Chronique de la Pncelle, p
3. C'est le texte de la Chronique de Tournaij. J. Ouicherat met : « Nonobstant que ces promesses soient seules œuvres humaines. »
SyS L\ JEIJ.NESSF. DE JEANNIC d'aRC.
avec liiy, l)ien par res|)ace de six S(Miiaincs ' (soit à Cliiiion, soit à Poitiers) » ; la jeune fille ayant, durant ce temps, été examinée par des docteurs, des gens d'Eglise, des hommes de guerre, de nobles et prudentes dames; ayant reçu la visite d'un grand nombre de personnes de toute condition, hommes et femmes, « gens d'Eglise et gens de guerre, sans qu'on ait trouvé en elle autre chose que bien, humilité, virginité, dévotion, honnêteté, simplesse; Jeanne disant que le signe qu'on lui demande sera la délivrance d'Orléans, il faut la faire conduire honnêtement, espérant en Dieu, avec des hommes d'armes devant Orléans, car douter d'elle ou la délaisser sans apparence de mal serait résister au Saint-Esprit et se rendre indigne de l'aide de Dieu" ».
Communication fut faite de ce rapport si sage au
1. Procès, t. III, p. 392. Trois semaines à Chinon et trois semnines à Poitiers. — Voir la déposition de François Garivel, conseiller du roi, Procès, t. III, pp. 19, 20 ; voir aussi t. I, p. 94- — Jeanne dit : « trois semaines à Chinon et à Poitiers ». Procès, t. I, p. 75. Sans doute faut-il entendre trois semaines en chacune de ces villes. Raoul de Gaucourl parle de « trois semaines et plus — tempoi'e triain septimanarurn et ampli as ». Procès, t. III, p. 17.
2. Voir aux Pièces jiisfijicatives et Procès, t. III, pp. 891, 892, le Résumé qui nous reste de ce Rapport, car le Rapport même a été perdu. — « Le roy, à Poitiers, fit interroger la Pucelle par notables clercs du Parlement et par docteurs bien renommez en théologie ; et elle ouye, affirmèrent qu'ils la répuloient inspirée de Dieu, et approuvèrent tout son faict et ses paroles : pour quoy le Roy la tint en plus grand révérence. » Chronique de la Pucelle, ^. 280.
Le texte du Résumé que nous possédons ne dit pas que Jeanne soit de fait inspirée de Dieu ; mais il ne dit pas non plus le contraire, et il conclut que, vu ses paroles et ses œuvres, elle ne doit pas être assimilée à une visionnaire ou h une aventurière. Pris individuellemeni, le plus grand nombre des membres de la Commission étaient certainement persuadés que si Jeanne, à Orléans, donnait son signe, en faisant lever le siège, il fallait la répuler enroi/ée de Dieu.