Ih
/,. /W., p. Vii).
5. Allusion iiianHosle de la l'iiccllc à ses \'i)ix. Ce ii'esl dune [ Rouen (ju'elle en aurait parlé pour la première fois.
quatre ou cinq ans, qu'il me fallait guerroyer pour recouvrer le royaume de France,
— Ferez-vous bien ce que vous dites?
— J'agis par commandement. Vous verrez, à Cliinon, comme le Dauphin nous fera bon visage ^
Quelquefois, pour mettre la jeune Lorraine à l'épreuve, deux ou trois des hommes de l'escorte, se dérobant à son attention, feignaient une embuscade ou une attaque, comme s'ils étaient Anglo-Bourguignons. Les compagnons de Jeanne, d'accord avec eux, paraissaient vouloir fuir; mais elle leur disait : « Ne fuyez pas, en nom Dieu : ils ne vous feront pas du maP. »
Ce dont la pieuse jeune fdle souffrait le plus, c'était de ne pouvoir, comme elle en avait l'habitude, assister au saint sacifice. Dans les villages qu'ils rencontraient à une heure matinale, elle disait aux deux officiers de Baudricourt :
— Si nous entendions la messe, nous ferions bien -'' !
Mais en traversant les provinces au pouvoir des Anglo- Bourguignons il y eût eu imprudence grave à l'essayer. Ce ne fut possible qu'à Auxerre ; là, Jeanne assista à la messe dans la cathédrale'^. Elle se dédommagea des privations imposées à sa piété à Sainte-Catherine-de- Fierbois : dans le sanctuaire consacré à sa chère sainte, elle entendit trois messes le même jour-.