CIIAP. VII. L AUDIENCE DE CHINON
pilleries el. roberies ', et l'on était exposé à rencontrer bon nombre de pillards el voleurs de grand chemin )).
La foi que Jean de Metz et Bertrand de Poulengy avaient mise en la Piicelle ne leur avait pas fait méconnaître les dang-ers qui les attendaient sur le chemin de Chinon. Ils s'en étaient ouverts à Jeanne avant de partir, et il avait fallu l'accent convaincu de sa parole pour les décidera tenter l'aventure ". Plus d'une fois, durant le voyag-e, ces appréhensions et ces inquiéludes les reprirent. IMais, toujours pleine de confiance, la jeune fille leur disait :
— En nom Dieu, menez-moi vers le genlil Dauphin, et ne faites doute que ni vous ni moi n'aurons aucun empêchement".
— Nous pourrions bien, répliipiaienl les gentilshommes, être arrêtés par les ennemis.
— Je ne crains pas les hommes d'armes, répondait Jeanne; mon chemin est tracé. Si les ennemis se présentent, moi, j'ai mon Seigneur qui saura m'ouvrir la voie pour arriver au Dauphin, car je suis née pour le sauver"^.
Jean de Metz exprimant la crainte de tomber dans les embuscades des Anglais :
— N'ayez peur, répliquait Jeanne; mes frères du paradis" et mon seigneur Dieu m'ont déjà dit, depuii»