‹ Histoire complète de BordeauxChapitre 90 sur 172 · Livre V · texte numérisé non relu

Livre V

Cliap. 2.

niùlclHle-Vaie

bre 4793), poar la suspension ou la suppression de Tétatmajor de l'armé révolutionnaire qui était dans le départ^ent 1^ du Bec-<l'Ambès. Investis du pouvoir de suspendre ou de supprimer, ou de modifier le gouvernement militaire à Bordeaux, Tallien et Ysabeau prirent un arrôté le 29 frimaire, en boit articles, pi ec-édés des considérants suivants : Archives « Considérant que les circonstances qui Les avaient déter- » minés ( les représentants) à former une armée révolution-

» naire et à établir à Bordeaux le gouvernement miliiaire, » n existent plus ;

» Que les citoyens de Bordeaux et ceux du département » du Bcc-d'Ambès sont rentrés dans l'ordre, et ont reconnu » Tautorité légitime de la Convention nationale; que, s'il est » encore beaucoup de malveillants dans ces contrées, ils peth » vent être facilement contenus par les Comités révolution- » naircs, etc., etc.;

» Considérant qu'il est de la politique, de la sagesse et de 9 la justice du législateur, de ne pas laisser exister trop long- » temps au moins dos pouvoirs qui puissent rivaliser entre 1» eux et occasionner des secousses toujours dangereuses à la » chose publique, et dont les ennemis de la liberté et deîé- » galitu >aveiit tirer avantage contre les palrioles;

» Considérant que ce n'est pas dans le luxe , dans uu vain » appareil, ni dans le grand nombre d'agents que se tronve » le bien du service pulilie . niais dans leur activité, dans leur » intelligence et surtout dans leur modestie et leur simplicité » républicaines;

» Considérant que la situation de Bordeaux , rimportance » de son port, des côtes qui l'avoisinent, la proximité de la » mer et plusieurs autres considérations majeures, imposent » aux représentants du peuple le devoir de veiller à la con- » sorvation de tous ces objets si un portants pour la répiibli- » que, et sur lesquels les malveillants fondent peut-^tre des » espérances criminelles ;

» Arrêtent ce qui suit, etc., elf . •

» Arï. 3. — Bordeaux, étant (•im>Hli''i tijaimc plyco (U> » guerre, les troupes composant ci-dovani l armiM! révolutiou- » naire, formeront désormais lagaruisun de cette place.

» Art. 4. — L'état-major attaché à l'année révolutionnaire, » sDus (piclque titre et avec quelque commission que ce soit, •» est supprimé, H il est défendu à tous les indi\idus qui le » coin psaient d'exercer aucune fonction, sous les peines les » plus sévères. Ils se pourvoiront pardevant le ministre de la » guerre, pour obtenir de l'emploi, selon leurs grades.

» Art. 5. — Les représentants du peuple nomment pour » commandant de la place de Bordeaux, ladjudant-général, » chef de brigade, I^rnaud, lequel est autorisé à choisir le y> nombre d'adjoints qui lui sera nécessaire, et dont l'étal, les » ibnctioiis et les cmoluments, flenml fixés par les représen- » tanls du peuple.

» Aat. 6. — Toutes les troupe» iaisaai (»-<levant partie de » l'année révolulionDaire à Bordeaux et aux onvirons, ainsi » qœ celles cantomnées en easemées, iuA h Blaye que tout » le long de la rivière de la Gironde, josqu'i flonembonchure, » -seront sous lé commandement immédiat de Tadjudant-gé- » néral Damaud. Il est défendu, sons les peines les plus sé- » Tères, à tout individu, quel qu'il soit, et sous quelque pré- » texte que ce puisse être, de s'opposer en aucune manière > i rexécation des ordres que le dloyen Damaud donnera » pour le bien du service.

» Abt. 7. — La Commission militaire, établie à Bordeaux, » continuera à remplir ses fonctions, etc., etc. »

D après cet arrftté, il parait clair que les deux représentants en mission à Bordeaux, ne voulaient pas de contrôle dans la ville, ni de puissance qui pût rivalisa', avec la leur. U était signé par Ysabeau, TalUen, ei Peyreo-dHerval, secrétaire de la Commission et commissaire des guerres. Damaud était trop asservi sans doute à leur volonté pour ne pas se prêter à leurs

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