I. Piocès, t. III, p. io
CFfAP. Vlir. LE SECRET DU ROI. ,'^4 '
[)liiii, el il n'admet que de vagues rnppoT-ls entre le lan gage de Jeanne et la teneur des prières du roi'.
On ne saurait trop le redire, vouloir à tout prix bauuir le surhumain, le miraculeux de l'histoire de Jeanne d'Arc, c'est travestir, dénaturer cette histoire tout entière.
Un procédé non moins irrecevable est celui des historiens qui, pour se débarrasser du divin, attribuent arbitrairement à l'héroïne des facultés psjxhiques d'un ordre exceptionnel. Ils conviennent que maintes particularités de la vie de Jeanne, telles que la révélation du secret du Roi, semblent dépasser les limites du pouvoir humain. Au demeurant, ils concluent comme si elles ne dépassaient nullement ces limites.
Mais d'où vient que ces « phénomènes déconcertants » ne se renconirent que dans une seule histoire, l'histoire de notre grande Française, de notre grande sainle, Jeanne d'Arc?