‹ Histoire Complete de la Bienheureuse Jeanne d'Arc (volume 2)Chapitre 175 sur 306 · I. Pfucês, t. IV, j)j · texte numérisé non relu

I. Pfucês, t. IV, j)j

avait eu recours, c'était pour lui persuader qu'elle lui était envoyée de par Dieu ' ?

Quant aux autres seigneurs, après la mort de l'héroïne ils purent sans témérité s'estimer déliés de la foi jurée, et l'on conçoit que VAhréviatenr du procès assure avoir « ouï raconter ce secret à grans personnages de France ». Manifestement, Pierre Sala n'est pas le seul gentilhomme de la cour que le seigneur de Boisy ait gratifié de c(;tte confidence.

En terminant, nous nous poserons une question qui n'est pas sans importance.

Faut-il voir, dans la révélation du secret connu de Dieu seul et du Roi, le signe donné par la Pucelle à Charles VII pour lui prouver la vérité de sa mission, en sorte que le signe du roi et le secret du roi seraient une seule et même chose?

A notre avis, le sig-ne du roi et ce que les historiens ont nommé le « secret du roi » sont une seule et même chose en ce qu'ils constituent la preuve spéciale que Jeanne a donnée de sa mission à Charles VII et (ju'ellea refusé constamment de faire connaître à ses jug-es.

Mais « ce signe du roi » n'est pas le seul signe donné au Roi par la Pucelle, bien que pour Charles VII il fût le principal, parce que, postérieurement à l'audience de Chinon et à la scène décrite par Cousinot de Montreuil, l'envoyée de Dieu a donné bien d'autres signes de sa

Page 1