‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 120 sur 306 · ucès, t. II, pp. /(/jO, 4''><J; 432; t. i · texte numérisé non relu

ucès, t. II, pp. /(/jO, 4''><J; 432; t. i

24o LA JEUNESSE DE JEANNE d'aRC.

elle allait en dévotion, à Maxey-sur-Vaise, à Burey-le- Petit, à Saint-Nicolas-du-Port, à Toul, à Nancy peutêtre. Mais ces ecclésiastiques, elle ne les a vus (jne par circonstance et il n'est pas exact de dire qu'elle les fréquentait. 11 Test encore moins d'ajouter « qu'elle se trouvait en relation avec nombre de personnes ecclésiastiques aptes à reconnaître le don qu'elle avait de voir des choses invisibles ». Ces personnes sont rares, on ne les rencontre pas aisément, et aucun document n'apprend que Jeanne les ait rencontrées.

Tout ce que l'on peut inférer de ces relations de la Pucelle avec ses parents de Champagne, ses coiifesseurs ordinaires et extraordinaires et autres personnag-es nommés, nous l'avons indiqué plus haut : c'est que Jeanne en profita pour ajouter à son mince savoir humain et se former intellectuellement et socialement. Aller plus loin, c'est sacrifier les faits à l'hypothèse pure, sinon au parti pris.

Aux historiens qui trouvent une explication suffisante de la vocation de la Pucelle dans l'impression douloureuse que les malheurs du temps produisaient sur son âme vibrante et sensible à l'excès, Henri Wallon op[)Ose cette remarque malaisée à réfuter :

« Si le sentiment des souffrances que la g'uerre apporte, si la haine qu'inspire le conquérant maître du sol natal, avaient suffi pour donner un sauveur à la France, il serait né partout ailleurs qu'à Domremy'. »

D'un autre côté, il faut bien convenir que rien dans la condition sociale où se trouvait la Pucelle ne la prédisposait à sa mission et ne la favorisait. Ce n'est point la vocation persontuille qui a fait suigir la vocation divine.

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