‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 174 sur 306 · I. Procès, t. IV, pp · texte numérisé non relu

I. Procès, t. IV, pp

CHAP. VIII. LR SECKET DU ROI. 335

Et il commence en ces termes :

(( Après que le roy eust ouy ladicte Piicelle, il fut conseillé par son confesseur, ou autres, de luy demander en secret s'il pourroit croire certainement que Dieu l'avoit envoyée devers luy, affin qu'il se peust mieux fier à elle, et adjouster foy en ses paroles : ce que ledit seigneur fist. A quoy elle respondit : « Sire, si je vous dis « des choses si secreltes qu'il n'y a que Dieu et vous qui « les sachiez, croirez-vous bien que je suis envoyée de par « Dieu? Le roy respond que la Pucelle luy demande. » Et Jeanne commence : « Sire, n'avez-vous pas bien mémoire que le jour de la Toussaint... », et le reste.

Le roi connut que la Pucelle « disait vérité et crut qn'iîlle estoit venue de par Dieu, et eut grand espérance qu'elle lui ayderoil à recouvrer son royaume' ».

Du lang-ag-e de ces trois auteurs, vu leur accord sur les points essentiels, on peut inférer qu'ils en ont puisé le fond aux mêmes sources; et, comme elles visent manifestement l'entretien secret de l'audience de Chinon, il n'y aurait aucune invraisemblance à les g-rouper sous ce titre : Supplément au témoignage de frère Pasquerel sur la révélation et l'objet du secret du roi.

Que si à la possibilité de cette divulgation l'on opposait le secret imposé aux témcHus de la scène rappelée plus h;iut, la réponse serait aisée.

D'abord le roi garda sa liberté pleine et entière. L'intendant de la Pucelle ne nous apprenait-il pas l'allusion ([ue, en sa présence et en présence de fjuelques membres du Conseil royal, Charles faisait à la révélation de ce secret, laissant entendre très clairement que si Jeanne y

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