I. Aperçus nouvedua:, p. lôo
3o HISTOIRE DK LA 13. JEANNE n'ARC.
l'aire. Il juultiplie les alTinnalions. mais il iieii juslifie aucune ^
M. A. France, qui s'est elTorcé de lui venir en aide, n'a pas été plus heureux. Les ohservalions qu'il a ajoutées dans le but de déprécier l'autorité historique des enquêtes ne sont ])as plus concluantes. Puériles pour la plupart, l'auteur n'a pu eu lirci- logiquement que la conclusion prudhommcsquc dont personne n'éprouvait le besoin :
(( Cette abondante enquête de la réhabilitation doit être consultée avec prudence, et il ne faut pas s attendre à y trouver des éclaircissements sur toutes les circonstances de la vie cîe Jeanne^. »
Ce ne sont pas des arguments de cette force qui empêcheront les « historiens de hou sens de regarder le procès de réhabilitation comme faisant autorité^ ».
Ces points dûment établis, disons quelques mots de l'intérêt qui s'attache aux enquêtes de la réhabilitation et aux dépositions qu'elles nous ont conservées. Cet intérêt provient du nombre considérable des dépositions recueillies, du sujet qu elles traitent, tout comme de la qualité des témoins à qui elles ont été demandées.
Leur nombre est de cent quarante-quatre.
Les sujets qu'ils traitent se rapportent à la vie entière de la Pucelle, à son procès, à sa mort et à toutes leurs circonstances.
1. Voir sur ce sujet notre élude criti(|ue : La Société de l'/Iisloire de France, J. Ouicheral et Jeanne d'Arc, ae parlie, chap. x. Paris,