensées el no? regai'ds sur l'infAme tribunal présidé par I.aconihe! Nousa\<)ii> a^islf' à bien des scènes de bassesse , d'intrigues , de froide cruauté et d'hypocrites ambitions politiques, maintenant nou.^^ allons, à regret , promener nos regards sur des scènes de boue et de sang t li faut faire taire notre sensibilité , pour dire toute

. s* Pari. B. K

Uvre IV. la vérité ; îl faat retenir nos larmes pendant que nous comp- Chapes. ^^^^^ viclinies, el [)uriei nos souvenirs sur cette belle place

1793. Dauphins , où tant de nobles et généreux enfants de Bordeaux ont été livrés au bourreau, et d*où tant de belles âmes se sont envolées au ciel !

Dans ce travail fastidieux, pénible, mais nécessaire , nous avons eu un instant la pensée de suivre l'ordre chronologique des faits; mais l'ordre alphabétique nous a paru réunir plus d'avantages, et offrir aux recherches du lecteur plus de facilité pour trouver les noms qu'ils chercheront, ainsi que toutes les particularité qui s'y rattachent.

Nous avons déjà vu (jue Bordeaux s'était prononcé contre les Montagnards en faveur de ses députés; celait uu crime irrémissible. Les Girondins ont supporté une partie de la punition, la ville raôme devait supporter le reste. Les Bordelais aimaient une sage liberté : ils étaient modérés, c'était un crime; ils étaient riches, c'étaient donc des aristocrates. 11 fallait donc leur enlever leur fortune, et leur apprendre la sainte égalité des Jacobins.

Mais pour atteindre au but proposé , il fallait des hommes assez dévoués pour devenir des instruments de pillage et de meurtre. Lacombe se présenta : le meurtre prit le masque de la justice, et la guillotine resta en permanence pour donner raison à Lacombe 1

Ysabeau et Tallien installèrent la Commission militaire le 23 octobre, comme il résulte de l'extrait suivant d'un vieux registre déposé au greffe de la Cour de justice criminelle de Bordeàux :

Pri>cès-verbal de cette installatian,

ociobi c « Aujourd'hui , deuxième jour de fa première décade du 17!». deuxième mois de la deuxième année de la République » française , une et indivisible , » Les membres de la Commission militaire se sont rendus,

> àdix heures du matin, dans le Heu destiné à ses séances (1). » Le président a présenté, pour remplir les fonctions de

« €0inau9-greflBer, Jean-Baptiste Blanquey, flgc de trente^x

* ans, demeurant place Nationale, 12 : les membres ont una- » nimement accepté ledit Blanquey pour exercer les fonctions X de oomnu»f;reffier de la Commission; en conséquence, il a I piélé serment an cas requis.

» Le greflBer a présenté les citoyens Sirot, Agé desoixante- » sept ans, demeurant rue de la ci-devant Intendance, 21 ; » Henry-Réné Héryiiit. âgé de quuiaiit(i-mnif ans, rue Mon- 1 bazon, 30 ; André Laplace, Agé de quarante-neuf ans, de- » mourant rue Boulan, 13, pour remplir les fondions «l iiuis- ^ ^ I > (le la Commission. £lie u reçu leur:» serments au cas » requis.

» A onze heures, les citoyens Ysabeau et ïallien, repré- <• sentants du peuple , sont arrivés ; ils ont pris place sur les

* sièges de la chambre d'audiences ; les membres de la cchd- I mission i)lacés debout devant le bureau* Uaflhience du peu- 1 pie était très^-grande dans la salle et aux environs.

I Les représentants Ysabeau et TalUen ont parlé an peuple i et aux membres de la Commission d*une manière propre à I éclairer celui-là sur ses véritables intérêts, sur l'importance » de la Commission, et à inspirer à celle-ci la justice et la

> fermeté nécessaires pour de pareilles circonstances.

» Des applaudissements vî& et réitérés ont prouvé à ces

* dignes Montagnards qu ils jouissent de toute la confiance des » bons citoyens.

» Le secrétaire a fait ensuite lecture de larrélé |K)rlanl

* création de ladite Couiinission. Le s niiMiibn > de la Conimis- » sion, apn's avoir prêté serment «IcvanI le peuple, ont pris » place sur les sièges, au bruit des acclamations.

(1) LaooiDtH:, président; Ri>>, Pamientior, Mdtviierio, Moivl, UarNaf , juges; cl Giity,gre|||cr. Plu» tard on voyait «t^cr comn« juges : Albert, Morel , Barrew , Lamii; «t Uerrjr, accasateur puMk.

Chap. 8.

Livre IV. » jjs président de la GommisBion a pris sa place, et a dit : » Le sang de nos frètes, versé par lorreats depois le com- » mencement de la révolution, demande vengeance; lears » cris ont été enfin entendus; la loi va frapper les coupables. » Peuple, et vous, Représentants, comptez sor notre justice, » sur notre fermeté. Organes de la loi , nous serons impassi- » blés coiiiijiu elle : aucune considération ne pourra nous ar- » r^ter; et si, dans celte C.oniinission , il se trouvait un rUv )t assez lAche pour iie jjus condainner son père, s'il t'iyilcou- » pabie, que le perfide tombe lui-môme ^us le glaive de la » loi.

Archives dé- » Lcs représentants se sont retirés, et la Commission s'est

» Signé : MAieunos, Mobbl.

» Pour extrait conforme :

» Signé : Dubahd, greffer prowmire de !a Cm » de justice criminelle de la Gironde. »

Chaque jugement était prêché de la formule ordinaire :

« Au nom de la république française, une et indivisible, c/c.;» et à chaque prévenu, l.aeonibe avait soin de demander son nom, âge, profession et dernier (ioaiicile; puis le greflier donnait lecture du décret du (i août 179.H. et ensuite de l'article 1 1 (le l'arrêté des représentants du peujile, ainsi conçu : « Cette Commission sera chargée : 1* de reconnaître Tidentité » des personnes mises hors de la loi \mr les divers décrets de )» la Convention avec celles actuellement en état d'arrestatioD, » et de les faire exécuter sur-lcH^hamp. »

USTfi AlPHAfifiTIQlE m iKDiviMjs loaÉs pa» la ooMunaoN miTiiii , â bobdbadx ,

Padm la il|n la la f «nair.

Abaoic (Jeaii), peintre de Bordeaux, âgé de \ifigt-lrois aiu>, avoue fiH s'étut enrôlé dans la force départementale , parce qu'on lui avait (Ët qne la CoDventioii n'était pas libre ; dit qu'il tnit fUt so» service mr les frontières, et eonllBsae qa'û avait été égaré par les liMïtions. Acqailté le 7 bmmaire an ït (S8 octobre 1793).

Anus (Jean), commerçant, Igé de vjiigtHlen& ans, 4e liboume, avoue qu'il avait coniniuniqué à la municipalité de Guitrcs quelques bulletins de la Cuiiiiiiission populaire, etc. La Commission, séante à Lit»r]!riir . r<>ronnaissant que ses intentions ont été pares, le met en jiberk' le IG brumaire an !I G novembre 1793'.

Acot'ART /Andréa, négociant, t oiidamné à 200,000 liv. d'ainciidc, dont 100,000 pour la république el 100,000 pour i'huspice d'humanité , le » genainal an n (45 avril m4).

Aism (Mannee), eommiHiégoeiant, ftgé de trente ans, natif de Lyon, uoisé d'avoir envoyé de l'argent anx émigrés, avoue qu'il a envoyé 5,100 liv. à Paris pour fabriqum» des couverts d'argent, etc., etc. La Coauniasion militaire, convaincue que tous tes niallieurs du peuple ne Ifoviennent que de ces agioteurs, le condamne à la pcinu de mort, et à «reir ses biens confisqués, le 4 4 ^jerininal ['■) avril 17'J i .

AuESPY (Jean), bomme de loi, âgé de quaraiite-huit ait.s, natir de Bordeaux, avoue qu'il avait fait des démarches pour que les éf.'li!>tis * ii^ni rouvertes, mais que c'était avant qu'on eùl l'ail deb luis contre (les actes seiublables; mais il dit que depuis lors il n'a rien fait dans ce geore, et produit des certificats de civisme de la municipalité de Quin- ' ne; il Ait reconnu pour un bon patriote, et mis en liberté le i*' gep> BilaBlaaU(S4marsl79«).

FAunsAM» (Jean-Baptiste), ci-devant conseiller et avocat^^ au Parlement de Bordeaux, où il est né, â^é de soixante-dix-neuf suis. U Commission militaire, convaincue qu'il s'est montré ennemi du peuple; qu'il r! « onspiré eonire la répubUque; qu'il n'avait pas accepté la Constilutiou républicaine ; qu'il avait tenu des ju-opos rontre-révoluliomiaii'i'S ; qu'il s'était aflliu'é des victoires remportées par les amnVs de la république ; qu il u a\ail pas confiauce dans les assignats et avait

Uti« IV.

Clluip.8.

COMMISSION

mtiTAïas.

WUTAItB.

Livre IV. désiré h\ oontr>'-i rvolution, ic condamne à la peiae de mort le 3 ther- Chap.8. j^^ijor ,21 juillet \19V.

Aux (Jcaiinc;, cuisuiicrc, â*rée <1o snixantr-ciiiq ans, iinlive df Sainl- Murtin, près Ludon, condamnée à mort le 16 messidor, pour avoir recèle des prêtres (4 juillet 4794).

Aluh (Alexis), cultivateur à Gaartoc» âgé de ^rante-nenf au, eoo> damné à mort le 43 messidor an II (l** juillet 4794), comme calomniateur de quèl^nes bons patriotes de Gauriae : fimatiqne, aristocrate et anti-révoltttiomiaire.

Armangalu (Antoine), agriculteur, ci-devant prt^trc, actuellement agent national de la commune de Bayon, district de Hour;^. âgé de trente-sept ans, natif de RéaJuiont, district d'Alby (Tarn , roiiM un'it' ;i mort le i8 messidor an 11 (6 juillet 1794), pour avoir écrit lun- li lire si;,'née Gombaud , pour appuyer des calomnies dirigées conli e de bous citoyens de Gauriae, comme aristocrate et prêtre.

AnccBEnT (Alexis], teneur de livres , figé de cinquanto-un ans, natif de lHe-de-4é, prouve qa'il avait tratemisé avec la seetion FranUin; qu'il était Montagnard, et produit un cmificat de civisme donné psr la section Égalité ; il fut acquitté le 4*' pluviése (jW janvier 4794).

Ancladb (Pierre , tonnelier, et natif de Saitit-Macaire, âgé de vingtneuf ans, accusé d'avoir participé à la dénonciation faite contre le patriote HafOn, fut rondanmé à quinze jours de détention et oOO liv. au profit des siuis-enlot livs deSaint-Maeaire, pour s i* ire iirèté à des mesure*; lihertieiiles, et pour lui apprendre à n'être plus esclave de tels ou tel» individus, de n'écouter que sou cœur cl les principes éternels de la juslice et de la liberté I le 7 frimaii'c an 11 (27 novembre 1793].

Akjoy (Jean], natif de Bordeaux, demeurant à libonrne, âgé de quarante-cinq ans, condamné à huit jours de prison le SO brumaire an II (40 novembre 4793).

AaaovcB (Guillaume-Beline), marin, trente-huit ans, natif de Bordeaux, condamné à mort le 24 prairial (l'S juin 1794), comme aristocrate et ayant crié, le 17 juin, au théâtre: Vive roi, & la re^wésentationde la pièce : La Vie <■«/ ff» Stmije!

Aiinni ru 'Loui5\ coiuuiis-néaoeiant, condamné comme aristocrate: ili'jii jnir rniiiitiini p}tblt(}ur ,(t\j(iul inntssi' Ui frénéxif rt ruudarr jusqu'à dire à un ]i(ihiote, cm lut motitinut scit pLslotels ; « Vuilà de quoi Sioatenir une oiiiiiiou , •» Agé de trente-buil ans, condamné à mort le 27 prairàl (15 juin 17941.

AvMuiT (Hatburîn), de Gauriae, membre du Comité de surveiOaiice

C«H«liSI«ll

dentte wmmmt vingtpdeiK ans» aociué d'aristocratie et de fanatisme ; u vrc i v .

mais ayant prouvé son natriotismo par ses actes contre les prôlres, Clw|^*. les aristocrates et les fanatiques, il fut mis en liberté le 13 mcsMdor {"Juillet), et ses calomniateurs arrftt^s. ^Voir Oupuy Piene.)

AuBiGXEAC [Françoise), lingère. native il"An;.'ouièiU(: (Charente^ âj^ée

Irenteans, condamnée k mort lo IS iiicssidor an II i6 juillet 17^4), e)OUiiue complice d'Uoimtère et de k'reuim. {Voir ces uiols.)

AcHGMtAO <m AiMNM (Muift)» demeatique à gages, natif e de GéitHis, iffede vinstHiinq aos, eoodamiiie à UD aa de priM», eoi^^ «Mlii»é?oIatioiiiuire, le 4 tbonnidoraii H (i8 juillet 4794]*

AnsniAv (Bemwd), aecrétaire-grdlerde iagendantierieiialîonalede Boitens, êsédesoixante-oeiifaiis, condaBméàmort, comme n'ayant]^ 4ecaite de ci v isnie ni de certificat de section ; ayant été désarmé comme suspect; ayant signé ponr l'ouverture des églises où des pii'trcs insermctttés devaient fanatiser l'esprit public, cl n'ayant point d'ailleurs acti'plé la Constitution, C thermidor an 11 {ik juillet 1794).

/VsTBcc (Samuel), natif de Bordeaux, marchand de soieries, âgé de soixaute-sepi ans. Sa correspondance atteste «qu'au lieu d'être mi homme B TériiaUeraent pénétré dee princi|iea de la Sberté, il préférait ees inté-

> rêtaà ceux de la patrie; qa'il manifestait pour les assignats des crain- » tes indi^ies d*im bon Fraiçais. L'aoeusé prouve qu'il e été toujours un » Iwtt répablicain, et ^-ésente me carte de civisme.... La Commission » ifaat égard aux preuves de patriotifiine qu'il produit, le condamne «crpendani à 30,000 liv., dont 10 pour les sans-cololtcs et le reste < pnr 1.1 république, en lui donnant trois moîs pour le paiement, le » U pluviôse an II 2 février IT'U' »

.\iST!iAï I Kranroisej, veuve .lourné, couturière, âgée de trente-six am, née à Saiut-Sever (Limdcs), condamnée à mort le 1G messidor ijaiUet 1794), comme aristocrate, fanatique et ennemie de la révoluliSB.

AiÉtt (Lonia), commis-néfoeiaiitT né à Montpellier, flgé de cinqnantedo) ans, domicilié à Bordeanxi « aecnsé d'evoir aIRicté d'être patriote

> peor «voir des places; d'avoir partai|é l'opinion de ees négociants cott> » psUes qui n'avaient détruit Im divmes aristoeraties que pour en for- 1» mer une nouvelle plus terrible encore, celle de l'ignorance, de l'orgueil » et des richesses ; d'avoir calomnié un hataillon des braves gardes natio- » nales: d'avoir a|>puyé le jn-ojct litierticide de Ruzot, tendant à donner » à la Couv» iilioii une garde |irélorienne j)onr srrvjrles atroces projets k des députéii conspirateurs ; d uvuir |»ailé avec chaleur pour l'appel au

C»««l«»IOII

Livre IV, » peuple ot lo sursis, c'csl-à-dire pour le salut du plus odieux des ty- C1m^8« . ,1 Yonii (le noires diatribes contre les pénéreiix Parisiens;

» d'avoir eaj^a^ic les Récollels de i-oiupi'e avec les Jacobins de Fans; » d'avoir parlé contre ce qn'oa apiielki le» «MreMilef, tes MtnOkla; » d'avoir vppt^é sur tewn tétcs llndignatîoa des magistrsts et du peu- » pu»; d'ftToir participd ami outrages sanislaiits lUts à la GmmntîoQ » dans les personnes de Treilhard, Vathien, Ysabeau et Baudot ; de les » avoir tenus en charte privée, et d'avoir été memlire de la Conmi^ >i mission populaire ; d*£tre allô remplir à Bayonne une mission ftneite » à la liberté, etc., etc. »

L'accusé se défendit: Lacombe se récusa comme l'ayant souvent mnibattn dans la Société des Récollcts; mais le tril)un.il, présidé jjar Mord, coihiikaiiia Azémaà la peine de mort, et avec la confiscation de tousses biens au profit de la république, le 27 nivôse (t6 jiuivier 4794].

AzÉMA (Joseph], attadié an Grand-Théâtre, natif de Taillèhon^ » quitté le 5 nivAse an n (25 décembre 4793).

AxBTXDo (David), agent de change, natif de Bordeaux. D prouve ip'jl a toujours été bon citofen, a toujours combattu Faristocratle. UMms on liberté le 44 pluviése an II [î ré>Tier 1794).

Bacqlé (Bernard), médecin, âgé de vingt-huit ans, natif de Saint- Giron (Vienne^ demeurant à La Teste, condaifin»'- fi mort le 8 pluviôse an II (27 janvier 4794), comme convaincu d'avoir clé chassé de Laagon pour ses sentiments contre-révolutionnaires; d'avoir entretenu les espérances criminelles des aristocrat(;s ; d'avoir favorisé des émi^rvsqm ont eu Taiidacc de rentrer sur le sol de la république, etc., etc.

Babu (Jean-Thomas), négoctant-commisiionnafre, natif de BMir, m Prusse, demeurant à Bordeaux, reconnu pour être on bon petrioie, digne du nom de Français et de répuUicahi, flit mis en liberté le S5 ventdse an II (45 mars 4794).

Bahailb (Hyacinthe), avoué au tribunal de Libourne,âgédeqnsniitedeux ans, condamné a ôtredéff nn jnsfpr?! la paix, et à payer, en outre, une amende de 3,000 liv., dont 2,000 au profit de la république et le reste pour ^tre réparti entre les pères et mères des citoyens de I.iboiinic qui défcudeut la liberté contre les ennemis. La Commission motivait son jugement sur le danger qu'il aurait de Uiisner un tel homme (tau te»* àété jusqu'à ce que (s liberté fût affermU ê» de» tasM îs^InMlaNM. U 40 brumaire (9 novembre 4793).

Bamilk (Martial), âgé do doquanto ans, de Llboume, reatier, condamné à S,000 livres d'amende, dont 4,500 pour la répoWi^»

« 600 pour les aant-oilottfls, le 49 Immuibe (9 nofinlire 1798). Um iv.

Buun (Phaippine}, semnte, nathre de Benitirni, âg4e de i4iig^4Ui ^ m, mmKO» de n*afoir peedéaencédeBpertkoiicwqiiiae cednieRt (lei a mahKsse, la femme Corenet; éUe déclara qve M milt^^ ooii«issio:i

aiLITAlBS.

Hmit trompée en fait de religion^ et YwnU menacée de la mettre à la .

portf si elle allait à la messe des prêtres assermentés. La Commission mi!ilain'. ronsidrr.iiit (ju'flle a avoué et rétracté ses erreurs, et qu'elle peut t'tre encore utile à la répul)Ii(}ue. lai fait prt'trer, à t'audienee, le «raient civique, et la met ea lihcrtc le 44 thermidor an II (29 juillet 17W).

Sun (Pierre-Jacqiiea), négociant , natif de Ilaminnrg , demewant à BndcBOX. Geavainea par sa comapondanee de 8*Mre vgHUafé aur le Mrtdmjran et d'avoir maniléalé dea opiiiHniacrtaiifiNlIeB aur le mabptindak répob&qae; OMia, qu'an fond, fln^dlBit eonpaUe <|M de faiblesse, et qu'une légère correction suffira pour le maintenir à la haolenr des principes républicains, la Commission le condamna à une amende deiCOOO liv.. dont 10.000 pour les snns-< ulotics de Bordeaux, et le mil en liberté le 1 i phiijA <■ an il li février <794).

BiRBfiiix, condamné, comme contre -i*évolutionnaire, a être détenu jusqu'à la paix, le 13 pluviôse an H février 47941.

Rarbaroix ^Charles, ex-député delà Convention nationale, natif do lusetHe, âgé de Tingt-sept ans. Au moment d'onvrir la sdaoee, la GonaiiBEkNi militaire est avertie qne Barbaroax tonche & sa Un, et qnH inpnte de constater an plnat^t son identité ; elle se transporladesnite w Comité de survdllanee, y ouvrit la aéanee, eonstala Tidentité de BiriMreiix, ordonna qu'il subirait de suite la peine de mort, et tons ses Ketis confisqués, le 7 messidor an II (25 juin 4794).

BmiSTE 'Simon^ , ntV'<" iant-commissionnaire de graines et de farim. natif de La Lande de Pammerean, district de Lihoume. Convaincu ilinoir eu de grands torts, mais que ses iiUeiiliuus ont été |)ures, cl qu'il a déjà subi neuf mois de détention, fut mis en liberté le 27 pruii-ial M n {«5 juin 1794).

Bauot (Étienne-Mieliel}, homme de loi, natif de Saint-Émilion, ciinaat maire de Ubonme, dgé de cinqnaate-cînq ans, aoensé d'avoir nlhéré noL actes de la Commission populaire et à la force départemen- Ute, à laquelle il avait fourni soixante chevaux.

La GommisBion militaire, séante à Liboume, considérant cependant •pi'il avait donné des preuves de son patriotisme; que le sang de son filsi souvent conié pour la défeiu>c de la patrie; qu'il l'a rctcuu dans la

NHJTJUIW.

Livr IV. VenJée, lorsque les tlcnx !K-itriiIlons «le l.i Gironde ont voulu rentrer Chap. tt. ,1-,,,^ foyers; que se^ itiir niions ont t'ié bonnes, mais que safai- *~ l>le»M' et ses orrcurs, parduuuiililts dans un simple particulier, doivent c'ire puuies dans uu luagistrat, et qu'il faut upprcadi-e aux houuues teiMek et auis caractère à ne pas se etiarger de diriger learseoncitOfCDt, le fioiMlanMi à 6tre délffia jusqu'à la paix, le 15 brumaire aa n (5 imk Tembre 4793).

Bmmni (Jeaii-4'itne}, ooMuniMiégociaiit, deBordeanx, igédeiMoiehuit aos, reeomiAll ses erreurs, &it attester son patriotisme |>ar pissieurs 8an»-coiotUis, et est mis en liberté le 4S ventôse an 11 (2 mus

Baii£n>'e (Raymond), homnio de loi, ci-<levant accusateur public, uaiif d'Agcn, âgé de ciaquaiilf-qualre ans, accusé de ue s'ôlre pas élevp. comme membre de rAssemblue lé^'islative , coalre le traître Lafayelle, oontre la Commissiou prétendue populaire , est cependant acquitté et mis en liberté, à cause de son civisme dûment attesté, le II meaiilor anII(S9jninl794).

Bahon {Mathieu), bistitotenr de Sainte-Eidalie, natif de Gaime {Uote], demeurant à Bordeaux, figé de quarante ans, accusé d'avoir mmifolé pour la révolution une insouciance criminelle ; d'avoir tenu, an Jardin, des propos contre-révolutionnaires, et d'avoir jiorté un toast contre la Convention, est mis en liberté t ependaiU, en l aison des pièces qui âtttf' tent son patriotisme, le 29 friuiaire ^49 décembre

Raritaixt (Jean, , c-i-dcvant conseiller au Parlement de Guiennc, natif de Bordeaux, coudammé à morl le 21 messidor an 11 ^9 juillet iWt], comme aristocrate, ennemi de h révolution et complice des émigrés.

BARiiBr-FBBiuiti» (Jean-Baptiste), ci-devant noble, figé deqoatre-wiglr nn ans, natif de Lille , en Flandre, demeurant & Bordeaux, roe Forlenycaux, condamné à morl le 3 thermidor an II (SI juillet 1 794), coniie ennemi du peuple, conspirant contre la république, n'ayant pas accepté la Constitution républicaine, cntrctuuant des propos eontre-réroln* lionnaircs, ayant peu dp confiance dans les assiçrnnts, etc.

Baiitholil ^Pjerrej, ex-noble, natif de N'érac, âgé de soivaiitc-sixan^ condanmé à morl le â3 prairial (41 juin 4794), comme anstocraie et conspirateur.

BASSBTBMas (Jean-Zacharie), secrétairc-grefiicr de l'aucicuac i palité , natif de Poitiers, âgé de soixante-cinq ans, demeurant i 1 deaux.

Accusé d'avoir des principes aristocratiqnes; d'avoir voulu cmpMier

uu prêtre de prêter le serment civique, en lui disant : « Si j'étais prè- Livre IV. » tre, j'aimerais mioax être griUé dans une eage de fer que de prfiter ^* « m pereil sermeiit; » d'evoir agi dans Fintérèt de la GommiaBioa prétendue popidaîre, etc., etc. Goiidanmé à mort, et aes liieiucoiiflsqaéa, ^ ^Iu^airL^ le8 wwà9t ae II ; 28 décembre 1793).

Battct (ÂndréK négociant, natif de Bordeaux, âgé de trente-un ans, avoue avoir un liioniciil parUgé les erreurs des Bordelais; mais ayant donné des preuves de son patriotisme, fut mis en lilierté le 4 i geroiinal au II (34 mars 4791).

BâCMR (Antoine], de Saint-Laurent, ci-devant noble, âgé de aoixaatedix ans, condamné à mortie 4S messidor anll [30 juin 4794), comme ari»> tocrate, et pour sToir fait passer de l'argent à ses trois enfants émigrés,

BàTLB (Jean-Qément), esrmilitaire, domicilié à La Réole, âgé de quarante-six ans, condamné à mort te 44 messidor (29 juin 47941, comme aristocrate et contre-révoluUuimaire, et comme ayant dcuxlils émifrrt's et gardes du el-^ll^alll roi.

Bavle (Jean-Clément t, miliuire, natif du l^ort-Suiule-Marie (Lot-et- Garonne , demeurant à La Réole, âgé de cinquante-six ans, condamné à mort le 44 messidor an II (M juin 4794), comme aristocrato et ennemi de la liberté et de la révolution.

Beaokbtoi;» (Françoise), religieuse, native deSaint-Astier (Dordogne), âgée de soixante-six ans, condamnée à mort le 46 messidor an U (4 juillet 1794], comme fanatique et recéleuse de prêtres.

BEAn;Ki; \iu), condamné à nun l le i71>nnii;nrean II ,7 novembre 1793^

Beaux Jean-Loms , lu'poeiant, natif de Genève, demeurant à Bordeaux, âgé de quarante-trois uns.

« La Commission militaire, dit le jugement, ne peut qu'applaudir à » l'arrestation de raecosé, car il appartient à cette caste (négociants), » qui, comme celle des prêtres et des nobles, a fait tous ses effbrtspoiir » renverser la république, s*est engraissée de la plus pure substance du » peuple , et n'a eu Tair de soutenir la liberté que pour asseoir le des- » potisme sur les débris de toutes les aristocraties. • ■ (iiinsiiiéi anl. , tei^endant, (ju'il n'a jamais fait fie ces spécnliilions » bariMurcs qui ont discrédité les assignats, fait accroître la misère du » peuple, et que sa correspondance atteste sa haine pour les agioteurs, » les accapareurs et les banquiers, ordonne qu'il sera snMe-ehamp mis » en liberté le 89 brumaire an II (49 novembre 4793). »

BÉuaax (Jean) était un prêtre non-conformiste, Agé de quarante-sept ans, natif de Gourgues, district de lUbérac, demeurant depuis six mois

coaiiisBio:<

MILITAIRE

Livre IV. à Bordeaux, convaincu d'avoir refusé le serinent civique; d'avoir fana- Chap. 8. jjg^. esprits faibles et crédules, et d'avoir dit la messe dans des mai- ~ sons particulières, fut condamné à la peine de mort, et tous ses bleus confisqués, le H frimaire an II i 4 décembre 1793).

Belcier-Crin [François), ci-devant noble, natif de Baron, district de Lihourne, condamné à mort, et tous ses biens confisqués, le 4 messidor (22 juin 1794).

Benece (Marguerite), native de Caycs, âgée de dix-sept ans, convaincue d'avoir entendu la messe dans des maisons particulières; mais élevée par une femme fanatique, sous les auspices des prêtres insermentés, elle a droit à l'indulgence, etc., etc.; elle fut mise en libertr le 15 frimaire (5 décembre 1793).

Bemcnet (Pierre-Félix), agent national, âgé de trente-six ans, condamné à mort le 16 messidor an II (4 juillet 1794), comme conspir»teur.

Benoit (Gal)ricl-Gustave), négociant, natif de La Rochelle, demeuranl à La Rochelle, âgé do vingt-neuf ans. Sa correspondance prouve qu'oubliant les intérêts de sa patrie, il s'est adonné à des spéculations qui ne pouvaient que nuii'e à la classe indigente, et qu'il n'a fait aucuns sacrifices pour la république.

« La Commission militaire , convaincue qu'il doit être rangé dans la » classe des égoïstes et des spéculateurs; voulant, néanmoins, userd'in- » dulgencc par égard pour son jeune âge, et espérant qu'une correction » paternelle le ramènera aux princi(>es qui caractérisent un bon répo- » blicain, le condamne à 30,000 liv., dont 10,000 pour les sans-culottes » de Bordeaux et 20,000 pour la répubUque; accorde trois mois pour » le paiement, et le met en liberté le 14 pluviôse an II (2 février 1794'. • Benzien (Chrétien-Christophe), négociant, natif d'Auglan, en .Vllemagne, demeurant à Bordeaux, âgé de quarante-sept ans, accust? d'aristocratie et d'égoïsmc; il avoue qu'il avait été séduit par les partisansds fédéraUsme et de la Commission populaire; mais il justifie son civique. Ayant égard à sa bonne foi..., et convaincue qu'une légère correction le ramènera aux principes républicains, le condamne à 10,000 liv. d amende, dont 2,000 pour les sans-culottes de Bordeaux et 8,000 pour la répubUquc, et à trois mois de détention.

Bermo.vt (Jean), négociant, natif de Besançon, demeurant à Blaye, arrêté comme suspect, parce qu'il venait réclamer des marchandises dans la maison de son frère pendant que celui-ci était en prison, fl prouve son civisme, affirme qu'il est bon républicain, qu'il n'a réclauic

Goaaissioii

■lUTAIRE.

qne ce qui Im ^|iartient« et est mis en tiberté le 11 plaTîdse an n Livre iv. (30 jtmrier 4794). <^^V-

BcRNADA (Jean), homme de loi, natif de Bordeaux, âgé de trente ans, — <■ accusi" (l'avoir révolté les esj)rils contre les Français couraf;ou\ qui h ont htinlé la république; d'rivoir fait partie de la Commission prétondue, » popui ; d'avoir été l'un des plus zélés défenseurs des traîtres gi- » rondins; d'avoir accompagné jusqu'à Langon la force départementale, » dont le but était d'égorger les eitoyens par les citoyens. Condamné à » mort, et tons ses biens confisqués, le 6 nivôse an n (96 décembre » 4793). J»

BnufABB (Anne), contiuière, de Bordeaux, âgée de cinquante ans,

condamnée à mort comme fanatique et contre-révolutionnaire, et pour avoir favorisé les conspirateurs mis hors de la loi, le iO germinal an II ;9 avril 1794).

Beksard (Anne), couturière, sœur de la précédente, de Bordeaux, condamnée à mort le 3 therifiidor an 11, comme fanatique et contreréTolationnaire (24 juillet 4794).

BnnATAu (Ëlizabetb), domestique ebezGuadet, à Saint-Émilion, âgée de qnarante-cjnq ans. « La Commission militaire, cenTainene qu'elle » est infiniment eonpaUe envers la patrie ; que placée depuis vingt ans » chez Guadet père, elle a gardé le silence, lorsqu'elle a su que deux « principaux conspirateurs y étaient cachés.

1) Ayant égard, cependant, aux renspit-'iienients utiles qu'elle nous a » donnés cl à sa bonne foi; considérant surtout que sa profonde igno- » rance ne la mit pas à portée de juger de tout le mal qu'avaient fait ou » que pouvaient lûre encore ces scélérats, s'en étant rapportée an pro- » poe insidieux de Gnidet père, ordonne qu'elle sera détenue pendant » un an, le 3 thermidor an II (84 juillet 4794). »

BaaitcvAL (Joseph), âgé de quarante-huit ans, natif d'Orival, attaché au Grand-Théâtre de Bordeaux, accusé de j rival isnie et d'aristocratie, fut acquitté le 5 nivôse an II (25 décembre

liLiLsiAKu l'irrre), marchand de fer, à Libourne, « condamné à un » mois de détention, le 45 brumaire (5 novembre 4793), pour n'avoir » pas montré l'énergie d'un vrai républicain, et pour n'avoir pas, en sa » qualité de magistrat, témoigné son opinion contre la Commission pré- » tendue populaire; considérant, cependant, quil n'a été coupable que » par faiblesse; qu'il a donné des preuves de patriotisme et est père de 9 onze enCuits, etc. »

Bextuo^eal (André-Jacques), vivant de son revenu, ufié de trcnte-

Livre IV. troîs ans, condftBUlé à mort comme membre de la Commission prétendue Chap. 8. populaire et oonspirfteiir (suicidé), le 42 bminalre (2 noTeDbre

■ ■ission j^fnTu^M» Lonis^ népoci.uil-armaleui', aalif de Toulouse, aecnso tl'i'gûLsiiu' ; iiiiiii» il prouva i-on civisme, et dit qu'il avait détcmùnéson neveu et son cousin à partir ptuir les frontières. Il fut reconnu pourua bon patriote, et mis en liberté le 21 v^tâse an II (44 mars 4794).

Btm (Jean), coiiimi8H»iirUer d'aMuranees, mtifde Bordenn, âgé de vingl-slx ai»« ML dénoncé pour avoir tenit des propos indTifKs après le départ d'Ysibeau et Baudot, lors de leur première arrivée è Bordeaux; mais eea propos pss n'étant bien prouvés, et d'aiDoors plasieurs sans-culottes ayant attesté qu'il était bon patriote, 0 Alt mis m liberté le 8 pluviôse [27 janvier 1794).

BfcVF,n¥ANN (J.\ cnnd.miiK'' h uni' niiondo de 60,000 liv., dont 3O.00ft pour la république et 30,000 pour l'hospice d'humanité, le 3 geriuiui (23 mars 1794).

BE^ncitTH. (Voir Mariei.)

Beylac (Marie), veuve Groe, née à Bordeaux, âgéedetrentoaeptins. « La Gommissioa militaire, eouvabieue que, si la femme Groc s an a>- » Iknt émigré, elle n'a pris aucune part 4 son crime, et qu'elle a nlaie • » essuyé à ce sqfet, de la part do sou mari, tous les désagréments |0f- ' » sibles; que, d'après le témoignage d*un grand nombre de répubUeains. » elle est généralement connue pour bonne citoyenne; qu'elle est ok » dans la r)a.ssc dite autrefois roturière, etc., ordonne qu'eUe sers nue » en lihcrié le (> thermidor (24 juillet 1794 . »

Hit.>vKM t Krauçois . marchand praisscuv, natif de Bordeaux, âfcde soix.<uitcMli\ îUtëy ac'cuhé de fanalisiue, de n'avoir pas donné des preuve» de patriotisme; d'avoir préféré la cause des prêtres à la liberté; de lenr avoir fourni de Targent pour continuer leurs manœuvres crinincla; de n'avoir de la vertu que les dusses idées ^ lui avsient été doasis par des prêtres, puisqu'fl ignore que toute action nuisttile est vieiMie, et que r«tistenee do ces monstres (des prêtres) oit nn fléau poar fltmanité, fut condamné à une amende de 20,000 liv., dont 15.000 pour la république et 5,000 pour les ssnsHnilottes de Bordeaux, le 49 friiailM . an II (9 décembre 1793!

BnxKAU (Marie), ex-religicuse, native de l.andii a?!. fj?(V de qaa^anl^ nn ans, condamnée k la déicntion jusqu'à Ui j)iiix, coutint; fanatique, ayant entendu la uiiiShc, etc., ele., le 15 frimaire (;> décembre 1793;

Biuoi (Jacques^, gantier, natif d'Arrudy (Béarn) , âgé de cinqMSt*-

comiissiox

MILITAIRE

éun ans, coudamné à mort eomme recélenr de prétm insemieiités, le Litre IV. 9 messidor an II (26 juin 4794).

BiLioi f Marguerite , empeseuse, native de Bordeaux, âgée de vingt-

Irois ans, accusée connue fanatique; mais le famituyuu n'étant j/Uë encore eurtuiné dans so» cmur, elle fut ntiiie eu liberté le 8 messidor (26 juin 4794).

Bnxoi (Marie), taillease, natire do Bordeaux, âgée de vingt ans, rangée dans la classe deo peraoïmes sospectes, d'après les écrits trouvés dans SCS papiers^ tels que le testament du dernier tyran des Français et des ebansoos contro-rérolntionnaires, condamnée à six mois de détention, le » messidor an il (36 juin (794).

BwET (Martial), directeur des postes à Centras, natif de Bordeaux, ât:»'' de soixante-trois ans, aristocrate, n^a^fant donne aunint' preuve de jmtrwtisuu\ iiyant mamfestf' den prinripen rontniireu à la liberté et h Véqn^ Uté, et contribué iuliniment, par ses talents, son adresse ci son hypoerisie, à pervertir l'esprit public à Coutras et h Saint-Médard; ayant prêché le fédéralisme; ayant démontré dans sa défense une perfidie et une mauvaise foi, qui annoncent ui homme profondément corrompu et très-dangereux pour la répoUique. Condamné à la peine de mort, et tous ses biens oonfis<iués, te 98 limmaire (43 noTembre 4793).

BioLLE (Pierre^, cuisinier, natif de Hamous, district d'Orlhes, Agé de quarante-six ans, smpertédr fanatisme et ayant montré une dévotion ndiatle ; mais ayant fait sou service dans la (jarde nationale, et s'étant monii é immin entiers ses frèren, et ayant égard à sa profonde i(fiuwa»ce, fat mis mliberté le 8 messidor an II (26 juin 4794).

Bnuoo (Antoine), tuilier, de Lormont, ftgé de quarante-deux ans, suspecté d'avoir favorisé l'évasion de Grangenenve ; d'avoir eu des rapports avec le curé d'Ambarès, dédare n'avobr Jamais ni vu ni connu Grangeneove; qu'il avait parlé deux fois au curé d'Ambarès , qu'il avait rencontré sui la l oule; que pénétré do la cause sacrée de la liberté, il avait deux fois excité son lils à partir poui deit iidi t les tt oniières, fut mis en liberté le 12 brumaire an II 2 novembre 1793).

fiuuini (Jean), arbitre, né et domicilié à Bordeaux, îiiîv de quarante^ six ans, accusé d'avoir calomnié les Parisiens ; d'avoir favorisé l'évasion de Grangeneuve, dédare qu'ayant été envoyé avec d'antres porter k Paris l'acte d'àcceptatlon de la Constitution, il devait en revenir avec Foulard, curé d'Ambarès; mais que celoi-cî n^ayant pas terminé ses affiures, U se mit en route avec tin itidivtda que FonArède Inf donna pour compagnon de voyage, et qui était Grangeneuve; ({u U n'avait jamais

Livre IV. connu ni jamais favorisé son évasion ; son patrîolisnM) fot reeMuniT H Chap. 8. il fut „„s e„ liberté le 21 germinal an II (10 avril 1794).

BmÉ Jean), huissier, âgi' tlo soixaiit(!-quatre ans, cnntre-révolatiOD* lamtitiin „aipç^ condamné à mort le i8 praiiiul an II ilG juin 171)il.

BiituTEAi; (Jean-Baptiste), ci-devaiU membre de la Conveiiliun nationale, natif de Perpignan, âgé de trente^xaDS, déclaré trière à la patrie oorameTim des chefe de la CMepinition de Lyon, et mis heiftde ttM, était prêt à partir en matdot poar TAngleime; mais il ftit trahi pir Marandon, à qui U s'était ouvert. Un morneut avant de moniir, û demanda d'écrire à sa femme. En montant sur réchafend» on loi dit ée crier vive la république ; après avoir promené ses regards sur la fouie, il s'écria en lianssant les t'paulrs de pitié : Quel peuple ptyvr «ne r^tU'hqnc ! Il mourut, avoc caUne et aérénit4 de traitât le 3 brumaire (24 octobre 1793).

BizAT (Pierre), avoué, natif de Villegouge, près Liliourne, âgé de quarante ans, suspecté d'être contre-révolutionnaire; mais reconnu auu dn ssna-eidottfô, d'après les certificats de La Tresne et Cenae, M m en liberté le 4 messidor an n (iS juin 1794).

BitiHTiOOT (Éiéonore^Catlierine}, attachée au Grand-Xhéfttret suive | de Paris, 1^ de tnuit&-^uit ans, demewant à Bordeam, mise es li- j - 4»erté le 5 nivése an H (S& décembre 4763). (Voir Gsf » pour li sestence).

Blachk (Jean-Baptiste), atlacln'' au Gc-unl-Théatrc , n-diCdc Berlin, j ûgé de vin^ît-sept ans, acquitté le 5 mvô»c an II (25 dcceiubrc lîStilj. (Voir Goy, pour la sentence).

Bledtel (Aimée), condamnée à mort le 18 messidor, oomaiu recélcus£ des prêtres réfraetaires. Nous trouvons ce nom sur quelques listes; sou croyons que Ton a confondu cette personne avec Blutel (Anne), qui AU guillolinée le même jour, pour avoir reeélé le prêtre Gaaanx.

Blctbl (Anne), dite Gertmde, ewdiigîense, née à La Rochdie, Ifée de quarante ans, recéleuse de prêtres et controHrévoluSionnaire, ewdamnée à mort le 18 messidor an II (6 juillet 4794).

BoBiN (Jean), prcHier du juge-de-paix de Carifinan, âgé de viugl-«ept ans, confesse qu'il a la un écrit en faveur de la tîommission populaire, mais qu'il ignorait ce qu'il renfermait ; aflirine que (juoiiiue pauvre et père de famille, il avait fait des sacritices pour la patrie; qu il a été l'aii des premiers membres du club National, cl s'y était UHt dfetinguer par son patriotisme; qu'il a arrêté de sa main un prêtre eontre-révolatieonaire; que son amour pour la i-évulution s'était simulé à répoqneds

SQHiliee de Capet, sopplice qu'il «rait invoqué contre lui, longtemps JUtk iv.

mot que ce tyran ne lût j ugé, etc., etc. ClKip. 8.

La Commisaioa, MC, etc., COOTaincne qu'il est ennemi des prôtrcs el —

des rois, ordonne qnll sera mis en liberté, le 9 nivôse an II (29 dé- coxmi&sio:!

B<n<-i;nN-I{otT-LAMu.M.vK,.\E (MîiPmJpHtt»). fX-nohl««. â?(V de quarantetjualrt; alla, coiivaiiieue que née noble et arisiuct'ale bien prouvée, elle aentrcteou des intelligenees avec des prùlrcs émigrés, auxquels elle a dit iMSser de l'argent ; qu'ennemie de l'hunianité, idle a poussé le ftnalûoe au phts haut degré; qu'elle a partagé les errenrs des prêtres et les én^és; qu'elle avait dit : « Nous avoua besoin que Dieu ait pitié a de nous pour soutenir tant d'épreuves ; ses conwnaudements sont vio>

• lés,sott église persécutée, etc , etc., » la condamne à la peine de mort, el confisque ses biens, le 24 germinal (<3 avril 1794).

BoissEL (LiMiiis). instituteur, natif de Nontron (Dordogne), reconnu, ^u* plusieurs actes ilc < tvisnie, pour un bon républicain, fut mis en liberté le f7ventôf>i! an I! (7 uinrs IT'.il).

Bo9UL (Marie), veuve Iluvii^nu, négodant, ùgée de trcutc-scpt ans, séeet tenenrant à IhHtIeanx, aux QMrtrons.

BoRAL (Jeanne), sa saur, commis ehes elle, figée de qnarante^eux n».

EBes cachèrent DuvigneBu«»parce qu'elles le croyaient bon patriote. CtmUérant fse du moment ok elles ont connu la toi, elles $e sont empreaéeê ieleiénotuer; que leur dénonciatUma4*u»tant plusdc mérite, que la crainte n'tpaxpu 1rs II t!,*ti'rminrr, pHWjue la cachette de Duvigneau était faiU de mtiere à te dérolfer nus rr< herchex les plus exactes.

Considérant encore f|n'('lles sont reconnues pour d'exccllonies patriotes, on ordonna qu elles fussent remises en liberté le I \ thermidor «iiIl(j9juUlet 4794).

Bom (Cbarles), menuisier, natif de Sivray, en Poitou, déclare «c qu'il > est bon républicain; qu'il passait pour MaraUste; qu'il a été exdn du » dib des nobles et des aristocrates.

n GoDsidérant qaelcs débuts à lui reprochés annoncent un caractère ^ «pii peut être utile h h rt^pnblîque; qu'il rst r.ingé dans cette classe » respectable qui a fait la révolution , etc. , la Connnission militaire le » met en lihert'V rt lui nrcorde une indemnité de 400 liv., le iO bru-

* maire \ U\ ii(»M'riii)r(" I7',».'{). »

Bos\tH)\r (Pierre), lonnelier, natif de Saint— Maeairc , y denienranl, âgé (le trente-six ans, a accusé d avoir adhéré à la (Commission popu-

^Pjlrt.«. â

mUTAIM.

Livre IV. 9 Jaire, etc. , etc. La Committion militaire, eonsidéraiit qu^Sl a lté le Clup. 8. ^ ^up^ fédéralistes, qui ont abusé de son ignorance et de sa bonne » foi, le condamne à huit jours de déteution, le 7 frimaire (27 novem-

>» bre 4793).

BoNMÈRF. (Louis), reconnu bon patriote, mis en liberté le 13 plavidcc

(4" février 1794).

Bonus (Aiiloiiiii). lu pociant , natif de (Jairae ( Lot-el-(iaroiiue). â^!(de quarante-neuf uiiii, pai ti.san par igiiuiaiict: du fédéralisme, détesu ses fautes, et est remis en liberté le 18 messidor (6 juillet 1794).

BovoiN (I^iiacO'André), bomme do loi, né I Bordeaux, âgé de soix•llt^ six ans, « accusé, par la mnnicipilité de Beautiran, de n'avoir fMsfaitm » seul acte de patriotisme, malgré sa fortune et ses talents ; de ne s'être » montré dans auenne assemblée publique; d'avoir formé des liaiisBs » marquées avec des aristocrates et des suspects; d'avoir en des con- » rêspondances avec la mère de Chimbaud, auquel il avait ménage dc$ » ronnaissanres et fait compter de l'arpent à Frantzfort, etc.. etc. Fut » édiidamné à iiKH't. et ses biens con lisq nés le 1;{ nivô.so (2 jainier 1794).»

Boi DiN (Clturles-Paull, iimr<-hanil, natif de .Moiiapiie (Saiiitoiif-e), fanatique, contre-révoluliomiau e, cojidaumé à àii.OOO liv. U amende, dont 90«O0O pour fonder un hospice et 5,000 pour la république, le 23 tcdtOse an 11 (13 mars 1794).

BoQET (Joseph), homme de loi, natif de Bordeaux, âgé de cbiqa»le- ÈOfiL ans. K La Commission lAiUtaire, convaincue qu'il a signé poorroR' » verture des élises; qu'il a été membre du club monarchique; qoeses )» meilleurs amis, auxquels il a o.sé donner le nom de patriotes, Miil )» Lumière, Albespyet Hrezets nhié, eonnus par leur aristnrratip: tine » sa section, aprf's lui aMiir relu.sé une carte de civisme, fa clia.ssé d»- » son ?s< in. et ii aiMjintaï ceplé la (loiislitiition républicaine, le oondamnt" » à la peine de mort, et à la confiscation tie ses biens, le i9 pi au ial an II » (17 juin 1794). » (Voir Paris, Vigneron).

BwKlOKT (François), dit Bobbit, ci-devant procureur, deSsiol-Ëiiiilion, âgé de quarante-neuf ans. « La Commission militaire, conniocw » que Guadflt père, François Bonqney, dit Bùbert, Thérèse Dopcynt, » fenune Bonquey, Marie Guadet et Xavier Dupeyrat, ont recèle chei » eux plusieurs conspirateurs, ordonne qu'ils subiront la peine de mort. » et tous leurs biens confisquas, le 2 thermidor (20 juillet 1701}. »

BoinriKR (Marie), épouse de .la( ((lies Trolongcu, serrurier, vrvanto cUex (itmet, âgée de quarante-trois ans, fanatique, eontre-rcvwlutionnairc, condamnée à;nort le 18 prairial an II ((> jum 4794).

BomcES-SAorr-GENis (Jean), marchand, de Libourac, âgé de soixante- Livre nr.

six ans, « arcasé d'avoir onibrassé le parti de la Commission populaire; ClMp.8. )t d'avoir tenu des iu »»ju)> inciviques; (jiioi(!iril se fût rendu utilo h la » fhose publique, lut condîimué à une amende de 6,000 liv:, iciibru-

MlimiHK.

» maire (42 noveiubre 1793). )>

BotmX'-L& VALETTE (Jaoques), limonadier, âgé de cinquante-six ans, natif de Baucban, en Normandie, « accusé d'avoir tenu des propos » inciviques ; d'avoir reçu dans son café plusieurs ennemis de la li- »berté.»

Il nie ees propos ; dit qu'il a un fils sur les frontières ; qu'il a mis sa fortiinc il achutL'r des biens nationaux; qu'il iw connaissait pas les euiiHuis de la libt^ i lé qui étaient venus chez lui, étant d'ailleurs obligé do recevoir tout le monde.

« La. Commission militaire, convainruo (ju'il no s'est pas montré chaud » partisan de la révolution ; que son café a été un foyer d'aristoeratie ; V mais ayant égard à ce qu'il a un fils sur les frontières, le condamne à » tme amende de 6,000 liv., dont 2,000 pour les sans^ottes de Bor- » deanx et 4,000 pour la république, et à un mois de détention, le i 9 plu- » viôsc (7 février 4794).»

lîoYEn (Eininanuel), ci-devant noble, natif de Civrae, hahii mt Saint- Chi i-^tnly, âi;é de soi\antt'-<leu\ ans, « accusé <le n'avoir j.'iniais donné » la moindre preuve de patriotisme; d'avoir été lié avec les ai'istocrates »et les fanatiques; d'avoir été en correspondance avec les émigrés; » d'avoir envoyé ses enfants grossir le nombre de ces esclaves qui » croyaient pouvoir anéantir la liberté; d'avoir caché dans sa maison » des armes, etc.; d'avoir aussi caché une certaine quantité de blé, et » de a^étre chargé de colporter des lettres abominables d'un curé fana- » tique à ilcs paroissiens, dans lesquelles, entre autres horreurs, on lit : »Ah! fuyez leurs assemblées sacrUéges; femu ,. vos oreilles a leurs )» discou! ^^ impies; reiilei'mez-\ous dans la toi des vérités, etc., ele., le » condaauic à la peine de nmrt, et à la conliscation de ses biens, le 28 fii- » maire an 11 (18 décembre 4793). »

Bovsa (Bernard), âgé de cinquante-trois ans.

«t La Commission militaire, convaincue qu'il est coupable d'indilTé- » rence envers la patrie, et qu'il a tenu des propos inciviques ;

» Voulant user d'indulgence à son égard, à raison de ses fecultés » morales, et dans l'espérance qu'il réparera par son énergie le mal qu'il )» a fait à la liberté, le condamne à 4,000 liv. d'amende, dont .{,000 au H profit de la république et 4,000 pour les sans-culottes de Ldtoiirne;

Livre IV. » ordoniiCi en onire, qu'il restera enfijnné jonpi'à rentier patemeaide Cbap. 8. ^ ,;ette somnic, le 32 bramure an II (4S novenilire 1793). »

BiucH (Gérard), eultivatear, d-devant eapitaioe de vaisseau « igé de «XI SKI ON cinquante-deux ans, demeurant à Montussan, « accusé de s'être too- )) jours montre ronncmi irreroririlinltlt- ()p In libcrlr; iravnir des liat- )» sonsaNtc (1rs fanatiques rt ilc^, iiti^trx lales; tfuvoti- lajt lirmlerdes » papioi'.s jiiopres a augmenter i'audacc de l'aristoiTalie ; d'être un de M SCS principaux agents, coniuic il consle par une de ses lettres, etc.; M d'avoir foil chet Inl un ranm d'araws, etc.; d'être convenu, avec le » marchand, qu'il briserait les pierriera, afin qu'ila ne puasent paa servir » aux patriotes contre les aristocrates; d'avoir arraché des lois affichées » par la municipalité, pour lea compromettre et les dérober à la eoo- » naissance des lialtitants des campagnes; d'avoir gardé dans scspapicn )» plusieurs écrits fanatiques, entre autres celui de Simon Langoina, » sur !e serment des prêtres ; d'avoir laissé ses terres incultes, afin de » mécontenter les habitants de la campagne cl de Unir faire détester la » révolution en les livrant à la misère, etc., i u .. » lut ( iMiilaniiién mort, et ses biens conlisqués, le 1" pluviôse an li ^20 jau\ier 171» 5).

BRESsoK(Jean-Alcxaiidrc-Augusliu), dit Desfontaikes, employé aubiK r-eau des pontspet-chauasées, natif de Puis, condamné à la peine de mort, comme ennemi de la révolution et aristocrate, le 4S messidor u 0 ' (6 juillet 1791).

Breton (Nicolas), tanneur, de Langon, âgé de quarante-deux ans, administrateur du district de Bazas, memlkrede la Commission populaire.

« La Commission militaire, «•onvainciie, etc., etc., que l'accusé par » suite d'une invitation au citoyen Ikuillt l, jirocureur-syndic-gcnéral » du département) s'ei>t rendu dans le sein de la Connnission populaire; it que bientôt après, il s'est retiré à Langon, où le citoyen Desmiraillui )» écrivit aus&i une lettre, par laquelle il lui envoya copie de celle écrite » par Grangeneuve, qui disait que la Convention nationale était dominée » par des factieux; et ordonne qu'il subira la peine de mort, «t déclare » ses biens confisqués, le II frinuiire (1*'' décembre 1793). »

fiaioLLE (Jeanne), ex-rdigieuse, ftgée de quarante ans, native de Bo^ dcaux, fanatique, condannu e h mort pour avoir entendu la messe des prêtres dont elle avait refusé de faire conndtre l'asile. Je 19 messidor ('juillet n94).

Broca (Jean-Cliarlcs-Vineeiii-Didierj. vivant d< son n veini. ( i-dtMDt garde du corps du dernier i ui, natif de Montauban, demeurant à bordeaux, âgé de Ircntc-deux aus.

COMMISSION VILITAUB.

« La Ck>]nmis8ion militaire, etc., etc., convaincue que depuis la ré- Livre IV. » Tolatioii, il a été nn aristocrate bien prononcé, etc. , etc. ; qu'il s'est

w n'uni riinatiques qui massacraient les patriotes de Moiitaubau, » clans la désastrpuRO journée du^O août 1791, etc.. lU ., (tnioimc qu'il » subira la peine de mort, et que ses biens seront coaiisqués, etc., le » 4 germinal an II "^i mars 1794). »

Brochon , Jean-Baptiste) fils, booune de loi, demeurant place PuypauUn, à Bordeaux, a accusé d'avoir été de la Société de la Jeunesse » bordelaise, etc. ; d'avoir écrit une lettre contre les vertueux Monta- » gnards; d'avoir participé à la prétendue GommiasiOD populaire, etc.

» n a répondu qu'il avait été membre de la Société p(>]iulaire des » Jeunes gens ; mais que s'il a eu la faiblesse d'en iairo partie , c'est

) ,ii ro que celle société lui a paru lormée pour faire exécuter les lois )j t;t maintenir la tranquillité publique; qu'il en a m Ame été président, » et qu'à cette époque, il déclara en pleine xsseniblue qu'il exigeait une )> obéissance formelle aux décrets de la Convention nationale ; (ju'au » bout de trois jours, il demanda sa démission; qu'O a toujours ignoré » que cette société avait été formée pour éviter la réquisition ou pour » fùre triompher des principes aristocratiques; qu'il lui avait paru, au % contraire, qu'elle avait le vcsn général des citoyens de Bordeaux; et » fait lecture d'iiiie lutti e du 17 septt'uihre IT'J.'i, écrite à la section, par » laquelle il parait qu'il a fait sou possible pour dissoiidre celte société, ))àlaf|urlle les autorités constituées >.'opi»osaieul ; qu'à l'c^iard de la » Couuuission prétendue populaire et à la force départementale, il an- »rait pu, comme beaucoup d'autres, être dans l'erreur; mais qu'il a » toigours manifesté une opinion contraire ; que s'il a signé quelques » écrits, c'était en qualité de secrétaire, et qu'il lui arrivait souvent de » signer sans lire; qn*0 a toujours approuvé et respecté les décrets » émanés de la Convention nationale; que, lorsqu'il avait été question » du contingent pour la force départementale, il avait invité sa compa- » gnie à s'y opposer, et qu'il avait hautement déclaré dans sa section » que Verguiaud et Guadel, et les autres Girondins, avaient voulu sauver » le tyran, etc., etc.

» La Commission militaire, convaincue qu'il a donné dans des erreurs; » Dtais plusieurs sans-culottes ayant attesté sou civisuie; ayant égard à > son jeune âge et à sa bonne foi; convaincue, d'ailleurs, qu'il a toutes n les dispositions qui peuvent conduire à la vertu du républicain, le met » en liberté le $5 pluviôse an II (43 février 4794). i»

BioussiM (Jean-Baptiste], prêtre insermenté, natif de Mareil (Basses-

coaMissiox

HltlTAIM.

Livre IV. Fymiécs , n amisé d'axiir rcfnsé de prêter !p serment; <!'-ivoir tdia Cbip. 8. dos propos horribles contre la1ibert<?; d'avoir tâché d'inspirer à pla- » sicui*s jeunes gens qu'il iastruisaildes principes contraires aii\ inttTi-t> h de la patrie, etc., etc.; d'avoir, au mépris de la loi, dit la tuesM dan» » des maisons particulières; d'avoir contribué à égarer les esprits en les » fanatisant, etc. , fut condamné à la peine de mort, ét tons ses biais » confls4|ttés, le nivése (91 déeembre 1793). »

Brcdiec-Buvrkgaiid ( Jean-Alien), maire de la conmnuie de Vaûie, cîHlevant «de-nuyor du régiment de Picardie (cavalerie}, figé de soixantedeux ans, «« accusé d'aristocratie; d'avoir engagé plusieurs coniman<» j) à adliérer à la Commission populaire; d'avoir empêché d'accepter U » Constitution républicaine (în 10 août, ayant dit que si on l'acceptait, » nous mourrions de faim avant Noël, que nom mm armerions les ans » contre les autres; d'avoir égaré !w»r toiiciloycns pour leur faire re- » grctterlc dernier roi des I raiiv^iis; d'avoir signé, lors de l'acceptation » de k Constitution : Beauregard, tenMe»^ l'un des trois qui n'ont pas » accepté la ConstJtation; d'avoir dit que les membres delà Gonvcntisii )» étalait de la canaille; qu'ils avaioit chacnn leur coquette et nous » avaient volé plus de 30 millions, etc., ftat condamné à mort, et ses » biens confisqués, le 46 brumaire (6 novembre 4793). »

Bmin (Jean), ci-devant procureur de Lihoume, natif de Rauzan, avoD«S fleé de vinfît-neuf ans, accusé de fédéralisme et d'avoir été partisan «le la ('nmniission populaire. Il repousse ses charges et prouve son patritttisine. '(La (î(mnnission militaire, séartic à IJhourne, considérsnf <îup -» rt>rreur et la faihk-.sse sont punissables dans un magistral tiu pciit*li-. )> et que c'est à lui adonner l'exemple de la fldéliléaux vrais principes H et de l'énergie républicaine, etc., etc., le condamne àètre déteni jas» » qu'à la paix, le 47 brumaire an II (7 novembre 4793). »

BaiM (Jean), notaire, natif de Lancam, demeurant à Saint-Manire. âgé de quarmite-neuf ans, trois mois de prison.

Bara (François Le;, horloger, natif de Beaune ' Côte-<!'Or', n'ayant pas de carte de civisme, contre-révolutionnaire, condamné i miHt le 28 messidor an II 16 juillet 1794).

BnixKT-LABAnTiiK François u ci-devant garde dn corps iln roi li'FV pagne, natif de Faleyrac, district de Cadillac, denienrant à Ga/cvert. district de La Réole, Agé de trente-deux ans. « La Coittiuission militaire, » convaincue qu'il a traité les représentants du peuple de folem, ée » teéUnUt etc., etc.; qu'il doit être rangé dans la classe des plus grands « ennemis de la révolulton , ordonne que le scélérat subira la penie de

€OMllSSIO!r

» mort, et ses biens confisqués, le U germinal an II (3 avril 4794). i^îvre iv.

Bmjkxt (Lonis-MatliQrin), ex-noble, âgé de cinquante-quatre ans, aris- ^* tocrate, condamné à mort, et ses biens confisqués, le 83 messidor an II

(H juillet 1794).

Buj4r. /Jacques^ natif de Castclmoron, âffé de qiiai ariit'-<iuairc ans, « accusé d a\oii* adopté les prinoii.t's (11* la Commission populaire; d*a- )> voir incendié les sections par des motions tendant à organiser l'armée » départementale, c'est-à-dîre la guerre civile ; d'avoir dit que la Monn tagne de la Convention nationale n'était habitée que par des brigands » et des scélérats ; qu'il n'en sortait que des lois de sang ; que les Vm- » siens n'étaient avides que de meurtre et de pillage; que nos législ^ » teurs n'avaient rien de sacré et prendraient bientôt les femmes et les )» enfants ; <ra\oir porté dans Libourne le poison du fédéralisme . etc. ; » d'avoir dit ; Je ne doute pas que le calme revicime ; mais pour y par- » venir, il faut que le médecin vétérinaire soit renvoyé el h; mnjimitm » retiré ; chargez-vous du dernier objet, je me charge du premier, etc. » Fut condamné à mort, et ses biens eontisqués, le i" nivôse an U (84 dé- » eembre 4793), » principalement pour avoir porU U peupie à ^nawger €o»ire eêîte Uoi^ia^Up Pécueil i$ Unu iet awesut de ta républiqfie!

BouJT (Pierre), bomme de loi, de Eordean, figé de trente-4in ans, tfistocrate, ennemi de la révolution, avait tenu des proiios inciviques contre les représentants Ysalteau et Baudot. Condamné à mort, et ses biens counstiués, le 29 prairial (<7 juin 179i).

Htr.LioD-LAnor.c.K, colon <le Saint-Domingue, natif de I-yoïi, âgé de quarante-un ans, membre de la Société de la Jeunesse bordelaise, ce La » Commission militaire, convainene qu'il s'est rendu grandement cou- » pable envers la patrie, en gardant dans sa section un silence désho- )» norant pour un républicain, etc., etc. ; considérant, cependant, qu'il

s'est montré l'ami de la révolution , etc. , etc. ; espérant qu'il consa- » crera ses talents h faire oublier, par de nouveaux effbrts , la pusilis- » niniilé qu'il a montrée, et qu'il ser;i digne du beau nouide rc|niblicain, li ordonne qu'il sera mis en liberté Ir 29 ventAsc (19 mai's 179i^»

BuRAUD (Michel', cultivateur, natif de Cbaumé, demeui-ani à N avres, âgé de cinquante ans, prouve son patriotisme, et est acquiuélc 22 brumaire (42 novembre 4793).

Boanni (François), olBcierde santé, né à Cbambéry, âgé de cinquantesix ans, aristocrate, membre de la Société de la Jeunesse bordelaise, condamné à mort le 24 messidor (43 juillet 4794).

Binsoei (Jean-Âlei.), écrit par quelques auteurs Bresum. (Voir ce mot).

Livre IV. BussiER (GuiUaumc-Malhieuj, marin, ûgé de vingl-deux ans, contre- (Jiap. 8. révolutionnaire, prouve son patriotisme; mais il est coudamnéà une ~ amende de 400 liv., et mis en liberté. "^MHmmÉ"'' Gailhe (Gilhert-Antoine), commis, né à Riom (Puy-de-Dôme), âgé de soixante-deux ans, membre de la Société de la Jeunesse bordelaise, cuntre-révoluliumiiiirc , coiiilaniiic à luorl le 24 messidor [ii juillet 4 794).

Cai.mei.s (Mai'ic), religieuse, native de HordcauiL, âgée de vingt-sept ans. «La Commission militaire, convaincue que, trompée par dcsprè- » très, élevée dans tes préjugés, elle a été jusqu'à ce jour la victime n innocente de leur séduction, et qu'elle a réclamé au tribnoal la&vear

y> de prêter le serment de fidélité k la répui)lique ;

» Après lui avoir fait jurer devant le peuple, et en présence de riàre » suprême, d étre fidèle à Iti pairie et aux lois de la république ; tic dé- » noncer et de livrer aux inbumux les prêtres imposUun, amam nét ée » ia liberté^ et de mourir plutôt que de violer tontermeiU:

» Ordonne qu'elle sera suMe^ibamp mise en liberté, le 6 thermidor >»anll (24 juiUet 4794).»

Ca.ndau (Sébastien), négociant, de Bordeaux, âgé de soixante-un are, mis en liljcrté «eomiric bon citoyen, auu de la république; a>riiit pravé » dans les cœurs Ue ses entants l'amour de la liberté, au point qu'iL» se » sont empressés de voler à la défense de la patrie, etc., etc., ïeil^ y» viôse an II (15 février n94). »

CAPDEnat (Pierre), distillateur d'eaunle-vie, igé de vingMîx ans. « Considérant qu'il n'a donné aucune preuve de dévoûnaent à la patrie; » quil a manqué k la loi , en ne faisant pas son service dans la gaide » nationale; (ju'il pounait rire raiij^édans la classe des égoïstes, ei^pm » funeste ù la lil»crlé ; mais ayant égard à sa probité et à ses bonnes ifi- » tentions, et voulaut user d'indulgence, le condamne à 50«000 liv.,(iom 1» 20,000 pour les sans-culottes de Bordeaux et le reste pour la ré|Mh » blique, et le met en liberté le 17 pluviôse (5 février 4794). »

Capeux (Pierre), négociant, natif de Bordeaux, ftgé de trente^ aaSi accusé d'avoir employé des expressions peu mesurées envers le peuple, et de s èli r .qiildyé sui* le sort du tyran et des émiprés. « La Commis-. » sion militaire f considérant que, sous ce rapport, iï& sont (lui et son » associé, Pierre Lcroi) grandement coupables envers le peuple; mai^ j> quils ont été égarés et ont donné des preuves de patriotisme ; espé- )» rant qu'ils sentiront le prix de l'indulgence du tribunal, etc., leseoiiïi damne solidairement (Capelle et Leroi) à 40,000 liv. d'amende m

— ib —

» profit des satu^cnlotles de Bordeaux, et ordonne qu'ils seront sur-ie- Ll?re IV.

» ebsmp mis en liberté, le 28 ventdse an II (48 mars 1794). » ^1*- ^- CASTutèoE (Jean et Pierre), denx frères, iiégociauls , natifo de Fleu-

raiicf (Ciers): l ainé a\;iit irt-iiti'-neufaus. commissio

^ ' aiLITAIRB.

«N'ayant tpoiivr cliez eu\ .lut une preuve d'un ardent puiriotisiuc, » ni aucune trace des sjn'culations crimiiicllos des iK^^ociants, le prési- » dent fait observer qu'Us appartienneut à une classe U hoinmes qui , à » régal des prêtres et des nobles, ont la plupart travaillé à entraver la » révolution.

» Casiarède Jenne prouve son palriolisme; déclare que leur maison » avait beaucoup contribué à rapprovisionnement de la ville. La Corn- > mission militaire les condamne à 450,000 Jiv., dont 445,000 payables

» par l'jiiiié, qui est plus riche et n'a jamais fait de sacrifices pour la ré- )' pul»li!jiii'. et les autres '),000 payal)les par Castarède jenne; leur ac- » corde uu délai de trois mois pour le paiement, etoi'doime qu'ils seront » mis en liberté, le 44 pluviôse février 4794). »

Cisnixon (Abraham), dit Dvn»BON, natif de Tours, négociant, ftgé de cinquantc-sepi ans. N'ayant pas de carte de civisme ; s*étant réfugié à a campagne (de Pessac), pour tromper les paysans sous un masque de patriotisme; ennenù de la révolulion. Condamné à mort le 3 messidor an II (21 juin 4794), et tous ses biens confisqués.

Casti?»<:vl (Léonard), négociant, condamné à (iO,0()Û liv., dont :iO,000 pour la réputiioiue et 30,000 pour un hospice, etc., le 27 veutùsc au 11 mars 4794).

Cit-nERÈs (François), vivant de son revenu, natif de Tulcnce, âgé de quarante ans, condamné à mort, comme contre^révoiutionnaire , le 37 messidor an U (45 juiUet 4794).

CUqssé, négociant à Bordeaux, condamné à mort comme fédéraliste, le 44 ventdse (4 mars 4794). (Voir Ifrory).

Gavah»ac (Jean-Baptiste), négociant, natif de Conrton (Lot-et-Garo?mei. â^'é de vin^'t-neuf ans, l'eeomm pour un ^é^ital>lc républicain; lut mis en liberté le 27 pluviôse (15 février 17i)i }.

MwA/A (Jean-Baptiste), imprimeur, né à Gènes, âgé de trenle-six aus, < (Midanmé à la peine de mort, et tous ses bicus confisqués, comme <t s'étant montré l'ennemi du peuple , en désirant que les Français se » livrassent aux Anglais; en écrivant des feuilles aristocratiques, enr- » trabiant la dissolution de Tunité et de Tindivisibilité de la république, » le 9 tbermidor an II (27 juiUet 4794). »

Cazeai'x (Pierre), prêtre, ex-provincial des RécOUets, ftgé de soixante-

COMSIStlOX llll.lTAmK.

Livre IV. cinq ans, condamné à mori comme réfractaire et ennemi de la rèrolii- ^ tien, le 46 messidor an n (4 julUet 1794).

Cazemajou (Marthe), demeurant à Saint-ÉmOion, âgée de cinquanteun ans, détenue jusqu'à hi coinino fanatique, contre-révolutionnaire, etc., etc., le ^fi brumain» an II (G novtMuhre 1794).

Gazen vvf. (Jean), cultivateur, natif de Cadillac, demeurant à Langon, «( accusé d'être aristocrate, acharné contre-révolutionnaire, Ton des » principaux fondateurs du dub monarchique de Langon, qui, sansfé- » nergie des bons citoyens, auraient exterminé les meilleurs patriotes; )> d'avoir été partisan du traître Roudié, etc. Condamné à mort, et ses » biens foiiiistiut's, le 1S frimaire an II (8 décembre 1793). »

CnANGKin (P.), négoeiant, condamné à une amende de 400,000 liv., pour la construction d'un nouveau temple de la Raison, que les rejNrésentants doivent établir ici, le 26 germinal an 11 (45 avril 4794).

Ghapbron (Paul-Romain), homme de loi, de liboume, âgé de soixanteun ans, accusé d'avoir été Tundes membres les plus ardents de la Commission populaire. Condamné à mort, et ses biens confisqués, le U bro* maire an H (4 novembre 4793).

Chaperon (Félix-Vinecnt), notaire h Libournc, âgé de quarante-trois ans, accusé de ne s'être pas prononcé contre la Commission populaire; de n'avoir pas embrassé d'abord les principes des Monta^ards; coasidérant qu'il a été assez puni par un mois de détention, Ait mis en fiberté le 45 brumaire (5 novembre 4793).

CHAPEnoî«r-RoFFnAc (Bcmard), vivant de son revenu, âgé dequarantescitt uns, (( accusé d'avoir été l'apotre du fédéralisme, etc., ete.;<ravoir » dit, lorsqu'il fut chargé de porter à Paris les vœux des sections de )» Lihourne, pour l'acceptation de la Constitution : Mes$iewr$, hrtquje » me suit iiucrH posr la fanve départmeiUale , je ne croyaM jn» aller «n- » Mtôt à Parit : un fusit m*aumt miens convenu que mire verbal; n*imperti, y> Im-xque fen aurai pût la remite ^ je vam promets d'aller jwidre le nû§u » de VarméCy et de marcher contre Paris, etc., etc.

» Que, dans nne autre occasion, appelé pour rarceplalion de la Con- )» Slitution, il avait dit : Je Vaccepte en masse, quoique vkteuse, ms )» amendement, au retour de Parie ; qu'à son retour de Paris, il a dit : Qie » le$ JacoJdM de cette viUe amient propoié d^égorger le$ vieillards au-deum 1» de seisante ans! »

Chaperon nia tous ces faits ; cependant il fut condamné à vingt afrnres de fers et h une amende de (i.OOO liv., dont 1,000 pour lessaMculottes de LilK^urue, le i'o iirumaire (o uovemhre 4793}.

COMMiSSlUX XiLITAIllC.

CuAPPEj.. Dans l acle d'accusation conu e Lacombe, Dercy, accusateur Livre IV. pnlilic, parle d'uD certain Chappei, à qui ce Lacombe avait extorqué ^'^-'^ ^* 7,iOO liv. Dercy n'auraitril pas oonfonda ce nom avec Ce^Ue, qni était condamné à 10,000 iiv.?

Cbastbl (Baymonde), native de Tooloofie, figée de vingi^-trois ans, divorcée d'avec Antoine Lafon.

« Convaincue que la femme Chastel a eu des liaisons étroites avec un » ennemi dt; la clioso |)ublique ; qu'elle a envoyé à Henry des breloques » et auti cs bijoux qui apqiartenaieiit à eet individu, et, par conséqueut, » à la nation, puisqu'il était hors de la loi ;

1» Considérant, néanmoins, qu'il est possible que ces marchandises » aient été données à recensée par ce particnlier, qui vivait avec eUe » avant Tépoqne où il fut atteint par la loi ;

Ta Considérant qœ, peut-être, ello n'avait pas examiné attentivement » tes bijoux qu'elle a envoyés à Henry, et qui portaient les armes dn » tyran;

» l'eisiiadéc, cependant, qu'une femme aussi immorale et aussi peu » délicate ne peut qu'être dangereuse à la société, et surtout dans uuo m république , où la vertu et les mœurs doivent être à l'ordre du jour, » la Commission militaire la condamne à être détenue jusqu'à la paix, » comme suspecte, le 3 thermidor (SI juillet ^94). »

CnATmjER (Arnaud), prêtre, natif de Bordeaux, 'âgé de trente*4epi ans, « condamné à mort pour avoir reflisé le serment civique et avoir » toujours professé des principes contraires à la liberté, et dit la messe » dans des maisons pai'ticulicres, etc., etc., le 4a frimaire (5 décum* » bre 1793). n

CnAiMEL (Jean), courtier de change, natif de Clairac, âgé de trentedeux ans, fut mis en Uberté « comme ne s étant jamais écarté du res- » pcct que tout citoyen doit aux sages législateurs qui composent la » Montagne, etc., le S7 pluviêse an II (45 février 4794). »

Ciuovra (Jean), greffier du tribunal de commerce de Liboume, Agé de trente-quatre ans, accusé de s'être laissé induire en erreur sur le compte de la Commission populaire, en ne s'élevant contre elle; mais reconnu bon patriote, il fut remis eu liberté le 16 brumaire (6 novembre 4793).

Chevalier (T.ouis-Marie), marin, natif de Saintr-Pierre , île française, » accusé d*étre l'ennemi de la liberté ; d'être payé par les aristocrates » pour seconder les ennemis du bien public, en faisant le métier de ces » lâches spadassins qui troublent le repos des citoyens paisibles; d'à-

» voir insulté de bons patriotes; de s'être vivement récrié au théâtre «le » ce que rorchostre jouait des an s chéris de la révolution ; de s'être » offensé du heau litre de citoyen; d'avoir dit : Je soutiendrai toiqoiirs » Tancien régime; mais la république, je m'en f... Condamné à mort, et » ses biens confisqués, le 6 nivôse (36 décembre 4794). »

Ghevenaddb (Françoise), linglTc, native d'Ângouléme, âgée de trente ans, condamnée à mort comme ayant servi les férléi alistes et les aristocrates, par de faux passeports, le 48 messidor au II (i\ juillot 1794 .

CurLLAu (Elisaheth), veuve Dumas-Foutbro^e, conseiller à la cour du ci-devant Parlement , native de Bordeaux, « accasée d'aristocratie et » d'avoir été complice des erimes de son mari, qui les a payés de sa >» tête. Condamnée à mort, et ses biens confisqués, le 27 prairial an II h (li) juin 4794).»

Chillaud (.lae(ines), ci-devaul iiittif de Bordeaux, âgé de <nia-

rante-un ans, rondaniné à mort eojnnic coiitre-révoiulionnaire et arur Locrate, etc., le 28 messidor an II (\G juillet 1794).

CmixAvn (Justin), ci-devant noble, natif de Bordeaux, âgé de trentetrois ans. <{ La Commission militaire, convaincue qu'il peut être gran- » dément soupçonné d'avoir partagé les erreurs de son frère, dont la )> tête a tombé sous le glaive de la loi, puisque, d'après son propre aven, » il s'est plusieurs luis trouvé avec lui, eu société et à table; qu'il ua » rien fait en laveur de la patrie, et que cette indifférence est un crime » pour un individu sorti de cette classe; ennemi né de la liberté et de » régaiîté, le condamne à être détenu comme suspect, le 4 tbermidor » an II (n juillet 4794). »

CnraaAUD (Alexandre-Edme), ex-mititaîre, Agé de vingt-sept ans, natif de Bordeaux, « accusé d'être allé à Frantzforl se réunir aux ennemis de » la révolution; d'être trouvé nanti d une ctn-respondance t^^s-soutenue h avec les émigrés; d'avoir partagé les complots des cnneuus de la pa- » trie, soit de ceux qui sont restés dans son sein, soit de eeux ({ui l'ont » abandonnée pour tourner leurs armes contre elle; d'avoir eu desrsp- » ports trèsHlirects avec les royalistes, qui lui ont marqué le regret le » plus coupable sur la mort du dernier roi, etc., etc.

» Tous ees faits résultant de ses lettres, etc., etc., la Commission » militaire, convaniene de l'horrenr do l'accusé pour la journée du y» 40 août, pour ce jour d'iiisurrectiou sainte, une des prmcipales ^\*o- » qucs du salut du peuple, et qu'un pareil homme ne mérite aucuue )» Indulgence, etc., etc.» Condamné à mort, et ses biens confisqués, le 45 nivése (4 janvier 4794).

COUSISSfOTI IILITAIRS.

GiSBAC (François) , dît Saupt-Andiié, natif de Bordeaux , perruquier, Lfvre IV. condamné h mort comme fédéraliste et ayant participé à la force dépar- Ctwp, B. lenieniaU . pai .^uitc dus jouinées des 31 mai, 1" et 2 juin, IcâSprairial an II (46 juin 1794).

Cla VILLE. (Voir Petit-ClariUe).

CoLLARDOM (Jean), natif de Libourne, âgé de trente ans, «c accusé dn » crime de fédéralisme; d'avoir eu des liaisons avec Sers, premier an- )» leor des crimes et des calamités de Bordeaux; d'avoir applaudi, dans » sa commune, aux injures atroces que ce traître a vomies contre Treil- B bard et Mathieu. Condamné à mort , et ses biens confis(inés, le 7 ni- » vôse (27 décembre 1793). »

Colas ou Cut.t as-M u vi(;mf:r Pierre), ancien militaire, natif de Bor- <leanx. Agé de soixautc ans, demeurant depuis deux ans h Saint-ChnV tophe-de-Double, condamné à mort comme « un meneur dangereux, » calomniateur, mauvais citoyen, aristocrate, etc., le 8 messidor an II > (26 juin 4794).»

GoLLii«EAti (Antoine), âgé de vingt-six ans, accusé d'incivisme, etc. « La Commission militaire, convaincue qu'il est coupable d'indifférence » envers ta liberté ; que , dans un pays libre , rinsonciance et le modé- 1» rantismc sont dignes d'une punition sévère, etc., etc.; voulant, copcn- » dant. user d'indulgence , et comptant qu'elle excitera dans son âme » réaei'gicrépnblic aine, ordonne qu'il sera remis en liberté, après avoir »payé une amende de 500 liv. au profit de la république, le 42 bru- » maire an II (^ novembre 1793). »

CouHARQUE (Mathias), ex-nobte, de Bazas, demeurant k Sauternes, Sgé de soixante-quinze ans, condamné à mort comme aristocrate, controHrévolutionnaire, le S4 prairial an II (12 juin 1794).

CoRKu (Jean-François), bomme de loi, natif de Paris, âgé de trentesix ans, condamné à mort comme contre-révolutionnaire et anti-Maralisle, le r? messidor an II (24 juin 1794).

Cossus Fi iiiu oisu ex-noble, de liourg, coudaimié à mort le 28 prairial an 11 [16 juin 1794).

CosTEs (Bernard), commis à l'administration du district de Libonrne, habitant la commune d'Abzac (Gironde) , âgé de trente-neùf ans, condamné à vingt ans de fers pour avoir été le cbaud partisan de la Commission populaire; pour avoir prèdié le fédéralisme et avoir ou les sentiments et les espérances des Girondins, le 92 brumaire an II (12 novembre 1793).

CuiUAlLE (RoboliCy.

r n MM I s s I ox

MILITAIRi:.

LivtT IV. Goi RAULR [Jeanne;, dite Rastouiixe, toutesdeux sœurs et religieuses, f imp. 8. recéleoses de prêtres réfractaires, condanmées à mort le 7 thermidor anll(95jmnet4794).

CocssiDON (Jean-Bernard), pl&trier, natif de Toulouse, âgé de trentesix ans, aecusé d*aToir fait plusieurs cachettes pour des prêtres et des îiristocrales ; il avoue son erreur avec bonne foi; est mis en lil>crt(% couime uii tionimc guidé par iguorance, le 9 ventôse an 11 (27 lévrier 1791).

Daglsan (Barthélémy), natif de Bordeaux, âgé de vin^rt-ncur .ms, « accusé d'avoir cherché à avilir la représentatioD nationale; d'avoir » calomnié les législateurs envoyés dans les départements, ete., etc.; )» d'avoh* parlé avec mépris de cette mœmaie précieuse, à laquelle nous » devons la liberté, etc., etc.; d'avoir dit dans une lettre: Il est certain » que de nouveaux proconsuls sont attendus ici pour y faire exécuter )) la réquisition de la jeunesse, cl que n'avons-uuus pas à appr/'hcnder » d'ai>i'('s la (ici iui i c prcUNc de tyrannie que les deux coiniin.ssaiifs de » La liéole xieuiieul de nous donner? Amw^-mm de [Htignards, disent— » ils aux députés de la sectiou du 10 Août : observez que noux sommen en » êeptembre ; ieven$t n^iaM 4ê $eptemkm$unl etc. ; Tesprii d'injustice, X» de violence et d'horreur qu'elle respire retombera tôt ou tard sur tes » provocateurs, etc., etc. : un gouvernement établi par le sang, les car- » nages et les Uyustices, ne peut jamais être ni stable, ni heureux, etc. )i Ailleurs, il dit, en parlant contre les assignato : ^'e f&tH^e (|ue par la » crainte de les voii- ronger par les rats, je n'aime pas à les fîarder, ete. » Condamné à mort, et ses biens coutisqués, le i*' nivôse au II (24 dé- )> cembrc 4793). m

D'Albessard (Jacques), otiicier dans le régiment de la Guadeloupe, natif de Paris. « La Gommissiou militaire, convaincue que, s'il n'est pas » coupable d'émigration, il peut au moins en être grandement suspecté; » que dans une crise révolutionnaire, il est dangereux de laisser en tij> berté un homme qui n'a donné aucune preuve de patriotisme, le con- )> damne ù être détenu jusqu'à la paix, le 6 germinal an II (26 mars

DAi.iiON (Sél»astie!i), oilieierde santé, né à Cessar, demonranl à (iauriac, âgé de cinquaiiii'-trois ang, condamné à moi-t eonnnc fanatique et calomniateur des patriotes, le 43 messidor an II (4"' juillet 1791),

D'AnctoounT (Marie«Loui8e-Fumel), native de Faris, demeurant è Bordeaux, Agée de quarante -cinq ans. « Accusée de fanatisme et )» d'aristocratie; elle a démontré, par ses réponses, que le fanatisme

» et raristocralic étaient si profondément enracinés dans son cœur. Livre IV.

» qu'Us ne pourraient jamais en être (^flacés. La Commission mill' ^'^"^^ ^*

1» taire, oonvainene qu'elle a donné mille preuves de haine pour la ^

» liberté ; qu'elle a engagé plusieurs Français à quitter leur patrie pour " ^ ^ ^ ' ^ ^

» aller rejoindre ses plus cruels ennemis; qu'elle a toujours fréquenté

» des aristocrates et des fanatiques, et pi incipalement Cessé, etc.; que,

» sous Tappat du ^aiiK elle a engagé une de ses domestiques à recevoir

w la bénédictioii iHiptiiUe de cv prétrt' sL'éléral, etc., etc.; que, dans son

» testament, elle marque le phis pruiond mépris pour tout ce qui n'é-

» tait pas dévuué au fanatisme et à l'autocratie, la condamne à la peine

» de mort, le 13 pluviôse au II (1" février 1794).»

Dabubs (Pierre), apottiicaire, natif de Toulon, demeurant à Bordeaux^ âgé de quarante-quatre ans, arrêté comme suspect, pour avoir permis qu'on portât chez lui une caisse appartenant à une femme ci-devant noble, et remplie de titres féodaux; il affirme avoir ignoré ce que la caisse contenait , et prouve qu'il est républicain , ami de l'égalité; mis eu liberté le (î i)luviùse an II (25 jan\ier 1794).

Daikidks (Jean), uiarcliand tVipier, do Bordeaux, âgé de ein(|uanle ans, arrêté pour quelques propos tenus avec une servante, déclare qu'il s'était toujoui'S comporté en bon républicain ; qu'il n'avait pas assisté à la messe des prêtres réfk'actaires; qu'il n'avait pu être arrêté comme suspect d'aristocratie; fut mis eu liberté, et on lui donna, en outre, 18 liv. pour continuer son petit conmierce en bon républicain, le 10 brumaire an 11 (31 octobre 4793).

Daetois (Nicolas), tailleur, natif de Dil (Moselle) , déclare qu'il était patriote; qu'il tlail né et voulait vivre bon sans-culotte; est mis eu Uberlé le 29 nivose au II (18 janvier -1793).

Dat (Vital), luareliand épicier, domicilié et né à Lan^'on, âgé de cinquante-six ans, « accusé de s'être rangé dans la classe l'uueste des mo- » dérés; d'avoir penché du côté de l'aristocratie, en communiquant avec » le perfide maire de Langon (Roudié). La Commission militaire, coiin vaincue que l'accusé n'est pas évidemment un aristocrate ; que ses liai- » sons avec des fanatiques et avec d'autres ennemis de la révolution le » font, avec raison, ranger dans la classe des hommes modérés et sus- » peets; ordonne qu'il sera détenu jusqu a la pai\, le -18 l'riiuaire au U )»(8 décenj)re 1793). »

David (Jean), marchand drapier, natif de Bordeaux, âgé de soixantedix ans, (c accusé d'avoir manifesté beaucoup d'égoïsuie; qu'iiavait peu » de confiance dans la révolution; qu'il a signé pour l'ouverture des

Livre IV. » égliscs, clc, etc. Il répond qu'il a vu avec plaisir la révolution; coni.ii:ip. 8. Yjpj^f q„'|} asigiic pour rouvcrture des églises, mais à une époque oà » il y était autorisé par le département; que deux de ses enflants eomc 0 M >i 1 s s I o X ^ battent pour la patrie aux frontières ; qu'il a fait des sacrifices pour » ia république, etc., etc.

)> La Commission militaire, convaincue qu'il pourrait être ran^'c^ dans » la classe de cesmodrrrs, d'autant plus danjrcrcuse qu'ils jouissent s » bienfaits de la révolution sans avoir rien fait pour elle ; ayant égard » pour sou grand âge ; considérant que deux de ses enfants Tcrsentlenr X» sang pour le soutien de la liberté ; voulant user d'indulgence et lut )» donner une leçon fraternelle, le condamne à une amende de 450,000 » livres, dont 400,000 pour la république et 50,000 pour nn ho^nee » favorable à riiuiuauité, que les repiésentanls doivrnt établir dans » celte \illc; lui accorde trois mois pour \v. paiement, cl ordonne qu'il » sera mis en liberté le 1" germinal an 11 21 mars 1794). »

Datsse (Françoise), de Bordeaux, âgée de soixante-six ans, «accusée I» d'avoir entendu la messe des prêtres non-conformistes, etc., etc.; » considérant que c'est aux femmes à user de leur empire pour faire Tfk chérir Tégalité, sans laquelle il n'y a pas de bonheur, la Commission » militaiic ordonne (j u 'elle .sera roufc!"mée jusqu'à lajiaix, le lol'riuiaire » an II (5 décembre 1793).))

Decuamps (Françoise), attachée au Grand-Tliéàtre , âgée de trentequatre ans, native de Langon, mise en liberté le 5 nivése an II (25 décembre 4793). (Pour le jugement, voir Coy.)

DccHAUPS (Jean), natif de Bordeaux, âgé de trente-six ans, attaché au Grand-Théâtre, mis en liberté le 5 nivôse. (Voir Goy.]

Deforges (Joseph), natif de Troyes, âgé de trente-un ans, attaché au Grand-Théâtre. (Voir Goy.)

Degaks (Marie), empeseuse, native de Bordeaux, âgée de quarantedeux ans.

Degaks (Anne), empeseuse, de Bordeaux, sœur de la précédente, Agée de trento-aix ans, accusées d'avoir caché chez elles Dudognon, prêtr^

qui a dit la messe chez elles, etc., etc. Condanniécs à mort, et leurs biens confisqués, le 6 messidor an II (24 juin IT^r.

Degmont (Guillaume], négociant, né à Bordeaux, âgé de cinquantetrois ans, accusé d'avoir, dans ses lettres, marqué quelques-doutes sur les assignats. Il se déclare bon républicain et produit des certificats. tU )» Commission militaire, convaincue que, dans aucune lettre (desa cor- » respondance), il n'a marqué cette ardeur qui devrait foire le caractère

j) définitif de tout Fran<'ais; qu'il seinl)Ie avoir adopté des proposuions Livre IV. ji suspectes, qui u'oul pas été constatées, parce qu'il s'y est trouvé six ^^^P* ^* » lignes raturées. —

• Couflidéniiit qa'il peut être envisagé comme un trembleur, qui avait c o n m i s s i o » «pendant de bomies intentions; voulant user d'indulgence et ne lui » donoer qu'une correction fraternelle, le condamne à une amende de )♦ 5n,000 liv.. applicable à rélablisseraent d'un hospice, et lui donne » (ruu> moib pour le paiemi^nt, et ordoiuie qu'il sera mis en liberté le » 28 pluviôse an H (16 février 1794). »

DuooT (Joseph-François), capitaine de la êi^ compagnie dqs véténas nationaux, natif d'Auvillara-aur-Garonne, reconnu bon patriote, est mis en liberté le 22 ventése (42 mars 4794).

Delbes (Pierre), prêtre, âgé de cinquante-quatre ans, natif d'Albcs (Aveypon), accusé de fanatisme, etc., etc. On produit une lettre écrite pir lui à une nomnàée Marguerite, où il dit :

<t l'abomination aura safin; vous êtes la triste victime de l'iniquité... » Sonffirons, et noua verrons Dieu... Voir Dieu, Marguerite, que vou- » loos-nons davantage 1 11 faut un Dieu... La nation ne l'a pas fait; elle » ne le peut détruire, etc., etc. j> Condamné à mort, et ses biens con^ fisqués, le 14 pcniiiiial an II (3 avril 4794).

Deulll (François), accusé d'avoir été partisan de la Commission populaire; il dédai'c qu'il lui avait, au contraire, été opposé, et ne peut attribuer son arrestation qu'aux mensonges de ses ennemis; est mis en liberté, avec 400 liv. d'indemnité à prendre sur les biens des personnes nuKS bors de la loi, le 9 brumaire an II (30 octobre 4793).

Dojomut (M.), vivant de son revenu, natif de Mai, demeurant à Bordeaux; rt'coiinu posr un bon républicain, est acquitté le 5 ventôse an U 123 février 1794).

Dri.oRT (Henry), médecin, âgé de quarante-neuf ans, résidant au\ Cltartrons, dénoncé par le citoyen Courtois, déclare qu'il est bon républicain; qu'Q avait dénoncé les conspirateurs; que sur la motion qui fui ^te dans sa section, d'envoyer aux hommes libres de la section Fran- Uia noe adresse, il se leva, et dit : a Qu'est-il besoin de dissertation T » Amioiis-iioub; volons vers nos Irères et exterminons avec eux ces « iifiimiiistrateurs perfides, etc. »

« Lt (loniinissioii militaire, considérant qu'il a envoyé contre lesbri- » gaads de la Vendée son tils, âgé de quinze ans et demi; qu'un pareil ^ sacrifice doit parier en faveur de ses sentiments civiques, etc., etc. ; n foulant récompenser le courage de ce jeune républicain, ordonne que

^ Part. B. 5

Livre IV. » le citoyen I)<'lort sera remis eu liberté, et qii ou lui comptera la snmmc Chap. 8, „ 3(,() ijy p^yp faire parvenir k son ûls, etc., etc., le 26 brumaire

» an il (46 novembre 4793). »

■lUTAïKE Delubal (GuiUaume), natif de Bordeaux, âgé de trente-nenf «lu, condamné à mort connue aristocrate et ennemi de la révolution, le S4 messidor an II (9 jniUet 4794).

Deperle (Pierre), boiitonnicr, natif de Lille, en Flandre, âge de cinqnanie-deuv ans. ( mikIiimiu'' morî < diinne es|ii(iM i\n roi d'Espacnr. aristocrate et correspondant (i( s ùtnigrcs, le i messidor an II (22 juin Œi).

Desamand (Pierre), courtier, natif de Bordeaux, âgé de quarante-4m ans. <i La Commission militaire, convaincue queDesamand (et ses amis) >» s'est montré l'ennemi du peu|»le, en désirant que les Français se li- » vrassent aux Anglais; en écrivant des feuilles aristocratiques ; en tn- » niant la dissolution de l'unité et de Tindivisibilité de la n-publiquc; » qu'il <loit rtre rangé dans la classe des aristocrates, le condamne ;i la » peine de mort, et ses biens contis4iués, le 9 thermidor an U (27 juillet » 1794). »

Desclaux (Paul-Alexandre), commis chez son père, natif de Bordeaux, âgé de trente-huit ans, accusé de n'avoir pas montré toute l'énergie d'un républicain, pour détourner son père des erreurs dans lesquelles il

était plonf^c'; mais ayant ('[.'ard à plusieurs preuves de civisme données par Taecusé, on ordonne sa mise en liberté le 17 pluviôse an II (5 février 1794).

Desclaux (Jérôme), maire de Savignac, âgé de cinquante-huit ans, « accusé d'avoir fomenté des troubles dans sa commune; d'avoir tcoo )» des propos les plus incendiaires; d'avoir dit, entre autres choses, que » la France était trop grande pour se gouverner en république ; qu'il » lui fallait un roi, etc., etc.; de s'ctre opposé au\ arrélés dir district » de Bazas, reiativcnuMit à la libre circulation des prains, etc. Con- » damné à une amende de 1),000 liv., dont IS,OÛÛ au profit de laré- » publique , et les autres 3,000 pour les sansHïulottes de Savignic, le )» 43 nivôse an U (l*' janvier 1794). i»

Dbsclaox-Laooste (Pierre), négociant, natif de Tonneins, âgé de soixante-quinze ans. La Commission militaire ayant trouvé dans son livre de correspondance une lettîT qui prouve qu'il adonné son consontement àla Commission prétendue p<)pulan*e ; a la Commission miiitairt, D convaincue qu'il a montré de la mauvaise foi, même en présence des » magistrats du peuple ; que ses livres contiennent des ratures qui doi- )» vent rendre l'accusé très-suspect;

COMMISSÏON MILITAIRE.

)» Con<vi(ltTant , ix aimioins, que, par la faiblrsso do son âge, il a dû Livre IV. » être plus facilement séduit, et voulant user d'indulgence, le condamne ^'"*P* »à60,0Û0 liv., dont 30,000 pour les sans-culottes de Bordeaux et le t reste pour la république, et à éire détenu jusqu'à la paix, le 47 plui vUtee an n (S février 4794). x>

Dncuvx (P.-A.)i capitaine de navire, natif de Bordeaux, âgé de irenU'-six ans, prouve son patriotisme ; il fut rais eu liberté le 28 pluviôse an II (16 fV'vrier 4794).

Desclaix (Pierre), négociant, né et domicilié anx Chartrons, â^îé de soiiante-six ans, convaincu d'égoîsme. Condamné à une amende de 50,000 liv., dont 40,000 pour une fabrique d'armes que le district de' Boideiux se propose d'établir, après avoir consulté le Comité de Salut poliGe et les représentants du peuple , 5,000 pour les sans-culottes de B<jrdeaii\, 5,000 pour ceux de (iradi^'iian ; olilipé de payer 20,000 liv." avant dt! sortir de lu m n-^ ni d'arrrl ; ayant trois mois pour payor le resUî. Ayant payé de suite les ^,000 liv., il fut mis en liberté le 22 messidor an II (10 juillet 4794).

Descocrs (Rose), condanuiée à une amende de 6,0001iv.,]e5fnmatro an D (S5 novembre 4793).

Desot (Joseph), natif de Marseille, âgé de trente-deux ans, attaché au Graiid-Tliéâtrc, mis en liberté le 5 nivôse an II (io décembre 1793). {Voir pour le juperaent, l'arlicle Coff.^

De&êze (Casiuiir), hoimue de loi, âgé de vingt-huit ans, « accusé de i l'avoir jamais fait servir ses lumières pour éclairer ses concitoyens ; » de n^avotr en pour la révolution que de la tiédeur et de TindilTérence; 9 de s'être souvent assis, dans sa section^ au rang des membres qui ne » professaient pas de bons principes, ceux de la Montagne ; d*avoir eu «des comnmnications particulières avec Chaperon et (iraii^'tMUMive , » hommes attachés au système de fédéralisme. Un témoin a déposé que » Desèze avait dit, dans un eorps-de^arde, qu'il u'y avait que les bri- > gaods de la Vendée qui pussent sauver la France.

» A cette inculpation, Desèze répondit que si le témoin eût été un

• ix»ii républicain , il n'eût pas souffert qu'on lui tint impunément des

• propos aussi contre-révolutionnaires; qu'il eût sur-liM^hamp traîné «le coupable devant les nia^iistrats du pays, pour qu'il reçût le eliâlin meut réservé aux conspirateurs. Il a ajouté qu'on ne pouvait pas, sans «absordité, croire qu'il eût émis une opinion aussi infâme dans un » corpsHie-garde, et à un citoyen qu'il ne connaissait pas ; qu'au heu de t> ronaerver l'espérance d'une contre-révolution, il n'a nourri dans son

cdKvrssiON

Livre IV. i> cœur que les sentiments de la liberté ; que, s'il ne s'était pas foite- Chap. S. ment prononcé dans sa section, c'est qu'il était naturellement timide — » et n'avait pas le talent de parler sans préparation ; mais qu'A s'était » assidûment rendu aux assemblées i)ul>ljques, et qu'il y avait tonjovrs

» donné son assiMitinu iït aux délibérations tendant à raftrnnissenu nt tle » la l'cpublKinu; qu'il élaiL à la canipa^^ne à ri jjuijiie où la CoiKstiiuUun » fut proposée à la sanction du peuple ; qu'il se rendit à Bordeaux dans )» la seule intention de la signer, et qu'il eût signé , en effet , si le pro- » cès-verbal des séances où l'on l'avait acceptée n'eût été clos; enfin, » en avouant qu'il a de tout temps été lié avec Romain Cbapenmet )» Grangeneuvc, il a protesté qu'il s'était servi de l'ascendant de ramitié » pour les dissuader di' iurk-r parmi les uieiiibres de l;i Commission po- » pulaire; Graii^eru'iiNc l'ayant iroiivé dans la j)ri.soFJ , s'écria en y oii- » trant : Oh! mon ami, ai j'en avais cru tes conseils, je ne serais pas aujetsU.

» La Commission militaire, convaincue qu'il n'y a pas de prenres » suffisantes pour établir le propos contre-révolutionnaire qu'on s mis » dans la bouche de Casimir Desèze ;

T» Considérant qu'il est d'une nature trop grave pour que le tribanal w y croit' sans des preuves certaines; ([uc raccusé no s'est pas montré » un eniicnii décide de la révolution , mais qu'il n'a rien lait qui piouu' » qu'elle lui était chère ; que s'il eût aimd la patrie cotniue lai-niéiii£t )» il eût trouvé pour combattre ses ennemis la même éloquence qnHa » déptoyée pour se défendre ; qu'à la vérité, il n'a pas grossi le nombre » des conspirateurs, mais qu'U s'est rangé parmi les modérés, ettte » elasse d'hommes qui, par ses principes, a ralenti la marche delar^ » \olnlion;

» Considérant (|u'une correction l'ralernclle lui donnera l'énergie jh- » cessairedans un temps de révolution, etc., etc., etc., le condamne à )» trois mois de prison et 2,000 liv. d'amende, le 29 nivôse an 11(18 jan> )» vier 4794). »

Desbze (Haymond), commis-voyageur, natif de Bordeaux, âgé de trente-un ans, avoue ses torts cl atîlnne les avoir répai-cs: produit de bons certificats de la jtai t des sans-culottes, cl est mis en liberté le •18 germinal an 11 (7 a\ril 1794).

Despart (Victor), dit T^urancbau, menuisier, âgé de trente-six m, natif de Civray-su^Cber, arrêté comme fanatique et révolutionnaife.

« La Commission militaire, après avoir lu un prétendu Ré»e m$di9» » écrit de la main de l'accusé, et plusieurs autres écrits qui consUteni » sou ranulisme ;

■ILITAIHE.

il Convaineoe par ses pi*opres aveux qu'il n'existe pas un plus grand Livre iv. » ennemi de la répuMiqne, puisqae dans son interrogatoire il a déclaré ^^P- ^* » qn'il n'a professé aucnn principe républicain; que, quant au nouvel » ordre des choses, il voit le mal qui se fait et prévoit le bien qui peut » survenir; que \v iikiI qu'il \(»it tlaiis le nouvel (inlro des ( lioscs est l;i )» punition de la peint' de iimi-t pronniicrc contre phiNienrs )»ersoiiiu-s » <iM <m .lîirnil mieux lait de pardonner, etc., etc.; ipu^ le bien (ju il >oit » dan& laveoir consiste dans i espoir qii'i) a de voir un jour rétablir un » roi, qui gouvernera en bon père de famille ;

» Convaincue quil doit être rangé dans la classe des fanatiques, des > aristocrates, etc., etc., le condamne à la peine de mort, et ses biens » à être confisqués, le 24 germinal an II (43 avril 4794). »

DesncvES (Yital), homme de loi, demeurant k Rions, natif de Bordeaux, di^i' de trente-six ans. « I. a Commission militaire, eonvainene » que Desvignes ei»t dénoneé par l'opinion piildique eomme un aristo- » erate enragé, le condamne à mort le 2u prairial an II (17 juin 1794). »

Dkval (Jean), homme de loi, natif deLîiioume, âgé de treute--einq ans, condamné à on mois de détention pour le punir de l'errear oà il était tombé, et qu*ii aurait dû éviter étant un homme de loi, le 48 brumaire an n (8 novembre 4793).

Deviellbf-Fohade (Jean), prêtre, natif de Ribérac (Dordogiie), condamné k mort comme réfractaire, le 48 prairial an II (6 juin 4794).

Dt vn.rK.(l.onis), pensionnaire chez laîlanie Ilelies, natifdc St-Pierre, MailuiKjue, âj:é de treize ans. « La (Commission mililfiire, eonvaincuc » «jue Laniégie lils et Deville ont reçu dès l'enfanee des leçons aristo- » cratiques chez la lemmc llelies, institut rire; ayant égard à leur jeu- » nesse, et espérant qu'ils n'oublieront jamais leur serment, d'aimer la » patrie, de mourir pour elle, de ne plus écouter le langage des prêtres » perfides, de les dénoncer et de mourir mille fois plutét que de trahir » leur serment, ordonne qu'ils seront mis en liberté le ithermidor an II »(^2juiBet4794). »

DiATRosEii V (Jeamie-Louise), dite D'Or.i kuixf , veuve de Philippe Dialrost 11\ . liireclrice du Grand-ThéAtre et des Variétés, native de La Haye, dunuciiiée à Bordeaux, Agée de trente-huit ans.

« Accusée de délits graves attentatoires à la liberté et à l'affermisse- > ment de la répubhque; d'avoir eu les liaisons les plus étroites avec » des personnes qui s'étaient distmguées parmi les fauteurs du fédéra- » Usme et. avec un homme connu par son aristocratie, lequel a émigré; » d'avoir tftcbé de corrompre l'esprit public dans Bordeaux, en mettant

Livre IV. » sur le lliéàli'c des piicfs ;uibluiriili<|ii(*.s; d uvoir icpoiidu à dt'^ [m- Cbap. 8. ii'ioles, qui lui eu dûhiguaieiit do bonnes et propres î\ faire aimer la li- "~ 3» berté : // ne foui choquer aucun parti ; d'avoir été cause d'un mouvecuuuissiuN ^ ^^^^ séditieux, suscité dans la salle du Grandr-Théâtre, à Toecasion

MILITAIRE

>i d'une pièce représentée sous le titre : La Yie eH m Stntge. » L'accusée a répondu qu'à la vérité, elle a vécu avec D'OrfemDe;

» mais qu'elle n\i jamais partagé les opinions politiques de ee traître; » (|u il est de touU liiupscté qu'elle ait jamais recélé It; conspirateur » Grangeneuve, et qu'elle déliait tous les hommes de le prouver; que » si elle a fait jouer la pièce dramatique intitulée : La Yie est un Sonfe, » elle n'a eu aucune intention criminelle; qu'elle était d'autant plusan- )» torisée à croire que la représentation n'en serait pas funeste, qu'eDe }> l'avait reçue de Paris, et que eette pièce était jouée par les meillems » patriotes de son théâtre; que, dans quelques circonstances, elle a uns * » au théâtre des drames très-patrioLiques, et qu'elle a donné !e produit

» de ces représentations au\ défenseurs de la patrie, etc., etc. »

A cause de la faiblesse de son sexe et de la modicité de sa fortune, elle ne fut condanmée qu'à être détenue jusqu'à la paix, le 43 nivôse an U (2 janvier 4794).

Didier. (Voir Broca.)

DinAT (Louis-Mai-ie . commis-négociant, natif de Nérac, àijé de ûhliuil ans. a acrnsé d'avoii* accepté un jirade d'ofticier dans la force dé- » pai'leiueutale ; d'avoir énoncé* sa haine cou treMarat, etc., etc.; d'avoir » montré de la lâcheté lorsqu'il s'agissait d'aller combattre les ennemis 1» de la patrie; d'avoir écrit dans ses lettres ces phrases : Vous sauret )> que le monstre Marat est pris et en état d'arrestation; cette nouvelle » cause ici une joie universelle; depuis lon^empsnous aurions ût

» néantir et tous ses consorts, el nou^ .iin ions la paix l ai plusieurs

); lln^Mons à remphr ; la principale est pour me soustraire à une leue » de mille hommes, qu'on vafairepour la Vendée.... Vous savezqs'oii )> va faire partir tous les jeunes gens de dix-huit à vingtp-ciuq ans; doos D nous sommes assemblés au nombre de douze cents, et avons juré de » mourir tous plutôt que de partir; et encore pour qui, sous qui?..... » On immole les bons généraux; on nous conduit à la boucherie, etc.; » ou ne peut jdns ni penser, ni écrire...; on ouvre toutes les lottnîs. "

Dirai a excuse sur sa jeunesse; il est condamné à être détenu jus^ qu'à la paix, comme coupable de girondinisme, le 45 nivôse an 11 (4 janvier 4794).

001111 (Gbarles), vivant sur son bien, natif de Bordeaux, âgé de mr

quaiUe-iiii aus, « accusé d'avoir parlafii' les .sciitiiiieiils pcrlnles de la Livre IV.

)) Commission préteudue populaire des HécoUcts, tit d'axdr marqué la Chap. 8.

w plus grande indiffeVeirce pour ie succès de la révolution, etc., etc. La

» Comoiission militaire, convaincue qu'il a approuvé la conduite liberti-

» cide de la Gonumssiou prétendue populaire; qu'il a manifesté le plus

» iftche é^fâm/t; qu'il a uniquement eonsullé ses intérêts, et n*a fait

» auenns sacrifices pour la république.

» Voulant, cependant, user d'indulgence, le condamne à 100,000 liv. n d'amende, dont 20,000 pour les sans-culottes de Bordeaux et 80,000 » pour la république ; luidoiuie trois mois pour le paiement, et ordomie » qu'il sera uiis tu liberté le H pluviôse an II /2 février 1794). »

ï)oL4x (Antoine), ci-devant notaire à Sainte-Ferme , âgé de trentesix ans, c< accusé d'avoir été membre de l'administration du district de » La Eéole pendant rexistence de la Commission prétendue populaire; » d'avoir été suspendu de ses fonctions pour a?oir donné son adhésion » à cette Commission ; d'avoir sans cesse entravé la marche de la muni- » cipalité, enmésusant de rinfluence qu'il avait sur le Directoire par ses » ftenltés morales; de s'être toujours opposé, au mépris de la loi, à ce » que les liabitauts de La Héolc fissent disparaître les traees de la féo- » daiité, en disant que le décret de la Convention permettait à tout ei- » toyen d'avoir des girouettes, etc., etc. Condnuuu'' à la pejuc de mort, » et ses hiens coniisqués, le 29 frimaire (19 décembre IT'Jii). »

BoMiNGBT (François), négociant, natif de Bordeaux, â{sé de soixante ans. « n résulte de sa correspondance que, dans le commencement de » la révolution , il n'a pas eu l'énergie républicaine; cependant, ayant > prouvé qu'il avait témoigné de l'amour pour la cause sacrée de la li- » liberté, etc., la Commission militaire, ayant égard à ses vertus privées, » le uuL eu liberté le 21 veutùse au II f M mars 17941. »

iJ OuNAi. DU Guy {Mathurin), prêtre iuseruieuté, natif de Saiiile-Fernie, âpé de soixante ans, s'était rachédans Bordeaux pour m- soustraire à la loi, ci y a prêché des principes fanatiques. Futcondaiiméà mort, et ses biens confisqués, le 8 messidor an 11 (26 juin 1794).

DoaviLUB (F^ançois-Bené), marchand de bouteilles, ftgé de quarante-, un ans, natif de Dieppe, «t arrêté comme suspect de fédéralisme. Le ci* 1» toyen Brocbon le défendit, et prouva qu'il avait été opposé à la Couh* » mission prétendue populaire; qu'il avait eu un moment d'erreur, comme » beaucoup de gens égarés par la faction girondine ; mais qu'aussitôt » qu'il s'est aperçu des intentions liberlieidcs de cette Commission, il yt s eât bâté de ie^ déuoaccr à sa section, etc., etc.

COHMISSIOX

xaiTAikE.

Livre IV. )» La Commission militaire, considérant qu'il a donné placeurs preuves Chap.8. jjj. gQj^ civisme; qu'il s'est montré humain, bienfaisant ; i\v(\\ est chéri » (les saiiii-<:ulottes, etc., etr.; qu'il a secouru avec enipressemeut l'é- » pouse d'un républicain qui était allé combattre les brigands de la Veu- » dée, etc., etc., etc. , ordonne qu'il sera mis en liberté le 8 ?entése )»anll (26 février mi). »

DoTézAC (André), maître de poste à Bordeaux, âgé de soixante ans. reconnu pour patriote par des certificats de civisme, fût mis en liberlc le 8 brumaire (29 0( tohre 1793^.

Dreignac (Pierre), négociant, à^jc de trenie-ileux ans, né à Duras (Lot-et-Garonne\ accusé d'être, avec Duvigneau, le principal agent du fédéralisme, condamné à mort le 9thennidor (S7 juillet 4794). ' DROinN (Jacques), attaché au Grande-Théâtre, âgé de vingt-huit ans, natif de Lyon; mis en liberté le 5 nivôse (25 décembre 4793). [Voir

DiBERGiKH (Anloiiicj, iiiarciiaiid de morues, à Oortlcaiix, cundatnnéii une amende de 70,000 liv., dont 50,000 au prolit de la république et 20,000 pour les sans-culottes, le 29 brumaire an II (49 novembre 4793).

DuBBRT (Marie), religieuse, condamnée à mort comme fanatique et recéleuse de prêtres, le 46 messidor (4 juiUet 4794). DcBROCA (Didier). (Voir Brwra).

DuBRocv A line), ci-devant reii^'iense, née à Bordeaux, âgéedcciiiqnante-cin<( ms. « La Commission militaire, convaincue qu'Anne Du- » broca, Jeaiuie Lavaud, Marie Gucrry et Françoise Giraud, sont des )i fanatiques, qui ont eu la l&cbeté de croire aux mensonges des prè- » très;

» Considérant, néanmoins, qu'il n'est pas entièrertient prouvé qu'elles en ont recélé quelques-uns; ayant égard à la faiblesse de leur sexe,

)) ordonne qu'elles seront détenues comme suspectes, le 4 thermidor ait II » (22 juillet 179^), »

DiBos (Jean-fiaptiâte), négociant, natif de Nicole (Lot-et-Garofine). âgé de quarante-quatre ans, avoue qu'il a partagé involontairemeot et sans le savoir les erreurs des Girondhis ; mais il dit avoir donné des preuves incontestables de son patriotisme: les sans-culottes témoignent en sa faveur, attestent sa haine pour les tyrans, etc., etc.; il est miseB liberté le 21 germinal (40 avril 1791).

DuBOsc (Fr.), de Bordeaux, condamné à la déleuliou jusqu'à la paii, le 43 pluviôse (4" février 1794).

DuDON (Jean-Baptiste^ierre^uies) lils, ci-devant procurenr-féaéni

n n M M 1 s s 1 0 îl

MILITAIRE

do PariemeDt de fiordcaux, âgé de quarante-trois ans, accusé d'arislo- Livre iv. cratie, etc. ^'

« La CoromissioQ militaire, convaincue qu'il n'a donné, depuis le » oommencement de la révolution , aucune preuve de son amour pour

M la lil)ort<'; qu'il ;i louiours fréquenté les lioninies contre lesquels l'o- » pinion piihliquc s'élevait avec le plus di* lorcc; qu'il a toiijdiirs (HA » membre de ce corps aristocratique (la cavalerie) couii'i s( f n ^'raiiUe M partie de négociants et de nobles; qu'il n'a jamais paru dans la sec- » tton, excepté dans les dcruières circonstances, et qu'il a été ilt'-puté par » cHe vers la Commission prétendue populaire; qu'il commandait la caa Valérie lorsque les représentants du peuple, YsalNsaa et Baudot, étaient » retenus prisonniers; et que, sons le prétexte de veiller à leur sûreté, » il contribaasingtdièrement à les éloigner du peuple, qui, à Bordeaux » comme partout ailleurs, aiiucla république; qu'ilallaà la Société des » Récollets prêter le scrnuMit de maiiilcnir la Constitution de 1791.

» Considérant (ju uu tel homme a fait et pourrait faire encore beau- » coup de mai à la patrie; que son adresse cl ses talents le rendent iuii- » nimcnl dangereux; ordonne qu'il subira la peine de mort, et ses biens » confisqués, etc., etc., le 2 frimaire an (11 S2 novembre 4793). n

DvDOGJioK (Jean-BaptisteJ, dit Veiuiel'il, natif de Gondac, district de Neutron (Dordogne), âgé de trente-neuf ans, etc. « La Commission min litaire. etc. , etc. , considérant que Dudognon, prêtre, a reftasé de • prêter le serment «rdoinié par la loi ; (jue dans son interrogatoire, il i a déclaré : que, par la grâce du bon Dk u, il n'a pas prêté le serment; » et (pic (|uand même il y aurait eu autant d'hommes sur la terre que D de gi'aius de sable dans la mer, on ne serait pas {>arveuu à lui faire » faire un pareil serment; qu'il a dit la messe dans la maison où il s'é- » tait caché; que ces citoyennes (Glaire Garry et les deux sœurs, Anne » et 2ferie Dégans, qui avaient caché ce prêtre chez eUes), avaient parti tagé ses sentiments, etc., etc., le condamne à subir la peine de mort, » et è la confiscation de ses biens, le 6 messidor an II (94 juin 4794). »

DiFor.T-LAJARTHE Louis], scerétairedn dernier roi, natifile Bordeaux, âgé de cinquante-neuf ans, » accusé d'avou' ( (Uiservé poiu I iiiciea ré- » frime nn atta( lieinent qui lui a fait envisiiger la ré\(dutioH Iranraisc » couiinc l'ouvrage de la malveillance; d'avoir élc eu relation nec les n contre-révolutionnaires; de s'être bercé des idées opposées au bonheur » de la république, et, de plus, d'avoir deux fils émigrés; de plus, ac- » CDsé de fanatisme et d'avoir favorisé les prêtres insermentés. Gon-> » damné à mort , et ses biens confisqués^ le S8 ventôse (48 mars 4794). »

coamssio:!

■lUTAIRB.

Liffc IV. Dcfort-Lajarthe (Élie-Louis), avocal-général au Parkiiient, ualil «Jr Chap. 8* Bordeaux, âgé de quarante ans, condainiit' à mort connue emiemi de U liberté, le 22 messidor an il (10 juillet 1794).

DoFooR (Jean), négoeiant, natif de Bordeaux, âgé de vingt-liuit ans, condamné à mort eonune eonaplrateor, le 8 frimaire an II (S8 novembre 1793).

DojâRDiN (Charles-Lolé), borame de loi, natif de Paris, domieiliéè

Libourne, â^'é ûv \iiii^i-scpt ans, l'iové chezGuadet, déptitt^ à la Convention, qui, alors l'idolu des Français, l'avait é^:ar(', fut condamné àk réclusion jusqu'à la paix, le 20 brumaire an II 10 novembre 4793).

DujARiiT (Jean-4o8epb), exHiotaire, domicilié à SaintrLonbës, condamné à mort comme contro-révolutioimaire, le 13 tbermidor an U (34 juiUet 4794}.

DuMAS-FoOTBiutiGB. {Voiv Fontbrange).

DuMAS-L.vnoQrE fPicrre-Henry), ex-conseiller au Parlement de Bordeaux, âgé de cinquante-huit ans, condamné ;\ mort le 4*^'^ mcâsidor an II, comme noble et contre^révolutionnaire (l***^ juin 1794).

DuMAu on DuvEAii (Jeanne), reli^euae, Agée de vingt^-boit ans, ooddamnée à mort comme fanatique et recéleuse de prêtres Insermentés, le 49 messidor an II (7 juiUet 4794).

DtMiUAT (Jean) (Ils aîné, militaire, âgé de trente-quatre aiàs, uatif de Dudoudou (Sainl-Domin?uc). domicilié à Gradi^înan.

DcMiRAT (Françoifi) cadet, nnlitaire, âgé de trcnte-denx ans, né à Saint-Domingne et domicilié à Gradignan, tons les deux frères. Condamnés à mort pour avoir fait partie du chib monarchique et de b 5»eiéié de la Jemiau hordelam ; pour avoir tenu des propos contre fuBité et llndWisiMlité de ta république, etc., le M messidor an II (12 joiDet 4794).

DfMîRAT (Jean-Baptiste), père des deux fils dont nous venons de parler, ancien militaire, né à Bordeaux, domicilié à Gradiguan, âgé de soixante-cinq ans, condamné à mort comme aristocrate et ennemi de la révolution, le S4 messidor an II (9 juillet 4794).

BraoNTBL (Pierre), prêtre, natif du district d'Bxcidenil (Dordogae), accusé d'avoir dit la messe dans Bordeaux ; d'avoir visité des mulades, et par sa morale contrc-révoluiionnaire d'avoir aujjmenté le nombre dc5 ennemis de la liberté. Condamné à mort, et ses bieus confisqués, le 4 brumaire an II (25 octobre 4793). '

DuHouLDi (Pierre-Laurent), né et demeurant à La Réoie, âgé de soixante-dix ans, condamné, comme aristocrate, à payer une amendede

COHHIS9I03I «ULITAIRE.

60,000 iiv. à t'IredélL'iiu jusqu'à la paix, cumiiic ilrc U'ès-tiaugi'reux Livre IW dans la n publique, le 7 plusiùse an II (26 janvier 1794). Chap.8.

DirLRKiER DE Larsan (Gemiaiii), doniicili<^ h Saint-Germain, district de Lesparrc, natif de Bordeaux, âgé de treute-neut' ans, avoue qu'il était allé à la Comoiission prétendue populaire sur l'invitation pressante du procureur-syndic; qu'il a été au nombre des citoyens égarés; mais sitét qu'il eut aperçu l'abîme où l'entraînait cette Commission liber tidde, il s'en retourna dans son district ;

Qu'il avait été envoyé auprès des bataillons de la Gironde, dans la Vendée, pour les eugaper à continuer leur service; qu'il s'était même offert pour niai cher h leur tête contre les lirigands,

« 11 a ajouté que, quoique ci-devant noble, il n'a jamais aimé les pré- » jugés de la ci-devant nobiesse; que sa famille a été |m»crite par elle » à l'Assemblée de 1789 pour avoir soutenu les droits du peuple; qu'un » de ses frères, lieutenant-colonel au 86* régnnent d'ûiliuiterie, vient » de mourir fidèle à son devoir dans l'armée du Rhin ; que, dès le com- » meneemcnt de la révolution, il s'en est montré le zélé défenseur ; que, )» courageux ami du peuple, il s'est fait des ennemis nombreux parmi » les suppôts (le l'ancien régime; que ses rertitirats de civisme attes- » tent qu'il a toujours chéri la révolution et les principes républi- • cains, etc., etc.

» La Commission militaire, convaincue que Germain Duperrier, quoi- » que né dans la caste orgueilleuse de la ci-devant noblesse, n'en a ja-

% mais aimé les sots préjugés; que i! a aimé l'égalité; qu'il a été

» l'ami des malheureux, et que sa maison a été de tout temps leur » asile;

y> Voulant rendre à la répuiilniue un défenseTir. et air\ sans-culottes » ilii district de Lesparre un véritable ami, «inloinie (ju'i! sera sur-le- » ' lianip mis en liberté, etc., le 3 germinal an 11 (23 mars 1794). »

Dii'ETRAT (François-Xavier), ci-devant négociant, natif du Blayais, âgé de soixante-dix-sept ans, condamné à mort pour avoir recâé des csn^irateurs, Guadet, etc., etc., le 3 thermidor an II (SO juîBet 1794).

DcpBvaAT (Thérèse), épouse de François Bouquey, native de Bordeaux, demeurant à Saint-Ëmilion , âgée de trente-deux ans , condamnée k mon pour avoir recelé fies ennemis «le la république, des conspirateurs ; ses biens furent ( oiiiisqués, le 2 thermidor (20 juillet I79i\

Di'PïN (Joseph^ fils, ei-<levant noble et frendai'ine, natif de Mtnisi'gur, (ioruiciiié à Barreysac, district de La Réole, arrêté comme aristocrate, et de s'être prononcé contre la mort de Capet.

Livre IV. K La Gommissiofi militaire, convaincue qu'il a traité la Convention Cbap. 8. „ nationale de ramas de scélérats et de brigands; qu'il a dit qu\n cnw- » dainnanl le Irailrc Capet, la Convention avait fait une ciiose indigne;

isi>isftio:< » que 1rs gardes nationales étaient toutes des f. canailles, et qu'il

)> croirait se déshonorer d'en porter Taniforme, etc., etc.; qn*ilest )» d'autant plus coupable, qu'il tenait ces propos à des sans-eulottespeo )> éclairés, qu'il cherchait à séduire; le condamne à la peine de mort, » et à Ja confiscation de ses biens, le 2 terminai an II 22 mars 1794 .»

Dri'RAT (Pierre), notaire, né à Lu lii ule, âgé de soixante-dix ans. exnoble, roiidauiné à mort comme aristocrate et pour avoii- versé des larmes sur la mort du roi, le 2i messidor an II (9 juillet 1794).

DuPBÉ (Lambert), cultivateur, ex^-noble, natif et domicilié de Monterabot (Lot-et-Garonne), ftgé de soixante-deui ans, condamné à mort pour avoir reçu des lettres de son fils émigré, et pour avoir caché son ari^enlei'ie, le 23 prairial an II [1 1 juin 1794).

TJrru [FraîK;oise\ louant ses services rhcz des i-eli^'ieuses, blanchi»beuse de profession, ualive de ik>rdeaux, âgée de trcote-liuit ans.

<i La Commission militaire, convaincue que Dupu, qui louait ses scp- » vices à des religieuses msermentées, a pu facilement partager leurs » sentiments fanatiques;

» Considérant, néanmoins, qu'elle appartient à une classe d'autant M plus facile à séduire, qu'elle est moins instruite;

» Ayant égard aux. aveux iuii»oi Uiiils et utiles à la chose publicpn* y» qu'elle s'est empressée de faire au tribunal, et la franchise avec la- )» quelle elle s'est offerte elle-même de faire le serment civique, dont les T» prêtres et des femmes fanatiques l'avaient éloignée, etc., etc., or- 9 donne qu'elle sera mise en liberté, etc., etc., le 4 thermidor au D » (22 juillet 1794). »

Dltuy (Louisj, ('i-<U'vant noble, aulretois lieutenant au 39« réfnment, ci-devant Boui'gogne, natif de Saint-Jcau-du-Gard, demeurant à 'faïence, âgé de vingt ans.

Il avoue «L qu'il a eu le malheur d'être né dans une caste orgoaUenie n qui a fiiit tous ses elTortspour perdre la liberté, mais qu'il n'a jsmsis » partagé ses sentiments; que son oncle, capitaine dans le même r^ » ment que lui, ayant, à raison de son a^'e et de ses infirmités, touhi » abandonner le service, l'obligea de raccompagner, crai^'iiant de le » livrer à sa jeuucsse et à son inexpcneace, et dans l'espérance dub- )» tenir de lui les soins dus à sa vieillesse ; que son frère a le bouheur }> de servir en ce moment la patrie, et qu'il Jouirait du même aTUilase

coaaissio:«

aiLlTAIRB.

» 8*j] n'eûl été arrilé à cause de sa noblesse ; que, depois son arrivée k Line IV. » Talence, il avait donné de grandes preuves du civisme le plus pur; et ^^P- ^* )» que s'il désire être mis en liberté . c'est uniquement pour aUer com-

battre les ennemis de la ehose publuiuc, etc., etc.

» La Conimission militaire, ayant égard à sa jt uiu'ssc, ;i st's rertifi- » cals, à la franchise de ses réponses et à son désir d'alh r combattre » ks ennemis de la liberté, ordonne qu'il sera mis en iil»erté le 6 plo- » viôse an II (25 janvier 4794). »

DcpcY [Pierre), syndic de marine , né et domicilié à Gaariac, ftgé de daquante-six ans, condamné à mort comme calomniateur des patriotes, Duiatique et contre-révolutionnaire, le 43 messidor (l""' juillet 4794).

DcftAKD DE Ramefoiit ^Léonard', prêtre insermenté, natif de Bourdiellcs (Doniii^iicl, demcuranl à Moiii,)i,'ii:u -I.acromps, route de Bergerac à Péripneux, « nud liiutt' à iiiorl jxuir u s'être soustrait h la loi de ji k déportation, pour fanatiser des fennnes ignorantes et simples qui » voulaient mourir avec lui, le 9 tbermidor an li (27 juillet 4794). »

Lorsque Lacombe eut fini d'interroger le malheureux Durand, celui-ci reUnirna à sa place; et l'infâme président-juge, résumant froidement les charges, prononça la sentence de mort I Alors Durand deRamerort bondit de sa place, et s^écrie : « Tu me condamnes, moi qui suis inno- » cent; niais la colère du Seigneur est prête de loud)cr sur toi : encore » quelques jours, et dans t e même lieu tu seras condamné à mort pour )» les crimes, comme je le :>uispuui' mon innocence; ce même peuple te » conduira à l'écliafaud à coups de pierres. — Peuple, s'écrie Lacombe, » le règne des fanatiques est passé : tu ne seras plus leur dupe ; tu ne » croiras plus aux prophéties et aux miracles. Gendarmes, reconduisez » cet homme en prison. » Ce prêtre était alors un prophète ; sa prédiction s'est accomplie quelques jours plus tard.

DntJUiD (Jean-Raptiste), gi'effier au tribunal du district de Lihonrne, oii il est né ; il avoue qu'il a partagé par ignorance les principes de la CoiiiiuisMiui |ini)iil,iiii , jiiaisil étaitdebonne foi, (ionuu plusieurs j»r«'uves de son palrioliiuie ; à «'anse de sa jeunesse vii)f:l-st pt ans , cl de .son ignorance, due fut condamné qu'à huit jours de détention, le 4 1 brumaire an U(i*' novembre 4793).

DnukKD (Marguerite), religieuse, native de Marmande, âgée de trente ans, condamnée à mort comme fanatique et recéleuse de prêtres, le 8 messidor an II 1 20 juin 4794).

DcRAKD (Su2aime) , demeurant dans la commune de Virazcy, district de Marmande, âgée de vingt-six aus, arrêtée comme su.specte d'après les

Livre IV. éerils trouvés dans ses papiers, tels qae le tesunkent dn dernier tyran. ClMp.d. Condamnée à six mois de détention, le 8 messidor (2f) juin 1791 .

DirtAvi) Mean\ pronireur du roi à Libourne, âgé de soixante-qiiatro oMHissio:! j^g^ coudaiiHié à six ans de fers et 250,000 liv. d'amende, dont 200,000

■iLfTAlHK.

au profit de la république et 50,000 pour les sansHîulottesde Uboume, ]e 4 4 brumaire an II (4 novembre 4793). DuiiAin>-LAGiuNGiRE (Jean-Ëtienne), président au tribunal de Libonme,

âgé do quarante-six ans.

a La Cojiiiiiinsioii imlilaire, convaifUMic qu'il est allé porter l'adresH* » perfide de Roujol dans les communes de Vayrcs et d Arveyres;

» Considérant qu'il s'est empressé de revenir de ses erreurs, etc. ;

» Considérant qu'en sa qualité de juge au tribunal du district, fl a » donné des preuves multipliées de ses talents et de son intégrité;

i> Voulant, cependant, lui apprendre que, dans un pays libre, ob ne » s*écarte jamais impunément de la lifme des principes, le condamne à » huit jours de détention, el ordoniu qu'an sortir de la maison d arr.'t, » il reprendra sa place, dont il s'est Uiontré digne, et dans laquelle il a i> été conservé par le représentant du peuple, Tailien, le 2â brumaire )» an n (4S novembre 1793). »

DmiANDEAD (Pierre), ci-devant curé de Laclotte, demeurant à Gaotras, âgé de soixante-quatorze ans, arrêté comme suspect at réfratv taire.

Après avoir entendu Roussct, secrétaire de Coutras, en sa faveur, les délits k lui imputés n'étant pas prouvés et provenant de haines particulières; et en considération de son grand âge, qui méritait riodol' gence dn tribunal, etc., on le mit en liberté le S3 bromabre (43 novembre 4793).

DoiUKTv (Jean), curédeNoaillan, natif de Baran (Gersl, âgé de soixante

ans, f< accusé d'avoir entretenu une correspondance nwv Laugoiraii, ci- » devant vicaire-f:éiiéial de Bordeaux; de s'être char;jé de distribn^r D un écrit infAme de ce Langoiran; d'avoir chanté un Exnndint , le \\ \ mai » 4793, en faveur du dernier des tyrans; d'avoir recélé cbez lui des H titres féodaux; d'avoir caché son argenterie, etc., etc. Gondanuié, » comme aristocrate, à la peine de mort, et ses biens confisqués, le y» 49 ventôse an II (9 mars 4794). »

DrnANTON I Jacques \ lionam" de loi, natif de Mnssidan, ancien ministre de la justice, âgé de cinquante-huit ans, u accusé d'avoir, en sa » qualité de ministre de la justice, soutenu, autant qu'il était en lui* )» les perfides partisansde Capot, puisqu'il resta seul fidèle à cescélértl.

» alors qu'il flot abandonné de tons les autres ministres; d'avoir signé Livra IV. » des écrits iiberticides, etc., ete. ^* » La Commission militaire, eonTaîneae qae , s'il avait véritablement

9 aimé la liberté, il aurait employé le même courage avec lequel il s'é- '

aiLiTAïaK*

1 leva contre les prêtres fanatiques au commencement de la r^Nuluiion ; » que rapppoclic, de hi cour, et surtout celle du tyran , avait entière- » ment corrompu son âme , puisqu'à sou retour, il eut la bassesse de » faire réloj^c de ce monstre, etc., etc. Condamné h mort, et ses biens » eonfisqués, le ^ frimaira an U (49 décembre 4793). »

DmuBO (Pierre)» tailleur à Sainte^oy, âgé de cmqnante-nn ans, natif de Bruges, condamné à mort comme anetoerste et fanatique, et complice des émigrés, le 39 frimaire an II (49 décembre 4793). (Voir Fhmçm.)

Dioios-DcRiNVAL (Philippe), iiUaclié aa Uraiid-Tiicâtre, natil d'Agen, i|é de quarante-deux ans. \Voir Goy,)

DcssAi'LT (Jean-Maurice), ex-conseiller au Farlcmcnt de Bordeaux, Igéde soixante-quatre ans, condamné à mort comme aristocrate et esnemi de la révolution, le 22 messidor an n (40 juillet 4794).

DinsAULT (Marie), âgée de vmgtHleux ans.

DtnsACLT (Marguerite), âgée de vingt-«n ans.

DossAtJLT (Blane), âgée de dix-neuf ans, toutes trois sœurs, nobles, nées et domiciliées à Bordeaux.

« Iji Cuuiiuission militaire, convaincue que les trois sœurs Dussault r> sont entaclu'cs d'aristocratie, et 'qu'appartenant à une caste si justeit ment proscrite, elles uuraieui dû prouver par leur conduite qu'elles » ue tenaient pas aux anciens préjugés, ordonne qu'elles seront déte- » nues comme suspectes, le 4 tbermidor (22 juillet 4 794). »

IhuBAOLx (Jérôme), agriculteur, natif de La Réde, demeurant à Morius, ftgé de soixante-quatorze ans. et La Commission mOitaire, eon- » vaincue (luc Raymond Melet, George Sabarot, Gabriel Séjourné, Fran- » çois Verges, Jéréme Dussaulx, se sont montrés les ennemis du peuple » t'ii cherehant. par leurs propos et leurs actions, à détniin' 1 Unité et » I iiKJiMsibiiitr de la république, en entretenant des correspondaiices )» avec ici» émigrés, etc.;

» Ordomte qu'ils subiront à l'instant la peine mort, et que tous leurs » biens seront confisqués, le 44 thermidor an II (29 juillet 4794). »

Dcesousa (Jean-Auguste], dit Smt-VAKtm, natif de Bordeaux, âgé de quarante ans, condamné à mort comme ennemi de la république, le Umesirîdor an U (42 juillet 4794).

LiviT IV. DcTHOziA (Guy), maire tlo Pellof^Tue, ti^é de treaie-trois ans, accusé tiiap. 8. fédéralisme. Il reconnaît qu'il avait été égai'é par les perfides manœ»> vres du district de La Réole ; il abjure ses erreurs et se comporte depuis c 0 » M I s 1 f) N Yp^. patriote : U dit qu'il s'est yu avec plaisir traduit dcTant le

HILlTAiat. » . . .

tribunal, qui est a la fois la terreur du viee et de l'aristocratie, l'égide

(le la vertu et de la patience, etc.; il fut mis en liberté le 7 pluviù[>t> (26 janvier 1794).

DuTiLH (Sébastien) aîné, capitaine de navire, né et domicilié à Gaiiriac, âgé de cinquantc-siK ans, condamné à mort comme calomniateur des bons patriote» de Gauriac, le 13 messidor (4*' juillet 1794).

DuTiLU (Raymond), juge-d&paix , né et domicilié k Gauriac, âgé de quarante-sept ans. n La Commission militaire, eonvaincue qu'ils avaient » donné (Dulilli et consorts) des preuves de vertus républicaines; qu'ils » avaient été calomniés par des concitoyens; mais sat Uiujt tout ( ( (jiuls » avaient fait contre les prêtres , les fanatiques et les aristocrates, les » met en liberté le 13 messidor an II (4*^' juillet 4794). »

DcvAL (IluguesJoseph), exHAoble, conseiller au ci-devant Parlement de Bordeaux, âgé de quarante-neuf ans, condamné à mort comme eontre-révolutioimaire, ayant payé un homme pour la force départementale, par suite des journées des 31 mai, 1" et i juin 1793, le 7 pluviôse an H 26 janvier 1793\

Du VAL Joseph), cx-noble, âgé de quatre-vingts ans, condamné, comnîc aristocrate et ennemi de la révolution, à subir la peine de mort, et à avoir ses biens confisqués, le 4^ thermidor an 11 (49 juillet 4794).

DuviGNiAu (PierroJIyaeinthe), greffier du tribunal correctionnel, Hâtif de Bordeaux, âgé de quarante-deux ans. « La Commission militaire, )) eonv;iincue que Dnvi^neau et Dreii^nae ont été les principaux agents n du lédéralisme, ordonne qu'ils siibirfHit la peine de mort, et leurs I» biens confisqués, le 9 tbermidor (27 juillet 1794). »

Eues (Marguerite), épouse Larrouy, née à Paiilet, domiciliée à Bordeaux, âgée de soixante-quatre ans, condamnée à être détemie jnsqn'i la paix, pour n'avoir pas dénoncé à l'autorité les lettres que son miri recevait de ses enfants, émigrés, le ^thermidor an II (4o juillet 4794).

EiiUKRA (Daniel) fils, âgé de vui^l-sejtt ans, niairliaml , m- à Saint- Espi il ^Bayonne), reconnu bon patriote, est mis en liberté le 5 veiiiô>e anU (23 février 1794).

EsMAKD (GabrieNPascal) , homme de loi, do La Réole, condamné, comme aristocrate, à 20,000 liv. d'amende, est rendu à la liberté k 8 pluviôse an 11 (27 janvier 4794). (Voir Jarqueê Lnvfyssièrc,)

HlLiTAlRB.

EsrèiE (Saint-Éloi , iicVoriant, natif de Oih'Jipc, rn (Hinatlaj îiyic de Livre IV. finqiiantc-trois nus; rcc oimu bon patriote, est mis eu liberté le 17 gernuiuilanll (6 août 1794).

Etoukread (Gharles-Alexaiidre), natif de La Rioche, en Saintongc, d-derant noble, acIneUement préeepteur des enfants du citoyen Le finm, accnsé d'aristocratie, etc..» etc. « La Commission militaire, con- » Taîncne qu'il avait accepté avec empressement la place de précepteur )• des enfants de Le Brun, pour les fortifier dans les sculiuieuls de leur j» père; qu il a hautement professé les principes aristocratiques, etqu il »doit être rangé dans la classe des aristocrates, etr., etc. Condamné à » SDbir la peine de mort, et ses biens confisqués, le 47 pluviôse an H » (5 février 4791). »

EiPERT (Bernard), tonnelier, demeurant àLormont, âgé de trentedeux ans, « répond qu'il n'a jamais tenu des propos contre la liberté et )• sés tléfeiiscurs ; qu'il n'a jamais en des li.n^ons parlieiilièi'cs ascc le j» coréd'Âmbarès; est mis enlibertéle i i brumaire ^ I ''^ iioveml)i e \ 793j.»

FiiRB (Jean<-Baptiste), capitaine de navire, à Bordeaux, âgé de qna<" nnte-fiix ans, accusé d'avoir, comme commandant de la rade de Pointe, donné Tordre d'arborer le drapeau blanc, répond gu'il en avait reçu fwdre Ini-mème du général d'Arrost, etc., etc. Fat mis en liberté le i \ germinal an II (3 I mars 1794;.

Fagktk. Voir La fou .

Fasglal ;Benoît', {>réposé aux douanes nationales, actuellement administrateur du district de Bordeaux, natif de Bordeaux, âgé de vingt- Qcnf ans, prouve qu'il a toujours été bon patriote, ennemi des fédénlisles, de la Commission populaire et de la Société de la Jeunesse

bordelaise. Mis en liberté le 28 nivôse an II (17 janvier 179i\

FAiovirn Jean-llaptiste) , ci-devant conseiller au Pai lement de Bortiwux, natif de Langon, y demeurant. Agé de soixaiiie-dix-neuf ans, tondatiiné à mort comme contre-révolutionnaire, le 49 frimaire an II i<9 décembre 4793).

FAi'CBEa (Raymond], négociant, né à Limoges, domicilié à Bordeaux, oJEeier de santé, condamné, comme égoïste et contre-révolutionnaire, ione amende de 30,000 liv. au protil des sans-culottes de Bordeaux, •lont 10,000 payables avant d'être mis en liberté. Le 22 messidor (10 juillet 47941.

Pim (Hobert), ci-devant conseiller à la Cour des Âides , natif de la 'omniiine de Saint-Amand-des-Bois (llaute-Cliarenle), demeurant à Bofdeanx.

Part. k. 4

Livre IV. « La Gommissioii militaire, conYaîncue que Jean-Baptisle ABiessvd, Ghap. s. ^ Robert Paurc , Raymond Laraudoaette, Thérèse de Martin de MarceHas

» mère, Jeaii-Baptist(^ Guadet, Saint-Rrice, Simon Panelier. Thérèse omiisstofl Thiac, AtiiU' Hcnmrdel Kilino-.lL'an-li.iplistt» Fcrraud. se sojil jaoulrés » les eiinciiiis du peuple, cii conspiraul cuutrc l'uniLé et l'iudiviisibilité D de la république , en favorisant les conspirateurs mis bors de la h»; )» en n'acceptant pas la Constitution républicaine; en tenant des propos yf contre-réToluttonnaires; en s*aflUgeant des victoires remportées par » les armées de la répubUquc ; en ayant peu de confiance dans les asâ* » giiats, cl CM désirant lacoiilrc-révolulioii, etc., elc. Lu peine de mort, » leurs biens touiisqués, le 3 thermidor an H (21 juillet 1794;. »

Faiîaë ^Jeanne), couturière, âgc'e de soixante-cinq ans.

Facre (Sabine), couturière, âgée de soixante-six ans, toutes deui sœurs, domiciliées à Saiat-Émilion. Ayant égard à leur ignorance, on les met en liberté le 46 brumaire an II (6 novembre 1793].

Fate (Pierre-Jean), curé de Saint-Macaire , né dans ce lien , âgé de trente-cinq ans. « La Coiiiiaisi>iuii imlitaire, convaincue que !Vcus«a » été un des principaux fédéralistes; qu'il a abusé de sa grande uiilucnce » sur ses concitoyens, faibles et ignorants, pour les écarter des principes » de la liberté et de Tégalité, etc., etc., le condanme à être déteua jos- » qu'à la paix, à être exposé aux regards du peuple pendant trois jours. » sur la place Nationale de Bordeaux, sur un échafaud; et pendant trois » uiardici» consécutifs, sur la place municipale de Saint-Macaire, dcuv » heures chaque fois; ayant devant et derrièi e un écrileau portant ces » mots : Partisan du fàlàralisme et calomuialeur d'un patriote le citoyen » Roffîn); le condamne, en outre, k une amende de 40,000 Uv., etc., » le 6 firimaire an II (26 novembre 4793). »

Feilie (Gbarles), ex-religieux, curé constitutionnel de Gontaut, néi Villeneuve (Loiret-Garonne). « La Commission militaire, eonTaincne )» que si, dans quelfjucs circonstances, Feillie a [hivn teiiii- à ses fondions » ecclésiasti(]ues, ses iutcutions ont été expliquées par sa couduite <k- » puis 1789 ;

» Considérant qu'ami delà liberté, il a tout sacrifié pour elle, et qu'il » a l'avantage d'être le premier prêtre, le seul religieux du tiersKkidre » qui ait prêté son serment sans y être forcé par la loi;

» Considérant que son civisme, prouvé par deux pièces authentiqncîs » doit le séparer de eette elas>t lion iltlc. ((iii, au nom d'un Dieu qu'ils » «iésiiunorcnt, veulent assassiner son plus bel ouvrage, la liberté; pir- )» suadée qu'il pourra servir utilement son pays, ordonne qu'il sensup-

co]i«issio:f

» ie-cbamp mis en liberté, le 6 thermidor an II joillct 47$l). » Llvro IV.

Feigère (Marie', âgée de «^M\a!itc-<leu\ ans. Chap. B.

Felgèisk Marie , ;i^»éc de < iihjiiaute-tleux ans.

Fi.ii.ki:k Jeanne'. Agée de quarante-liuit ans, toutes Iiols s(ejirs, mareliandes mercières dans la rue Sainle-CatUcriiie, accusées d'a\oir eotendn la messe des pi ètres insermentés; d'avoir signé pour Touvertare des églises; de n'avoir pas donné de preuves de patriotisme depuis le commencement de la révolution, sont condamnées solidairement à une amende de 40,000 Hv., dont 20,000 au profit de la république et 40,000 pour les sans-culottes de Bordeanx, et à être, en outre, détenues jusqu'à la paix. Le 13 frimaire an 11 (3 déeembre 1793).

Ferraxd. Voir Rnrrct\

Ferriëre [Jean , négociant, né à Hordeau\, Agé de cinquanle-<leux ans. a On lui demande s'il a toujours fait son conuneree en bon répu-» » blieain, et s'il peut donner des preuves de son patriotisme. »

0 répond qu'il a toujours préféré les intérêts de la patrie aux siens; «pili a toujours été Tami du peuple ; qu'il a rendu des services anxhôyiUQx ; que, depuis plus d*un an , Il ne fait pins de commerce ; qu'il a gravé dans le cœur de son fils Pamour de la liberté , et qu^il la défend actuellement contre ses cmiemis. Est mis en liberté le U pluviôse an II 2 février 170 i .

FERRiÈnE Gabriel), négociant, natif de Bordeaux, âgé de quarantesept aitls, coDdainiié, connue égoïste, coupable de m'gmaniwne, contrerévolutionnaire, à 150,000 liv. d'amende, dont 50,000 pour la république et 100,000 pour un bospioe en faveur des pauvres, que les représentants doivent établir à Bordeaux. Le ventôse an II ( 49 février 4794).

FntKiCNAN (Anne), marchande, native de Bordeaux, Agée de dix-huit ans, condamnée, avec Su/.aiiiio Durand et Marie Hilloi, le même jour, 8 messidor f26 juin 1794 ,, ;i six mois de déu nlioir, et pour les mêmes raisons. (Voir 5ujflw«<* Durand et Marie liilloi .

FECiLEEiunE (Gabriel), courtier d'assurances, natif de Bordeaux, âgé de quarante-trois ans; reeonna bon patriote malgré ses grandes erreurs, est mis en liberté le;3 messidor an II (24 juin 4794). (Voir Vidal].

FEims [Jean-Bartbélemy], homme de loi , natif de Monségttr, demeurant à Bordeaux , âgé de quarante-deux ans, condamné à mort eomme fédéraliste et aristocrate; ayant montré dans toutes ses actions uiior;nic'il démesuré et jamais de palriotisinc ; de n'avoir fréquenté qu(î «les aristocrates, et notamment de Tiis. Le 11 messidor an II (29 juin

Livre IV. FiuiOT-GHiimàiiD (Marguerite-Thérèse), ci-devant noble, native de Cbap* 8. Bordeaux, âgée de soixante ans, « accusée d'avoir habitneUement fré- » quenté les aristocrates et les fanatiques; d'avoir engagé un de ses eiitVHissioa faillie à quitter la patrie pour aller rejointli c criix qui devaient y ren- » trer pour rétablir le despotisme ; d'avoir coi i cspoiidu avec lui elavcc j> plusieurs antres émigrés; de leur avoir fait passer de Targcnt; «rnvoir D contribué à discréditer les assignats et à faire augmenter les denrées » de première nécessité; d'avoir, dans plusieurs lettres aux émigrés, 1» manifesté le désir impie de voir bientôt les émigrés rentrer trions » pliants sur le territoire de la républi(|uc.

)) (lonfoiithie par ses propres écrits, l'accusée a en ( ciiendaiU la laaa- » vaisc foi de taire les uomsde tous ses complices, au nombre desquels M se trouvent plusieurs négociants désignés par des signes énigmatiipies, » et qui lui avaient fourni les moyens de faire passer de Targent sm » émigrés ;

)» Considérant que si la faiblesse et Hgnoranee sont pardonnables cèez

» les femuK's. la eruauté est chez elles un crinïc ciifore plus ah o* e que » cbcz les Uoiuuit's, la nature les ayant formées pour toutes les \ernis » douces et propres à faire le bonheur de la société, etc. Cuiidaïu- » née à mort, et ses biens confisqués, le i"' pluviôse an 11 ( 20 janvier » 1794). »

FiLBOT (Gabriel-Barthélemy-Romain), ex-conseiller au Parlement de

Bordeaux, âgé de quarante-huit ans, natif de Bordeaux, condamné i mort coiiiinc aristocrate et coutre-révoiuliomiaire, le 22 messidor au II (40 juillet 4794).

FissoN-MoNAVEAU (Philippe), ci-devant écuyer, domicilié à Faleyras, âgé de quarante-^ept ans, accusé de s'èti-e opposé, à Targon, à Texécutionde la loi sur le recensement des grains; d'être aristocrate et oontre-révolutionnaire; est condamné à la peine de mort, et ses biens confisqués, le 14 germinal an II 3 avril 4794).

FizEAC (F.),, ci-tl('vaiit iié^iociaut, né k Bordeaux, Agé de soivaiitc-iliv neuf ans. La Commission mihtiiire, convaincue que Fizcac a un grand y» reproche à se faire , celui d'avoir recélé une somme considér^d)le en » or, apportée par un bomme dont il devait au moins suspecter TincH » visme; qu'il servait, par cette démarche inconsidérée, le parti des T» aristocrates, et manquait à biloi, qui ordonne la circulation dn numé- » raire;

» Considérant (jue cette somme avait été mise en dépôt chez Salvani', )> qui croyait devoir la soustraire à la séquestration de ses biens, coiome

» père ir«''iiii^'rt's, et que, sous ce rii|ip«i l, i'uccusé esl moins coupable Livre IV. » de l'avoir accept('»(' ; ®'

» Cuiiiiiiiéraiit, d'ailleurs, que son grand Age, ses inlii niités et la ron- » ûaoce que Salvaiié lui avait inspirée, lui méritent Iludulgence du tri- » bnnal, etc., etc.; ordonne quil sera sur-loHîhainp mis en liberté, le k 4 thermidor an n (S2 jnillet 4794). »

PoirrAïKE (Jeanne), native de Bordeaux, demeurant à Langon, figée de quarante-cinq ans, « accusée par des Langonnais d'avoir manifesté » des opinions contraires à la révolution; d'avoir recélé des prêtres ré- » fractaires et des nobles; d'avoir été trouvée nantie deplusieuib (■crils M empuisoiiiK S (r.u'islDcratii' elde faiialisiiK», dans un desquels on lit ces » projets, aus^i ridicules que coiitre-rcvolutionnaires : Nous dirons une » messe pendant neuf jours, et le Miserere, les litanies de la Sainte- » Vierge : le premier jour, pour notre infortuné monarque; le second

» jour, pour les prêtres qui sont sous le glaive de leurs ennemis ;

n le dnqn^me, pour toutes les religieuses si exposées depuis qu'elles » sont dans le monde; le sixième, pour ceux qui sont morts sans sacre* » ments depuis que l'exercice de la religion est défendu en France ; le » septième, pour tous les pnHres catholiques exilés pour la foi, etc.

» La Commission iniiilairc, convaincue que l'accusée a porté à la ré- » volutiou une luùne d'autant plus cruelle, qu'elle a le fanatisme pour » base; que sa maison a été de tout temps une caverne, où les prêtres » te combinaient avec les nobles pour étouffer la liberté dans son ber- » oeau; qne ces prières absurdes qu'on a trouvées ches elle prouvent n qu'elle est esclave des prêtres et des rois ; qu'elle regarde comme cou- » pebies les bonunes sages, qui, en France, ont porté le flambeau de la » pliilosopiiio;

» Codvaiiirue qu'une femme dont l'âme est virii'c i>ar Irs idées tic u l aristocratit' et du fanatisme ne peut être qu'un tléau pour la patrie, » l;i condamne seulement h être détenue jusqu'à la paix et à une amende » de 15,000 liv., dont 40,000 au profit de la république et 5,000 pour » les sans-culottes de Langon ; la condamne, en outre, à être exposée » pendant trois jours sur un échafiiud, sur la place publique de Langon; » ayant devant et derrière un écriteau portant ces mots : Fanatique et î» ariitocmle, etc., etc. Le 9 nivôse. »

FoxTAni>-CouRTi (Frauvois-Ilvacintlie;, prêtre confoi'niiste , natif de Tournuu (Lot-et^aronoe), domicilié à Ambarès, âgé de trente-cinq ans.

a Accusé d'avoir fait le voyage de Paris avec Grangcncuvc, cvdéputé

COMMISSIOJi KtLlTAIRE.

Livic » de la Convention; de l'avoir recélé chez lui à Ambarès pour le Chap.8. ^ traire à la recherche des républicains. Il reconnaît, en effet, avoir » voyagé jusqu'à Cubxac avec un homme qui prenait le nom de Gran-

)> gcr ; étant député par sa commune pour porter à la Convention na- )» tionale l'acceptation de la Coustitulioii, il partit de Paris avec ce même >» Granger, avec qui le citoyen Bérard lui proposa de faire ce voyaijc, » et qui, arrivé à Aniharès, se déclara Grangencuve et voulait venir à i> la cure. Le curé refusa. Me croyez-vous capable, dit-il« moi qui depuis » le commencement de la révolution n'ai pas un seul instant tergiversé » des principes sacrés de la liberté ; moi qui n*ai cessé de sacrifier mon i> temps à la chose pnhlicpic, etc., etc.

» 11 protluibit dv.a, certificats <'i\i.siiic, et qui piom aient qu'il avait >i prêché les priucipcs répubiicuiiJâ el combattu le fédéruiiMUc, etc.

» La Commission militaire , convaincue qu'il a eu le courage de s e- V lever contre les préjugés religieux, et qu'il peut encore être grandeneDl K> utile à la république, le met en liberté le 8 pluvidse (27 janvier 4794).»

FoNTBouRGADE (Je&n\ ex-^ioMc, natir de Saint^Pey dcGastets, district de Libourne. âgé de bui\;uile-di\-huit ans.

» ï.a (k)iiiuiission militaire, convaincue que les individus ci-dcssib » dénommés ( Pierr(^Léonard Seur, Paul Lapierre, Marc Villencnve. u Jean-François Rolland, Jean Fonlbourgade, Jeanne Fontboargade, » Léonard-Antoine Sentout, Êlies^ean Fontroze, Martin Glynn,$amQe! » Geslin Larenerie) isont désignés par l'opinion publique |)Our des arisUh » crfiles enragés, (les luauliquos et des ennemis de la libcrtéi; qu'ils n'onl )» point assislt' à leurs sections, ni areepté la (.unstilulion , etc.: » ilui\ rut être rangés dans la classe des aristocrates el des enneiiusde » la lilierté; ordonne qu'ils suivront la peine de mort a Tiiistaut, et ionr^ » biens confisqués, le 4*^' thermidor an II (49 juillet 4794). j»

FoNTBOUftCADB (Jeanuc), native de Saintr^ey de Gasiets, demearanr avec son père, Agée de trentcHin ans, condamnée à mort comme aristocrate et ennemie de la révolution, le i""^ thermidor an 11 \ 9 juillet 179i\ FoM iiHAiGE ;.lacques-Franvoi.s~Dumas , c\-noitlc «q conseiller a» ndevaut Parlement de Bordeaux, âgé de soixante ans, condannié à mort comme aristocrate et correspondant des émigrés, le 4i prairial au il (2 juin 4794).

FoNTnoze (Ëlies-Jcarr;, ei-<!cvant conseiller aux requêtes duPaltis< natif de la commune d'ICvraud i Dordogne , âgé de cinqiiante-sîx ans.

condaTuné à fiiori conniu' arishx rate et ennemi de la révolution , li' \" thermidor an 11 (ID juillet 1794).

Fo.NTFMopvT. Jcaiî-Raptisti' Dis, iKitif de Libounic , de vingt-cinq Livre iV.

ans, ar( u.>é d ciMui pt t i hc le fédéralisme ; d'avoir caloiimié lo vertueux Chap. 8. Maral, Kobespierre, Danton et autres; d'avoir <lit, lors de racceptatioii

de la GoDstitatioo, qu'eUe était Yieienae, etc.; c o ■ h i s s i o

MILITAIIIBa

« Gonsidénuit qu'il a donné les preuves du ciTisme le plus constant ; » Considérant que, jeune et sans expérience, il a dû être dupe d'une

> foule dlntri^ts, etc . ;

» ConsidtVant qu'il pourra encore servir la république , et que l'în- » (iulgeiice du tribunal augmentera son conra;:e à la défendre; la (iom- • mission militaire le condamne à être détenu jusqu'à la paix, et à une » amende de 60,000 Ut., dont 50,000 pour les sansHïulottes deliboume, » le 20 brumaire an II (40 novembre 4793). w

FoNTiHoiMG (Jean), homme de loi, natif de Libonrae, ftgé de cinquantedeux ans. « La Commission militaire, convaincue qu'il est coupable » d'insouciance et de mod^'-rantisme ;

» Coiisidérunl que ces deux vices souldestructiCs de la république, et » qu'ils doivent être sévèrement punis;

» Considérant que pour faire oublier sa qualité d'ex-conseiller, il au-

> raitdû se montrer Tardent ami de la liberté ;

> Considérant qu'un tel hoomie pourrait être dangereux dans la so- )• ciélé des Français, etc., etc., le condamne à être renfermé jusqu'à la » paix, le ^\ brumaire an \] '\ \ novembre 1793). »

FocRB (Jeaii-Pierre-Léouard}, natif de Bordeaux, âge de cinquantedeoxans, condamné à mort comme contreHrévolutionnaire, le 8 brumaire an n [29 octobre 4793].

FointcAOB (Guillaume), tonnelier, âgé de cinquante-trois ans, répond <|a'il n'a pas assisté aux messes des prêtres réfractaires , n'en connaît aucmi en leur d«;iucure, ni a'a été détourné ])ar eux des éprlises constitHtionuelieîs, et avait fait exactement le service de la fiardc nationale; est mis en liberté le 8 brumaire an II (29 octobre 1793).

FooacAun (Nicolas], négociant à Libourne, âgé de cinquante^x ans. Il déclare que son âge et ses infirmités ne lui avaient pas permis d'assister aux assemblées publiques ; qu'il a fait tout ce qu'il a pu ponr sou* la^r les pauvres, et a employé son temps à faire venir du froment, qu'il donnait à iu ssons de perte pm- boisseau, et qu'il a f'.iit des dons à la patrie.

« La Commission militaire, convaincue^ d'aprè.s la ilisposition de l'ac- » cusé, ({u'il s'est rendu coupable d'insouciance et de modérantismc... ; » qu'il ne s'est pas attelé, comme il aurait dii, au char de la révolution, » «fin de le faire parvenir plus promptement à son but ;

Livre Vf, )» Consklératit que danfi nu pays libre, riodifférencc pour la cbooe pn- Çhap. 8. hlique est au dcb plus grands criincs;

~~ » A\ant, cependant. <'jîîird aux preuves de patriotisme qu'il a don-

na iss ion j^^^ départ de sou Uis pour eoiiihattrc les euncuiis de la patrie,

IILITAIftK. . r

]» le condamne a une amende de 20,000 liv., dont 44,000 pour la répn- » blique, 3,000 pour les pères et mères des enfants qui combattent pour )> la cause de la liberté, et 3,000 pour ceux qui ont combattu les rebelles

» de la Vendée, etc. Le^l brumaire (44 novembre 4793). »

FoLiLMER (Pierre-Jcau\ peiiih e de Bordeaux, né à Toulouse, âgé de ciuquaute-trois auh , « accusé d'avoir été Tauteur d'un écrit intitulé : » Dialogue entre u» grenadier et le père Duche$ne, tendant à tromper les » bons citoyens en faveur de la Commission prétendue populaire; ea- » lomniant beaucoup, et la Convention nationale et ses sages décrets; )» protégeant les Girondins, etc., etc. i»

Fonrnîcr s*excuse, reconnatt son erreur, déclare qu'il n'avait composé réci'it eu question ([uti ju)!!!* éti'e lu dans uu dîner ; mais que h' citoyen Beruadaen ayant pris couuoissuiicc, lui en demanda copie et le lit luimême impriiuer et afliclier.

« La Commission militaire, convaincue qu*ii a été un des plus chauds » partisans de la force départementale, etc., etc.; qu'il a en la barbarie T» de bl&mer dans ce même ouvrage la sage lenteur de la Conventien » nationale k sé\ir » outre les conspirateurs de Bordeaux, et qu'il a \ni >» lui manifeslL'i- son désir de \oir eu^^loulii' dans le Uiêuie abime, et le» » sans-culottes égarés, et les intrigants et les meneurs de Bordeaux, etc., » le condamne à subir à Tinstant la peine mort, et déclare ses biens cûd- » fisqués, le 25 brumaire an II (45 novembre 4793). i»

Pov (Moyse-Marc), natif de Pagnol, domicilié à Bordeaux, âgé de trcnte-<'inq ans, condamné à mie amende de 50,000 liv., dont 45,558 au profit de la réiiuliliqtH', et 4,442 pour les sans-culottes, et, en outre, à être détenu j us([u'ù l'eutier paiement de ces somuies. Le o ventôse au 11 (23 février 1794).

FaÉTi (Pierre-Nicolas), courtier, associé de Chaumel, natif de Qairac, domicilié à Bordeaux. Il produit de bons certificats de civisme, et est mis en liberté le 28 pluviôse an II (46 février 4794).

Frei'mn (Etienne), cliussenr dans la cavalerie du Gers, né à Ar-Ti, district de Marmande, Agé de ti eide ans, condamné à mort comme conh plice d'Uolinière, le 18 messidor an il [6 juillet 1794 .

F^N^is (Jean), ferblantier, de Sainto-Foy, natif de Belves, âgé de I rente-huit ans, « accusés (avec Durieu et Moulines) de s*étre montrés

i) lesennemis de larévolulioii; d'avoir fait tous leurs efforts pour égarer Mvic IV. » le petit nombre de citoyens faibles et ignorants qui étaient restés fidèles ^'

> à levr patrie ; d'avoir toujours reçu des journaux contre-révolution^

» naires ; d'avoir pluaieDrs fois rassemblé dans leurs maisons un grand ^ " " ^ ^

' *^ ^ MILITAIRE

» nombre de mauvais citoyens, pour leur en faire la lecture et les main-

« tenir par là dans leurs principes aristocratiques; d'avoir riH'u plusieurs >. lettres (les t'mijrrcs; (Favoir troublé Tordre qui régnait à Sainte-Foy ;

> d'avoir soutenu des prêtres fanatiques et leurs nond>rcu\ coiiiplices,

> cDOlre l'énergie du véritable républicain , etc. Condamné à mort le » 29 frimaire an II (49 décembre 4793). »

FmiGiJES (François), gendre de Barennes, ftgé de trente-deux ans, aeeosé de s'entendre avec son beau-père; mais enfin acquitté comme lui le H messidor an 11 ' 29 juin 1794 .

FiîiEL-ii'AnGicx)LRT. (Voir D Anjkourt].

fumu. (Joseph], ct-devant noble, né à Toulouse, demeurant à Haut- Brion, près Bordeaux, condamné à la peine de mort (avec Gavasa, De- «naod et antres) le 9 thermidor an II (27 juillet 4794). (Voir, pour le jugement, les mots Cavam, Dnamand).

FrsiER {Louis-Antoine-Jean-Baptiste;, al taché au Grand-Théâtre de Bordeaux , âgé de quarante-trois ans. ( Pour le jugement , voir le mot Cjf).

Gabeau (Pierre-Félix), clerc de notaire, accusé d'avoir dit qu*il rouginit de se dire Français en pays étranger; que U révolution ne durerait fUL Condamné à mort le 9i prairial an II (10 juin 1794).

G*aiET-4>KUTxe (Joseph), né^^ociant, natif de Saint-Pierre (Martini-

ijue), â^é (le ('iiiquantc-<ieux ans.

'< La Conmiibbion militaire, convaincue qu'il a uioiUré un égoïsme in- Jt (ligue d'uià bon républicain, le condamne, solidairement avec Tcstard, » à nue amende de S00,000 liv., dont 400,000 pour la république et » 400,000 pour un hospice favorable à l'humanité, que les représentants » du peuple doivent établir incessamment à Bordeaux ;

» Considérant qu'il peut être rangé dans la classe de ces modérés, >Mloiti Ut liberté est d'autant phis (lauL'crcuj^e dans une n itubluiitc nais- » santé; ordotme qu'il sera détenu jub^u'à la paix, le ventùbe an 11

{\î luars 479ÎV »

Gaoxjuu) (Claude), natif de Ghambéry, attaché au Grand-Théâtre, âgé de qoarantc^-quatre ans. (Voir Goy). GiixftRD (Joseph de) , prêtre et noble , natif de Serville (Lot-et^a-

TOiuie), accusé d'avoir iii«ullé les ma^'islialb ; de n'avoir pas prêté le

C01IHISBI09

lÀnt IV. flerment ; d*aToir déguisé son nom; d*aToir vendu ses propriétés pour Ghap. 8, jçg soustraire à la nation ; d'avoir chcrclié à se soustraire auic yeux surveilljJiits (les saiis-culottes, imi se retirant dans une cacht'ltc faite evpi t^; est (- )Mi](tiuué à mort, et ses biem> couiib<jiués, le 29 pluviôse au il (47 février 4794).

GALOomu (Pierre), cnHivateor, né ei domieilîé à Langea ^ âgé de soixante-quatonte ans.

« Aceusé par les babilants de Goymères d'avoir tenu des propos con- » tre-^révolutionnaires; d'avoir ihit tous ses efforts pour empêcher le

m recrutement des trois cent mille hommes ; d'avoir parlé aux habitants

>t la caiMpa^iii: de iiidiiicic à leur faire regretter d'avoir envoyé leurs » i iil.iiii.s contre les ennemis de la patrie; d'avoir, dans |»hisieurs oeca- » siuns, clierciié à les décourager par le tableau exagéré des forces ot » des succès despuissaiK es coalisées; d'avoir parié une vache et d'avoir )» annoncé, avec une joie barbare, qne les émigrés seraient rentrés en » France et remis en possession de tous leurs biens avant le 25 juin 4 793; I» de s'être offensé grièvement de ce qu'on l'honorait du beau titre de citoyen, etc., etc. Condamné k mort comme aristocrate et ennemi de » la révohition, le 43 nivêse {2 janvier 4794). » Gans (.Marie ei Aiitie do). (Voir Degans).

Gaiiai (.leaii-Léouurd), liabilaut de Lihourne, âgé de r|narante-sept ans, arrêté comme suspect d'aristocratie, d'hypocrisie cl de fauatiMue, fut condamné, à Libourne, «à être renfermé jusqu'à la paix; à être ex- )» posé aux regards du peuple pendant deux heures, sur un écliafaud, )» qui sera, à cet effet, dressé sur la phice municipale; ayant un écritean » devant et derrière, portant ces mots : Fanaiique, moiérmtiête, ^tOtte; )» condamné, en outre, à une amende de 4 00,009 liv., dont 90,009 pour )» la ré|)ui)Ii(iue et 40,000 pour les sans-culottes de Lihonme , paj-abtes » en huit jours. Le l.'i Iji uiaaireau il {/t noveuilu-e 1793). »

Gaiuiv [Glaii'e , ouvrière, de Boideaux, âgée de quarante-cinq ans, condamnée à mort le 6 messidor au II ;i4 juin 4794). (Poui* lejugeiuent, voir Dudognon.)

Gassiot (Anne), religieuse, née et domiciliée à Bordeaux, condamaée à mort pour avoir entendu la messe des prêtres réfractaires, et pour avoir refusé de faire connaître leur asile. Le 49 messidor (7 juillet 4794).

Gaubeau. (Voir Gabeau Pierrc-Fi'liv).

Gaissens Mean , aniielois secrétaire du ci-de>unl Pai'lemcnl, agriculteur, udlil cl domicilié de La Uéole.

(C Accwsé, avec Duinouliiu par le Comilii de surveillance de Lalléule, Livre IV.

)» de n'avoir jamais doimé aucune preuve de patriolismo ; de s'ôlrc Chap. 8»

« uiontré l'ami des ariblouratcs et des persouoes suspectes d'incivisme. "~

> Condamné à une amende de 400,000 liv., dont 20,000 pour les sans- «commission 1» culottes de La Réole, le 7 pluviôse an II (26 janvier 1794). (Voir Du-

GâOTiEit (Jean), armatenr, natif de Cabarac, domicilié à Bordeaux,

i^c de trente-un ans.

« La Commission nnlilaire, convaincue qu'd a profité des circon- 1 stances critiques de la république pour augmenter rapidement sa for-

> tmie; qu'il s'est beaucoup plus occupé de ses intérêts particuliers que » de la république; que, sous ce rapport, i! pourrait à juste titre être » rangé dans la classe des aristocrates;

D Ayant égard . rependant , aux preuves de civisme qu'il a données 1) en (iiiiV'i ciii 1 s m ( a.sioiis et à la modicité de sa fortune, le condanmeà » 20,000 liv., dont :i,000 pour les sans-<'u lottes de Bordeaux, 15,000 » au profit de la république, et lui accorde trois mois pour le paiement; « et ordonne, en outre, qu*il sera remis eu liberté le 44 pluviôse an II J» [î février 17941 >»

Gautier (Pierre-Antoine), natif de Veau, district de Narennes (Gbarente-lnférieuro\ est recomui comme bon patriote; il reniel une note dest-sdofis parli( uliers ; il est mis eu liberté. Ain't's s ni jui^cmcnl, il iloniie voioutairement 4,000 liv. pour les sans-culottes de sa section; ââ»000 pour le vaisseau Bee-d'Amkèê, et fait remise de 71,000 liv. qui Itiisont dues par la république. Le f 6 germinal an II (5 avril 4794].

Gauvm (Jean), ci-devant secrétaire de Dudon, natif de Coutures, près MoiBégur, âj^é de quarante-sept ans, condamné à mort connue un liDiuiueu généralement comni poui- un mauv.iis citoyen; qu'on a en- )>ltiuUi taire des vœux pour la contre-révolution ; que, ne pouvant

* caclier iia haine pour la liberté, il a eu Taudace de dire publiquement, » envoyant des habits d'uniforme nationale suspendus dans une bouti- » que : Qu'il ne serait jamais content qu'il ne vit tous les habits patriotes

• brAlésen publie, etc. Le 3 messidor an 11 il Juin 4794). » riK<im;t>-CnAMr v(;NAC Isaac-l i'aneoi> . homme de loi, nalil' de Laro—

pe. en Périgord, résidant h Coutras, aristocrate ; « ayant une corres- ^ ^udance avec le citoyen Latargue, Uooinie de loi, résidant fossés des » Tumeurs, et un autre nommé Déaieux, vicaire émigré, et avec d'au* >Ues contn^-révolutionnaires, qui manifestaient par écrit leur haine ^ pour la Convention, pour les Jacobins, leur amour pour la royauté et

Livre IV. » le désir de voir proiiiptemeut fondre sur In r^'piiljlifiiic rolte hortlede Ghap. 8. „ hripnnds roiironiiôs, (iiii prétendaient déli nuc l.i liln i h- des Français.

)) Cundamuc k mort, et ses biciiscoiilisqués, le 3 frimaire ^23 novembre

■ILITAtRE. '

GéRAU» (Pierre), natif et marchand, de Libourne , âgé de quarantedeux ans, égoïste, insouciant pour les intérêts de la république. Condamné à huit jours de prison le 21 brumaire an H (H novembre 47931

(iKHo-LAPEKi.ihiih, natif de Luçoti, âgé de treiite-siv ans , alUdié au Grmid-ThéAlre. (Voir Goy,]

Gekvais (Jean), domicilié à Laugon, tanneur, condamné à la dé|)ort<> tion pour quatre ans, comme contre-révolutionnaire, le 44 brumaire (4*^ novembre 4793).

Gcsun-Larekhue (Samuel), orfèvre, natif de Ghfltaignerftîe (Vendée), iV'é de quarante-quatre ans, condamné à mort le i^' thermidor an D (19 juillet 1794). (Pour le jngeniejit, voir Foiilbourijadr Jean).

Gkstas ^Cliarles-Sébastieu-liubcrt i, général de brigade, ci-devant maréchaMleHïamp, né à Douzen (Haute-Marne), âgé de quaraute-deui ans.

<K Accusé d'avoir, dans sa qualité de maréchal-de-camp, favorisé les » ennemis de la patrie, et d'avoir été destitué pour cette raison par les

» représentants du peuple Garreau, Lamarque et Carnot ; d'avoir cor- » respondu avec sa bclle-sœur, son épouse et plusieurs autres émi^irés; » d'avoir demeuré à Bordeaux durant I cxi^ilencc de la Commission pré- » tendue populaire, et d'y avoir secondé ses efforts liber ticides , etc. » Condamné à la peine de mort, et ses biens confisqués, le 7 nivése » [27 décembre 4793). »

GniBT (Marie), empeseuse, native de Bordeaux , âgée de trente-trois ans, condamnée à mort comme recéleuse de prêtres réfractaircs, surtout Mouiuiici', Jourg et Devilic-Fumade , le 48 prairial au 11 ^6 jmu 4794).

GntAUD (Françoise), religieuse, âgée de cinquante-six ans, née et do* mîdliée à Bordeaux, condamnée, comme suspecte, à être détenue, avee Anne Dubroca et antres, le 4 thermidor an II (22 juillet 4794). (Voir Dnlfrota Anne pour le jugement).

Glyx (Martin), prêtn; noii-<'oiir(iriiiiste , natif d'Irlande, demeurant à Bordeaux, place de la Montagne, a La Comniission militaire, convaincue » que Glyn, prêtre non-conformiste, a cherché à se soustraire à la ioi » sur la déportation, ordonne qu'il subira la mort, et déclare ses bieos » coniisqués, le 4*'' thermidor an II (49 juillet 4794). »

MILITAIRE

GoKBAiD (Michel), meunier, né et domicilié à Berson, district de Livre iv. Boorg, de quarante-neuf ans. <^^P- h*

GoDAUD (Pierre], tomielier, né à Saint-Giers-de-Clanesse, domicilié à Sunt-Orgent, district de Bourg, âgé de vingt-neuf ans. comiissiiN

GoMBAUD (Jean), meunier, né à Gaurîae, canton de Blayc, domicilié t\ Bessac, même canton, âgé de cinquante-deux ans, accu-sés tous iruis d*avoir calomnié dv bous patriotes; mais leur innocence fut reconuue; ils furent uns en liberté le 13 inchsKlor (1" juillet 1794;.

GoMBAUD (Jean-Daniel-Alplionzej, ex-4iolile, né à Bordeaux, âgé de soisantc-dix ans, condamné à mort comme aristocrate, fanatique, et pour avoir dit au procureur de la commune : « Que jamais la tyrannie » n'avait été exercée avec plus de cruauté, i» le 45 prairial an II (3 juin 1794).

GoMBEAV (Marie), épouse de GuQte Meynard, meunière, domiciliée à

Gauriac, âgée de quarante-huit ans, condamnée à mort pour avoir corrompu les comestibles, le 27 germinal JO avril 1791 .

GoM»Aj, Josciili , Mi'^'ociaut, né à îîordeaux, âgé de «juaraute-un ans, eondainué ù quatre mois de détention le 4 veutôse au 11 {^i février ^94).

Goi'RSAC (Guillaumej, homme de loi, natif do Bordeaux, âgé de soixantcseixe ans. Ayant montré une indifférence coupable envers la patrie, ses concitoyens lui ayant reftisé une carte de civisme, il ne tut condamné cependant, à cause de son grand âge, qu'à être détenu jusqu'à la paix , le 29 prairial nu H (17 juin 1794).

Gnr Jcaii-l'aLiiiu , natif de l'aris, âgédcquarante-Hiuatre ans, allât bc au (il and-Théâtrc do Bordeaux, arrêté avec Ulachc, Gailbard, Beriu»vai , Fusier, Lorrain , Poleron , Deschamps , Juglicr, Azéma , Drouin , Burier, Laperrîère, Déforges, Ûesdy, et les citoyennes Bizentigny, Deschamps et Lanoche, tous attachés à ce théâtre.

9 Le président leur fit observer que Topinion publique avait dénoncé » le Grand-Théâtre de Bordeaux comme étant le rendes-vous de tous » les aristocrates de cette ville ; que les royalistes, les égoïstes, les mus- » cadins ( jeunes getisj, s'y monlraicnl avec une audace inconcevable; » qu'ils y parlaient ouvertement contre les principes de la république; )• qu'en un mot . le loyer de la grande comédie était un vrai foyer de » contre-révolution, où les puissauccs coalisées, les fédérali^cs et les » aristocrates de l'intérieur avaient peut-être plus d'un agent ; qu'on h y conspirait la perte de la patrie ; que les complots liberticides tramés » dans ce réceptacle de crimes s'étalent surtout décelés à l'époque de

Livre IV. » la rcjM't'sciUation ^V\mv pircp iiitilulrt» : Lu Me rat un Semtfe, puisque.

Chap. 8. \^, pours de ce sjieciaele, à l'aicie d une i nu icur excitée à dessciu

» dans les loges et dans le parterre, on entendit des scélérats pousser COMMISSION ^ l'infâme cri de vive le roi ; qu'on n'avait pas fait choix d'un pareil drame » sans rintention préméditée de provoquer une émeute funeste, d'égarer » le penpic à une époque où le fédéralisme le travaillait en tons sens; » de le séduire par un tal)lean qui prêtait à des rapproeheinenls pcrli- )) des, en lui iM'ésr^niant , sous des couleurs avaiitu^'euses, les jours de » son esciava^'e, etc.

If La Commission militaire, convaincue de ces faits, etc., etc., etc.; n voulant, néanmoins, user de l'indulgence à leur égard ; espérant (piHs » sauront mieux apprécier les bienfaits d'une révolution qui les tirera ï» de la boue, du mépris public oii les préjugés les tenaient enfoncés; » <{u'ils sentiront mieux le pi-iv de l"é{j;alité, dont le rètrne doit leur être » parliiulierenieiit ( lier; dans fa einifianee que, ju'olilanl d ujie levon pa- )) terneUe, ils changeront leui* tliédtre en une école de patriotisme et » de bonnes mœurs; qu'ils le feront servir à épurer l'opinion, àrc- )» monter dans Bordeaux l'esprit public, si énen é par l'égoîsmc, lelme » et la noblesse ; qu'ils échaufferont les âmes de leurs concitoyens par » les tableaux multipliés des vertus républicaines , et sentiront désor- » mais que leurs grandes fonctions leur imposent l'obligation exi'ress»; » d'éclairer le peuple, de répandre les grandes jiiaximes de la nioraic )» et de la politique, et se vouer particulièrement à l'apostolat révolu- D tionuaire.

n Séparant, d'ailleurs, leur cause de celle des artistes les plus coupan bles et des personnes chargées de la direction du Grand-Théâtre, snr

» lesquelles le tribunal se réserve le droit «le prononcer, ordoune qm- » les accusés seront sur-le-champ mis en liberté, le 5 m\ om' an II (25 dé- » cembre 1793 . »

Gramidou (Pierre), serrurier, de Langon, <t accusé d'avoir mani/estr k» des sentiments inciviques; d'avoir été lié avecRoudié, maire de Lan- » gon, émigré; d'avoir fait tirer sur le peuple lorsqu'il était officier » municipal ; d'avoir frapjié lui-m^mede bons citoyens de fa classe des » sans-culolles; d'avoir été menihi e du club monarchique ; d'inoirlout' » sa maison pour taeiliter ee ras.send)lement d'hommes contre-rt'\ulu- » tionnaires; entin, de n'avoir pas accepté la Constitution républicaine.

» La Commission militaire, considérant, néanmoins, qu'il appartieDt 1» à la classe rcspectacle des sans-Hïulottes; qu'il en aurait eu les vertus » si des scélérats n'eussent abusé de son ignorance pour le rendre eom-

1 pliee de lenra crinus; ne pouvant pas, cependant * le rendre à la li* Livre IV. » berti» qu'il n'aima jamais, et à laqueUeil pourrait nuire, le condamne ^• » à dix années de fer, le 28 frimaire an II (48 décembre 4793). » Gajuanuiit. Sur certaines listes, nous trouvons le nom d'un certain

aiLiTAmK.

Grandidier, eondainru', puur son insouciance pour ia république, à trois mois de prison, le i,i pluviôse (1*=' février 4794).

Grangilvei ve (Jacques- Antoine), iiomuie de loi, représentant du peuple, âgé de quarante-trois ans.

H Accusé de s'être rendu indigne de la confiance du peuple, en vîo-

* laat les lois les plus sacrées; d'avoir calomnié les véritables amis de a latiberté, les législateurs les plus vertueux, et d'avoir grandement » contribué, par sa correspondance, à égarer les citoyens de Bordeaux ; » de s'être soustrait au décret d'accusation lancé contre lui, après avoir » solennellement défiai* i la Convention nationale qu'il ii\-t ail pas sorti *» du Paris et qu'il y iiiii'îitlrait son ju^'emont; de s'Atre làclicnient caché » dans une tannière pour se soustraire à la pour^uile des républicains ; » d'avoir composé des écrits trouvés avec lui au moment de son arres- » latioBy dans lesquels il déclame de la manière la plus indécente contre 1 la Convention nationale, contre les braves Parisiens, contre tout le » peiple français.

» L'accusé, par ses réponses à ees diverses accusations, n*a fût qu'agi

• graver les crimes nombreux dont il s'était rendu coupable ; il n'a pas )i rougi d'avancer qu'un regardait aujom'd' hui comme u» crime (ie$ opinions i> utiles. »

n fut condaumé à la peine de mort, et ses biens confisqués, le i^' nivôse (24 décembre 4793}.

GtAHciMnwB (Jean) cadet, administrateur du département, âgé de treate-buit ans.

« Accusé d'avoir été membre de la Commission prétendue populaire ; » d'avoir signé prcst{ue tous les écrits de cette assemblée monstrueuse, > qui, par le fédâ^isme, voulait nous ramener à la royauté et à res-

» clavoge ; d'avoir déulaiiié, dans la SociiHé dfs Hécolletsel dans le sein »dela Commission perfide, contre les Parisiens, les vertueux législa- » leurs, cnntr»' tous les citoyens courageux ;i qui uous devons la répu- » biique ; d'avoir abusé de ses talents pour la lecture, et d'une sensibilité » £Mliee pour faire passer dans les Âmes le poison subtil de l'aristotcratie.»

n fut condamné à mort , et ses biens confisqués, le 4*' nivôse an II (24 décembre 4793).

Livre lY. Gbakger (Jean-Jacques), capitaine de navire, natif d'Anacady, doni-

Chap. 8. Brest, âgé de quarante .ms.

« 11 déclai'a qu'au niomont de son dépai l , son arm ati ur, le ritoycn OMKiSBio:! Poulicain, lui amena à bord sept particuliers, en lui disant qu'ils étaient » des négociants de Bordeaux ; qu'il lui observa que sa destination était » pour riie-derBé ; alors ledit Pouiicain lui répondit d'aller à Bla^, » où il aurait meilleur compte des ftitaUles dont le natire était chargé; n et que ce Ait pendant le voyage qu'il apprit que parmi les sept parti- » culiers se trouvaient Guadet et Winiphen.

)) La Commission militaire, coin aiiicue que l'accusé, à son départ de )) Brest, prit sur son bord sept particuliers, au nombre desquels étaient » Guadet et Wîmphenf et plusieurs autres conspirateurs; que la marche x> qu'il a tenue ne permet pas de douter qu'il connaissait ces personnages » dangereux , car sa destination était pour rUe-de^é, et il vint à Bo^ » deaux ; qu'étant arrivé en cette ville, il alla annoncer au citoyen Du- » peyrat, beaii-l'i èrc dudit (iiiadet , l'ai i iMe de ce dernier et de ses » complices au H«'c-d"Anil)ès, dans \c h'wn appartenant audil Dupi'ji'at; » qu'il revint le lendemain chez le mêmcDupcyrai poui* y voir Guadet; » que la mauvaise foi qu'il a mise dans ses réponses et ses contradictions < n multipliées démontrent sa complicité avec le citoyen Poulicain, de Il Brest, qui a voulu dérober à la hache de la loi des hommes infinimenl D dangereux pour la répuhlirfue ; qu'il apartafré tous leurs crimes en ; » voulant les dérolici a la jn^te mort qu'ils ont méritée, etc. >»

Condamné à mort, et ses biens conlibqués, le 8 frimaire an 11 novembre 4794).

Gratiolet (£lie), défenseur officieux, âgé de cioquante^-quatre ans, natif et domicilié de Bordeaux. « La Commission militaire, eonvaîncnr » que Gratiolet a vexé et tyranniséleshabitantsdescommunesdeSalleset » deBelin, où il ahabité pendant dix ans, comme agent du scélérat Pîebard.

» Convaincue que, daiib son premier intei ro^'atoirc, il en a iaipoR* au » tribunal, en réclamant le Iciiioignagc de sa seetioa, qui a unaiiiint^ » ment déclaré ne l'avoir vu qu'une ou deux fois; qu'il n'a point fait son » service dans la garde nationale et n'a point accepté la Constitution, etc., » le condamne à subir à l'instant la peine mort, et déclare tous ses biens » confisqués, le 4 thermidor an II [1-2 juillet 4794). »

GnBKtER (Pierre), prêtre conformiste, âgé de cinquante ans, natif de Taille-Caval, domicilié ii(j)in's, avait remis ses lettresde pi'ètrisc; mais il rccumiaenra bientôt après ses t ondions, et t ut condamne à mort comme fanatique, le i% messidor an 11 (30 juin 47941.

COMMISSION

Grenier (Joscph\ ilit Bf.lmont, verrier, demeurant à Suint-Macairc, Livre IV. âgé ikî cinquaiiie-ticux aiis, coiidaïunc à être déleuu jusqu'à la paix, pour ^^'-'P- ^» tvoir été an cbaiid |»artisan du fédéralisme, pour avoir adhéré à la Commisfiion populaire et pour avoir calomnié Bafio. Le 7 frimaire an 11 ^f! novembre 1793).

Gboc (Jean), président de la ei-devant Cour des Aides, natif de Borleaiix., âgé de cînquanto-cin([ ans, demeurant à Villeneuve-de-Graves, (uiKlaniné à mort pour avoir été membre du i liih iinm it clmiue, de la Commissiou prétendue populaire, du club des Cordeliers et de la Société qoi se réonissail clicz Pallandre. Le 42 messidor an II (30 juin 4794).

Gioc (Sophie), née à Bordeaux, âgée de vingt-trois ans.

« Le Commission militaire, convaincue que Sophie Groc a, par une » lettre écrite à Groc, son père, voulu le soustraire au juste cli&timent » de ses criuics ;

>» Ayant, eependant . égard à la iaiblt-sso de sou sexe, de sou âge, et ji coii^dérant qu'elle travaillait poui* son père;

» Espérant <[u'eUe n'oubliera jamais que l'intérêt de la république doit » nuvdier avant tout intérêt particulier ; et qa*en rendant hommage à

• la Justice nationale , la mort même de son père doit l'encourager à ifiûre de nouveaux elTorU pour mériter Testime de ses concitoyens;

ordonne qu'elle sera sui^lo-diamp mise eu liberté , le 4 thermidor «anil 1^2 juillet 1794^. »

Groi'sit (.Mnrif -IIortonsc), née à Bordeaux, âgée de trente-six ans.

GaocsiT (Marie-Françoisc}i sa sœur, âgée de trente-cinq ans, «accusées » d'avoir entendu la mette des prêtres non-conformistes, soit ches elle, » ioit dans des maisons particulières ; d'avoir donné leurs signatures

* pour l'ouverture des églises, afin de procurer aux conspirateurs plus » de fai ilité pour opérer, s'ils asaicul pu, Icui s projets contrc-révolu- » tionnaires et rétablir par là les anciens abus.

» Coupables de fanatisme et d'ai istorratie, elles furent condamnées » teulemeiit, à cause de la modicité de leur fortune, à être détenues jus^ ^ qu'à la paix, le 13 frimaire .an II (3 décembre 4793).

GtâBBf (Jean) père, courtier de vins, natif et domicilié à Str-Émilion, igé de soixante-dix ans, condamné à mort, et ses biens confisqués, le 2 thermidor an H {^Ojuillel !794). (Pour le jugement, voir liouqury Françoia'.

Gladet '^Mariei, âgée de soixanle-ciiwi ans, native de Saint-Ëmilion, mvki avec son frère àSaintr-Mariiu, disiriet de Libourne, condamnée à non, et ses biens confisqués, le 2 thermidor an II (20 juillet 4794).

2* Part. k. ri

Livra IV. GoAUT (Marguerlte-ÉUe), homme de loi« «l^iité à la GonTOiCMmoa- Ghap. 8. tionde, âgé de Irente-ciiiq ans, mis bors de Ia loi pur décret de la Gon- — vention nationale; ex^nté à Bordeaux le 1*' messidor an II (49 join oxMissiON 1791) giiiie iounuTs des :]] mai, 4" et i juin 4793. (Voir

aiLITAIRB. , ■* ^

Cuadet, page 410 du premier voluiue, t" pai tio

Giadet-Saint-Brice (Jean-Baptiste), ci-dcNaiit ndjudant-géiiéral de rarniée de la MozeUe, naUf de Saint-Éniilion , y demeurant chez son père, figé de trente ans, condamné à mort le 3 thermidor an U (24 juillet 4794). (Voir le jugement Fawre Aofterf).

GvEKOT (Bernard), huissier, né à Bordeaux, âgé de qnarante-qnatre ans. « La Commission militaire, conTaincne que Gnenot est génératement D reconnu pour funatiqne et contre-réTotntionnaire; qu'après avoir signé » pour ^ou^('rturc des églises, il a secondé les efforts du scélérat Vifiiic- » rou, (jui, pour soulénir les prcli os inscrnicnlés, souilla réc!i ii pc ïuu- » nicipale, comme magistrat, à la tète du club des Curdeiicrs, etc. »

Rangé dans la classe des aristocrates et des ennemis de la révolution, il fut condamné à mort, et ses biens confisqués, le 4 thermidor an 11 (93 juillet 4794).

Gnuuif (Blarie), religieuse, native de Sabit-Sulpiee-du-Bemat, district deLiboume, âgéedesoixante^rois ans, condamnée à être détenue conune

suspecte, le 4 thermidor an II (22 juillet 4794). [Voir Dubrocû Aime].

GuEssAUT ilenr\ . ci-devant noble, natif de Parcou ^Charente-Inférieure], âgé de cinquante-({(iatrç uns, condamné à morl comme aristocrate, le 27 messidor an il juillet 4794).

GiiLBEM [Jeanne), native de Gayes (Saint-Louis), âgée de seize ans, fut mise en liberté le 45 Irimaire an U (5 décembre 4793). Voir, pour le jugement, les mots Benége (Marguerite) , qui fût jugée le même joar qu'elle et avec elle).

GviGiiAnD (Etienne), natif de PineuH, domldtié àLèves, près Sainte- Foy, âgé de quarante ans.

c( La (-( 111 imission militaire, convaincue qu'il a été rangé par les hoib » citoyens qui le connaissaient dans la classe des aristocrates; qu'il a » été étroitement lié avec des femmes fanatiques; qu'il a engagé son )» frère à rétracter le serment qu'il avait prêté en qualité d'ccclésiasti- » que, etc. Condamné à mort, et ses biens confisqués, le 42 ventôse an 11 » (a mars 4794].»

GemAi't» ou Gnuo (Marguerite), née à Bordeaux , âgée de vingt-sept ans, religieuse, condamnée à mort comme complice de prêtres insermentés, qui ne se sont pas soumis à la déportation, et dont clic n'a

|M5 Tonhi fUre oonitattre raaUe. Le 19 messidor an II ^(7 juillet 4794). IV.

GoKACD (Marie), reUgiaiae tourtère, nalhre de Bordeaux, condamnée ^* à mort comme recéleuse de praires réfractaires, le 7 thermidor au II * ;25juiUel 1794) {{]. com«i««io

IJachk 'Jcan-Jacqiics\ négociant, natif de Calais, demeui'aut aux Qiai'U'oiui, il lk>r(ieaux, âgé de quarante-neuf aiis.

« La Commission militaire, convaincue que Taecusé s'est élevé contre » la permanence des sections, dans un temps où elles étaient composées » en grande partie de vrais sans-enlottes, qui voulaient détruire les » abus et empéclier les horreurs dont les négociants et lessanspculottes N se sont rendus coupables ; ({u'îl a été chaud partisan de cette perma- » nencc, lorsiprelle tend<iit à corrompre les citoyens bien intentionnés » et à précipitei- Bonleaux et la république dans un abhiit dt* malheurs; » qu'avant rétablissonH'nt de l'infâme comité des Douze de la <'.(>ii\eiUiou » nationale, il aurait voulu provoquer rétablissement d'un comité révo- » lutioimaire, qui aurait droit de vie et de mort sur tous les membres » de la Convention et sur tous les citoyens qui étaient à dix lieues do » Paris ; qn*il a adopté Tadresse perfide des Bordelais, dans laquelle ils » menaçaient la Convention nationale de faire marcher contre Paris la » moitié de la garde nationale ; qu'il a i)rovo(|ué VétaMissement d'une » force départeujcutalc avant celui de la Commission populiiii c ; ((u'cn M sa quai I h- de connu.iïidaiil du 4« bataillon de la léf»ion du Nord, il a» » iion-sculenienl fait adopter la force départementaie, mais encore dé- » noocé comme des scélérats des citoyens assez courageux pour les » combattre; que sa lettre à l'infftme Sers prouve, d'une manière évi- » dente, qu'il était dans le secret des conspirateurs de la Conventionné- » tionalc et de Bordeaux ; qu'il a soutenu Lavau-Gayon, destitué par le » mniistre de l'intérieur, etc. Condamné à mort, et ses biens confisqués, » le 4 frimaire an II fî4 novembre 4793). »

lUu.oT l'tii'niK' , lioninic de loi, iiiitif de Cruly Calvadosl, Aj^t de vingt-<'inq ans, doniitilié à Hlaye, coiidauuié à mort pour avoir été membre de la Commission populaire ; pour avoir été, avec Lavau-Oayon, prêcher le fédéralisme dans le département des Bouches-du-Hhône. Ses biens furent, en outre, confisqués, le 46 frimaire (6 décembre 1793).

UtuEs (Marie), institutrice, ftgée de cinquante-neuf ans, née à Bor* deaux, rue desMenuts, oik elle tenait une maison d'éducation renommée.

<i) Nous InuiMiMs sti; CCI t;iiiii s lisU'S un» iii>isit>nic Marie OuirauU ou Giruu , exécutée le 7 Ihenuidor; nous t royons qu'il y ii erreur.

Livre IV. « La Coimiiis 1111 iiiilit lire, convainctip qne Marie Hélios est rangée Chap. 8. 30 depuis longteiupii par l upiiiioii publique dans la classe des fanatiques » et des arislocrates; qu'elle a signé pour rouverture des églises, afio COMMISSION ^^fy rassembler les fanatiques et les aristocrates, qui , ainsi qu'elle, )» désiraient ranéantisscment de la république ;

n Convaincue qu'elle a, au mépris de la loi, fiût dire la messe cliet » elle par Pcniii ; qu'elle a aussi reçu Simard, prèlrc iiisci mcuté, et lui » a laissé dire plusieurs lois la messe;

» Convaincue qu'elle était intimement liée avec les aristocrates et k*s » nobles, dont plusieurs, qui ont perdu la tête sur Técbafaud, luiavaicot » confié réducation de leurs enfants, etc., etc.

» La Commission militaire la condamne à subir la peine de mort, et » déclare ses biens confisqués, le 4 thermidor an I! 22 juillet 1794;. »

IltiNr.Y Mieliel;, marchand, iidlii de Lyon, domicilié à Uordeau\, â^é de einquaiile-liuit ans.

L'accusé a été désigné par le Comité révolutionnaire du Bec-d Âuibes conime iin égoïste et un modéré. U n'a pas accepté la Gonstitulkm, et on a retrouvé chez lui une somme de 400 liv. en numéraire.

Il répond qu'il était absent au moment de l'acceptation de la Constitution ; qu'il n'avait pas l'intention de soustraire cette somme & la eircuiation, puisque c'est lui-même qui indiqua aux cummissaii'es le lieu où elle était déposée.

a La Commission militaire, convaincue que les modérés et les égoïstes » sont d'autant plus dangereux dans une république, qu'uniqoemeai » occupés de leurs intérêts particuliers , ils jouissent des sacrifices qoe » font les vrais patriotes, sans y contribuer eux-mêmes;

» Voulant, cependant, user de l'indulgence, le condamne à une amende » de 40,000 liv., dont tOJ)00 pour les sans-culottes des secUuuà de )> Bordeaux, et ;iU,OUU dihlribuables aux comédiens attachés au ci-dcvanl » théâtre de la Nation, qui ont soutl'ert de la fermeture de ce spectacle; 1» et ordonne qu'il tiendra prison close jusqu'à entier paiement, le6fia' » viêse an II (25 janvier 4794]. s

Hekry (.lacques\ commis marchand, natif de Metz, âgé de vingt-neuf ans. « La Oomniissinn niiiilaiiT, convainciKMju'llenry. d'après sou aTen )» même, a achelc i l vciniu des médaillons sur lesquels était jiravéle » testament du tyran ; qu'il a gardé chez lui des breloques portant des >} signes de la royauté, dans rintention, sans doute, de les vendre à «pieii> que aristocrate ;

» Convaincue qu'il est lui-même aristocrate, d'après bi réponse qu'il

» fit au tribunal lors «le saii premier interrogatoire, et qu'il attenUail Livre IV.

» dans le silence la contre-révolution ; ^^*P- ^'

» Gonyaineiie qn*il est infiniment lié avec le fédéraliste Caussé , qui

» B*est soustrait an glaive de la loi; qu*il a contribué à dérober à la ^l^!*'"!!!^^

" ^ MILITAIRE

» nation environ 45»000 liv. de marchandises a)>^rtenant à Oanssé, en » les recevant pour le compte de la femme Ghastel , etc. Condamné à

» mort, et ses biens confisqués, le 3 thermidor m\ il [21 juillet 1794J. 1» (Voir Viser Lyonnais). )>

Hfatîy (nenis-Oahriel , natif de Coustens, figé de trente ans; l econiiu bon patriote, est mis «mi liberté le 5 brumaire au II (â5 novembre 4 793).

HBRiooG. (Voir lfflr/<;/) .

Hbsse (Tbierry<-Charles), négociant, natif de Hambourg, domicilié à Bordeaux, âgé de trente-hnit ans; reconnu bon citoyen, bon républicain, est mis en liberté le H ventôse an II (U mars 4794).

HoMninE (David\ dit Gascon, marchand, né à Castres (Tarn). Il possédait Je secret (rciilcver sur le papier l'eiicri' la plus noire. On obtenait des passeports de la ininiieijtalité ; Ilolmière ne laissait stir le papier que les caractères iiiipruaés, les signatures des iiiagislrals et le vim des représentants. 11 les remplissait ensuite en faveur des scélérats qui désiraient échapper au glaive de la loi. 11 fut condamné k mort, le 48 messidor an II (6 juillet 4794), avec Freulin et Âubigneau.

HoaiESfSE (Marie) , née et domiciliée à Bordeaux , rue Poudiot , ftgée de trente-six ans, condamnée, comme fanatique, à être (létenue jusqu'à la paix, le 13 frimaire an II (3 décembre 4793).

HosTKX losepir , menuisier, à Saint-Michel de Bordeaux, âgé de vingtsept ans. H avoua qu'il avait ujic lois servi la messe du prêtre Dunionlet, dans une maison particuli^re ; mais il ne croyait pas alors mal faire, ne connaissant pas les décrets; mais qu'au surplus, il était bon citoyen, faisait le service de la garde nationale et aimait la république , et qu'il s'était soustrait an service de la force départementale , si nuisible & la liberté.

« La Commission militure, indulgente pour un homme faible ei ifpuh' » mt ; considérant qn*en général l'ouvrier, pour qui la révolution a été

» faite, qui profite prinei[)alenient de ses avantages, ne peut être accusé

^ que d'erreur quand il '♦'«'lève eontro elle; » Considérant qu'il suthi d'éclairer le peuple sur ses véritables iutérHs pour lui faire chérir l'égalité, l'acquitte et le met en liberté le

k 5 brumaire an H (26 octobre 4793), après que le président lui eut

« donné des remontrances fraternelles propres à le guérir de ses erreurs

C 0 M M I s .s J 0 X MILITAIRE.

Livre IV. » j).issécs et ;i le ramener dans le sentier de la vérité et de ia révolu- Ch.-ip. K. iIqij^ ^qp^ ^^j. prêtres perfides Tout écai'té. »

HocssET (Michel), boulanger, de Bordeaux, âgé de trente-bail ans, condamné à mort comme aristocrate et ayant Mtwnié les frères Long, deux aristocrates enragés, connus sous le nom de PtUienee^ le 94 prairial an II (<2 juin -1794). (Voir Long).

Imbeut (Pierre) père, niurclKiml (le hoïs de eoiistruclion, ualif deFleix, district de Bergerac, âgé de quarante-six aiis. Imbert (Pierre) fils, né au même lieu, mais demeurant à Bordeaux. Lacottb-Mohv, leur associé, figé de vingt-six ans, natif de SMviroa. a Accusés tous trois d*égoIsme et d'immoralité, et d*avolr fait passer » de l'argent à un émigré.

» liubert père a répondu que l'éiniiiré en question est le ci-Hlevantduc » de la Forée; qu'antérieureiueut ;i la loi (jui détend toute i oi l espoii- » dance aveu les Français qui se trouvaient sur le territoire étranger, il )» reçut effectivement quelques lettres, par lesquelles il lui demandait de » l'argent; mais que loin de céder à ses instances, il lui répondit de la » manière la plus vigoureuse » d l'engagea à rentrer en France pour )> jouir des bienfaits de la liberté et seconder les efforts des bons ci- » toyens; que, dejiuis deux ans, il a cédé sa itutison de eouimerce à son » lils et à Lacotte-.Moru, et n'a eu depuis lors aucune part à leur eor- » respondaiice, etc., etc. Il remet sur le bureau plu&ieurs certificats >» constatant son civisme.

j> Imbert fils a répondu que Moni tenait la correspondance, et qu'il » n*a eu aucune connaissance de certaines lettres dont il entoid la lee- >» ture. Moru atténue les faits.

)» La Conunission niiiil.iire, convaincue qu'Inibei t père, quoiqu'il n"ai( » piih |>arlicipé à la correspondance de ses associés, est cei>endanl cuu- » pable de n'avoir pas inspecté leurs travaux et surveillé leur condaile;

)» Convaincue qu'Imbert fils et Lacotte-Moru ont manifesté danslenr )> correspondance un égoisme profond et le désir criminel de s'enrichb, » même a«x dépens de la nation ; qu'ils n'ont pas rougi d'employer, i » Pjiris. jiniii' mieux \eudre leurs denrées, un liouune dont ilsconnais- )• saieul l imiiioi alité, et dont ils ont uéaniuoms lait i éloge, parce qu'il » pouvait satisfaire leur soif de gagner;

n Ayant, cependant, égard à leur jeunesse, et comptant qu'une coi^ » rection paternelle les ramènera aux principes de la vertu, sans lesquels » il n'est pas de bons républicains; et voulant punir Imbert père de sa » négligence criminelle, les condamne tous trois à 100,000 liv. d'amende,

COMMISSION MILITA litL.

» dont 20,000 pour les saub-cuiotlei» du liordeaux et 80,000 pour lu Livre IV. » république ; leur donne trois mois pour le paiement. Condamne Imbcri ^^^P* » fils et If cru à trois mois de prison, et met le père en Ut>erté le 44 plu- » fidse (% février 4794). »

bciis (Jean-Bernard), offieier de santé, natif de Saint-Uartin^imos (Gers], âgé de vingt^rois ans, domicilié à Lacanau. Compromis par ses lettres tontes royalistes, et ne pouvant nier le fait, il fut condamné à mort comme ai isiuci aie, laiiatiquef royaliste et coDlre-révolutionnairc, le 24 germinal an ii ^13 avril 1794).

JiRRY [François), syndic de la navigation de la Gironde, natif de Montélimart (Uanphiné), domkilié à Bordeaux, âgé de cinquante-huit ans, arrêté conome suspect et aristocrate.

« La GonunisBion militaire, convaincue qu'à Jarry a été reftisé un » certificat de civisme ; qu'il a été désormais connu suspect, le condamne n à la peine de mort, et déclare tous ses biens confisqués, le 6 messidor »an II (24 juin 1794). »

JociN Charles , tanneur, demeurant à Libourne , natif de Coursille, pr^ Chartres, âfi;«j de eiiiquante ans.

« Âccu&é d'avoir tenu des propos contre les Jacobins de Paris et la » Convention nationale ; d'avoir dit, à son retour de Paris, que la Con- » vention nationale était composée d'une troupe de scélérats; qu'il a dit » que les Jacobins de Ruris avaient proposé d'égorger tous les vieillards » ftgéa de soixante ans, etc.

« n fnt condamné à vingt années de fers, à être exposé deux heures, » fR'iiilaiu trois marcliés consécutifs, sur la place municipale de Lil)ouriie; )* ayant devante! derrière un écriteau portait ces mots : Caiomiiialeur » de lu représentation tiationale cl des kraves ParUiet^. Le 18 biiimaire >attll (8 novembre 1793). »

Jociwc (Auguste), négociant de Bordeaux, âgé de quarante ans. « La Commission militaire, convaincue qu'avant la révolution, l'ac^ » casé a manifesté beaucoup d'orgueil et s'est targué de sa noblesse , » iehetée iionveUement par son père...; qu'il a engagé la femme Beau- > mont, ci-devant noble, à se défaire de ses assignats ; qu'il taxe defana- »lismeramour des nèi:res pour la liberté; qu'il a préféré les uuucliaa- »dlvs aux assignats, et a euf^agé ses correspondants à imiter son » exemple; quil a calomnié la révolution, en lui ]>rètant tout» ies nianx » qui l'ont suivie; tandis qu'on ne peut les atti'ibuer qu'à l'égoïsme, au » modérantisme et à Taristocratie ; qu'il a regardé comme des crises * déplorables celles qui seules peuvent sauver le peuple flwiçais ; qu'il a

» calomnié les bons oitoyens, parce qalls se plaignaieota?ec raison des

» accaparements; qu'il a donne au capitaine d'un de ses navires l'ordre » (le le vendre aux Anglais; qu'il s'est servi, pour déprécier les assii5'nats, )) cctttî inoniiîlic prt''ciense , ilc l'cKpressioii la plus ind ('conte , en les )} cuiiiparniii à des pétards, eu disant qu'il n'en est pas friand, eteii eou- » seiUaiH de ne pas les laisser vieillir en portefeuille ; que ce ton ironi- » que ne dôeèle pas setdement la pusillanimité de son ftme, mais encore T» sa haine profonde pour la révolution; que, dans une de ses lettres, du » 29 août 1793, osant faire Téloge de Bordeaux, il ne parle qu'en faveur » des riches, eux dont Tinfloence a été si funeste à la liberté ; qu'il a , » dans une autre lettre , fait l'apologie des mesures libcrtieides prises » par les meneurs de cette ville, qui, i>ar son égarement, a Lut tant de » mal à la l épublique; que la perfidie qui a multiplié à 1 iiiiiiii les ratures » dans sa correspondance, doit naiureUeinent faire supposer au tribunal j» des crimes encore plus atroces.

n Convaincue qu'il doit être rangé dans la classe de eeux qui ont » adhéré à la Commission prétendue populaire et à b force départa- » mentale, ordonne qu'il subira la peine de mort, et déclare ses biens w confisqués, le 45 ventôse an 11 (5 mars 4794^. »

JoLssF.AUME (Jcau}, tounclïtr, nulil et domicilié de Saint-Macairc, ù'^é de Irente-sepl ans.

« La Comuiission militaire, considérant que, dans toutes ses «iéin.ir- 1» elles, ses intentions ont pu être pures, puisqu'il s'était montré jusqu'à >» cette époque l'ami de la liberté, et qu'il fut facile de tromper la bonne » foi d'un homme peu instruit; voulant, néanmoins, lui apprendre à M réfléchir, à ne plus se livrer en aveugle aux impulsions qui poumient » lui être données, le condamne k un mois de détention, etc. Le 8 fri- » maire an II (28 novembre 4793). »

JuoMKn (.Iean-.lacqu('s , atlaelié au Grand-TliéàUe de Bordeaux, Agé de \in^:t-huit aris. (Voir (ion.)

JiLiAN (Baptiste), autien négociant, natif deBayonne, domicilié à Bordeaux, âgé de soixante*8ept ans ; reconnu bon patriote, est mis en li' berté le 47 ventôse (7 mars 4794).

Katter (Henry), négociant, natif de Hambourg, domicilié à Bordetax, âgé de vingt-neuf ans, fht reconnu bon patriote et mis en liberté; fluu's son associé, Liénau, accusé d'avoir avili et traité de populace te peupte ft*anvais, fut condamné à 60,000 liv. d*amende, dont 30,000 pour la république et le reste pour les saus-culolles de Bordeauv. Le 25 vciH tose an il [15 mars 4794).

G0Mai89I0:i HlUTAillK.

KmoL (Jacques), natif de Blendolf-sar^e-Rbin , âgé de trente-six Livroiv. ans, produit des certificats de civisme et donne des pfenyes de patri<v- ^ tisne. Put mis en liberté. ^

Immédiatement apri's son jugement, il donna au tribunal une nouvelle preuve de sou j» nti i ilisnie, en lui offrant 25,000 liv. pour la constniclion du vaisseau le liec-d'Ambês, 4.000 liv. pour les sans-<*uloltes de sa section, et la remise de 20,000 liv. qui lui étaient dues j>ar la répoUiquc. Le 16 germinal an II (5 avril 4794).

LmDiB (André), négociant, de Bordeaux, âgé de trente-deux ans.

Laiadie (Pierre-Marie), négoeiant, âgé de trente-six ans, tous deux frères, condamnés à mort pour avoir manifesté du mépris pour tes assignats; d*ayoir calomnié le peuple français, qui était indigné contre les accapareurs. Le 23 prairial au 11 1 1 juin 1794).

Labadie (Bernard , négociant, âgé de trentc-buit ans, rondamné à mort pour les mêmes motifs que les deux précédcuts, et le même jour, le 44 juin 4794.

LABâRTUE. {\oît Bnutet^Labarthe).

LimoQSTB (Blarguerite], âgée de soixantenlix ans , avoue avoir été troaipée. <c La Commission militaire, vu le grand âge de raccusée et la » promesse solennelle qu'elle a faite en présence de l'Être-Supréme et

> do trilninal de n'être plus dupe de ces charlatans reKgienx qui , pour

» servir des intérêts particuliers profanent lu lji>iuité en donnant do )» tiiiL M's itlées de la vertu; onlonne qu'elle sera mise en liberté le » lofiiuiuire an II (o décembre 4793). »

l^cAM ^Roch), prêtre non-conformiste, natif de Cayias, district de Montauban, domicilié depuis quatorze ans chez Mandron, me fiouhaut, âgé de trente-huit ans.

« La Commission militaire, convaincue que recensé a, par sa rétrac- » iation du serment civique, annoncé une perfidie qui le rend encore » plus criminel que ses collègues aux yeux de la patrie ; que, lors de «a * réti aelation, la distinrtion qu'il a faite entre le sî)irilucl et le temporel " n'annonce qu'une subtilité tliéolo^n((uc propre a ainiscr les ipiDranls ^> et à exciter l'indignation des vrais républicains; que, dans son intcr- » rogatoire public, il a osé manifester son dévoûment aux intérêts de

> l'église , qui, dans tous les siècles, a soutenu Terrear et a fait couler » à grands Ilots le sang des hommes; qu'il doit être considéré comme

> le complice des principaux conspiratejirs qui ont été trouvés chez * Bandron, dans un appartement préparé k les déroher (par le moyen » d'nne trappe] aux poursuites des républicains, etc., etc. Le condamne

Livre IV. » à la peine de ntort, et décldi'e tous ses biens contbqués, le 44 frimaire <Uiap. «. ^ ail il (4 décembre n93) . »

Lagaze (Gastou), domicilié à Libournei âgé de vingl-cinq aas, eoii- Z ,r 1 ^ damné, pour ses propos incitiques, à être détenu jttsqa'à la pan, le SO brumaire (10 novembre 4793).

Lacombe (Jeao-Baptiste), cultivateur, natif de Toulouse, âgé de treuledeux ans, mis en liberté le 2 ventôse 20 février 1794).

Lacombe (Jean-Baptiste), président de la Coiuuiission militaire de Bordeaux, ct-devant instituteur à TouUiuse et à Bordeaux, condamné à mort comme prévaricateur, concussionnaire, exaeteur, corrnpteur des mœurs et de l'esprit public, et, comme tel, traître à bi patrie, le S7 thermidor an II (44 août 4794). (Voir son procès au deuxième volume, 2« partie). Lacotte. (Voir Imbert).

I.Aa)un (Marc-Antoine\ conseiller à la Cour des Aides, natif de Bttzau, âgé de trente-neuf ans.

« Accusé d'avoir manifesté les opinions tes plus inciviques; de n'afoir )» eu des liaisons qu'avec les hommes les plus entachés d'aristocratie; » d'avonr eonspvé avec eux la ruine des lois; d'avoir quitté sa patrie y» pour se réunir à la horde de ses ennemis , et d'être rentré dans son » sein après avoir émigré; d'avoir fait j)ratiquer, <lans la maison du » traître Mandron, une trappe ou demeure secrète, où, avec un îrrand » nombre de conspirateurs, il espérait échapper aux yeux pénétrants des » sans-culottes, etc , etc. 11 fut oondanmé à mort, et ses bieos confis- » qués, le 44 frimaire an H (4 décembre 4793). »

Lacouk (Simon), imprimeur, âgé de soixante-^ize ans.

« La Commission militaire , convaincue que l'accusé n'a fait . depuis » le louiuicncement de la révolution, aucun sacrifice pour la i linsr jm- » blique; qu'il ne s'est pas borné à l'égoïsme, crime affreux dans un Eut » libre, qu'il a encore manifesté verbalement ses sentiments inciviqaes; » qu'il a imprimé tous les écrits de la Commission prétendue populiiR; » qu'il est par là devenu un de ses principaux complices; qu'il a con- » sacré et adhéré à tous ses actes liberticîdes; que ces conspirateurs » n'auraient jamais formé le projet audacieux d'usurper les pouvoirsda » iK'UpIe, s'ils n'avaient compté sur un imprimeur assez lâche, n^i- » intéressé, assez ennemi de la patrie, pour eiLbaier au loin leur vmiii )» fédéraliste et contre^révolutionnaire ; qu'il ne pouvait ignorer la loi » du i9 mars 4793, qui punit de mort tout imprimeur qui aura stnDé )» ses presses d'écrits tendant à rompre l'unité et l'indivisibilité de la » république, etc. , etc.; ordonne qu'il subira à l'instant la peiw

GOM MISSIO?!

MILITAIRC.

» mort, et déchire ses biens confisqués, le 35 frimaire an 11 ( 47 dé- Livre iv.

> eemlire 1793). »

UcooTtntE (VeuTe), âgée de soixante-denx ans, conturlère. LicoonniE Magdelehie^ kçièe de cinquante-sept ans, coatiirih>e.

Lacoitlrk Rose;, tailUni^t, â^tc ilv quarante-cinq ans.

Lacoitire (Marie-Thérèsr\ Airi'e de trente ans. (VéLiit tonte une famille: tontes aceusécs d'avoir cnlciKiu la messe des prêtres nou-conformistes, notanmient de Chatelier.

« La Commission militaire, considérant que c^est aux femmes à user » de leor emi»ire pour foire chérir Tégalité, sans laqudle il n*y a pas de » bonheur, ordonne qn*elles seront renfermées Jusqu'à la paix, le I5fkv » maire an n (5 décembre 4793). »

Lacroix (Jean-Bapti$te-Jérémicl, ci-devant noble, natif de Bordeaux, gendanuc de la garde, âgé de soixante-un ans.

« Il a répondn qii étant à la campagne, il ignorait le iiutnu nt «le Viivu ceptation de la Constitution; mais que son cœur partageait les vœux * de tous le& bons citoyens ; que , s'il avait des ennemis particuliers, » c'était parce qu'il n'allait pas à la messe et qu'il avait un procès avec » le maire de Saint-Loubès; mais qu'il avait toujours été bon citoyen.

» La Commission militaire, convaincue qu'il n'avait pas aoeepté la » Goostitntion républicaine ; qu'il a écrit et affiché des lettres séditieuses

> tendant à égarer le peuple; ((u'i! a souhaité l'entrée des troupes enne- >• iiiics sur le territoire franeais ; qu'il en a même menacé les bonssans- )• culottes; eoïisuli i nii qa i! doit être l'augé dans la classe des aristo- )» craies et des cimeniis de la révolution , le condamne à subir la \Hnuo. » do niort, et déclare tous ses biens confisqués, le 47 pluviôse au 11 » îo février 4794). »

UciuMi (Simon) , aubergiste à Sainte-Foy, condamné à être détenu inaqn'à la paix, le 4 frimaire (94 novembre 4793).

Untgxib (Antoine), natif de ht commune de Mauroux-Cabanac, distriet de Lauzertc (Lot\ ci-devant négociant, condamné à mort pour n'a- Toirpas a( ce]>té la Constitution, et eoiume aristocrate, le il messidor an H I I juillet 1794,1.

I.AKAP.r.iE ^Jcau', homme de loi, nalil de Bordeaux, âfîé de trefiiequaireans, domicilié à IJbos (Lotr-el-Garonne), accusé d'aristocratie et (l'avoir écrit à Geoffre-Cbampagnac, ci-devant lieutenant-général du fiéoéchalde Contras, des lettres contenant des sentiments aristocratiques Cl cootre-révolntionnaifes.

«La Commission militaire, couvabicue que l'accusé a été membre

COMMISSION

muTAïui:.

Livre IV. » de la Société mouarcbiquc, qui voulait détruire les Jacobios de Bor- Cbap. 8. ^ deaux, alors qu'ils ramaient dans le sens de la révolution; que, dans » plusieurs lettres trouvées parmi ses papiers et adressées par lui i » Ghampagnacpère,onlil, entre autres phrases eontre-révolutionnaires,

» celle-ci : n ce Ici nous sommes dans le délire et tout à la fois dans la eon- » stcrnalioli la nliisproloiitie. il y aurait beaucoup à dire sur la tyrannie

» des clubs et la scélératesse abominable de ce Y , dont vous me

» parliez dernièrement; mais il n'y aurait de sûreté ici pour vous ai » pour moi de confier tout cela dans une lettre. Cell&-ei sera peut-être » ouverte, et les inquisiteurs qui se permettent cet attentat seront pent- » être assez impudents pour me faire un crime des plaintes que je n*ê» » laisser échapper.

» Nous ne sommes pas, il s'en l'aul bien, aussi Ir/.ureux que vous. » mon cher papa, quoique nous soyons plougés ici dans la plus affreuse » anarchie, ainsi que tout le reste de la république ; ear il n*y a plus de )» monarchie; il faut s'extasier sur l'excellence et la beauté de ee uonvel )» ordre de choses, à moins qu'on ne veuille être traité comme un aris- » toerate, c'est-à-dire livré aux chiens et à la fureur du peuple, qui » remporte de quelques degrés sur celle des catniibales. Wnlù où nous » en sommes mon frère et moi : nous n'avons plus d élai ; il nous re^- » tait quelques maisons en ville , on va bientôt les surcharger d'im- 19 pôts, et, de plus, nous sommes foreés de faûre des ralMùs sur les » loyers.)»

V Considérant qu'un tel homme serait d'autant plus dangereux k h

» république, qu'il a osé se couvrir du masque riu patriotisme, le con- » damne à subir la peine de mort, et décare ses Inens coiiùsqués, le » 3 frimaire an H (23 novembre 1793). (Voir Geoffre-Chamitaguac]*!» Lafargce (Jean^-Baptiste) , êgé de vingt-trois ans. Lafargue [P.-Àmhroise], âgé de trente-un ans, frères, natifs de Bordeaux; reconnus pour être bons patriotes, sont mis en liberté le 4 iHmaire an 11 (24 novembre 1793^.

I.AVELiuiEnAnE. (Voir Fcuillirrade Vidal). Lafitte (Marie) aînée, A^m'c de soixante-dix ans. I.AFiTTE (Marguerite], âgée de soixante-trois ans. LAFiTTE (Catherine), ftgée de cinquante-six ans, toutes trois seenrs, marchandes quincaiDières, demeurant place du Palais.

<c La Commission militaire , convaincue qu'elles ont fréquenté des )» prêtres qui voulaient renverser la liberté ; (ju'elles ont signé pourl'oo- » vcrture des églises, afin que ces imposteurs tmssent prêcher publ»-

C0VM19SI0X StLITAItE.

i qoemenl leurs doetrines contre-révoimionnaireB ; qu'au mépris de la Livre IV. » loi. elles ont fait dire la messe chez elles, etc., etc.; ^^P-

» (loiksidérarit ([ue le fanatisme ost incoiiijjatible avec les principes de » Jiherté ; que les accusécb sont les complices de ces hommes dange- » rcux, etc., etc.;

n Ayant, cepeudant , égard à la faiblesse de leur sexe et à leur âge ; » espérant que les grands exemples qui leur sont présentés, et surtout » rabsence des fourbes qui les ont égarées, laissant un libre cours à leur » laison, les ramèneront peut-être dans les sentiers de la véritable vertu » et delà république; et voulant user d'indulgence, les condamne soli"*

> dairement à une amende de 60,000 liv., dont 40,000 pour la répuUi- «que et 20.000 pour les sans-nildltcs de Bordeaux; les eondauine, en

> outre, à rtre renfermées jusqu'à la paix, le 13 frimaire an li (3 dé- » ceuibre 1793). »

Lkroy (Veuve), diteFAGÎTS, native de Bordeaux, rueLeyteire, Agée de daquante-^uit ans.

« La Commission militaire, convaincue qu'an mépris des maximes » étemelles de la liberté, elle a suivi les doctrines funestes des prêtres B contre-révolutionnaires; que sa manière de répondre an tribunal 1 prouve qu'elle en a malheureusement trop profité, et qu'il seradlffl-* » cilcde déraciner de son .uuo le fanatisme cl l aristocratie;

» Considérajit, néanmoins, f(ii'cllt' a six enfants, et que ces iriiioeenles » créatures ne doivent point être dupe de la sottise de leur mère, la » condamne seulement à une amende de 6,000 liv. au profit de la ré- » inMiqne, et à être détenue jusqu'à la paix, le 43 frimaire an II (3 dé* » cembre 4793). »

LAron (Jean) aîné, négociant, de Bordeaux, âgé de quarante-trois

tt La Commission militaire ( malgré des certificats de dvisme), con- M vaincue qu'il ne s'est occupé que de spéculations qui annoncent un » cœur intéressé et sacrifiant tout à ses propres intérêts; qu'il a ca- » lonmié le peuple et qu'il n'a pas donné à la république des secours

> proportionnés à sa fortune ;

» Considérant, néanmoins, qu'il n'est que l'organe de son père (mort!), » et voulant user de l'indulgence, le condamne à une amende de 300,000 » livres, dont 200,000 pour la république et 400,000 applicables & un » hospice favorable à llmmanité, que les représentants du peuple doi-

> vent établir à Bordeaux ; ordonne qne Lafon gardera la prison j iistpi'au » piu lail puiemeut. Le 7 {xermiual an 11 27 mars 1794). »

Livre IV. Laçasse f.Tacf[iies-Antoine\ membre du bui'eau tie conciliation , né à Clin p. 8. Bordeaux, âgé de quarante-trois ans.

n prouve qa*il a toigours été un excellent républicain; qu'il avait été c n V M I s s 1 0 X x.yon pour avoir dit que cette ville était aristocrate et rova-

liste; qu*il n'avait jamais été qu'une seule fois dans la salle de la Commission prétendue populaire. U fut mis, en liberté le 47 nivôse an II (6 janvier f7941.

Lagorce ;Jûscpti^, coiutais-iicgociant, natif de Brive&-4a-Gaillarde (Corri-ze ,, âgé de (juarantc-trois ans.

« La Commission militaire, convaincue que si Lagorce a partagé une » erreur, malheureusement commune à plusieurs bons citoyens de Bor* » deaux, ses intentions ont été toujours pures; qu'au milieu de ees » mômes erreurs, il Ta prouvé irime mauicre iiuluhiiable ;

» CoubRléi'anl qu'il sï'si eiiijjrtssé de réparer sa faute en prenant les » armes avec sa compagnie pour marcher eoiitrc> la Société de la Jeu- 1» nesse bordelaise, qui voulait soutenir les principes de la Commission )» prétendue populaire;

I» Considérant que du fond des prisons, o& il était détenu depuis dix » mois, animé par un patriotisme brûlant, il a servi la chose publique, )) eu luis;mt parvenu au (ioinité de surveillance des renseignements » qui ont fait découvrir plusieurs conspirateurs, etc., etc., etc.; » ordonne qu'il sera mis eu liberté le % thermidor an il (20 judlet » 4794). »

LAcnAxcm. (Voir Dimaid-LaQnmgére.)

Laguire (Joseph), marchand droguiste, natif de Mansîe (Gers), domicilié à Bordeaux, Agé de cinquante-sept ans.

c( AiTusé (le iiiiiatisnio et d'aristocratie; de n avoir jamais rien fait » pour la révolution ; d'avoir embrassé la querelle des prêtres réfi ao- » taires ; d'avoir prêté l'oreille à leurs suggestions ; d'avoir entendu leurs » messes dans les lieux où ils se cachaient pour conspver la ruine de la » liberté, et de leur avoir fourni de Targent ; de n'avoir point fréquenté )» les assemblées ni accepté la Constitution, etc., etc.

)) La Commission militaire, convaincue que sa section le regarde » coniiiH; au homme suspect; que les vices de l'aristocratie et du fana- » tisme sont enracinés dans son âme; qu'il serait dangereux pour la )» république de laisser un tel homme parmi ses concitoyens, avant que » la république soit déUvrée des puissances qui veulent Tanéantir, le » condamne à une amende de 50,000 liv., dont 40,000 au profit de la » république et 10,000 pour les sans-culottes de Bordeaux; cette der-

f tièn somme payable en Irois jours et U première en trots mois, etc. LIm IV. i U 12 DÎT^se (4« janvier 4794). »

Lajard [Pierre), coartier, natif de 3forseille , âgé de soixante-nn ans. ~'

ti La (lonmii.ssion militaire, convaincue qu'il n'a doiuié aurunc preuve comii«8ioîi de patriotisiue ; que les iiiercs ppo<lmtes promeut sou egoisiiie, et que

> ses lUms à lii patrie sont latiiùiueat au-dessous de sa l'ortuiic et pre^ i qoe ine dérision; «in'on trouve, dans une lettre du 4 9 août, ces mots : » JéTois avec douleur s'élever des cris pour demander la déchéance du » roi, etc.;

» Convaincue qu'un pareil individu ne peut être que trèjs-nnisible à )» la république ; mais ayant égard à son grand âge, et voulant concilier 9 autant qu'il esl eu elle ce qu'on doit à riiuniauité, à la justice et sur- » toai à ritttérèt de la république, le range dans la classe des hommes n sospects, et ordonne qu'il sera détenu jusqu'à la paix; le condamne,

> en outre, à nne amende de 300,000 liv., dont 200,000 au profit de la » république et 400,000 pour l'hospice favorable à l'humanité, que les » représentants doivent étalilir à Bordeaux. Le 9 germinal au 11 (29 mai'S H794 . »

Lajakthe. (Voir Élie bufort-Lajarihe.)

Uu5ne-Plam]ieste (Jean-Gabriel), Âgé de quarante-un ans, condamné à ni innées de fers et à être exposé, pendant deux heures, sur un écbafaml, aux regards du public, pour avoir tenu des propos peu ménagés contre la Convention nationale, en sa qualité de simple citoyen et de

eomnioiidant de bataillon , et pour avoir favorisé la CiOmmission prétendue populaire et la force dépcu tciuentaie. Le 8 brumaire au 11 (29 octûttfe 1793].

(Jean-Raymond), avocatrgénéral au cHievant Parlement de Uoideaux, natif de Bordeaux, âgé de trente-huit ans, condamné à mort «mine aristocmte et ennemi de la révolution, le messidor an II '10 juillet 4794).

Ulimam» ^ Jean- Joseph), ex-conseiiki au Tarlement de Bordeaux, ué a Maniiaiidc, âgé de cinquanle-<(uatrc ans, eondauiué à mort comme amtocraie et euuemi de la révolution, le 22 messidor an II ( 40 juillet

Launime (Jean-Baptiste), se disant cultivateur depuis la révolution, et domicilié à Pessac, âgé de soixante«eiae ans, condamné à mort conune ijut fréquenté des maisons où se réunissaient des femmes fanatiques et dus prêtres réfractaires, enfin, comme ennemi à iu révolution, le l8iueh&idor (CJuillei 1794).

Livre IV. Lalouette (Simon), chirurpcii, natif de CoiUras, â^'é de quarante aiis, Chap. 8. ^^ accusé d'avoir fré(iuenté les maisous des aristocrates et d'avoir avec

» eux des liaisons, etc., etc.

M X 1 8 s i u X ^ ^ Gomoiission militaire, convdneoe que ses talents peuTent être » Utiles à la république; qu'il brûle de les employer à battre nos enne- » mis, en guérissant les bravessoldats de la liberté^ ordonne qu'il sera » remis en liberté, et qu'il lui sera remis la somme de 400 liv., le 18 bruh maire an 11 ^8 liovembre n93]. »

Lamagnèrk (Joseph) , homme de loi , natif de Boi'dcaux , âgé de quarante-un ans, fut condamné à mort connue aristocrate et euuemi de la révolution, le 4 messidor an 11 (32 juin 1794].

Lauaiiqub (Pierre-Joseph) , négociant, âgé de vmgt-sept ans, né et domieilié à Bordeaux , avait été entraîné dans Terreur; mais il avait donnt^ de grandes preuves de civisme; il produisit de bons certificats des bons sans-culottes, et fut mis en liberté le 49 messidor an U (7 juillet Mn].

Laméc» (Guillaume), apothicaire, à Bordeaux, reconnu bon patriote, est mis en liberté le 4 thermidor an II (Si juillet 4794).

LAHiciE (Mathurin-Désiré), commis au tribunal du dtstnct de Lîboume, natif de Libourne, âgé de vingt-cinq ans. Par indidgence envers un homme nn instant égaré, il ne fut condamné qu'à huit jours de détention, le 21 brumaire an H (H novembre 1793).

Lamit ^riorrcj, demeurant à Libourne, &gé de soii^aiite-ciuq ans, nie Jes faits à lui reprochés.

« La Commission militaire, séante à Libourne, convaincue qu'il a » tenu des propos contre bt Convention nationale et les membres du Ht district de Libourne; ayant, cependant, égard à son âge, le condamne » h liuu liv. il auiende, appHcal)lc.s ;iu\ sans-culottes de Libourne, et à » tenir prison close jusqu'au paiement de cette somme. Le 44 brumaire >» anli (4 novembre 1793]. »

Lannbao-Ducbs (Louis), attaché au Grand-Théfttre, natif de Versailles, mis en liberté le 5 nivôse. (Voir Goy),

LAmm (Miarie), âgée de quinae ans, attachée au Grand-Théâtre, mise en liberté le 5 nivôse an II. (Voir Goy).

Lanck père ^et son épouse), natif de Gènes, marrliaud de cilroFis, domicilié il Honicaux, âgé de soixante-sept ans, accusé, avec sa leninie, d'incivisme, soit en tenant des propos contre l'organisation civile du clergé, soit en colportant des écrits incendiaires. Lance nie tout, excepté les nouvelles; mais ne sachant ni lire ni écrire, îl ne pouvait s'assurer

■ILITiUM.

si ces fUfSm Ataieni incendiiires oo patriotes; il voulait soutenir la Utn iv. lawrté. Cittp.8.

« I.a Comntissîoii militaire, convaincue qu'ils ont été les dupas des » prétrrs perfides, qui, sous prétexte tie la religion, vonlairnt rnmencr » les aJ>us sacrilèges dont \ivait un clergr insolent ol [«n csst'ux;

» Considérant que leur ignorance profonde et leur and âge les ren- » dCDt peu dangereux pour la liberté, et leur méritent IMndulgcnce du s tribunal, ordonne «pilb seront remis en iilierté et qu'ils recevront » SOO Uv. pour reprendre leur petit eommerce, le 4S brumaire an 11 » (2 novembre ï>

r.ANGE (Moïse), dit L'AMÉaiCAn, natif et domicilié à Bordeaux, âgé de lreJit('-si\ .ins. m'^inriant.

« Lii Coiiiiiiissmu Hiililairc, convaincue, d'après plusirurs lettres t>l » ratiu'est <iu ii s'est pcrmb des spéculations illicites sur ies changes ; » qu'il n nMHMré des sentlnienls pusDIanimes et indignes d'un r^ubU- »«ain; que, sous ces rapports, il pourrait être rangé dans ta' classe de » ces honines Cubles sur lesquels la patrie ne peut guère eompter.

» Ayant, cependant, égard à une lettre écrite en 1791 et i quelques » preuves de civisme qu'il a données; espérant qu'une correction fra- » tiTnelle ne servira qu ;i lui donner ccfte (^nergic qui r;(r;(( («''i i'ic le bon » républicain, IccondaniiK', nolidaireiruni a\ ce ses frères, a une amende » de 80,000 iiv.« dont 40,000 pour la république et les autres 40,000 » pour rétablissement d'un hospice Ihvorable à llmmanité, que les re* s présentants du peu^e doivent y établir; lui accorde trois mois pour

> le paiement, et ordonne qu'il sera suMe-cbamp mis en liberté, le » 11 ventdse an II (l* mars 1791). »

Lit?iGoiiu?( (Tliomas), natif de Bordeaux, ci-devant prêtre assermenté, igé de soixante ans.

« Snr les reproches à lui faits d'avoir éu'- iiu iiiltre de la Commission » prétendue populaire et partisan de la force départementale, il a ré- » pondu qu'il s'était à la vérité rendu, le i3jum, à l'ordre qu'il avait reçu

> de BonHet, procnreuf^-général-syndie; mais qu'ayant aperçu le but • criminel de cette Conunîseion, qui avait usurpé les pouvoirs do peiK- » pie, il s'était élevé cmitre die avec le courage d'un vrai républicain ; j» qu'il avait liabitucUcment blâmé les manœuvres employées pour for- ^ mrr la force départementale ; qu'il a toujours e'i\iv«L'r et prt^snilé » celte Inrce ftmesle comme devant exciter les ciiovnis rontic les ci- » loyciis, cl attirer sur fa république les maux incalculables de laguirn- » dvilc ; qu'il a lutté de tout son pouvoir contre cette Société de la Jeu~

s* Part. t.

Livre IV. » iicssc bordelaise; qu'il a priiicipalemem contribue à sa dissolution; Chap. 8. fm Qi géra toujours l'ennemi des aristocrates, des royalistes, des

» Girondins ; en un mot, de tous les ennemis de l'égalité ; qu'il loi serait co M >n s < I ON ^ permis dans sa position de rappeler ses actions patriotiques, son dé- » voômcnt absolu à la cause sacrée de la liberté; mais il pense qne m n concitoyens ne l'auront point oublié, et il se repose avec confianee sur » la justice d'un tribunal qui, s'il est la terreur de raristocratic, rst » aussi l'apimi du pati iolisme, ele., etc. Il fut mis en liberté le 27 fri- » maire an II [M décembre 17931. »

On n'avait point oublié, en effet, qu'il plantait l'arbre de la liberté pendant qu'on massacrait son respectable flrère, l'abbé Langoiran, licaire-général du diocèse 1

LAMTOVRïns (Tlburce), ancien gendarme de la garde du lyran, â|:é de cinquante-huit ans, natif et domicUié de Castillon, district de Lauzun (Lot-el-Gai «iiiueV

<c La Commission militaire, convaincue que Lantounie et Va<^serol » sont coupables des mêmes crimes; que la voix publique, depuis lon^ 1» temps, les a comptés au nombre des aristocrates; qu'il était de not(K » riété publique que Vasserol tenait cbez lui des assemblées d'aristo- » crates, qui n'en sortaient jamais que la nuit;

» Ordonne qu'ils subiront l;i jieine de mort, et déclare leurs bieui» » eonlisqués, le i7 [)r;iirial au II (15 juin 1791'. »

LAPEimiÈRE (Géro), natif de Luçon, figé de trente-six ans, attaché au Grand-<Théâtre, mis en liberté le 5 nivôae. (Voir («y).

Lapierre (Pftnl), marchand de farine, natif de Puy-Gastres (Gers), âgé de soixantoHin ans, condamné à mort comme ennemi de la révolation, n'ayant jamais assisté à sa section ni accepté la CuustitutioDf le 1*^' iliLM uiidor au II (19 juillet 1794).

L apierre (Hu^ues\ condamné h mort comme contre-révoluLiooiiaire, le 41 messidor an il (29 juin 1794).

Lafoktb (Jean-fiaptiste), conseiller au Parlement de Bordeaux, natif de Flaise, et, depuis dix^-bult mois, domîdlîé à Tarbes, coDdanméà mort comme aristocrate et ennemi de la révolution, et ne s'étaot jamais prononcé pour elle, le 22 messidor an II (10 juillet 1794 .

Laraxdouette {Bayniond, eomniis-nt^f^ociaiii, ruiiil dt lli m mue, demeurant à Bordeaux, âgé de soixante-douze ans, condaunié à mort comme miemi du peuple, favorisant les conspirateurs, etc., le 3 tljermidor an II (24 juillet 4794). (Voir F^e-Bi^hert),

Lahenemb. (Voir GeêUn),

Larcetcac (Jacques), néf,'Ociant, âgé de cinquantc-sepl ans, et Duray- Livre IV. Lon^, négociant, son associé, âgé de quarante-trois ans, demeurant à ^'"'P* ^* Libourne. —

« Amisés trégoïsine, ne fréquentant ni les sociétés populaires, ni les

XILITAIItR.

» sections ; n*ayant jamais rien fait pour la chose pnbliqae; ne consa- » crant leur temps qu'aux spéculations dn commerce, et, quoique très- » riches, n'ayant fait aucun sacrifice pour la répub]i(|ue ; paraissant aux w yeux de letirs concitoyens des hommes entièrement neutres.

» La Coiiiiuission militaire, séante h Libourne, cous him que les Il aceusés sont coupables d'éguihuie et d'insouciance; (ju ils n'ont em- » ployé leur temps, depuis la révolution, qu'aux spéculations de leur » commerce;

» Considérant qu'ils doivent être rangés dans la classe de ces hommes » modérés et insouciants, les ennemis les plus dangereux de la félicité

» Considé i-.'int , lu'aniiiniiLs, 4111 ils n'ont j»as ( lu rr-lié à discréditer les » aRsignats et à faire augmenter les denrées de première nécessité, les » condamne solidairement à i 40,000 liv. , dont 400,000 au profit de la » république et 10,000 pour les sans-cn!ottes dos sections de Libom^ne ; » ordonne, en outre* qu'ils tiendront prison dose jusqu'au paiement de » cette dernière somme. Le 40 brumaire an II (6 novembre 4793). »

Laiuecht I Louis , ev-ehevalier de Saint-Louis, «lomieilié à Barsne, â^:é de soixanle-quatorzt^ ans, natil d'Ai-'areau '^Ha.ssr>-1'\ réutn-s , coudanmé à mort connue aristocrate; n'ayant pas de carte de civisme; D'ayant déposé sa croix de Saint-Louis que longtemps après l'époque fixée par la loi, et n'ayant pas accepté la Constitution. Le 9 messidor tn 0 (27 juin 4794]*

Lmocre (Nicolas-François), natif de Perpignan, &gé de trente-fiix ans, attaché au Grand-Tliéàiie de Hordeaux. (Voir Coij].

La Roch'f. ^Martin s (ioinicilié à Bordeaux, cx-uoble et chevalier de Siiiit-Louis, âgé de soixante-douze ans.

< Accusé d'aristocratie et d'avoir été trouvé nanti de deux preuves * non équivoques de son attachement à la féodalité et au royalisme, sa- » voir : une cocarde où était attachée une croix de Saint-Louis, surit montée de ce qu'on appelait jadis un SahfÊ-^nprit , et d'une pièce de >» I>orsi,' où l'on excite les frères du tyran à venger sou siip])li('e, où » Ion nieaace nos législateurs qui ont eu le courage de proscrire sa » télc, et où se découvreut le désir infâme de l'espérance de la contre- » révolution ; c'est ce que prouvent les vers suivants :

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