Procès, t. III, pp. 92, 93. Déposition du duc d'Alençon
2. Cousinot de Montreuil, Chronique de ta Pucelle, pp. 278, 274. — J. Chartier dit aussi : « Adonc fut examinée et interroguée diligamnient par plusieurs saic/cs clercs et autres g-ens... » {Procès, t. IV, p. 53.)
Le greffier de La Rochelle affirme le même fait : « Le Roy la fit aussi interroger par ceux de son conseil, tant clercs comme lays (laï-
CHAP. VIII. LE SECRET DU ROI. 3x5
Par le héraut Berri nous saurons quelle impression cnn)orlèrent les examinateurs. « Le Roy, dit-il, fil examiner Jeanne par plusieurs sages docteurs de son royaume, auxquelz elle répondit sagement et par bonne manière, et tellement que tous les docteurs estoienl d'opinion que son faict, son dict et ses paroles estoient faictes et dictes par miracle de Dieu '. »
Le pape Pie II, en ses Mémoires, nous apprend quel fut le théologien à qui le Dauphin confia tout spécialement le soin d'examiner la Pucelle : c'était son confesseur, Gérard Macliet, le futur évêque de Castres. Macliet interrogea la jeune Lorraine sur les choses de la foi; il n'y eut dans les réponses de Jeanne rien que d'orthodoxe et de pleinement convenable. On lui demanda pourquoi elle avait pris un habit interdit aux femmes. La jeune fille répondit que « Dieu même lui avait commandé de prendre l'habit d'homme, parce qu'elle devait porter les armes réservées aux hommes^ ».
Le confesseur du roi ne se borna pas à interroger la Pucelle sur ces graves sujets; il entendit aussi les deux gentilshommes qui l'avaient menée de Vaucouleurs à Chinon, et il recueillit de leur bouche la confirmation des faits surprenants que nous avons déjà rapportés 3.
En même temps qu'on examinait Jeanne d'Arc sur la pureté de sa foi, on se rendait compte également de la pureté de ses mœurs et de l'honnêteté de sa conduite.
ques) pour scavoir si l'on la trouveroit point variant. Mais on ne sceut rien trouver contre elle ni la reprendre de chose qu'elle dit. » {Revue historique, t. IV, p. SSy.)