GIIAP. X. L.\. COMMISSION DE POITIERS (FIN
Conseil royal'. Le chevalier d'Auloii élail [uéseiit à la séance dans laquelle il en fut donné lecture. Après avoir mentionné celte séance, l'intendant de Jeanne ajoute que la Pucelle fut ensuite une fois encore, comme h Cliinon, baillée « à la reine de Cécille (Sicile), mère de la royne notre souveraine dame, et h certaines dames étant avec elles ^ ». Ces dames (nous les avons nommées plus haut) purent se convaincre à nouveau de la parfaite virginité, de la parfaite intég^rité de la jeune Lorraine, condition incompatible avec toute influence et tout commerce démoniaques. En conséquence, « ladite dame (Yolande de Sicile) dit et relata au Roy qu'elle et ses dictes dames trouvaient certainement que Jeanne était une vraie et entière pucelle, en laquelle n'apparaissait aucune corruption ou violence. — Dit (messire Jehan d'Aulon) qu'il était présent, quand ladicte dame lit son dit rapport^ »,
Devant le langage unanime et si calégoii(pie des membres de la Commission royale, et après l'alleslation de la reine Yolande, « le Roy considérant la grande bonté qui était en icellc Pucelle et ce qu'elle lui avait dit que par Dieu elle élail envoyée, fut par ledit seigneur (roy) conclu en son conseil que d'ilec en avant (dorénavant) il s'aiderait d'elle au fait de ses guerres, attendu que pour ce faire lui était envoyée ».
En somme, selon l'expression énergique d'un contem-
1. « Dit (messire Jehan d'Aulon) qu'il était présent audit Conseil quand iceulx m;iîtres firent leur rapport de ce que avaient trpuvé de ladite Pucelle... Ledit rapport fait audit seio-neur (au roi) par losdils maîtres..., etc. » Procès, t. 111, p. 210.