Déposition du président Simon Charles. IbicL, p
CIÎAP. XII, LA LETTRE AUX ANGLAIS. [{i-]
jour de douloureuse mémoire, Jeanne tonil)a eiilre les mains des An^lo-Bonrg-uignons, c'est qu'elle entendait rester fidèle jusqu'au bout à sa devise : « Sus! sus! En avant! toujours en avant! » Elle fut prise, écrit E. Richer, après Monslrelet, « faisant g-i-and manière d'entretenir ses gens et de les ramener sans perle' ».
II. Vaillante à l'égal des plus vaillants dans l'action, Jeanne montrait au conseil, dans la discussion des décisions à prendre, un esprit de suile, une prudence, une fermeté dont on ne tint pas toujours compte, mais auxquelles on fut obligé de rendre hommage. Tout d'abord, on affecta de la tenir à l'écart lorsqu'il était question de délibérer. Sans la consulter^ sachant même qu'elle est d'avis contraiie, lors du départ de Blois, on lui impose la route de la Sologne. A Orléans, durant le siège, (in tient conseil sans la prévenir. On fait de même à Trojes, quand on se met à douter de l'issue de la campagne de Reims. Mais, bon gré, mal gré, on est plu!^ d'une fois dans la nécessité de recourir à elle, et, chaque fois, elle amène ces chefs de guerre jaloux, ces conseillers défiants, à reconnaître le bien fondé de ses résolutions; et, par sa décision, à Troyes, elle sauvait en somme l'honneur de l'armée et du Roi.
« Il arrivait souvent que les capitaines fussent d'avis différents sur les moyens de vaincre la résistance des ennemis; Jeanne demeurait constante dans ses paroles et présentait toujours des conseils salutaires". »
« Aulcunes fois, rapporte un chroniqueur, advenoit