LES 25, 26 ET 27 AVRIL
La Chronique de la Pucelle {Procès, t. IV, p. 21 5) parle, non de l'étendard peint à Tours, mais de a l'étendart blanc » fait à Blois. — On a écrit que d la bénédiction solennelle des trois bannières fut faite à Blois par I\eonaull de Chartres, archevêque de Reims ». Aucun document n'appuie celte opinion, qui est d'ailleurs contre toute vraisemblance.
2. C/u-oriiquc (le la Pucelle, p. 288. — Procès, (. 1\', p. 217.
4'i() LA .lEUNESSK UE JEANNE d'aUC.
ques dans lesquelles on chantait les louantes de Dieu et l'on implorait son assistance pour l'œuvre qu'on allait aijorder.
Le zèle de Jeanne ne demeura pas stérile. Un chanoine dont nous avons déjà cité le téinoig"nage disait d'elle : « Je me souviens parfaitement qu'elle amenait les hommes d'armes à confesser leurs péchés'. »
L'U autre chanoine de Saint-Aignan, messire André Bordes, rapportait « avoir vu, lui aussi, plusieurs g-ens d'armes, d'une vie très dissolue, qui, grâce aux exhortali(jns de Jeanne, s'étaient convertis et avaient abandonné leurs péchés' ».
Et tout cela, aux yeux de l;i jeune guerrière, formait un des meilleurs moyens d'attirer sur l'expédition qui se ])réparait la bénédiction divine, car c'était une de ses maximes que les péchés des coml)altanls changeaient souvent la victoire en défaite-.
Avant de tenter le sort des armes, Jeanne, conformément à ses déclarations réitérées, voulut adresseï' aux chefs de l'armée anglaise une sommation en règle. « Telle était, disait-elle, la volonté de Dieu"^. »
S'il y avait du sang répandu, les Anglais ne pourraient s'en prendre qu'à eux-mêmes.
A s'en rapporter à la date de la lettre, la Pucelle l'au-