‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 173 sur 306 · I. Procès, t. IV, p · texte numérisé non relu

I. Procès, t. IV, p

334 LA JEUNESSE DE JEANNE d'aRG.

commandé par Dieu que autre [)ersonne que vous ue sache ce que j'ai à vous dire. El par l'espace d'une heure parla au roi, sans que autre personne que eux deux sût ce qu'elle disoil.

« Quelles paroles ils eurent ensemble, personne n'en a pu rien savoir ni connaître; sinon qu'on dit (jue après que la Pucelle fut morte, le roi qui moult dolent en fut, dit et révéla à quelqu'un qu'elle lui avait dit comment, peu de jours avant qu'elle vînt à lui, il se le\a de son lit el, comme indigne d'adresser sa prière à Dieu, supplia sa glorieuse mère que, s'il était vray lils du roy de France, Dieu luy donnât aide et secours...

« Et dit le roy qu'à ces paroles qui luy furent portées par la Pucelle, il connut bien (pie Dieu véritablement avait révélé ce mystère à cette jeune Pucelle, car ce qu'elle lui avait dit était vrai'. »

L'écrivain désigné sous le nom à'Abréuiateiir du procès est l'auteur, demeuré inconnu lui aussi, d'une Histoire de Jeanne d'Arc que teimine un abrégé des deux procès.

Avant de raconter ce qu'il a depuis long^temps « ouï dire et révéler » à propos du secret du roi, a non pas en une fois seulement, mais plusieurs, à grans personnag'es de France, qui dirent l'avoir veu en crouique bien authentique » , l'abréviateur du procès exprima son élonnement que, « es croniques qu'il a veues, ne soit faict mention de ce. te chose ». C'est pourquoi, « laquelle chose rédig"ée par escript dès lors, tant pour l'aulorilé et la réputation de celui (pii la disoit, que pour ce qu'il me sembla que chose estoit digne de mémoire, il l'a bien voulu mettre par escri[)t ».

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