GHAP. IV. JEANNE ET SES VOIX
réponses et l'amener à se comprometlre. Jeanne a dû ré[)ondre de façon bien inattaquable pour que ses interrogatoires, rédigés par ses ennemis mêmes, n'offrent pas une seule phrase que l'esprit le plus difficile et le plus rigoureux puisse reprendre, dans les explications de l'accusée '.
1 . Cette absence de toute ombre de superstition dans la conduite, les croyances et le langage de la Pucelle a été relevée par le clerc de Spire dans son élucuhration sur la Sibylle française. « Il n'y a, dit-il, dans le royaume de France, qu'une voix sur la parfaite orthodoxie de cette jeune vierge... Si elle avait eu des intentions superstitieuses, sa manière de vivre l'aurait fait connaître. «
Sibyllafranciscn, Rolulus 2"s. — Procès, t. III, p. 464-