‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 170 sur 306 · I. Procès, t. lit, p. io · texte numérisé non relu

I. Procès, t. lit, p. io

après, Charles rappelait ces révélalions de la Pucelle en présence de queUpies membres de son Conseil el de Jean d'Aulon lui-même, et il donnait à entendre que si Jeanne les lui avait communiquées, c'était en vue de lui persuader « qu'elle lui estoit envolée de par Dieu pour l'ayder à recouvrer son royaume ' ».

Ce qui ressort du langage de l'intendant de Jeanne, c'est le fait incontestable de la révélation « d'aucunes choses secrètes », à savoir d'un secret connu de Charles VII et de Dieu.

L'auteur de la Chronique de la Pucelle a le soin de nommer les quatre personnag'es en présence desquels Jeanne renouvela la révélation du secret qu'elle avait, le jour de l'audience de Chinon, fait connaître à Charles VII; il noie les circonstances de cette révélation, et en particulier le serment de la tenir secrète que la Pucelle exig-ea des témoins. Ceux-ci furent fidèles à leur promesse; c'est pourquoi l'auteur en est réduit à nous apprendre que « Jehanne dist au Roy une chose de g-rand conséquence, bien secrète, qu'il avait faicte ; dont il (le Roy) fut fort esbahy, car il n'y avait personne qui le pût savoir que Dieu et Itiy. Dès lors, fut comme conclu que le Roy essayerait à exécuter ce qu'elle disait^ ».

Mais en quoi consistait cette chose secrète? Cousinot de Monireuil n'en sut rien et n'en put dire davantage.

L'évêque de Lisieuv, Thomas Basin, assure tenir du comte de Dunois lui-même, avec qui il était très lié, le fait de cette révélation. Si Charles VII, dit-il, se confia en la Pucelle, « c'est qu'il y fut amené par les choses

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